L'Idiot du village - Une calculette qui fonctionne au gazogène. Par Marcelle Lacassain

Publié le 15 Février 2012

Par Marcelle Lacassain

 

Petite chronique hebdomadaire qui paraît dans l'Agathois et que je trouve chaque semaine plus  savoureuse que la précédente fois.

 

Sacrebleu, cette fois François Hollande a   fait fort ! Au point que les commentateurs politiques et les spécialistes financiers sont sur le flanc. Ils ne s'attendaient  pas  à une telle avalanche de ponctions, et je reconnais personnellement, que je ne l'attendais que le lundi  du deuxième tour. A moins que nous ayons droit à une seconde couche ce lundi là.... Dans le fond pourquoi se gêner quand tant de gens font des compliments à François. Nous allons perdre 50% de notre pouvoir d'achat puisque au moins 50% des électeurs jubilent  de la victoire de François. Ca rappelle 1914 et la fleur au fusil.

 

D'autant que toutes ses augmentations ne résolvent rien,  si ce n'est rendre les pauvres plus pauvres encore. Pour le moment donc, on bouche quelques petits trous alors qu'à côté s'ouvrent des gouffres insondables.

 

C'est une spécificité en fait de chez nous, on excelle à faire des dettes, mais on ne sait pas les rembourser. Quand on rembourse 10 euros, on en gaspille 20,   tout simplement parce qu'on refuse de frapper  là où ce serait efficace. Tiens  par exemple, les subventions  aux partis politiques,  aux syndicats,  aux comités d'entreprises que nous finançons indirectement, aux centaines d'associations bidons qui ne sont que des pompes à fric, aux associations sportives pour que les joueurs puissent changer de Ferrari  tous les mois, au cinéma pour que les acteurs fassent bombance à nos frais.

 

Tiens pour faire social, François  devrait proposer la suppression des régions qui sont toutes socialistes (à part une je crois), on ne pourrait pas de la sorte l'accuser  de favoritisme envers son propre camp. Là on trouverait quelques milliards dépensés inutilement, car il y a peu encore, on  se passait des régions et la France ne fonctionnait pas plus mal.

 

Autant pour les intercommunalités qui font une  partie du boulot des  communes, mais pour lesquelles ont a embauché  du personnel supplémentaire alors qu'on devait seulement détacher  du personnel communal.  Idem pour les finances,  les communes devaient payer mais bien entendu  on a trouvé plus simple en créant une fiscalité succinte. Avant on s'en passait aussi des intercommunalités, preuves qu'elles sont inutiles. 

 

A supprimer aussi les syndicats de l'eau, les agences  de l'eau et toutes ces planques rutilantes qui font le bonheur des copains. Ou des copines....

 

Et l'institut ?  Voilà un somptueux machin qui sert de maison de retraite  dorée pour les  pépés millionnaires  comme les différents académiciens et dont la maison de campagne est le château de Chantilly. Excusez de peu...Ils se retrouvent au sein du Jockey-Club,  une association de misérables pour chômeurs en fin de droits.

 

Ce ne sont que quelques menus exemples qui prouvent que l'on pourrait économiser 50% du budget et rembourser la dette en cinq ans.  Bien sûr  il y auraient quelques milliers de personnages  importants qui râleraient, mais on leur verserait  une petite prime pour la CAF  au titre d'économiquement faibles, juste pour les cigares, quoi !

 

Voyons maintenant les propositions de Nicolas. Il s'agit  du même principe que Fançois, c'est-à-dire faire payer les innocents , ceux qui  ne sont pour rien  dans l'effondrement du pays. Il est vrai que nous sommes  plus ou moins tous responsables  de ce fiasco, les coutumiers des grèves plus que les autres mais moins que le monde politique et le monde financier. Devant l'énormité de ce qu'il faut faire pour sauver nos finances, "les mesurettes" des uns et des autres font tout juste sourire. Il y a de l'argent en France, beaucoup d'argent,  de quoi rétablir solidement la situation, mais encore faut-il avoir la volonté  de le sortir au grand jour.

 

Notre République se pavane dans les ors  subtilisés à la monarchie. Fallait-il cette pièce décorée avec un invraissemblable mauvais goût pour recevoir trois journalistes et à quel prix, alors que des citoyens  peinent tant à acheter le pan de leurs enfants ?

Pour les pieds délicats de ces braves gens on utilise des hectares de moquette rouge alors qu'avec la crise  une bonne litière de paille suffirait.  Après tout  ils ne nous rapportent rien, si ce n'est  des ennuis. 


L'économiste  sans économies. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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raymond 15/02/2012 21:27


je pense qu'au lieu de supprimer dans les hopitaux  des emplois,dans les ecoles ,police gendarmerie,on aurait mieux fait de supprimer ,tous ces dirigeants de regions, avec toutes leurs
suites qui ont leve legions d'impots,intercommunalites de communesje crois que c'est ca qu'il aurait fallu virer,oui madame Lacassin vous avez parfaitement raison,ce sont tous des inutiles car la
France et notre pays ne s'en porterait que beaucoup mieux

Marie-Claire Muller 15/02/2012 18:17


Toutes ces annonces de l'umps concernant la dette sont de la poudre aux yeux de ceux qui doivent encore et toujours cracher au bassinet(nous) et comme c'est dit toujours les mêmes qui paient et
ceux qui s'enrichissent et surtout ne pas cracher et garder leurs priviléges. Quand Marine dit qu'il faut laisser l'euro et cela depuis des mois ,elle a raison! et nombres d'économistes abondent
en son sens:


sur le site LE GAULOIS


Deux Prix Nobel soutiennent la sortie de l’euro : silence des médias



Publié par legaulois.info Rubriques : Actualité, Economie, Europe



- ÉCONOMIE -





Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux Prix Nobel, défendent l'idée qu'une sortie de l'euro serait un moindre mal pour nombre de
pays de l'Union. Mais, regrette Laurent Pinsolle, l'actualité de ces thèses est encore largement ignorée dans les médias. Lentement, mais sûrement, la sortie de l’euro gagne le soutien
d’un nombre grandissant d’économistes, notamment Joseph Stiglitz et Paul Krugman. Pourtant, d’un point de vue médiatique, le débat reste tout aussi caricatural comme l’a montré
l’émission de M6 dimanche soir.






Les critiques de Joseph Stiglitz



Joseph Stiglitz critique les politiques menées dans la zone euro depuis deux ans, avertissant dès mai 2010, que « l’austérité mène au
désastre ». Mais s’il soulignait que les pays en difficulté auraient besoin de dévaluer, il ne passait pas le Rubicon. Dès octobre 2010, il avait souligné que « la différence des
politiques convenant aux pays enregistrant des excédents commerciaux élevés et ceux qui sont déficitaires implique que la monnaie unique subit des tensions intenses ».


Dès janvier 2011, il évoquait une sortie de la Grèce et de l’Espagne pour retrouver leur compétitivité. Mais le « prix Nobel »
d’économie 2001 a franchi un nouveau pas lors d’un forum en Asie en début d’année. Il a comparé les politiques suivies à « la pratique de la saignée dans la médecine médiévale ».
Mieux, il a fait un parallèle avec le destin de l’étalon-or après la crise de 1929 en affirmant que « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le
mieux ».



Le revirement de Paul Krugman



Paul Krugman, l’autre « prix Nobel » d’économie progressiste, a lui aussi toujours été très critique à l’égard des politiques suivies en
Europe. Dès la fin 2010, il soulignait que l’Islande se sortait mieux de la crise que l’Irlande du fait qu’elle a pu fortement dévaluer sa monnaie, ce qui est impossible dans la zone
euro. La situation début 2012 confirme cela. L’an dernier, il soulignait également que l’euro renchérissait le taux des emprunts de l’Espagne par rapport à la Grande-Bretagne.


Mais, fin octobre, il est allé encore plus loin en affirmant que « l’élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en
un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d’excellence, et (…) celui-ci s’est transformé en piège mortel ». Mieux, il a affirmé que « l’Europe se porterait sans doute
mieux s’il (l’euro) s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ». Fin janvier, il a déclaré dans le Monde, que « tout semble inextricable », détaillant les vices de forme
de la zone euro.


Le revirement progressif de Joseph Stiglitz et Paul Krugman s’ajoute aux critiques de Maurice Allais il y a vingt ans ou celle d’un autre « prix
Nobel », Amartya Sen, comme le rapporte le blog du Manifeste pour un débat sur le libre-échange. Bref, il y a des dizaines d’économistes qui sont aujourd’hui partisans d’une sortie
de la monnaie unique, ce qui devrait tout de même inciter certains commentateurs politiques à un peu plus de mesure quand ils évoquent ce débat.


Bref, la bataille des idées semble gagnée. L’OIT souligne le rôle des bas salaires allemands dans la crise actuelle, démontrant que l’euro pousse
les salaires à la baisse. Alors que les soutiens de la monnaie unique se contentent d’évoquer les sept plaies d’Égypte, des critiques robustes de l’euro peuvent être trouvées partout sur Internet
ou en librairie : Jacques Sapir (qui vient de sortir un livre), Philippe Murer, du Manifeste pour un débat sur le libre-échange ou Jean-Paul Letombe.


Dimanche, sur M6, les journalistes se sont moqués du monde en évoquant une hausse du prix de l’essence de 25 % (alors que 60 % du prix sont des
taxes), une hausse des prix de 10 % en 3 mois (alors que la dépréciation de 20 % de la livre avait provoqué 2 points d’inflation de plus il y a 3 ans en Grande-Bretagne) ou une hausse de la dette
(alors que le franc serait stable face à l’euro). En outre, il est inadmissible de n’avoir fait parler que des économistes opposés à la sortie alors qu’il y en a tant qui y sont favorables et de
choisir Marine Le Pen comme seule porte-parole.


Bref, aujourd’hui, tout se passe comme si nous avions gagné la bataille des idées. Où sont les contributions au débat solides défendant la monnaie
unique autrement qu’en prévoyant l’apocalypse ?


Dommage qu’une grande partie des médias n’