L'islam et le monde post-moderne. Par Llewellyn Brown

Publié le 28 Octobre 2012

Metula news Agency - Llewellyn Brown

 

A propos d’une religion vieille de plus d’un millénaire et qui apparaît sur le devant de la scène au xxième siècle, on peut bien se demander s’il s’agit de la réaffirmation d’une tradition vénérable – un précieux rempart spirituel contre la désagrégation des liens dans notre société – ou bien s’il ne faut pas prendre en compte d’autres paramètres.

 

En effet, l’islam est présent dans pratiquement tous les pays du monde (à la notable exception du Japon), et la présence d’une nombreuse population musulmane s’accompagne souvent de revendications assorties d’actes violents : ces derniers mois, en France, ont vu une recrudescence alarmante de ces derniers. Force est de constater que l’islam s’accommode à merveille de notre monde moderne, au point qu’il nous faut bien nous demander pourquoi.

 

Si l’islam paraît imposer un strict code d’observance à ses croyants, il n’est pas du tout sûr que ce soit l’expression d’une supériorité morale : les fidèles sont loin de manifester – que ce soit dans leur conduite ou dans les préceptes formulés dans leurs textes – la recherche d’une plus grande bienveillance envers leur prochain ou la quête d’une ascèse spirituelle à l’écart des affaires humaines.

 

Bien au contraire : les musulmans s’adaptent parfaitement au matérialisme occidental. Il suffit de faire un tour aux Galeries Lafayette, à Paris, pour voir des femmes voilées – arrivant du pays ultra-rigoriste qui nous a envoyé les terroristes du 11 Septembre 2001 – se fournissant en produits de luxe. Ceux que l’on appelle pudiquement les « jeunes des quartiers » ne sont pas en reste dans ce domaine.

 

En revanche, pour être de grands consommateurs, les musulmans sont bien loin de faire un apport au savoir ou à la production de notre époque : ils sont absents de l’innovation dans la pensée, dans les sciences ou dans l’entreprise. Chacun connaît le Arab Human Development Report, publié en 2002 par le Programme de Développement des Nations Unies, qui signale, entre autres, que le nombre de livres traduits en arabe depuis mille ans est moindre par rapport au nombre de traductions annuelles dans un pays comme l’Espagne. L’état déplorable du développement dans les pays musulmans témoigne d’un refus d’engager une approche dynamique de la condition humaine.

 

D’un point de vue historique, Robert R. Reilly, dans son livre The Closing of the Muslim Mind, « la fermeture de l’esprit musulman » (éditions Intercollegiate Studies Institute, 2010, 244 pages, 12.99 $), met en lumière l’infléchissement donné à l’islam dans le rejet du mu’tazilisme.

 

Ce mouvement (viiième-xème siècles) affirmait la primauté de la raison : les actions de Dieu devaient être gouvernées par des règles consistantes et observables. Les mu’tazilites furent toutefois écartés par les ash’arites, au ixème siècle.

 

Un autre intellectuel – Robert Spencer – note que ce rejet de la rationalité est reflété dans le Coran, où nous lisons : « Les mains de Dieu sont liées, disent les Juifs. Que leurs mains soient liées à leur cou ; qu’ils soient maudits pour prix de leurs blasphèmes. Loin de là, les mains de Dieu sont ouvertes […]. » (Coran 5:69). Ou encore : « On ne lui demandera point compte de ses actions, et il leur demandera compte des leurs. » (Coran 21:23).

 

C’est dire que le fidèle ne saurait aucunement comprendre quelque chose de Dieu par l’usage de sa raison : celle-ci se trouve écartée de la posture pieuse. Le fidèle doit se soumettre (être muslimsignifie, littéralement, être soumis) totalement à Allah. N’étant lié par aucune loi, ce dernier peut bouleverser à loisir les lois de l’univers. L’homme, en revanche, ne peut intervenir sur l’ordre du monde.

 

Si l’Occident semble être aux antipodes de cette fermeture d’esprit – par sa domination technologique et économique –, il vit, à présent, une rencontre avec l’islam, en sorte que celui-ci y trouve un terrain fertile où il peut accomplir son implantation et poursuivre son expansion.

 

Et pourtant, nous sommes différents

 

Nous ne sommes plus à l’époque où les nations européennes combattaient le djihad livré par les Ottomans, ou réprimaient les pirates et trafiquants d’esclaves barbaresques. Pratiquant une immigration de peuplement, nous accueillons aujourd’hui les populations musulmanes et, simultanément, refusons d’inscrire l’OLP ou le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, malgré les massacres notoires dont ils sont les auteurs.

 

L’esprit post-moderne, qui détermine désormais notre vie en Occident, signe la disparition des lois et des idéaux qui commandaient autrefois au lien social : la patrie, la transmission familiale du nom, le maître considéré comme détenteur du savoir, l’autorité… Ces principes structuraient un ordre fondé sur l’existence de certaines limites : où tout n’était pas possible, où fonctionnait le principe de l’interdit, où la honte opposait une barrière à certains excès. Dans ce contexte, la vérité – qui ne pouvait jamais être absolue – offrait une boussole dans la quête du savoir.

 

Tout change avec le développement de la science et du capitalisme, qui achèvent de dissoudre les frontières ; éliminant, de ce fait, la dimension de l’impossible. À la place des lois, les principes de l’incertitude et du hasard entrent dans la science. Les applications technologiques soumettent l’environnement et l’humain à des manipulations illimitées. Si le propre de la science est d’ignorer toute subjectivité (ses découvertes ne tiennent pas compte des personnes ou de l’éthique), il en va de même pour le capitalisme dans l’ère de la mondialisation, et qui, dans les mots de Lacan, « industrialise le désir », multipliant sans cesse les objets aliénants.

 

L’homme post-moderne est livré à lui-même, sans ancrage historique : chacun est supposé s’instituer soi-même, sans se référer à un modèle idéal ou universel. Si le capitalisme proclame que tout est possible, c’est qu’il met les choses à la place de la parole : les objets de la consommation nous dispensent de l’attente, de l’appel à l’autre (quelques « clics » sur Internet suffisent).

 

Alors, la vérité n’a plus aucune place. Tout est relatif, une affaire de ce que les Anglo-Saxons appellent « narrative » : la petite histoire que chaque groupe politique ou ethnique veut se raconter pour se mettre en valeur. Cette souplesse dissimule une face inquiétante, puisqu’on s’acharnera contre tout ce qui représente un arrêt marquant l’interdit et l’impossible : les méchants conservateurs qui tiennent encore à l’autorité, ceux qui croient à une hiérarchie des valeurs et, surtout, les Juifs, qui osent manifester leur singularité en prétendant exercer une autonomie politique, au lieu de se fondre dans les nations.

 

Or ce rejet de la vérité manifeste une convergence remarquable avec l’islam : les informations déformées, les pamphlets propagandistes publiés dans Le Monde ou par France 2, trouvent leur équivalent dans les déclarations faites par des caïds comme Arafat ou Mahmoud Abbas : l’idée que les « Palestiniens » seraient les descendants des Cananéens ; qu’il n’existe aucune trace archéologique de présence juive en Terre Sainte… Ou encore, ces dirigeants tiennent des discours - « territoires occupés », « résistance », « impérialisme ») -, en principe étrangers à leur culture religieuse, souvent pour mieux se faire entendre par les Occidentaux.

 

La quantité d’histoires invraisemblables émanant du monde musulman est stupéfiante, telles celles prétendant qu’Israël envoie des requins pour dévorer des baigneurs ou des oiseaux pour espionner les pays musulmans. Ces discours sont relayés sans discernement aucun par un grand nombre de mahométans.

 

Est-ce que leurs inventeurs croient vraiment à ce qu’ils racontent ? Justement, cette question – naturelle pour un Occidental – n’est pas pertinente, puisque l’enjeu se situe ailleurs.

 

Si l’islam cautionne le mensonge sans limites – en vertu des doctrines de taqiyya et de tawriyya –, la conception d’une vérité universelle n’a aucune place : tout ce qui compte est la jouissance, ce terme de Lacan désignant une dimension clandestine, irrationnelle, dans le cadre de laquelle on peut se servir de ces discours pour mieux consolider sa perception particulière du monde, et mettre à l’abri une satisfaction inavouable.

 

Les conséquences en sont considérables, et nous pouvons en voir les effets dans de nombreux exemples, dont nous donnons ici un échantillon. Ainsi, on sait que les salafistes égyptiens les plus pieux se cachent derrière un paravent de moralité, mais sont tout à fait prêts à commettre des actes sexuels prohibés par l’islam, en mettant en avant – à l’image des jésuites de Pascal (dans Les Provinciales) – la pureté de leur intention (niyya).

 

Les perversions sexuelles de Mohamed prennent de l’ampleur dans les crimes d’« honneur », où des femmes sont violées par des membres de leur propre famille, pour subir ensuite le châtiment de la mort. Le psychologue Nicolai Sennels signale que les pays d’où émanent le plus de recherches Googleconcernant le sexe avec des animaux ou avec des enfants sont des pays musulmans comme le Pakistan et l’Arabie saoudite.

 

On trouve un nombre considérable de fatwas (décrets religieux) ou bien de rapports concernant des pratiques aussi diverses que la crucifixion, le mariage avec des nourrissons ou l’esclavage sexuel, qui dépassent l’imagination ou qui sont congédiés par nos bien-pensants, sous prétexte que ce seraient de pures affabulations de la part de « racistes ».

 

Cependant, le spécialiste Raymond Ibrahim souligne que la démarche qui convient – en toute rigueur intellectuelle – consiste à d’abord établir si de telles pratiques ont un fondement dans les textes islamiques, auquel cas il ne faut pas se précipiter à en dénier la réalité factuelle.

 

En essayant de répondre à la question « Pourquoi les musulmans sont-ils plus violents et plus criminels que d’autres ? », Nicolai Semmels observe – suivant son expérience de clinicien – que pour les musulmans – et contrairement aux Occidentaux –, donner libre cours à sa colère (ou faut-il dire… « courroux » ?) est un signe de force, alors que se montrer prêt à se retenir ou à se remettre en question est considéré comme une preuve de faiblesse.

 

Il note aussi que les musulmans persistent à adopter la posture de la victime, et à, systématiquement, rejeter la faute sur l’autre. Le cas des « Palestiniens » – éternelles victimes – est exemplaire, tout comme leur statut d’assistés perpétuels (le statut de réfugié héréditaire) et universels.

 

Ces attitudes s’accompagnent d’un narcissisme exacerbé : Mohamed est l’homme parfait – que chaque croyant doit imiter –, et l’islam offre au monde la religion et le mode de vie qui sont les plus perfectionnés.

 

Alors, si quelqu’un ose mettre cet idéal en cause, il peut s’attendre à un déchaînement de violence que rien ne peut modérer : devenir lui-même objet d’un ordre d’assassinat, et voir des manifestations meurtrières se déclencher à travers le monde. Celui qui met en cause la conception de l’islam comme « religion de paix et d’amour » risque de se voir menacé… de mort : Théo Van Gogh, parmi d’autres, a payé le prix fort.

 

Le contraste avec la position moderne – d’origine hébraïque et renouvelée par le cogito de Descartes – est frappant.

 

Dans le cadre du rationalisme occidental, il s’agit d’être sujet, c’est-à-dire de se considérer comme séparé de toute divinité et ayant, par conséquent, à subir les conséquences de ses dires et de ses actions. Nous devons prendre à notre compte jusqu’aux effets les plus méconnaissables et imprévisibles de nos actions (c’est ce qu’on appelle « l’inconscient ») et ce, quelles qu’aient pu être nos bonnes intentions. Comme l’affirme Lacan : « De notre position de sujet, nous sommes toujours responsables ». (Écrits).

 

Pour remonter plus loin, le Dieu de la Bible a ceci de singulier qu’il parle aux hommes et qu’il est, lui-même, assujetti aux lois de la parole. Etant ainsi soumis à une certaine exigence de rationalité, il n’est pas pour autant assimilé, de façon idéologique, à la « Raison ». Ainsi, il revient à Abraham de supplier Dieu de modérer sa violence exterminatrice, et de sauver la ville de Sodome (Gen. 18 : 16-33).

 

Dans l’islam, il ne s’agit pas du tout du même Dieu, malgré l’étymologie que partagent les noms Allah etElohim (alef-lamed : El). Le dieu qui divise le monde entre Dar al-islam (la maison de l’islam) et Dar al-‘Harb (la maison du glaive), qui ordonne à ses fidèles d’accomplir le djihad et de soumettre (islamsignifie « soumission ») ou d’exterminer tous les incroyants. Ce, jusqu’à ce que la terre entière soit soumise. Ce dieu-là n’a strictement rien en commun avec celui des Juifs (ha-Shem : « le nom », purement symbolique, incarnant les lois du langage) ou celui des chrétiens (un Dieu d’amour, personnifié en le martyr Jésus).

 

Disons-le : la divinité de l’islam ressemble en tous points au surmoi insatiable, pour lequel aucun sacrifice n’est suffisant. À ce titre, la rigueur islamique (observation des rites, dissimulation du corps féminin, idéologie de la soumission…) rejoint ce que Freud disait dans Malaise dans la civilisation : chaque renoncement à la satisfaction pulsionnelle accroît la sévérité et l’intolérance du surmoi, qui se nourrit des renoncements mêmes qu’il réclame. Ce dieu est bien plus proche du Molokh biblique – qui exigeait des sacrifices humains – que du Dieu qui confère aux Juifs leur destin, depuis déjà trois millénaires.

 

Ce destin est lourd, certes, mais il fait aussi des Juifs une « lumière pour les nations » : il suffit de voir le nombre de prix Nobel décernés à cette minorité ethnique, par comparaison avec ceux attribués au musulmans.

 

Dans notre société post-moderne, où chacun se trouve happé par les objets et coupé de la parole – ou chacun jouit seul –, il n’est pas étonnant que l’islam puisse exercer une certaine attirance.

 

Dès lors que des valeurs comme l’honneur, le dévouement, ou la vérité, n’imposent plus leur ordre à la société et aux hommes, la distance critique – et le courage que celle-ci demande de chacun – se trouve abolie.

 

En quête de repères, on se demande plutôt : « Qui jouit le plus ? ». Il est clair que la réponse à cette question se trouve chez ceux qui s’imposent par la violence et par la manipulation des discours ; qui n’éprouvent aucune inhibition face à la vérité ou la remise en question personnelle. La couardise l’emporte, et l’on cède à la peur des représailles ; on se fond dans la masse plutôt que d’assumer l’âpreté de la solitude qu’impose une prise de position intellectuellement et humainement rigoureuse.

 

Ainsi, dans les media et sur les tribunes de nos politiques, nos « belles âmes » (selon les mots de Hegel) témoignent de leur consentement au déchaînement de la violence et de la barbarie, trouvant par là le moyen de se satisfaire derrière le fatras d’un discours compassionnel.

 

Est-ce une fatalité ? Non : il en suffit d’un seul pour relever l’honneur. Tel est, par exemple, le cas singulier du Premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui, en soutenant ouvertement Israël et coupant les liens diplomatiques de son pays avec l’Iran, met en évidence la lâcheté de nos gouvernants européens.

 

Si nous avons l’habitude de nous accommoder des nos inerties institutionnelles, de justifier la poursuite des politiques éprouvées, cet exemple nous démontre que la volonté décidée de l’un est capable de modifier le cours des choses, pour le meilleur.

 

 

Metula News

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Claude Germain V 28/10/2012 22:47


les Bouddhistes ne sont pas specialement agressifs ,bien au contraire puisqu'ils ils pronent la paix ,et la compassion ; a la difference du christianisme ,ils vous offrent leur chemise si vous en
avez besoin .......MAIS FAUT PAS LES FAIRES CHIERS !!!!!!!!!!! ......POINT BARRE !!!!!!!!!! ,....... ils ne savent pas ce que c'est de tendre l'autre joue

mika 28/10/2012 20:53



Décidément la barbarie est partout.


http://fr.euronews.com/2012/10/28/un-village-musulman-raye-de-la-carte-par-des-bouddhistes-birmans/.