L'humour oui bien sûr mais pas la méchanceté gratuite d'amuseurs publics!

Publié le 15 Avril 2010

Je n’ai rien contre l’humour. Rien contre le rire qui fait tant de bien à l’âme. Il est le propre de l’homme dit-on. Mais de quel humour parles-t-on ? Celui de Stéphane Guillon qui décrit l’aspect physique, imite l’accent allemand pour mieux personnifier un Eric Besson en nazi potentiel ?

Celui-ci se vexe ? Il n’aime pas l’humour ! Mais ce n’était que de l’humour !  

Que dire de Christophe Alévêque qui ce matin sur RMC aux Grandes Gueules se gaussait cyniquement des bus caillassés et de facto de la peur que ressentent les conducteurs de bus. Sa réponse faîtes à la conductrice du bus de Marseille, celui ou fût brûlée vive une jeune passagère, Mama Galedou, était digne du cynisme le plus abject.  

Ces pseudos humoristes ne m’amusent pas et c’est bien normal car ils ne prétendent pas amuser les citoyens de droite. C'est pas moi qui le dit, c'est eux.

Où sont passés nos amuseurs de talents comme le Luron, Coluche, Desproges qui, tout en étant caustiques, parfois acides avaient le respect des hommes. Certes, aujourd'hui leurs spectacles seraient interdits par le politiquement correct, la bien pensance, les associations droits-de-l'hommistes, et autres organismes promptes à interdire toutes dérives.

Mais à la place nous avons ces nouveaux humoristes, ces pseudos amuseurs publics qui ne sont en fait que le résultat d’une déliquescence de l’esprit d’un peuple si ce n’est d’un public. Ceux qui restent, se vautrent dans le pipi-caca oun montrent leurs fesses aux public. Alons bon, il devient vieux et de plus en plus c.. diront mes adversaires politiques. 

Mais au fond, est-ce qu’il y a des limites à l’humour ? Non ! Si c’est vraiment de l’humour.

Mais la raillerie, la méchanceté qui participe à la haine est condamnable disait Spinoza !

            Je n’aime pas les ricaneurs. Particulièrement ceux qui en vivent bien et grassement. Ils épient les défauts de langage et les défauts physiques, démontrent la faiblesse, sont blessant volontairement et s’enfoncent dans l’ignoble comme des hyènes avec délectation et se repaissent du rire gras de la foule ! Car il y a toujours une foule pour regarder une éxécution. Regardez-les se pourlècher les babines devant le verbe infâme, les yeux brillants de satisfaction en lançant la phrase assassine tout en se lavant les mains comme Ponce Pilate. Je suis innocent puisque vous riez braves et pauvres gens.

Il semble que ces bourreaux amuseurs publics de bas étages n’ont même pas la conscience de   leurs méchancetés gratuites. Pourtant ils se réclament de la gauche humaniste! Pour le coup, j'en ricanerai presque. Mais cela interroge également sur le niveau du public. Un public qui est complice de cette méchanceté gratuite.

Ce matin, j’ai été touché par cette conductrice de bus qui exprimait sa douleur et expliquait combien elle souffrait encore, trois ans après le drame de son bus incendié. Elle a appelé, sur l’antenne de RMC, l’amuseur Alévêque afin de lui faire comprendre, avec des mots simples, des mots du coeur, l’angoisse des conducteurs dans leur ensemble, ceux qui ont été blessés par des jets de pierres sinon par des pavés. Elle lui a demandé de passer une semaine avec des conducteurs pour mieux réaliser. Peine perdue, ce n’est pas son métier, ce n’est pas son rôle ! Son argumentation était pitoyable.

 

Je cite Gérard Rabinovitch dans un édito sur l’humour :

De la dérision à la moquerie, de la parodie à la satire, de l’ironie au persiflage, de la farce au burlesque, le champ lexical est vaste pour désigner les inflexions de ces rires, et de leurs nuances stylistiques il en est pourtant qui a fini par s’en distinguer, sinon s’en exclure : l’humour !

Il est évident que ces amuseurs, pour publiques de gauche, ne sont pas des amoureux de l’humour, des humoristes. Ce n’est pas le rire qui les motive, c’est leur propre méchanceté !

Gérard Brazon

 

A cette époque j'avais écrit un poème pour cette jeune fille brûlée vive. Mais j'imagine que ces ricaneurs s'en moquent également.

 

A Mama

 

Devant elle, une belle et douce vie

Des parents, une famille, des amies

Des études, et un amour sans doute

Un doudou secret bien à l’écoute.

Des sourires, des promesses un baiser

Une rentrée habituelle et des pensées.

Un avenir s’ouvre. Il est effrayant.

 

Le bus ! Elle court, monte en riant

Son doudou d’amour qui l’attend

A moins que... Manque de temps,

Les études, la famille ou la maman

Et puis,

Du bruit, des cris et l’incendie

L’odeur acre, la peur, la nuit

L’essence, une allumette craquée

Elle s’enflamme. N’a pas compris.

 

Mama ne peut même pas pleurer.

Ses larmes sèchent dans le brasier

Elle n’est plus que souffrance désormais

 

Aujourd’hui et demain ? Une vie brûlée

Un corps en lambeaux. Une vie gâchée

Des fous lui ont tout arrachée.

Des malades l’ont assassinée.

 

Les excuses seront impuissantes,

Ne lui rendront pas son sourire.

Elles seront bien insuffisantes,

Devant le miroir de l’avenir.

Cet avenir sans précaution.

Cet avenir sans attention.

Ce monde roi de l’apparence

Où, pauvre Mama ne sera plus

Qu’une simple curiosité de  plus.

 

Devant elle, il y avait  une douce vie

Des parents, une famille, des amies

Des études, et un amour sans doute

Un doudou secret bien à l’écoute.

Des sourires, des promesses un baiser

Une rentrée habituelle et des pensées.

Et un avenir devenu si effrayant.

 Gérard Brazon

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Philippe 18/04/2010 12:44



Stéphane Guillon et Christophe Alévèque...des humoristes ???


Est ce que tu sais que la muse de Guillon est Guy Bedos, ex amuseur public des années 70 à l'humour éculé et boursoufflé par son égo ?


Quant à Christophe Alévèque, j'ai souvenir d'une prestation lamentable chez Ruquier dans "on n'est pas couché", face à zemmour et Nauleau, il a donné l'image d'une inculture
chronique qu'il tentait de masquer par un humour plat et tiré par les cheveux...Pitoyable.


(C'est d'ailleurs la première fois que j'entendais parler de ce gugus).


Je me souviens d'une réflexion de Popeck, d'il y a quelques années :
"Je veux bien qu'on rigole, mais je ne veux pas qu'on se moque..."


Pour faire rire il faut du talent...Pas pour se moquer !!