L'indépendance d'un Etat palestinien, terroriste et raciste – Philippe. Karsenty

Publié le 23 Septembre 2011

Philippe est un ami. Nous avons souvent l'occasion de nous rencontrer et j'approuve parfaitement ces positions. Que ce soit sur le scandale Al Dura ou sur l'indépendance d'un état palestinien qui existe déjà, à travers la Jordanie. 

Si un deuxième état palestinien était créé cela marquerait une fois de plus, la volonté de nier Israël. Ce qui est curieux tout de même c'est que Nicolas Sarkozy ne demande pas à l'autorité palestinienne de reconnaître l'état juif d'Israël. Pour mémoire, cette autorité a affirmé qu'elle refusera d'admettre des juifs dans ses frontières si toutefois un jour, il y en a. Pourquoi ? 

Gérard Brazon

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Avec des échéances politiques importantes en 2012, notamment des élections législatives pour les Français de l’Étranger, JSSNews a décidé de laisser la parole libre à tous les candidats de la 8ème circonscription. Chaque candidat a le droit de faire publier un article par semaine sur un sujet libre. Aujourd’hui, Philippe Karsenty donne son avis sur les tractations actuelles de l’ONU.

Jssnew.com

Philippe Karsenty

 

La France, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, laisse planer le doute sur son soutien à la création d’un Etat palestinien terroriste et raciste.

Un Etat terroriste car l’OLP de Mahmoud Abbas est toujours une organisation terroriste qui glorifie les assassins et incite à la haine contre les Juifs.

Un Etat terroriste, allié au Hamas qui détient toujours un otage français, Guilad Shalit.

Un Etat raciste car Mahmoud Abbas souhaite la création d’un Etat de Palestine « Judenrein », c’est-à-dire expurgé de toute présence juive.

Mahmoud Abbas est-il réellement le modéré que nous présentent les médias ?

Comment le Président français peut-il envisager de soutenir, même par étapes, la création d’un Etat terroriste et raciste dont le but final est l’éradication d’Israël ?

L’hésitation du Président français est-elle destinée à faire monter la pression sur Israël pour exiger plus de concessions sécuritaires et diplomatiques à l’avenir ?

Nicolas Sarkozy sera-t-il le nouveau Chamberlain, prêt à sacrifier l’Etat d’Israël sur l’autel de l’islamisme ?

C’est possible, et le doute que laisse planer Nicolas Sarkozy est inacceptable. Ses tergiversations sont une faute morale et politique. Tandis que la France de Sarkozy hésite, même Obama – qui n’est certainement pas un ami d’Israël – a annoncé qu’il s’y opposera.

Il faut donc analyser l’attitude française, puis faire des propositions et agir en conséquence.

Les ennemis de l’Etat d’Israël ont essayé de le détruire avec des guerres conventionnelles.  Puis, ils ont poursuivi leur tentative d’anéantissement par le terrorisme.  La diabolisation médiatique – sponsorisée et récompensée par l’Etat français – fut l’étape suivante du combat mené contre l’existence de l’Etat d’Israël.

Voici maintenant la nouvelle étape : le lynchage diplomatique. Toute abstention de la France serait une abstention face à l’appel à « tuer les Juifs ». A ceux qui ont encore espoir que Nicolas Sarkozy fasse le bon choix, permettez-moi de rappeler certains faits.

Tout juste élu Président, Nicolas Sarkozy invitait le Hezbollah à Paris en juillet 2007 pour des « négociations ». Quelques mois plus tard, le Président Sarkozy permettait à Kadhafi de planter sa tente à Paris afin de le « récompenser » pour avoir relâché les infirmières bulgares.

Le 14 juillet 2008, Bashar al Assad était l’invité d’honneur du défilé des Champs Elysées.

Avant de le recevoir à Paris, le Président français aurait pu demander au dictateur syrien de faire libérer Guilad Shalit. Il ne l’a pas fait.

Que dire de plus sur la diplomatie française ? Devons-nous rappeler à nos amis Italiens que la France a laissé s’enfuir au Brésil le terroriste italien, Cesare Battisti ? La France était lâche sous Chirac et ses prédécesseurs. Elle n’a pas fait mieux depuis.

Certains des membres de l’entourage de Nicolas Sarkozy ne sont pas des personnes fréquentables. Ils sont hostiles à l’Etat d’Israël et certains d’entre eux ont, par le passé, tenu des propos antisémites. Malgré cela, il les conserve auprès de lui.

Pendant le mandat de Nicolas Sarkozy, on a assisté à une dégradation injuste de l’image d’Israël dans les médias publics français alors qu’il les contrôle.

Après les attentats terroristes financés par l’argent du contribuable européen, les attentats médiatiques payés par l’Etat français, voici venu maintenant l’attentat diplomatique !

Je propose donc de faire entendre au Président français la seule musique qu’il entende, celle du rapport de force politique.

Suivons de près ses choix politiques, ne nous contentons pas de belles paroles, jugeons-le sur les faits et lorsqu’il s’agira de voter, souvenons-nous, n’oublions rien.

Défendre médiatiquement et politiquement la démocratie, lutter contre le mensonge, être un « détecteur de vérités », faire payer un prix à ceux qui promeuvent le mensonge et encouragent les terroristes, voici certains des objectifs que je me fixe dans ma future fonction de député.

Philippe Karsenty – JSSNews

Maire-adjoint de Neuilly-sur-Seine et candidat aux élections législatives dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger qui regroupe notamment Israël, l’Italie, la Grèce, la Turquie, Chypre et Malte.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Lasserre Jean 23/09/2011 11:35



Chamberlain a tenté une dérisoire et pathetique manoeuvre d'évitement  pour éviter une guerre militaire imminente que de toute façon il était trop tard pour eviter ..mais Sarkosy endossera
une responsabilité autrement plus dramatique face à nos peuples , mais comme l'histoire est écrite par les vainqueurs , rien ne dit que dans 50 ans dans une europe musulmane il n'apparaisse dans
les livres d'histoire comme un grand homme . 


Si nous lachons Israel , ce sera le premier pas vers notre propre fin.



Gérard Brazon 23/09/2011 12:26



J'ignore pourquoi Philippe parle de Chamberlain qui était la partie anglaise. En France c'est le radical-socialiste Daladier! Il savait qu'il n'avait pas trouvé la solution. Il a gagné du temps
mais ce faisant, il a laissé du temps à Hitler. C'est en celà que Daladier, au yeux de l'histoire, ne fût pas au niveau de ces responsabilités.