L'Europe continue à imploser doucement.

Publié le 12 Juin 2012

Le Monde

Chypre, pays membre de la zone euro, pourrait nécessiter une aide internationale avant la fin du mois, tant pour ses banques que pour ses finances publiques. "Le problème est urgent. Nous savons que la recapitalisation des banques [de l'île] doit être finalisée avant le 30 juin, et il ne reste plus que quelques jours", a déclaré, lundi, le ministre chypriote des finances, Vassos Shiarly.

Chypre est sous pression pour secourir la deuxième banque du pays, Cyprus Popular Bank, fragilisée par son exposition à la Grèce, avant l'expiration du délai réglementaire fixé au 30 juin. Le pays doit prendre la présidence tournante de l'Union européenne pour six mois à partir du 1erjuillet.

A la question de savoir si un éventuel soutien porterait principalement sur les banques, Vassos Shiarly a indiqué qu'à ses yeux il s'agirait plutôt d'un ensemble complet de mesures d'aides inspiré de ce qui a déjà été fait. Le pays, lourdement endetté et déficitaire, est exclu des marchés financiers depuis un an. Il aurait besoin de l'équivalent de 10 % de son produit intérieur brut (PIB) rien que pour redresser Popular. La banque est à la recherche d'un investisseur pouvant luiapporter 1,8 milliard d'euros, faute de quoi l'Etat devra lui-même y injecter des capitaux frais.

DISCUSSIONS AVEC DES PAYS EXTÉRIEURS À L'UE

Le ministre chypriote a dit ne pas être en mesure de chiffrer le montant total de l'aide qui pourrait être demandée. Chypre a un peu plus de 2 milliards d'euros de dette à court terme qui arrive à échéance l'année prochaine. Chypre a en théorie la possibilité de demander une aide le week-end prochain, ou celui du 23-24 juin, dans la mesure où l'attention devrait entre-temps se portersur les élections législatives en Grèce prévues le 17 juin.

Le pays, qui représente 0,2 % de l'économie de la zone euro, a jusque-là été réticent à faire appel au soutien de l'Union européenne (UE), refroidi par l'expérience de la Grèce et redoutant les pressions qui pourraient s'exercer en contrepartie, notamment sur son régime fiscal, l'un des plus légers de l'UE.

Chypre a donc engagé des discussions séparées avec un pays tiers, dans l'espoir d'obtenir de meilleures modalités de sauvetage de la part des autres pays membres. Bien que ce pays n'ait pas été nommé, il pourrait s'agir de la Chine. Chypre s'est déjà vu accorder l'an dernier un prêt de 2,5 milliards d'euros de la part de la Russie, dont les versements doivent combler une part de son déficit de cette année.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Claude Germain V 12/06/2012 18:35


Les "couillons" ,endetés deja comme il faut ,ILS vont maintenant se vendre a la Chine .....