L'islam : une tentation de l'Eglise? Par Edouard Boulogne

Publié le 10 Décembre 2014

Une info qui date de 2010 mais qui est toujours d'actualité. Un évéché qui va en Syrie pour pleurer sur le sort des Chrétiens d'Orient mais qui ne dit rien concernant la porte de sa Cathédrale. Cherchez l'erreur.

 

L'islam : une tentation de l'Eglise?

 

 

[ Sur la chaine de rélévision LCI, j'apprends ce jour, d'une charmante jeune journaliste – un baccalauréat 2010, probablement- le « scandale » qui secoue la bonne ville de Lyon, siège du primat des Gaules.

Quel scandale? Eh bien, figurez-vous que dans l'entreprise actuelle de restauration de la cathédrale de Lyon, un tailleur de pierre, conformément à une tradition séculaire dans sa corporation, a taillé une gargouille représentant le visage d'un de ses vieux ouvriers ( depuis trente ans) qui se trouve être arabe et s'appeler Mohamed.

La petite godiche, lectrice du prompteur, déclame sans sourciller «  cela fait scandale aux yeux de chrétiens intégristes, et identitaires » ( sic! et fermez le ban).

Un micro trottoir conclut la séquence. Un vieux monsieur, et son épouse, trouvent ça très bien. Il est « pour le rapprochement des religions, et le dialogue ». Bien. Le tailleur de pierres ne dit pas autre chose. « Il faut, dit-il, qu'on cesse de se taper sur les uns sur les autres ». Je serais assez d'accord avec lui si le sujet de dissentiment ne portait pas sur autre chose que la représentation sous forme de gargouille d'un frère arabe.

Car ceux qui trouvent à redire, et je suis assez de ceux-là, critiquent autre chose : le fait que sous la gargouille, soit gravée dans la pierre, la formule « Dieu seul est grand », en français, et en arabe «  Allah akbar ».

Allah akbar, sur une cathédrale, voici qui revêt un caractère étrange, et dirai-je d'une grands portée politico-religieuse. Surtout dans cette période d'avachissement catholique, et occidental en général, où l'islam sert de matière première, et de fer de lance à des Etats totalitaires et ambitieux, qui se donnent pour objectif avoué la conquête des nations occidentales. Le cynique Khadafi nous le rappelait, à Rome, il y a moins d'une semaine.

Au vieux monsieur de tout à l'heure ( pas loin de 70 ans, au moins!), je suggérerais d'aller parler d'oeucuménisme à Alger, la Mecque, ou Tripoli, et d'inscrire en français, ou latin, « Dieu seul est grand » sur la mosquée d'Omar. Juste pour voir.

Il est vrai qu'il faut rendre le bien pour le mal, et que l'on n'est pas obligé de prendre aux autres leurs défauts. Tout de même, pour être ouvert et généreux, pour faire le bien, encore faut-il exister, et être libre.

Et ce qui menace en ce moment nos sociétés décadentes c'est la perte de la liberté, et de l'énergie, de la foi, qui sont le nerf de l'existence réussie.

Ce qu'il y a de plus inquiétant, c'est que l'évêché de Lyon semble trouver tout cela fort bien.

 

On se souvient qu'il y a 10 jours, l'archevêque de Toulouse, comparait la politique du gouvernement dans l'affaire dite des Roms, à la politique nazie pendant la seconde guerre mondiale. Ce qui lui a valu d'Alain Juppé, pour une foi bien inspiré, le rappel d'un mot célbre de Blaise Pascal : «  qui veut faire l'ange fait la bête ».

Je crois qu'il ne faut pas se cacher que la crise qui affecte les pays d'occident et particulièrement la France est d'abord d'ordre intellectuel et spirituel.

Tous ceux qui ont, tant soit peu, les moyens intellectuels et culturels d'analyser et d'exposer la nature de cette crise, pour mieux la combattre et la vaincre ont un devoir impérieux de le faire. Et, le pensant, je me suis rappelé le livre de toute première force publié en 1996 par l'historien Alain Besançon : Trois tentations dans l'Eglise.

J'en ferai très bientôt une analyse détaillée.

En attendant, je vous propose aujourd'hui l'extrait d'une interview du même homme, parue dans Famille chrétienne d'octobre 1996, que j'avais gardé en archives.

Une analyse lucide, impeccable, qui situe la crise dans une vaste perspective historique, qui permet de comprendre, qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil, que des erreurs catastrophiques commises dans le passé reviennent périodiquement, et que la connaissance de ce passé est bien utile pour prévenir notre présent des catastrophes qui le menacent.

 

Edouard Boulogne.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

Commenter cet article

Pivoine 12/12/2014 19:02


Il y a quelques années de cela, le clergé catholique était ravi que, grâce à l'islam, les gens croyaient de nouveau en Dieu. "Dieu est revenu grâce aux musulmans", disait-il. Croyait-il que le
christianisme allait revenir, alors que les ecclésiastiques n'avaient rien fait pour ? Chateaubriand disait, juste après la Révolution française : "Chassez le christianisme, vous aurez
l'islam !"


Un visionnaire, hélas !


En mai 68, les manifestants rejetaient le catholicisme, et pendant ce temps, le gouvernement organisait la venue de travailleurs musulmans...