L'homo-consumérus. Une sorte d’individu asexué, passionné par les soldes - par Gérard Brazon

Publié le 20 Mai 2011

Entre les murs, film-reportage tourné dans un lycée de banlieue, a décroché la palme à Cannes en 2008.  

Cet article de Valeurs Actuelles suivant, ne fera que nous conforter dans ce que l'on pense de cette France qui se dessine de nos jours. Une France à minima. Une France de l'inculture, de la bêtise, du manque de repères.

Une France que même nos parents ne pourraient reconnaître, une France dont je suis heureux que mon grand père n'ait pas vu. Une France multiculturelle dit-on, mais une France sans culture. Du moins celle qui fût la sienne.

Cette jeunesse qui vit dans nos Cités, nos banlieues, nos Départements, dans certains cœurs de ville n'a comme patries et cultures que celles d'où viennent leurs parents avec en plus, un sentiment de revanche destructeur.

Nos politiques qui pendant les quarante dernières années nous ont parlé de la France n'avaient qu'en tête de détruire cette France de nos pères, des révolutionnaires, des monarchistes, des Bonapartistes, des Gaullistes bref, cette France de la terre et de la culture aussi bien celle des musées que celle de la terre. Une destruction ressemblant au "faisons table rase du passé pour construire l'homme nouveau" qui n'est rien d'autre que l'homo-consumérus. Une sorte d’individu asexué, passionné par les soldes, l'Iphone, les supermarchés, la fripe et surtout sans culture historique. Celle-ci pouvant nuire aux réflexes du consommateur de base. 

Seulement il y a un léger problème pour ses politiques qui est un véritable drame pour nos pays, nos peuples, nos cultures. L'Islam ! Cette religion politico-juridique est à l’aise dans ce terreau. L'islam est une religion digne des ronces qui n'a pas besoin de richesses culturelles pour se développer. Bien au contraire! Plus l'homme est inculte, plus l'homme est malléable et corvéable. Le parfait individu pour le parfait intégriste. 

Ces sorciers politiques qui ont joué avec les cultures et les peuples et ont préparé le lit de l’intégrisme, doivent se préparer à un retour de bâton phénoménal qui, sans doute, ne les épargnera pas non plus.

Gérard Brazon

 


Entre les murs, film-reportage tourné dans un lycée de banlieue, a décroché la palme à Cannes en 2008. Les Français qui sont tombés sur cette bluette, dimanche 15 mai au soir à la télévision nationale n'entendaient pas tous, j'imagine, combler une lacune cinématographique. On peut même soupçonner que nombre d'entre eux n'avaient pas lu le programme.

Jusqu'au dernier moment, ils ont donc cru qu'ils allaient voir un drame psychologique à la française, le genre huis-clos doux-amer etc, sans se douter qu'il s'agissait plutôt de psychiatrie des profondeurs et que, dans ce déballage de haines communautaires filmé en décors naturels avec le secours d'un tableau noir et d'un vocabulaire de cinquante mots, la France allait être si peu représentée, si peu concernée, si peu respectée. Le pays profond aurait dû rester dans l'ignorance de ce qui se trame chaque jour à son sujet dans un établissement rassemblant des jeunes Français à la nouvelle mode, ceux pour qui la Nation reste celle d'où ils viennent, et qui n'ont que mépris pour celle où ils ont grandi.

La France profonde n'aurait jamais dû apprendre aussi précisément comment on traitait chez elle, à ses frais, sa langue, son histoire, sa religion, ses usages. Quand le film a décroché la palme d’or à Cannes, la France qui ne va jamais au cinéma (sauf pour voir les Choristes) avait probablement autre chose à penser. Cette fois le papy de Châteauroux et la vieille dame d'Aurillac ont tout compris. La chaîne nationale a fait bondir le lepénomètre à travers le territoire et l'aiguille a passé vingt minutes dans le rouge.

Pour avoir vu le film au sein d'une famille de gens ordinaires qui hésitaient, il y a dix ans, entre Chirac et Jospin, je peux attester qu'il y aura des séquelles. La fureur en politique, c'est comme l'absence d'huile en mécanique automobile. Un moteur qui a chauffé ne fonctionnera jamais comme avant. On attend, avec curiosité, le bidon d'huile à la main, la diffusion du film Un prophète de Jacques Audiard à la télévision française. Christian Combaz

Retrouvez Christian Combaz suhttp://christiancombaz.com

Photo © SIPA

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Nancy VERDIER 20/05/2011 23:53



Le melting pot ne fonctionne pas en France. On dirait que le "cadre" a disparu. L'école, le lycée n'assurent plus la transmission des connaissances, de la culture et de la
citoyenneté. Ce film le montre bien.  Il faudra des générations pour que le mépris de notre culture et la haine exhalée par cette génération s'estompe...Mais entre temps,
l'homme français aura laissé place à un consommateur inculte, la France sera un autre pays. Nous aurons disparu.
On peut comparer à deux autres pays : les USA et Israël. Dans ce dernier, les gens viennent du monde entier, certains du Yemen ou d'Ethiopie où le niveau de culture est très bas.
Intégrés dans les "yechiva" (écoles primaires et secondaires) puis dans l'armée où on continue d'enseigner l'histoire des Juifs depuis les origines et depuis le début d'Israël antique y
a 2500 ans ces hommes et femmes se construisent autour de ces valeurs et deviennent des top niveaux. Aux USA, la volonté de l'immigré qui arrive sans le sou (du Mexique par exemple), cette
volonté et le système américain ( "melting pot") où on se sent obligé de copier le style américain, de copier l'homme américain, d'accepter la culture américaine (au lieu de la dénigrer en
permanence - même si elle est criticable), ce melting pot donc - permet de démontrer les qualités que l'on a et rend l'individu performant. En France, au lieu de leur inculquer notre
culture, on les assiste et on laisse ces nouveaux venus exprimer leur culture...et leur haine envers nous. Il faut en finir avec ce système français d'assistance à outrance et de
destruction de nos valeurs.



island girl 20/05/2011 21:01



Ce film retrace sans doute la réalité,c.à.d une école désertée par le français moyen avec un niveau, un laxisme,des problèmes d'insécurité .... la population scolaire est la meme que dans les
prisons et s'y retrouvera évidemment un jour!



Loly 20/05/2011 20:34



En ce qui concerne le prophète (même si les acteurs sont très bons) une honte d'amoralité et d'immoralité, mais  qui plaira sûrement à beaucoup de "français" 



Loly 20/05/2011 20:30



Ne pas oublier que le président du festival était Sean Penn, un américain fort doué au demeurant, mais américain quand même....trop heureux de montrer l'éducation de nos "petits français"! quand
pendant des années l'on montrait notre système d'éducation nationale comme le meilleur! CQFD!!!!!!! Pour ma part, depuis quelques années, je boycotte toutes les Palmes d'or = à fuir. Festival de
Cannes = réunion de pseudos intellos gauchos baignant dans le luxe et la débauche.



Johanny 20/05/2011 18:03



c'est exactement le résultat des trente années calamiteuses vécues depuis 1981