L'extraordinaire témoignage de Joseph Fadelle (*)

Publié le 24 Janvier 2013

Posted on  by Daniel Hamiche
Et c’est une extraordinaire leçon pour nous ! Voici ce qu’on peut lire sur le site de Aide à l’Église en Détresse (AED). À découvrir et à partager…(Voir sa biographie extraite de Wikipedia en fin d'article)

Son ouvrage, Le prix à payer, est à ce jour traduit dans une dizaine de langues, dont l’arabe. Joseph continue ses tournées et ses conférences. Il part dans quelques semaines en Jordanie, au Liban, et en Israël, pour donner son témoignage. Il espère un jour pouvoir raconter son histoire dans son pays natal, ou au moins dans le nord, au Kurdistan.
À ce jour, il vit toujours en France avec sa femme et ses quatre enfants, qu’il élève dans « l’amour de la France qui lui a tant donné ». Cet amour-là est pour lui la base, le ciment de la société française. Témoignage d’un réfugié sur l’amour de son pays d’accueil.

Pourquoi cette injonction d’aimer la France ?

J’aime reprendre ce que disait feu le patriarche Chenouda aux Égyptiens : « L’Égypte n’est pas un pays dans lequel on vit, mais c’est l’Égypte qui vit en nous ». Ces mots, je souhaite les adresser à tous ceux qui vivent en France, qu’ils en soient citoyens ou non. Il faut faire en sorte que la France vive en nous. C’est particulièrement vrai pour les hommes politiques. Cet amour peut résoudre beaucoup de problèmes actuels. Il faut être reconnaissant envers la France. Moi le premier, je lui suis infiniment reconnaissant de tout ce qu’elle m’a donné.  Sans la reconnaissance qui s’incarne dans l’amour, on ne peut pas être citoyen d’une nation.

Pensez-vous qu’aujourd’hui, il y ait un “déficit” d’amour envers la France ?

Oui, je rencontre des gens nés en France, dont les parents sont nés en France, et qui n’aiment pas la France.  Mais ils y vivent parce que la France leur offre ce que nul autre pays au monde ne peut leur offrir. La France m’a accueilli quand aucun pays ne voulait de moi. Elle m’a fait sentir que j’étais un enfant du pays. Elle m’a tout donné. Ce manque d’amour nous conduit à la perte.

Comment expliquez-vous cela ?

On ne peut rien construire si on n’aime pas la France. C’est aux parents de transmettre cet amour, par leur éducation. Et  les écoles doivent enseigner le patriotisme et la citoyenneté. Qu’apprend-on aujourd’hui aux petits Français ? A gagner de l’argent et à penser à leur petit confort personnel. « Il faut consommer au maximum ! », leur inculque la société. Cela les éloigne d’un vrai amour de leur pays. Que sera la France si elle continue à combattre l’Amour, et à prôner le matérialisme, l’individualisme, l’égoïsme. ?

La  religion peut-elle être un frein à ce sentiment ?

Absolument pas ! Au contraire. Mais il faut être extrêmement vigilant. Le problème naît quand la charia est mise au dessus des lois de la République. La France est responsable de l’intégration des étrangers qu’elle accueille et à qui elle offre la nationalité. Une grande communauté de réfugiés chaldéens vit près de Sarcelles, en banlieue parisienne. A l’école primaire Albert Camus, une école publique de la  République Française, une institutrice à donné des devoirs sur des extraits du Coran, en dehors de tout programme officiel. Des gens sont venus distribuer des exemplaires du Coran aux élèves. Résultat des courses, on a vu des petits chaldéens rentrer chez eux et demander à leur mère si ce qu’elle leur servait à table était halal. Comment la France peut-elle fermer les yeux là-dessus ?

Comment analysez-vous l’arrivée en France, depuis plus de 60 ans, d’une nombreuse population musulmane ?

La présence de tant de musulmans en France doit être considérée comme providentielle. Je m’explique: il me semble que c’est l’occasion pour les Français d’être réveillés et de prendre conscience du trésor qu’ils ont, de les éveiller à leur responsabilité d’évangélisateurs. Il n’y en a pas assez ! Les Français sont endormis dans un sommeil qui semble se prolonger, de sorte que c’est la situation inverse qui se produit. Beaucoup ont peur de heurter leurs interlocuteurs. Mais on peut très bien parler du Christ sans blesser ! Il faut un enracinement dans la foi chrétienne. Est-ce que le Christ est tout pour moi ou est-ce qu’il est à la marge ? La France a grand besoin d’ouvriers, parce que «  la moisson est abondante ». L’évangélisation n’est pas une option ! C’est le devoir de tout chrétien. Saint Paul n’est pas rentré chez lui vivre sa foi dans le confort et le calme.

Comment initier un vrai dialogue avec un musulman ?

Il faut commencer par l’aimer ! Ensuite tout dépend du stade dans lequel il se trouve par rapport à sa connaissance de l’Islam et du Coran. Souvent je commence par poser des questions sur l’origine du Coran. Ensuite je les questionne sur tous les versets qui invitent à tuer, à voler, à commettre l’adultère, tous ces versets que la nature humaine ne peut pas admettre. Nous avons le projet de construction d’un centre, le centre Fatima, qui accueillerait des personnes pour leur apprendre les éléments de base d’un vrai dialogue avec les musulmans. Il ne faut pas avoir peur ! Mais il faut être bien formé. Ce centre se situera à quelques kilomètres de Chartres.

Connaissez-vous beaucoup de cas de musulmans qui, en France, souhaitent se convertir au christianisme et qui en sont empêchés pour des raisons familiales ou sociales ? 

Il y a beaucoup de cas de musulmans en France, qui se convertissent au christianisme ; ils sont nombreux à rencontrer des obstacles. L’idée de se voir obligé de couper tout lien avec la famille leur coûte et les fait réfléchir, c’est un frein. Beaucoup vont vivre intérieurement et secrètement leur conversion et leur foi chrétienne, de peur de perdre leur famille. Ils  continueront à vivre socialement comme musulmans. D’autres vont interrompre tout contact avec leur famille avant d’embrasser le christianisme en recevant le baptême. J’ai accompagné et j’accompagne toujours des musulmans les aidant et les encourageant à comprendre le Coran, à oser chercher la vérité. Je les invite à découvrir l’amour de Dieu le Père. A l’issu de mes conférences-témoignages, je reçois des confidences de la part de musulmans qui se posent des véritables questions, tout en exprimant une peur  face à la recherche de la vérité. Mais la vérité libère, la vérité rassure, la vérité est précieuse, encore plus précieuse que les liens familiaux humains.

Vous témoignez aujourd’hui à visage découvert. N’avez-vous pas peur des conséquences ?

Mon père spirituel m’a accordé l’autorisation de témoigner à visage découvert, ce que je demandais depuis longtemps. J’ai survécu à la torture, à la persécution et j’ai échappé plusieurs fois à la mort. On a tiré sur moi à bout portant. Le Christ m’a protégé et aujourd’hui je suis vivant pour témoigner de son Amour et annoncer l’Évangile. Je n’ai pas peur, ma force vient du Christ ! Je suis bien conscient du danger encouru par tout converti quittant l’islam. Et je n’ai aucun doute, je serai tué par un musulman, qui appliquera la charia. Nous savons bien que l’Église vit par le sang des martyrs, et si un jour le Seigneur m’accorde la grâce du martyre, je suis prêt. Sa volonté triomphera face à la mort.

Source : AED (22 janvier)

(*) Mohammed al-Sayyid al-Moussaoui, devenu Joseph Fadelle suite à sa conversion au christianisme catholique, est un écrivain né en 1964 en Irak au sein d'une famille musulmane.
Né en Irak, ainé d’une assez riche famille de l’aristocratie chiite de son pays, il a fui son pays avec sa femme et ses enfants en raison de la fatwa qui le vise, suite à sa conversion1. Elle a eu lieu à partir d’une conversation avec un chrétien lors de son service militaire, puis d’un rêve et d’une lecture rigoureuse du Coran et de la Bible. Il a vécu sa conversion en secret pendant de nombreuses années, y compris avec sa femme et ses deux enfants, puis a été découvert par sa femme qui l'a suivi dans sa démarche, puis par sa famille, dont certains membres voulaient le mettre à mort1. Torturé par le régime politique de Saddam Hussein pendant plusieurs mois à la demande d'un cousin fonctionnaire, il a été relâché après la mort de ce dernier1. Il a dû attendre longtemps pour être baptisé, les autorités religieuses catholiques craignant d'enfreindre la loi irakienne interdisant les conversions1. Pour fuir son pays, Joseph Fadelle est passé par la Jordanie, où il a échappé de peu à un assassinat de la part de ses propres frères, et où un fonctionnaire musulman du HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) a motivé son refus de l'aider en l'accusant faussement, devant des autorités occidentales, d'avoir gazé des Kurdes1. Il vit en France depuis 2001 et a obtenu la nationalité française2.

Il a écrit en 2010 un livre autobiographique, Le Prix à payer3 (50 000 exemplaires vendus fin 20104) dans lequel il témoigne de sa conversion, analyse Mahomet comme un stratège et non un homme religieux, décrit l'islam comme une prison et sa conversion, comme une libération.

Lors de ses déplacements publics, pour des conférences, il est escorté par des policiers en raison des menaces de mort qui pèsent sur lui5.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

henri 24/01/2013 23:03


Et oui Claude Germain : c'est Homme là est comme les premiers chrétiens qui étaient torturés à mort , brûlés vifs ou encore empalés .


Simplement parce qu' ils avaient LA FOI ! 


Difficile à comprendre pour un non croyant.


http://www.baptistes.info/montagne.htm


Long à lire voir le texte du sermon sur la montagne en bas ..


une base du christiannisme.


Jésus pêche encore : des hommes qui croient en lui .!


 

Claude Germain V 24/01/2013 20:39


Et en plus IL Y CROIT ...... il y a longtemps que le Maitre Jesus et son Pere sont partis a la peche .. Leurs ouailles sont en train de se faire egorger ,mais il vaut mieux etre a la peche que
d'intervenir .Finalement exactement comme le pape actuel completement dhimmisé..... qui n'en a rien a foutre du sang chretien qui coule ....