"L’Europe va-t-elle exploser" ? par Eric Branca. Préface Gérard Brazon

Publié le 10 Juin 2011

 Ma position sur l'Europe n'est pas un mystère.
Je suis pour une Europe des nation basée sur les racines, l'histoire et le respect des souverainetés.

Certes, Je ne suis pas insensible à l'idée que les liens économiques rendent les guerres intereuropéennes impossible. Que l’Europe est garante de la paix sur le continent, etc. Je sais que la surface économique d'un espace économique est importante face aux puissances économiques de l’Ouest, de l’Est et d’Asie.  Mais cette Europe qui existe aujourd’hui est « contre nature. Bien trop de différence sur tous les plans que ce soit économique ou culturelle. Comment a-t-on pu imaginer marier sur les mêmes bases d’égalité la Grèce et l’Allemagne, Le Portugal et la Lituanie. La France elle-même n’avait pas la surface économique de l’Allemagne. Pourquoi vouloir s’élargir à tous prix sans tenir compte de ces différences et surtout de l’avis des peuples. C’est une ineptie si ce n’est une trahison. Alors il faut s'élargir pour mieux peser ? Uniquement cela mais alors il aurait sans doute fallu s’y prendre autrement.  L'Europe d'aujourd'hui ne représente uniquement  que des financiers, des plans comptables, des entreprises. Les intérêts des peuples, leurs histoires, leurs cultures qui sont laminés, rabotés, nivelés par le bas. Des peuples à qui l'on demande son avis que lors des élections européennes sur des listes bloquées. Des élections qui aboutissent à une Assemblée sans pouvoir ou presque. Les peuples sont en dehors des décisions sociales et politiques. Les directives tombent de l’arbre bruxellois et se transforment en loi votée par des usines-assemblées nationales-croupions. Les décisions se prennent à Bruxelles avec des représentants de gouvernements non élus qui sont sensés représenter le pays à eux seuls !

Les politiques ne sont plus que des marionnettes aux ordres, essayant de faire croire aux peuples qu'ils ont un pouvoir. Plus personne n'est dupe. Il suffit de savoir combien de temps, il a fallu à la France, pays soi disant "souverain", pour abaisser son taux de TVA concernant les restaurateurs! Il fallait s’excuse les politiques, l'unanimité des 27.  Bientôt 28 d’ailleurs puisque dans sa folie, Bruxelles envisage de faire entrer la Croatie en juillet 2013. En attendant la Turquie. 

Il est parfaitement faux de croire un instant, aux indépendances nationales.  Celles-ci ont été bradées aux technocrates pour le grand profit des puissances de l'argent et des industriels.

Ne voyez pas là un discours de gauche, loin de là ! Je souhaite simplement que la France retrouve son indépendance et que les pays européens démontent cette pyramide infernale qui entraîne les nations dans l'impuissance. 

Il faut redonner la parole aux peuples, rétablir les souverainetés, reconstruire cette Europe sur des bases démocratiques, en fonction des moyens et de la volonté de chaque peuple.

Non à une Europe fédérale mais oui à une Europe des nations indépendantes qui pourraient trouver une plateforme politique et économique commune et pourquoi pas, pour certaines nations, s'associer ! Avec l'accord des peuples.

Je ne suis pas pour cette Europe qui se fait contre et malgré les choix de ceux-ci, et appliquent des lois et se fait juger ou imposer des diktats (immigration, etc) par des autorités extérieures et étrangères.

Je n’oublierai jamais le référendum de 2005 et le traité de Lisbonne qui a suivi, véritable pied de nez politique qui nous fût imposé par les « représentants » du peuple lors d’un Congrès. Ces représentants, même en ayant la légitimité, n’avaient pas le droit de trahir la volonté d’un peuple. D’autres avant eux, avaient voté également les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. La démocratie ne peut pas être à géométrie variable et en fonction des intérêts d’une minorité. 

Gérard Brazon

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Valeurs Actuelles: 

Abolition des frontières et uniformisation forcée : les deux dogmes fondateurs de la supranationalité européenne ont volé en éclats sous l’effet des flux migratoires et des réalités économiques.

Rumeurs récurrentes sur un départ imminent des Grecs de la zone euro ; réunions d’urgence à Bruxelles, visant à rétablir la possibilité de contrôles aux frontières intérieures de l’Union européenne, ce que le Danemark a décidé de faire le 14 mai, sans solliciter l’autorisation de quiconque… Quelques semaines auront donc suffi à faire en sorte que le lourd couvercle de certitudes officielles posé depuis près de vingt ans sur la marmite européenne saute sous la pression des faits.

Pour autant, les Grecs sont toujours dans l’euro, et les Italiens non moins habilités à délivrer aux Tunisiens des visas pour la France, selon les règles édictées, en 1985, par les accords de Schengen, élargis, au fil des traités, à vingt-quatre des vingt-sept membres de l’Union européenne plus trois États associés (Suisse, Islande, Norvège). Mais dans le cas de l’euro comme dans celui de la libre circulation des personnes, un même tabou vient de tomber : celui de l’irréversibilité de la construction européenne, édifice construit, précisément, sur le double dogme d’une norme s’imposant à tous, quelle que soit la situation particulière de chacun, et d’une disparition des frontières réputée conforme au “sens de l’Histoire”…

Le fait que la Commission de Bruxelles accepte de “discuter” de la révision des accords de Schengen ne signifie pas, naturellement, que ceux-ci seront modifiés (il faudrait pour cela non seulement que la France soit soutenue par une majorité qualifiée au Conseil européen, mais aussi que le Parlement de Strasbourg entérine la réforme, en vertu du principe de codécision). Mais c’est assurément une étape.

Le fait que les rumeurs succèdent aux rumeurs s’agissant de l’incapacité structurelle de certains pays de sacrifier aux disciplines de l’euro n’implique pas davantage que celui-ci vive ses derniers mois. Mais le fait même qu’une sortie puisse être envisagée (comme l’avait souhaité Valéry Giscard d’Estaing lui-même lorsqu’il avait rédigé, en 2003, son projet de Constitution européenne) démontre que les réalités commencent à contrebalancer les logiques technocratiques mises au point voici plus de vingt ans pour se soustraire au contrôle des peuples et de leurs représentants.

Cette dissimulation, voilà bien le péché originel de l’Europe qui s’est mise en place avec Schengen et Maastricht. Un secret queValeurs actuelles fut le tout premier à dénoncer s’agissant de l’ouverture programmée des frontières. C’était en mai 1989 et Pierre Joxe lui-même, pourtant ministre de l’Intérieur, était à peine au courant de ce que nous révélions ! Voici le roman vrai de cette imposture dont le dernier acte est en train de se jouer, avec pour décor des États désarmés face aux pressions migratoires.

Tout commence en novembre 1988, quand le sénateur RPR Paul Masson, rapporteur du budget de l’Intérieur, voit son attention attirée, au détour d’une page, par la mention d’accords signés trois ans plus tôt à Schengen (Luxembourg) – le 14 juin 1985 – entre la France , l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Leur objet : rien de moins que de supprimer, à partir du 1er janvier 1990, les frontières physiques existant entre ces cinq pays, et transférer les contrôles qui s’y exercent à la périphérie du bloc ainsi constitué.

Quand l’Intérieur ignorait les projets du Quai d’Orsay

Outre l’énormité institutionnelle de ce que cela implique, Paul Masson en discerne d’emblée la principale conséquence : la France se situant à l’extrémité du continent européen et disposant, en sus, de la législation sociale la plus attrayante du monde, elle deviendraipso facto le réceptacle naturel d’immigrés extra-européens ne sollicitant l’entrée chez nos voisins que pour obtenir un visa valable chez nous…

Aussitôt, le sénateur Masson écrit à Pierre Joxe pour lui demander de communiquer au Parlement le texte des accords de Schengen. « Conscient de la gravité du problème » mais, semble-t-il, aussi ignorant que lui des engagements pris par la France, le ministre de l’Intérieur l’« encourage » alors à s’y intéresser. Et le 16 mai 1989, Paul Masson révèle à Valeurs actuelles « Nous avons découvert qu’une structure multilatérale exclusivement composée de fonctionnaires siège depuis quatre ans au Luxembourg… Nous avons découvert aussi que la France s’était engagée dans cette affaire à l’initiative du Quai d’Orsay sans qu’aucun de ses ministres des Affaires étrangères successifs [Claude Cheysson et Roland Dumas de 1984 à 1986 ; Jean- Bernard Raimond dans le gouvernement Chirac entre 1986 et 1988 ; à nouveau Roland Dumas depuis 1988, NDLR] ait cru bon d’informer de leurs travaux leurs collègues de l’Intérieur ou de la Justice. »

À l’origine de Schengen : les accords, non moins secrets, scellés le 17 juin 1984 entre François Mitterrand et Helmut Kohl, à Fontainebleau, en marge du sommet européen du même nom. Ceux-ci déboucheraient sur une “convention expérimentale” dite de Sarrebruck (13 juillet 1984), abolissant tout contrôle routier aux points de passage de la frontière franco-allemande… Convention ratifiée par un simple décret publié au Journal officiel le 1er août suivant, au creux de l’été et des vacances parlementaires !

Coïncidence ? « En deux ans, écrivions-nous en 1990, les chiffres de l’immigration turque ont explosé dans les départements français frontaliers de l’Allemagne… »

1984-1986 : c’est l’époque où, dans certaines HLM de Strasbourg ou de Mulhouse, le taux d’immigrés passe de 25 à 70 %; celle aussi où le Front national s’implante profondément en Alsace- Lorraine…

S’insurgeant contre le caractère confidentiel des accords de Sarrebruck, que le gouvernement de Jacques Chirac refusera de dénoncer en 1986, l’ancien premier ministre Michel Debré interpellait le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Didier Bariani, depuis son banc de l’Assemblée nationale, le 5 décembre 1986 : « Comment osez-vous appliquer de tels accords sans vous inquiéter de leur absence de ratification devant le Parlement ? Comment votre gouvernement peut-il concilier sa volonté affichée de réformer le code de la nationalité avec le laisser-faire dont il fait preuve à la frontière franco-allemande en matière d’immigration ? »

Ces questions sans réponse, le sénateur Masson (disparu en 2009) les reprendrait à son compte en 1990. Et, faute encore de réponse, jusqu’à la fin de son mandat en 2001…

Mais entre-temps, que de changements ! Enfin ratifiés en 1991 par le Parlement français (soit cinq ans après leur entrée en vigueur !), les accords de Schengen, devenus traité, étaient assortis d’une clause de sauvegarde permettant à un État de rétablir des contrôles à ses frontières nationales en cas de crise grave. À peine élu, Jacques Chirac ne se priverait pas de l’utiliser quand, confronté à la vague terroriste de l’été 1995, il s’agira pour lui de traquer (avec succès) les auteurs des attentats islamistes en multipliant les contrôles policiers.

Mais voici qu’en 1997, le traité d’Amsterdam est signé (il sera ratifié en 1999 et entrera pleinement en vigueur en 2004) qui étend les dispositions de Schengen à tous les pays de l’Union (sauf la Grande-Bretagne et l’Irlande, qui n’ont aucune frontière terrestre avec leurs partenaires) et, surtout, supprime la clause de sauvegarde nationale qui avait si bien servi pour juguler le terrorisme !

La gestion des politiques migratoires étant “communautarisée”, donc décidée à la majorité et non plus à l’unanimité, c’est à l’Union européenne qu’il appartient désormais de décider qui a le droit, ou non, de fermer ses frontières.

Cette fois, le piège se referme, que nous dénonçons en ces termes, le 23 février 2001, après l’échouage volontaire sur les côtes varoises d’un cargo transportant un millier de Kurdes bien décidés à ne jamais repartir et qui, de fait, ne repartiront pas : « L’affaire des Kurdes de Fréjus n’est qu’un avant-goût des mouvements de population qui vont se produire si la législation européenne reste en l’état… »

Que prévoyions-nous alors ? Rien d’autre que l’enchaînement auquel nous assistons aujourd’hui : une France empêchée d’agir par les textes qu’ellemême a ratifiés !

Nous ajoutions : « Selon le principe fondateur de Schengen, qui reporte aux frontières externes de l’Union les contrôles qui s’exerçaient autrefois aux frontières nationales, un étranger déclaré indésirable dans un seul pays l’est théoriquement par tous les autres ; mais en contrepartie, tout clandestin régularisé par un État est ipso facto en règle chez tous ses partenaires… En conséquence de quoi sa position de “cul-de-sac” ne lui laisse que la maîtrise de ses côtes, de ses gares et de ses aéroports. D’où la ruée actuelle de tous les immigrés extracommunautaires vers l’Italie, devenue, en raison du laxisme de sa législation, la porte ouverte du tiers-monde sur l’Europe… » Dix ans plus tard, faut-il retrancher un mot de ce constat ?

La crise grecque de 2008 décrite par Séguin dès 1992 !

Ce principe de réalité vaut aussi pour l’euro, adopté selon les mêmes procédures que le traité de Schengen : à partir d’une décision d’abord confidentielle, puis “vendue” aux peuples dans l’emballage d’un traité présenté comme la solution à tous leurs maux.

Hormis quelques universitaires et une poignée d’hommes politiques (il serait d’ailleurs instructif de savoir combien), qui sait aujourd’hui que la décision de doter l’Europe d’une monnaie unique fut prise par François Mitterrand et Helmut Kohl en décembre 1990, en marge du sommet européen de Rome ? Il faudra attendre onze mois pour que Roland Dumas, appelé à s’expliquer sur le traité que la France s’apprêtait à signer à Maastricht, annonce, le 15 novembre 1991, aux députés de la commission des Affaires étrangères :« Nous avons pris le parti d’une mutation vers une entité supranationale. »

Qui “nous” ? Sûrement pas les parlementaires ! Car à l’exception de quelques députés socialistes et centristes (qui, eux-mêmes, avaient jalousement gardé le secret), ni l’Assemblée ni le Sénat n’auront, jusqu’à la conclusion du traité, accès à la moindre information sur son contenu. Le 15 décembre 1991, le Wall Street Journal commentait : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un continent entier s’est restructuré en secret… »

Et malheur, alors, à ceux qui tentent de s’y opposer, traités au choix, de pessimistes chroniques ou d’indécrottables passéistes ! Avaient-ils tort, pourtant, ceux qui, d’emblée, soulignaient le risque d’imposer un même carcan économique et budgétaire – en gros, le modèle rhénan – à des peuples issus de traditions différentes et parfois irréductibles les unes aux autres ?

Le 5 mai 1992, à la tribune de l’Assemblée nationale, Philippe Séguin décrivait ainsi avec seize ans d’avance ce qui allait se produire en 2008 sous l’effet de la crise financière : « Dès lors que, dans un territoire donné, il n’existe qu’une seule monnaie, les écarts de niveau de vie entre les régions qui le composent deviennent vite insupportables. Et en cas de crise économique, c’est le chômage qui s’impose comme seule variable d’ajustement… »

Plus prophétique encore, l’industriel Jimmy Goldsmith tirait au même moment la sonnette d’alarme : qu’adviendra-t-il de l’équilibre social des États européens les plus pauvres quand à la surévaluation chronique de l’euro s’ajoutera, à partir de 1994, le démantèlement du tarif extérieur commun qui, jusqu’alors, protégeait en partie l’Europe de la concurrence de l’Asie à bas salaires ?

On se souvient de la réponse pleine de morgue faite aux adversaires de la monnaie unique par Jacques Delors, alors président de la Commission européenne : « Changez d’avis ou abandonnez la politique ! » (Quimper, le 28 août 1992)…

Il est vrai que la campagne du référendum battait alors son plein et que, pour la première fois, ce jour-là le “non” était donné gagnant… Il fallait donc, pour renverser la tendance, présenter le traité comme une assurance tous risques contre la guerre, la misère, et même les maladies infectieuses : « Les microbes, il n’y a pas de frontières pour eux, expliquait Bernard Kouchner, ministre socialiste de la Santé, à Europe 1, le 17 septembre 1992. Avec Maastricht, on va enfin pouvoir se soigner mieux ! »

Dix-neuf ans plus tard, est-ce vraiment ce que pensent les Grecs qui descendent dans la rue pour protester contre l’effondrement de leur pouvoir d’achat, et les Allemands qui, de plus en plus nombreux, craignent de voir leurs économies englouties dans le puits sans fond de l’aide aux pays du Sud ?

Même si, pour sauver les engagements de leurs banques, la France et l’Allemagne préfèrent prêter une fois de plus à la Grèce plutôt que d’accepter la “restructuration” de sa dette, tout le monde sait que la prochaine heure de vérité pour l’euro sonnera en Espagne. Et sans doute plus vite qu’on ne le pense, quand, à la fin de l’année, le taux de défaillance de remboursement des crédits immobiliers, déjà préoccupant, augmentera symétriquement au stock de nouveaux chômeurs en fin de droits…  Éric Branca

À lire également dans"Valeurs actuelles" :
Jimmy Goldsmith, prohétique, par Éric Branca

Photo © AFP

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Marie-Claire Muller 10/06/2011 15:22



En 1986 j'habitais Mulhouse; et je voyais avec effarement, chaque jour, des bus entiers de turcs  venant d'Allemagne, débarquer avec armes et bagages Depuis la ville est colonisée,( MERCI
BOCKEL)les mulhousiens éjectés de leur habitation et personne pour les défendre,surtout pas la mairie!!J'ai vu des locataires persécutés par les turcs? qui avaient "achetés"leur immeuble,obligés
de partir!! les conducteurs de bus agressés n' avaient pas le droit de se plaindre sinon ils perdaient leur emploi! (turc+arabes)Moi,je me suis fait cracher dessus,traiter de sale française
.Alors j'ai émigré!!!!!


"Il s’avère malheureusement,que le déclin du courage est peut être le trait le plus saillant de l' Ouest"( Alexandre Soljénitsyne)



Loly 10/06/2011 08:20



Personnellement j'ai voté contre l'Europe telle qu'elle était proposé, je suis pour une alliance européenne mais chacun chez soi. A aujourd'hui qui peut m'en démontrer les vertus! l'Euro ? la
liberté de circulation? le chomage? etc...La Turquie,cerise sur le gâteau!!! (porte ouverte au monde arabe et la mise en place complète de la charia) et pour finir ceci:


http://www.rmc.fr/editorial/165430/le-smic-trop-eleve-en-france/