L'Europe sans les peuples : petite histoire d'un grand hold-up.

Publié le 19 Mai 2014

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Pivoine 21/05/2014 18:27


Curieux comme l'Histoire se répète, même si elle ne ressert pas les mêmes plats...

Marie-claire Muller 20/05/2014 20:16


L'Union Européenne, la nouvelle URSS !




"Comparaison n'est pas raison ! " dit-on,  quoique ...





Merci à Ombeline Melissande, pour la découverte de cette vidéo...









Vladimir Konstantinovitch Boukovski, est un écrivain russe né en 1942 et qui vit au Royaume Uni depuis 1976, où il a
terminé sa carrière de biologiste, à l'Université de Cambridge. 





Avant de "passer à l'Ouest", Bukovski avait mené dès 1959, un combat politique contre le totalitarisme soviétique, qui lui fit chèrement
payer son activisme dissident : interné en 1963 en hôpital psychiatrique (pour fait de poésie !), puis à nouveau emprisonné,  il sera déporté en tout pendant 12 ans, avant
d'être échangé contre un prisonnier communiste chilien en 1976.





Cet intellectuel subversif, qui a fait trembler les apparatchiks communistes, et qui est le premier à dénoncer les internements
psychiatriques du régime soviétique, a toujours fait preuve d'une liberté de pensée au service d'une analyse pertinente des régimes politiques vécus et subis.





Il est pressenti pour occuper des fonctions politiques importantes dans la nouvelle Russie libérée du joug communiste, mais sa
double nationalité et son absence prolongée du territoire ne lui permettront pas de se présenter aux élections présidentielles russes de mars 2008.





Cependant, il reste un observateur attentif et critique des évolutions géopolitiques de l'Europe et a su s'élever au dessus des
idéologies de façade, pour repérer et définir la vraie nature du totalitarisme, dont il nous offre ici en 5 mn, une observation synthétique, autant surprenante que
pertinente. 


Erwan Castel, Régina le 3 mars 2014



Vladimir Boukovski - La nouvelle URSS - 4'45



Pour "Libertarien TV"



Transcription de la vidéo.





"Il est très étonnant, qu'après avoir enterré un monstre, l'URSS, on en construit un autre tout à fait semblable : l'Union
Européenne.


Qu'est-ce au juste que l'Union européenne ? Nous y répondrons peut-être en examinant l'URSS.





L'URSS étai gouvernée par 15 personnes non élues qui se nommaient entre elles et qui n'avaient de comptes à rendre à
personne.


L'Union Européenne est gouvernée par deux douzaines de personnes qui se sont choisies entre elles, qui se réunissent à huis
clos, qui ne rendent de comptes à personne, et qui sont indélogeables.





On pourrait dire que l’UE a un parlement élu.


Bien, l'URSS avait aussi une sorte de parlement : le Soviet Suprême


Ils approuvaient sans discussion les décisions du politburo, tout comme au parlement européen, où le temps de parole de chaque
groupe est limité et est souvent de moins d'une minute par intervenant.





Dans l'UE, il y a des centaines de milliers d'eurocrates, avec des salaires faramineux, du personnel, des serviteurs, des bonus
et des privilèges, une immunité judiciaire à vie, simplement mutés d'un poste à un autre, quoiqu'ils fassent ou ne fassent pas bien.


N'est-ce pas exactement comme le régime soviétique ?





L'URSS a été créée par la contrainte et très souvent avec l'occupation armée.


L'UE se crée, certes non pas par la force armée, mais par la contrainte et la pression économique.


Pour continuer d'exister, l'URSS s'est étendue toujours plus. Dés qu"elle a cessé de s'étendre elle a commencé à s'effondrer.


Et je pense qu'il en sera de même pour l'UE.





On nous avait dit que le but de l'URSS était de créer une nouvelle entité historique : le Peuple Soviétique, et qu'il fallait oublier
nos nationalités, nos traditions et nos coutumes.


Pivoine 20/05/2014 18:38


Philippe de Villiers a tout juste ! C'est quelqu'un comme lui qu'il nous faudrait à la tête de la France !!!

Marie-claire Muller 20/05/2014 16:01


L’Europe se moque de nous !



Par

Denis Tillinac





(4)




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Martin Schulz et Jean-Claude Juncker. A qui fera-t-on croire que sans eux, l'Europe irait plus mal ? Photo © MaxPPP







Vu de ma fenêtre. Identifier le génie européen aux technos de Bruxelles, c’est prendre les électeurs pour des imbéciles !








Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’Histoire : cet oracle de Hollande condense les fadaises que l’on entend seriner dans cette campagne. C’est l’Europe qui a pris congé de
l’Histoire, après la Seconde Guerre mondiale. Les faits majeurs du dernier demi-siècle, depuis la décolonisation jusqu’à l’islamisme radical en passant par le coup de force de l’Opep,
l’implosion de l’URSS, l’émergence des Brics et la révolution numérique ne doivent rien à l’Europe.


C’est Hollywood qui a nourri les imaginaires et Moscou qui a entretenu — avec Pékin et La Havane — la mythologie cauchemardesque du paradis rouge. Ce sont les missiles américains qui ont
garanti la paix et la sécurité des Européens, pas l’idéalisme gentillet de Monnet, Schumann et consorts.


C’est l’ardeur du peuple français, dans le sillage de ses ingénieurs, qui a relevé notre pays après la Libération, avec l’aide du plan Marshall, pas l’europhilie de la SFIO et du MRP. C’est
la France, seule ou avec les Britanniques et les Américains, qui, à tort ou à raison, est intervenue dans les Balkans, en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali et en Centrafrique, pas l’Union
européenne. Ce sont des États souverains — dont la France — qui ont décidé de coaliser leurs savoir-faire et leurs capitaux pour enfanter Ariane ou Airbus.


On a le droit de souhaiter une Union plus puissante, ou plus modeste, ou pas d’Union du tout ; c’est un chantage absurde de promettre aux eurosceptiques la disette, la claustration et le
nationalisme. Personne ne souhaite un nouveau conflit entre la France et l’Allemagne et personne ne conteste les bienfaits d’un marché commun dont nos deux pays sont forcément le poumon.
Personne ne nie que la mondialisation incite à des rapprochements de tous ordres.


D’ailleurs, l’espace européen n’a pas attendu les technos de Bruxelles pour en initier : la Ligue hanséatique, les foires de Champagne, les multinationales bénédictine et cistercienne, les
banquiers toscans et flamands se jouaient déjà des péages. Marco Polo, Christophe Colomb, les dominicains et les jésuites ont contribué à la mondialisation des esprits et des échanges
économiques, en un temps où l’Europe était au coeur de l’Histoire. Son unité culturelle s’accommodait alors d’une concurrence politique féroce, mais somme toute féconde.


Au grand siècle des cathédrales, les étudiants vagabondaient librement d’une université à l’autre : Erasmus n’a rien inventé et du reste cette initiative louable n’implique aucunement un
échafaudage institutionnel à la Jarry. L’avenir d’Alstom, de grande conséquence pour la France, se jouera entre Siemens et General Electric. À supposer que les États pèsent lourd dans la
négociation, l’Union ne sera pas partie prenante.


Dans son homélie eurolâtre, Hollande nous ressort l’épouvantail du nationalisme. Or, cette maladie infantile ou sénile du patriotisme se déclare quand un peuple est la proie d’un sentiment
de dépossession. Le nôtre renâcle à subir la contrainte de lois concoctées quelque part entre Strasbourg et Bruxelles. Il montrerait les dents si un jour son destin dépendait de la voix
d’un chef d’État balte, grec ou scandinave. Il s’enfiévrera si des flux migratoires incontrôlés lui donnent l’impression de n’être plus chez lui. Là est le danger : une visée cosmopolite et
multiculturelle maquillée en liberté de circulation. L’allusion ricanante de Hollande aux “guérites” des postes frontières accrédite cette hantise. Des guérites, les peuples en redemandent.


L’Europe est entrée dans l’Histoire sur les ruines de l’Empire romain christianisé et la France a éclos dans ce giron. Il en est résulté une civilisation fabuleuse. La nôtre. Pour le
meilleur et le pire, elle a essaimé sur les cinq continents, au prix de métamorphoses qui laissent un (gros) doute sur la pérennité de son génie.


On ne lèvera pas ce doute en votant pour Junker ou Schulz, mais en tentant de renouer, s’il n’est pas trop tard, avec nos racines spirituelles, intellectuelles et morales.


Les bateleurs en campagne, hélas, s’en fichent éperdument. Les Français le sentent. C’est pourquoi ils se fichent de l’Union



mika 20/05/2014 00:39


"Sacré petit pays que la Suisse, où c'est encore le peuple qui décide, envers et malgré tous"



https://www.youtube.com/watch?v=PjurqkGpCaE