L'Evêque de Cantorbéry (celui qui a marié William et Kate) aurait dû démissionner en 2008.

Publié le 30 Avril 2011

   Il vient de célébrer le mariage de William et Kate, vraisemblablement futurs souverains de Grande-Bretagne. Mais l'Evêque de Cantorbéry aurait dû démissionner en 2008, car il a prôné la Charia.... créant un scandale en Grande-Bretagne. La Dhimmitude des ecclésiastiques peut faire machine arrière si le Peuple montre de la voix. Ce qui fut le cas à cette époque. Aujourd'hui, on est à la Noce et tout baigne. Le Clergé anglican est sous haute - surveillance.... Voici deux articles de 2008, l'un du Point, l'autre d'un internaute.

Nancy Verdier

Le Point.fr - Publié le 09/02/2008 à 17:08

L'archevêque de Cantorbéry sur la sellette à propos de la charia

 L'archevêque de Cantorbéry, chef spirituel des 77 millions d'Anglicans, est sur la sellette depuis qu'il a estimé "inévitable" d'introduire dans la société britannique certains aspects de la charia, la loi islamique.

Dans une interview accordée jeudi à la BBC, Rowan Williams avait jugé que certains préceptes de la charia touchant à la vie personnelle devraient pouvoir s'appliquer dans certains cas, tout comme les juifs orthodoxes disposent de leurs propres instances de jugement en certain domaines communautaires.

Pour la seconde journée consécutive, Williams a fait l'objet samedi dans la presse britannique d'un torrent de critiques et le tabloïd The Sun a même pris la tête d'une croisade pour obtenir sa démission après cette "inconduite" qui a "donné du coeur au ventre aux terroristes musulmans".

Plusieurs évêques se sont également élevés contre les propos de Williams et plusieurs membres du synode de l'Eglise d'Angleterre ont réclamé son départ, telle Alison Ruoff, pour laquelle l'archevêque de Cantorbéry s'est disqualifié pour la fonction.

"Au mieux, c'était politiquement inepte, au pire c'est de la pure folie", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision privée Sky News, ajoutant: "Les chrétiens, notamment dans les pays islamiques où ils sont persécutés, en sont vraiment bouleversés."

Les amis de Williams le disent lui-même secoué par la tempête d'hostilité déclenchée par des propos. Un communiqué diffusé sur son site internet assure que le prélat "n'a certainement pas proposé d'introduire la charia en tant que juridiction parallèle au code civil".

Certains aspects de la charia sont déjà reconnus par la loi britannique, a fait valoir Williams et les médias notent qu'une dizaine de tribunaux islamiques fonctionnent en Grande-Bretagne qui traitent de questions conjugales et financières.

Le doyen de l'université de Salisbury, June Osborne, a volé au secours Williams, dénonçant la "frénésie" des critiques qu'il s'est attirées. "Serait-ce donc un sujet intouchable pour nous?" s'est-il interrogé.

Depuis que quatre islamistes britanniques ont fait 52 morts en juillet 2005 dans les transports en commun londoniens, la place des 1,8 million de musulmans de Grande-Bretagne fait débat outre-Manche.

Version française Marc Delteil

Scandale à Londres:L'archevêque de Cantorbéry juge "inévitable" l'application de la charia...

   Où commence l’intolérable, donc où finit le tolérable ? Jusqu’où doit-on conduire l’indispensable dialogue inter-culturel, donc inter-cultuel ? Comment imposer le droit public en tenant compte des règles de religions différentes ? L’archevêque de Cantorbéry vient en quelques mots de poser bien des questions graves, dont l’une fondamentale : l’universalité des valeurs qui fondent les Droits de l’Homme ?

Nombre de Britanniques en perdent leur flegme légendaire… En affirmant que l'application de certains aspects de la charia en Grande-Bretagne lui paraissait "inévitable", l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, n’a pas voulu susciter des réflexions par la provocation.

Le chef spirituel des 77 millions d'anglicans dans le monde est très sérieux et il a précisé son propos sans doute trop peu nuancé devant un micro de la BBC: certes, pour lui, il n’est pas question d'envisager les applications violentes de la charia pour le traitement des affaires criminelles, comme les flagellations ou les décapitations en Arabie saoudite, il est, toujours selon lui, envisageable sinon inévitable  d'appliquer en terre d’Europe les recommandations du Coran pour des affaires familiales ou financières.

À 57 ans, Rowan Williams est avant tout un théologien et un poète reconnu, auteur de nombreux livres et recueils. En 2003, ce Gallois devint le 104e archevêque de Cantorbéry et prit à ce titre la tête de l'Église anglicane. Seule la reine Elizabeth II, gouverneur suprême de l'Église, a une position plus élevée. Du fait de son titre d'archevêque, Rowan Williams obtint au même moment une place au sein de la Chambre des lords, ce qui fait de lui un des hommes les plus importants du Royaume. Autant dire que ses prises de positions comptent…Même si elles sont contestées.

Les plus traditionalistes de l'Église anglicane lui reprochent depuis sa nomination ses positions politiques très à gauche. Une grande partie de l'Église anglicane ne comprend toujours pas ses positions tolérantes vis-à-vis de l'homosexualité des prêtres, et en particulier sa gestion de l'affaire Jeffrey John, pasteur ouvertement homosexuel et candidat à l'évêché de Reading.

Ce n'est pas non plus la première fois que le révérend Williams provoque de violentes réactions pour ses prises de positions sur l'islam. Après  le 11 septembre 2001, Rowan Williams provoqua, en 2003, l'incompréhension du grand public en déclarant que «les terroristes pouvaient avoir des objectifs moraux sérieux » et qu'il fallait éviter de les ranger systématiquement dans le camp du mal. Il s'agissait alors d'une critique directe de l'«axe du mal» de George Bush, et de l'invasion de l'Irak par les États-Unis et la Grande-Bretagne pour de mauvaises raisons.

Depuis cette époque, il n'a cessé d'entretenir des contacts proches avec les responsables musulmans à la fois en Grande-Bretagne et dans le reste du monde. À l'occasion du troisième anniversaire du 11 Septembre, il fut invité à la mosquée al-Azhar du Caire pour parler de la Trinité.

Aujourd'hui, les éditorialistes anglais reprochent à l'archevêque non seulement ses propos sur la charia, mais aussi son silence après les menaces de mort reçues par l'évêque de Rochester, le révérend Michael Nazir-Ali, qui avait provoqué un scandale en racontant dans le Sunday Times que certains quartiers en Angleterre étaient devenus inaccessibles à des non musulmans à cause de l'islam radical.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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