Histoire de vitraux, l'incroyable enquête a pris fin à Doha...

Publié le 12 Novembre 2012

Les vitraux d'une ancienne chapelle ont été retrouvés, 36 ans après, à Doha, capitale du Qatar.

 

Huit des douze vitraux de l'ancienne chapelle des Ursulines ornent la cathédrale de Doha.

Qui a dit que les historiens restent le nez plongé dans leurs livres ? Jacques Lapart, lui, vient de résoudre un mystère issu des dédales de l'histoire auscitaine. Le conservateur des antiquités et objets d'art du Gers a exhumé des archives une énigme restée sans réponse depuis trente-six ans : que sont devenus les vitraux de l'ancienne chapelle des Ursulines ?

Après des mois d'enquête, il vient de trouver la réponse. Huit des douze vitraux, de 4,50 m de haut sur 1,60 m de large, ornent désormais la cathédrale de Doha, la capitale du Qatar.

 

Auch : les vitraux perdus retrouvés au Qatar

Les vitraux d'une ancienne chapelle d'Auch viennent d'être retrouvés dans la cathédrale de Doha au Qatar

Les vitraux auscitains sont désormais dans la cathédrale de Doha, capitale du Qatar.

Les vitraux auscitains sont désormais dans la cathédrale de Doha, capitale du Qatar. (AFP KARIM JAAFAR)

 

Les historiens d'Auch n'en reviennent toujours pas. L'un d'eux, Jacques Lapart, Conservateur des antiquités et objets d'art du Gers, vient de retrouver des vitraux disparus depuis 36 ans... au Qatar. En 1976, la chapelle des Ursulines, construite à la fin du XIXe siècle, est détruite. La municipalité de l'époque voulait transformer cet "îlot insalubre" selon les mots de Georges Courtès, historien du Gers, pour en faire un gymnase du collège Carnot, alors situé juste à côté.

C'est alors que les vitraux, "auxquels, à l'époque, personne ne prête attention" d'après l'historien et conseiller général, sont vendus. D'antiquaires en amateurs d'art religieux, ils disparaissent.  Jacques Lapart, en fin limier, se penche, voici quelques mois, sur cette histoire. Avec l'aide de l'une de ses anciennes élèves, journaliste, et d'internautes, il retrouve trace des vitraux. Les blasons d'archevêques auscitains authentifient l'origine. 

"A l'époque, poursuit Georges Courtès, il y avait de multiples raisons de détruire cette chapelle néo-gothique, qui, disons-le honnêtement, n'avait d'intérêt que ces vitraux. Mais personne ne s'est soucié de leur devenir. Personnellement, je me souviens vaguement de cette chapelle. Remarquez, au collège Salinis, l'ancienne chapelle a servi durant des décennies de salle de sport. Personne n'a été choquée lorsque la chapelle des Ursulines a été détruite pour construire un gymnase moderne à la place."

Huit ornent désormais la cathédrale de Doha au Qatar. Quatre sont encore introuvables. Selon Selon Jacques Lapart, Conservateur des antiquités et objets d’art du Gers, "la seule personne à pouvoir savoir où ils se trouvent doit être l'antiquaire de la région paloise qui a vendu les huit au Qatar". L'historien poursuit ses recherches.

*******

 

En 1976, la chapelle des Ursulines, construite à la fin du XIXe siècle, est détruite. La municipalité de l'époque voulait transformer cet « îlot insalubre » selon les mots de Georges Courtès, historien du Gers, pour en faire un gymnase du collège Carnot, alors situé juste à côté.

C'est alors que les vitraux, « auxquels, à l'époque, personne ne prête attention », d'après l'historien et conseiller général, sont vendus. Certains ont pourtant tenté de s'opposer à cette destruction, notamment une professeur d'histoire du collège Sadi-Carnot.

Cet été, Jacques Lapart, en fin limier, se penche sur cette histoire. Il retrouve trace des vitraux sur Internet et remonte le fil de l'histoire. « J'ai fini par mettre la main sur la dernière personne à les avoir détenus : une antiquaire de la région paloise. C'est elle qui les a vendus au Qatar. » Il semble que lors de la destruction de la chapelle, la municipalité avait demandé à ce que ces œuvres soient conservées, mais l'entreprise de démolition les aurait emportées.

Le réseau antiquaire

On dit même qu'un membre de la famille de cette entreprise était antiquaire. Les vitraux auraient pu alors emprunter le réseau antiquaire par ce biais, sous couvert de vitraux retrouvés sur une abbaye ou un collège de jeunes filles (qui n'ont jamais existé) à Pessan.

Jacques Lapart est formel : il s'agit bien des vitraux auscitains. Il les a authentifiés grâce au nom du maître verrier, Émile Hirsch, à l'iconographie (en l'occurrence la vie de la Vierge) et aux blasons de très anciennes familles gersoises ou d'archevêques. Ces signes, figurant au bas des œuvres, étaient apposés sur les vitraux payés par les familles dont une fille était chez les Ursulines.

« À l'époque, poursuit Georges Courtès, il y avait de multiples raisons de détruire cette chapelle néogothique, qui, disons-le honnêtement, n'avait d'intérêt que ses vitraux. Mais personne ne s'est soucié de leur devenir. »

Personne, sauf les malins qui ont flairé le bon filon. Lorsqu'ils ont été vendus au Qatar, les services du gouvernement ont, semble-t-il, omis de s'enquérir, auprès de la région, de leur origine et ils ont ainsi obtenu leur visa d'exportation. Il reste aujourd'hui « quatre ou cinq » vitraux de ce lot dans la nature. Jacques Lapart ne désespère pas de les retrouver. Un jour. Peut-être au bout du monde. Quant aux néo-Qatari, « si les Gersois les voulaient, ils n'avaient qu'à y faire attention plus tôt », sourit-il.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

Commenter cet article

henri 12/11/2012 19:13


Marie-Claire ;


Je suis sans doute trop obtus ....    


La différence ?


Je n'en vois pas !


TOUS des moricauds .


La taqia (ou l'ART ) du mensonge... pour la gloire d' àlah (machin) .

Marie-claire Muller 12/11/2012 17:22


 @ henri NON IL YA CEUX QUI FONT COMMERCE AVEC LES QATARI ET AUTRES qui défilent chez ces esclavagistes pour vendre la France au plus offrant et du même coup s'attirer leurs bonnes
grâces.(des léches babouches quoi )comme ceux de l'umps.

henri 12/11/2012 16:20


AU VOLEUR !!!


Il n'y a donc pas que des muzz au Qatar  ???