"L'islam reste une menace" par Michèle Tribalat.

Publié le 15 Octobre 2011

Madame Tribalat souligne le principal danger que je traduis par la libanisation de notre société si ce n'est de notre pays ! L'islam est étrange car il nous est étranger tout simplement. Aujourd'hui, c'est la Seine Saint Denis qui est majoritairement musulmane (on peut s'inquièter des conséquences du droit de vote des étrangers), demain ce sera un autre département ! Jusqu'où allons-nous aller avant de prendre conscience que c'est le scénario du Kosovo qui s'annonce!

Gérard Brazon

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Par Michèle Tribalat

Pour réduire les inquiétudes que suscite l'islam, les discours tenus par les "élites" naviguent entre le désir de relativiser son importance et celui de l'installer dans le paysage français. C'est pourquoi l'islam est souvent présenté comme faisant partie intégrante des racines et de l'histoire de la France. Sa présence ne serait, en fait, que la reprise d'une histoire ancienne. C'est un argument d'autorité bien risqué, car il se réfère à des temps où la chrétienté, que l'on n'appelait pas encore l'Occident, a été acculée à la retraite, sous la force des armes.

En réalité, cela fait plusieurs siècles que l'Europe a renversé ce rapport de forces. L'islam avait, jusque récemment, disparu des pays d'Europe occidentale. En France, la presque-totalité des musulmans sont des immigrés ou des enfants d'immigrés. Le développement de l'islam y est donc lié à l'immigration étrangère. On pourrait en dire autant de la plupart des autres pays d'Europe occidentale. L'islam y est bien une nouveauté. L'argumentaire sur l'importance quantitative des musulmans en France est ambigu et oscille entre deux pôles : souligner leur caractère minoritaire ou insister sur leur importance (deuxième religion de France). Qu'en est-il ?

Le nombre de musulmans serait de 4 millions en 2008, soit 6,4 % de la population (estimation à partir de l'enquête "Trajectoires et origines", INED-Insee, 2008). Le bon sens nous dit que 4 millions d'individus ne sont pas en capacité de bouleverser nos modes de vie, notre rapport au religieux et nos acquis, dont certains n'ont pas encore subi l'épreuve du temps (libération des moeurs et condition féminine).

Parmi les jeunes adultes, un peu plus d'un jeune sur dix est musulman. On compte en France, entre 18 et 50 ans, un peu plus d'un musulman pour quatre catholiques. Si l'on s'intéresse maintenant aux plus fervents d'entre eux, ceux qui déclarent accorder une grande importance à la religion, les musulmans surpassent les catholiques d'environ 150 000 entre 18 et 50 ans. Ils sont trois fois plus nombreux parmi les jeunes nés en France dans les années 1980. L'expansion de l'islam se produit dans une France en état de déchristianisation avancé. La sécularisation progresse chez les autochtones par effet d'âge et de génération. En 2008, environ 60 % des jeunes autochtones nés dans les années 1980 déclarent n'avoir aucune religion.

Chez les enfants d'immigrés originaires du Maghreb, du Sahel ou de Turquie, la sécularisation recule au contraire parmi les plus jeunes : ils ne sont plus que 13 % à se déclarer sans religion en 2008. En 1992, 30 % des personnes âgées de 20 à 29 ans nées de deux parents immigrés d'Algérie se disaient sans religion. En 2008, dans la même tranche d'âges, ils ne sont plus que 14 %.

L'islam bénéficie d'une dynamique démographique plus favorable que le catholicisme : un taux de rétention élevé de la religion parentale, une endogamie religieuse forte, une fécondité plus élevée et une immigration qui va sans doute perdurer. Il reste à l'écart du grand mouvement de sécularisation qui touche le catholicisme et le protestantisme, l'essor des évangéliques ne compensant pas chez ces derniers les défections. Ajoutons à cela que les musulmans sont très concentrés dans les grandes agglomérations, ce qui accroît leur visibilité et leur capacité de mobilisation : en 2008, plus des deux tiers résident dans les agglomérations urbaines de 200 000 habitants ou plus, contre 39 % pour les personnes d'une autre confession ou qui n'en n'ont pas. L'islam est la première religion de Seine-Saint-Denis.

A défaut d'islamisation de la France, force est de constater une islamisation de la question religieuse et de certains territoires. La France croyait avoir laissé derrière elle la question religieuse, l'islam la réintroduit. Comme la sécularisation fait figure, à nos yeux, d'un mouvement inexorable de l'histoire en marche, nous avons tendance à juger tout mouvement inverse comme une aberration que seule l'aliénation et le désespoir peuvent expliquer. Nous voyons la (ré) islamisation des consciences comme une sorte de pathologie, dont il faudrait soigner non pas tant les symptômes, que la cause profonde : le malheur social.

Cette manière de raisonner a le triple avantage de nous illusionner sur la nature du problème, de proposer une recette familière et de laisser intacte notre foi dans le progrès inexorable de la sécularisation. Dans ces conditions, comment l'islam pourrait-il changer nos modes de vie ? Cette vision victimaire de l'islam révèle un grand narcissisme - nous sommes à l'origine du malheur de l'Autre - et une grande condescendance - cet Autre est privé de l'autonomie de sa volonté et de sa capacité à effectuer des choix. Elle s'accorde aussi avec une époque relativiste qui interdit de porter un jugement sur des pratiques qu'on aurait jugées inacceptables et valorise l'ouverture à ce qui vient d'ailleurs. C'est ce qui explique que nous préférons aux musulmans modérés qui nous ressemblent un peu trop, ceux dont la modération consiste seulement à répudier la violence pour faire avancer leurs revendications.

Si l'islam est encore une religion minoritaire, il a pourtant déjà changé nos vies dans un domaine vital à la démocratie : la liberté d'expression. A la crainte de sefaire traiter de raciste, ou maintenant d'islamophobe (il faut saluer ici le succès en Occident de cette notion qui est pourtant l'arme préférée des radicaux pour réduirela liberté d'expression), s'ajoutent l'intimidation et la peur (l'"affaire Redecker", la censure des programmes scolaires). La jurisprudence Rushdie a même conduit à une inversion de la notion d'incitation à la haine semblant vouloir désormais prévenir les réactions violentes des défenseurs des normes islamiques chaque fois qu'ils se sentent offensés (les caricatures danoises).

Michèle Tribalat

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 15/10/2011 20:48



Claude Germain a encore raison ,j'ajouterai que l'islam n'est pas une religion,c'est une grande SECTE sanguinaire.



Claude Germain V 15/10/2011 18:41



Bonjour .Madame Tribalat vos interrogations ,vos etudes ,vos reflexions et vos conclusion sur l'Islam sont fort interressantes ,mais un de mes trestrestres proches ayant fait la campagne de
Bosnie ,Saryevo et le reste a vu ce qu'il en etait sur le terrain et l'escroquerie morale ,les mensonges ,le comportement autain d'un Couchner ( au fait ou il est ce V.....??  ) venant
parader a coté des generaux français a Sarayevo et aboyer les bras  en V devant les bosniaques musulmans ,alors que nous avons TRAHIS NOS FRERES SERBES ,quand on a vu excusez moi ,ces
ethnies et leurs coutumes ,qu'avons nous été faire la bas .Alors qu'il y a eu mille fois moins de morts qu'on a voulu nous le faire croire.  Secondo le nombre de ces petits cheris doit
plutot avoisiner les 7 ou 8 millions d' envahisseur et cela ne fait que continuer a grand flot .


Alors permettez moi madame de vous dire une chose sans haine et sans violence : qu'un musulman vienne CHEZ MOI travailler ,d'abord a l'entrée de MON PAYS ,il s'habille comme nous ainsi que son
épouse ,si il trouve du travail c'est bien ,si il n'en trouve pas ,il repart chez lui en tout bien tout honneur et nous ne lui devons strictement rien. Ensuite si il reste CHEZ MOI ,il ne demande
pas a construire une mosquée car cela est incompatible avec ma religion et l'état laique et républicain de mon pays ,il ne m'impose surtout pas sa façon de manger et il vit normalement .Si pas
content : nous avons d'excellents menuisiers et ebenistes en France qui savent construire des portes immenses qui resteront ouvertes pour son départ et tout le monde sera content  .


Chez moi entre autre j'accepte de tout mon coeur la synagogue de mon voisin qui ne m'a JAMAIS crée de problemes ,qui est un bon Français comme moi et qui mene sa vie tranquillement .Sa synagogue
qui fait partie de ma culture ,que mes parents et ancetres ont toujours connu au meme titre que nos eglises.


Ainsi soit 'il ,bonne soirée