L'islamisation de la France en 2012. Traduction Nancy Verdier

Publié le 5 Janvier 2013

headshotpar Soeren Kern   Nancy2013 (2)Traduction Nancy Verdier

Published by  Gatestone Institute.
janvier 2013

 

Les immigrés musulmans et leurs sympathisants ont utilisé une combinaison de poursuites judiciaires, de harcèlement verbal et physique - et même des assassinats - pour faire taire le débat sur la montée de l'Islam.

Les sondages d'opinion montrent que pour l’électorat de France - pays où vivent environ 6,5 millions de musulmans, la plus grande population musulmane de l'Union européenne - l'islam et la question de l'immigration musulmane ont surgi en 2012 comme la préoccupation publique de premier ordre. Les Français, sont semble-t-il de plus en plus inquiets par la mise en place d'une société parallèle musulmane  chez eux.

Mais les efforts du gouvernement cette année pour repousser  l'islamisation de la France ont été stoppés et mitigés  et pourraient être décrits comme "un pas en avant, deux pas en arrière." Un examen chronologique portant sur la montée de l'islam en France en 2012 comprend les faits suivants :

 


Les immigrés musulmans, en janvier, ont commencé par connaître plus de difficultés pour l’obtention de la nationalité française. (more difficult to obtain French citizenship.)   De nouvelles règles de citoyenneté ((citizenship rules) entrées en vigueur le 1 janvier 2012 exigent que tous les candidats passent des examens de culture française et d'histoire et prouvent aussi que leurs compétences en français sont équivalentes à celles d'un francophone de 15 ans originaire de France. En outre, les candidats à la nationalité française doivent prêter serment d'allégeance aux «valeurs françaises».

Les candidats musulmans représentent la majorité des 100.000 individus naturalisés citoyens français chaque année, et les nouvelles exigences de citoyenneté font partie d'un vaste effort visant à  l'intégration des musulmans dans la société française.

 

En février, l’émirat du Qatar a annoncé son intention d'investir 50 millions d’euros  (invest €50 million) dans les banlieues françaises, où vivent plus d'un million d'immigrés musulmans insatisfaits.

Le Qatar a déclaré que son investissement était destiné à soutenir les petites entreprises dans les quartiers défavorisés musulmans. Mais, étant donné que le Qatar, comme l'Arabie Saoudite, souscrit à la secte ultra-conservatrice wahhabite de l'Islam, les critiques disent que le véritable objectif de l'émirat est de colporter son idéologie religieuse chez les musulmans de France et d'autres régions de l'Europe.

Peu de temps avant que le Qatar n’annonce son intention d'investir en France, l’Emir du Qatar Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, qui a longtemps cultivé une image de réformateur pro-occidental et moderniste, a promis de «n'épargner aucun effort» (spare no effort) pour répandre les enseignements fondamentalistes wahhabites de l’islam dans «le monde entier».
La promotion d'idéologies extrémistes islamiques - en particulier le Wahhabisme, qui non seulement décourage l'intégration des musulmans en Occident, mais encourage activement le djihad contre les non-musulmans - menace de radicaliser davantage les immigrés musulmans en France.

Les investissements qataris sont destinés à des zones défavorisées, connues en France sous le nom  de banlieues  où jusqu'à un million ou plus d’immigrés musulmans originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, le plus souvent au chômage, essayent de se sortir  d’une existence pauvre.

 Les banlieues sont déjà exploitées par des prédicateurs islamistes ( being exploited by Islamist preachersoriginaires de pays comme le Maroc et la Turquie, qui mettent à profit la marginalisation sociale des immigrés musulmans en France pour créer des «sociétés  islamiques distinctes » gouvernées par la charia islamique.

Toujours en février, un documentaire pour la télévision française a révélé que tous les abattoirs de la grande agglomération parisienne produisent  désormais  la totalité de leur viande conformément à la charia islamique.

Dans cette diffusion de France 2 du 16 février il était aussi allégué (exposé), que la plupart des viandes abattues selon le rite religieux du  halal ne sont pas étiquetées  comme tel et entrent dans la chaîne alimentaire générale, où elles sont involontairement consommées par la population non-musulmane.

Halal, signifiant  en arabe - légal ou juridique -  est un terme désignant tout objet ou  action permis selon les lois de la charia. Dans le contexte de l'alimentation, la viande halal provient d'animaux abattus à la main selon les méthodes stipulées dans les textes religieux islamiques.

 Selon le documentaire de France 2, les abattoirs français produisent la viande halal en excédent, bien plus que nécessaire pour desservir les 6,5 millions de musulmans vivant en France. Le documentaire a indiqué que près de 30% de toute la viande produite en France est halal, alors que la population musulmane en France représente environ 7% de la population totale française.

 Pour éviter les coûts associés à l'exploitation de lignes de production distinctes pour les clients halal et non halal, les abattoirs français vendent le reste de la viande halal comme non halal. En conséquence, une quantité importante de la viande vendue dans les boucheries françaises n’est effectivement pas étiquetée comme produits halal et, selon France 2, les consommateurs français sont dupés dans l'achat de produits qu'ils ne devraient normalement pas manger.

 

En mars, un djihadiste islamique de 23 ans nommé Mohamed Merah (Islamic jihadist named Mohamed Merah) a confirmé la menace d’un terrorisme local musulman en France, lorsqu’ il tua trois parachutistes français, trois écoliers juifs et un rabbin par des tirs à courte portée dans la tête. Merah, un citoyen français d'origine algérienne, a filmé lui-même le déroulement de leurs exécutions  afin de "vérifier" leurs morts. Il succomba peu après le 22 mars dans un déluge de coups de feu après un siège de 32 heures par la police devant son appartement  dans la ville méridionale française de Toulouse.

Selon la police française, Merah a attaqué les membres de l'armée française en raison de l'implication de la France dans la guerre en Afghanistan, et les écoliers juifs parce que «les juifs tuent nos frères et sœurs en Palestine."

Toujours en mars, l'arbitre d’un match de football féminin (woman's football match) dans la ville méridionale française de Narbonne a refusé d'arbitrer le jeu lorsque les joueuses de l'une des équipes investirent la pelouse en portant le foulard islamique. L’incident du 18 mars a impliqué les joueuses de Petit-Bard Montpellier, qui  devaient se mesurer à l’équipe de Narbonne dans une compétition régionale.

Le conseil d'administration internationale de football, connu sous le nom de FIFA, avait interdit en 2007, aux  joueuses de porter le foulard islamique, également connu sous le nom de hijab, au prétexte que c'était dangereux. Mais le 3 mars, la FIFA a accepté le principe du port du foulard pour les joueuses lors des compétitions officielles.( female footballers could wear headscarves). Ce changement de règle, initié par Ali bin al-Hussein, vice-président de la FIFA et frère du roi de Jordanie, est entré en vigueur le 2 Juillet.

Le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Vacke a déclaré que M. al-Hussein a réussi à convaincre la FIFA que le hijab est une marque culturelle plutôt qu'un symbole religieux, et que le changement de règle permettrait aux femmes partout dans le monde de jouer au football. Mais le changement a provoqué la colère de nombreux européens, y compris certains groupes féministes, pour qui le voile islamique est un signe de «domination masculine».

Dans un entretien du 19 mars avec le journal français Le Parisien, (Le Parisien),  Asma Guenifi, la directrice du collectif aux droits des femmes, ‘Ni Putes, Ni Soumises’,  a déclaré que le changement de règle est «une régression totale. » Elle a ajouté: «Je pense que la FIFA est influencée par le lobbying intense de la part des pays riches du Moyen-Orient, comme le Qatar. »

 

En mai, les musulmans ont  contribué au résultat final des élections présidentielles françaises. Une analyse de la répartition des voix qui ont porté François Hollande le 6 mai comme premier président socialiste de la France depuis 1995 a montré que sa victoire était due dans une large mesure aux musulmans, qui ont voté pour lui en très grand nombre.

Selon une enquête auprès des électeurs français réalisée par l'institut de sondage OpinionWay ( OpinionWay) pour le journal Le Figaro, ce fut un extraordinaire raz de marée de 93% de musulmans français en faveur de Hollande. En revanche, le sondage montre que seulement 7% des musulmans français ont voté pour le candidat sortant, Nicolas Sarkozy.

On estime que deux millions de musulmans ont participé à l'élection de 2012, ce qui signifie que quelque 1,7 millions de voix musulmanes sont allées à Hollande plutôt qu’à Sarkozy. Les résultats  de l'élection dans l’ensemble, montrent cependant, que Hollande n’a gagné que par  1,1 millions de voix. Ce chiffre indique que le vote des musulmans a été décisif pour faire entrer Hollande au palais de l'Élysée.

Pendant la campagne, Hollande avait offert une amnistie aux quelque 400.000 immigrés clandestins musulmans actuellement en France. Il a également promis de modifier les lois électorales françaises afin que les résidents musulmans qui n'ont pas la nationalité française soient autorisés à voter aux élections municipales de 2014. Ces mesures, si elles étaient appliquées, permettraient au Parti socialiste de resserrer son emprise sur le pouvoir politique, tant aux niveaux régional que national. 

 Comme la population politiquement active musulmane en France ne cesse de croître, et comme la plupart des musulmans votent pour les partis socialistes et de gauche, les partis conservateurs trouveront de plus en plus difficile de gagner les prochaines élections présidentielles en France. 

 

 

En juin une cour d'appel française a accordé un permis de construire pour l’édification d’une méga-mosquée dans la ville méridionale de Marseille, (construction of a mega-mosque qui abrite la plus grande communauté musulmane de France.

Cette  décision,(overturned an October 2011 decision by a lower court) qui infirme le jugement d’ octobre 2011 en annulation du permis de construire -  représente une grande victoire pour les partisans de la mosquée, longtemps vantée comme le symbole le plus grand et le plus puissant de la présence croissante de l’islam en France.

Ce projet de 22 millions d’euros prévoit l’édification d’une Grande Mosquée - avec un minaret de 25 mètres de hauteur, et une grande salle de prières pour 7.000 fidèles - sur la rive nord du vieux port de Marseille dans le quartier Saint-Louis, une zone ethniquement mixte qui souffre de la pauvreté et d’un  chômage élevé.

En projet depuis plusieurs dizaines d'années, le permis de construire avait été délivré en Novembre 2009. À cette époque, les autorités municipales disaient que la nouvelle mosquée aiderait la communauté musulmane à mieux s'intégrer et favoriserait une forme plus modérée de l'Islam.

La première pierre des 8,300 mètres carrés de l’édifice  fut posée en mai 2010.  (elaborate stone-laying ceremony). La grande cérémonie de pose de la première pierre a été suivie par les chefs religieux musulmans, des politiciens locaux, ainsi que par plus d'une douzaine de diplomates de pays musulmans.

Les travaux d’ensemble de la Grande Mosquée (Grand Mosque)- qui comprendra une école coranique et une bibliothèque, ainsi qu'un restaurant et un salon de thé - devaient commencer en Février 2012, mais le projet a rencontré une opposition énergique de la part des riverains et des entreprises. Les adversaires de la Grande Mosquée ont fait valoir qu'elle ne serait pas en harmonie avec le tissu économique et social du quartier. La décision du tribunal d'appel, en date  du 19 juin, signifie que la construction de la mosquée peut maintenant se poursuivre sans entrave.

 

En juillet, le gouvernement socialiste a commencé à rembourser une partie de sa dette politique à la communauté musulmane par l'inauguration officielle d'une nouvelle méga-mosquée à Paris (a new mega-mosque in Paris) comme première étape vers  «la construction progressive d'un islam français».

 Avec ses 2000 mètres carrés au sol et ses trois étages, la Grande Mosquée  située à Cergy-Pontoise, dans la banlieue nord de Paris est non seulement vaste dans ses dimensions  (photo here), mais elle est aussi très visible et symbolique: avec son très haut minaret dont les détracteurs disent qu’il  a été spécialement conçu pour modifier la ligne d'horizon de la banlieue en étant plus grand que n'importe quel clocher d'église alentour, elle est censée devenir le «nouveau symbole de l'islam en France».

 S'exprimant au nom du Président Hollande lors de la cérémonie d'inauguration de la mosquée le 9 Juillet, le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls a décrit en ces termes la politique du gouvernement socialiste vis-à-vis de la construction de nouvelles mosquées en France: «Une mosquée, quand elle est érigée dans une ville, dit une chose simple: l'islam a sa place en France ».

 

En août, le gouvernement français a annoncé un plan de relance du maintien de l'ordre (reassert state control over the country's so-called "no-go" zones )dans 15 des régions les plus criminelles de France, dans un effort pour reprendre le contrôle de l'Etat sur ce qu'on appelle dans le pays « les zones de non droit » des "no-go" zones (des quartiers à majorité musulmane d’où sont exclus les non-musulmans).

Ces quartiers infestés par la criminalité, que le ministre de l'Intérieur français a désignés comme ’zones de sécurité prioritaires’ (Zones de Sécurité Prioritaires ou ZSP zones de sécurité prioritaires), comprennent des quartiers fortement islamisés de Paris, Marseille, Strasbourg, Lille et Amiens.

La répression sur les zones de non-droit dans la ZSP a commencé en septembre, quand le ministre de l'Intérieur français Manuel Valls déploya une police anti-émeutes, des détectives et des agents de renseignement dans les zones sélectionnées. L'espoir étant d’empêcher les banlieues pauvres de sombrer dans la tourmente en livrant dans le « style nord-américain » (North American-style) une guerre contre le crime. Si les résultats de ces nouvelles politiques conduisent à une baisse de la criminalité, Valls a prévu de désigner 40 zones  ZSP de plus avant l'été 2013.

Beaucoup de ces nouvelles ZSP coïncident avec les quartiers musulmans que les précédents gouvernements français ont considéré comme zones urbaines sensibles (Zones  Urbaines Sensibles, ou ZUS), qui sont des zones de non-droit où la police ne se risque pas (des "no-go" zones de police française).

Au dernier décompte, il y avait au total  751 Zones Urbaines Sensibles, dont une liste exhaustive peut être trouvée sur le site Web du gouvernement français (French government website), avec cartes satellites et démarcations précises des rues. On estime que cinq millions de musulmans vivent dans les ZUS, les territoires de France sur lequel l'Etat français a perdu le contrôle.

Toujours en août, environ 100 jeunes musulmans dans le quartier défavorisé de Fafet-Brossolette à Amiens,  se sont déchaînés durant deux jours et ont déclenché des incendies volontaires, parce que la police avait arrêté un musulman pour conduite sans permis. (two-day arson rampage). Les musulmans avaient estimé que l'arrestation démontrait une certaine « insensibilité » car elle a eu lieu pendant que les habitants du quartier suivaient l’enterrement  de Nadir Hadji, (viewed the arrest as "insensitive"), un jeune algérien de 20 ans, décédé dans un accident de moto le 9 août. Il est apparu plus tard, cependant, que la police avait été appelée dans le nord d'Amiens, après avoir reçu des rapports que des jeunes étaient en train de charger des feux d'artifice dans une voiture. La police a également découvert des ingrédients de cocktails Molotov, des bouteilles vides et un bidon d'essence, ce qui a conduit à l'arrestation.

En réponse aux émeutes des 12 et 13 août, environ 150 policiers et la police anti-émeutes ont été déployées dans le quartier Fafet et des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été utilisés  et même un hélicoptère a été mobilisé  après que de jeunes musulmans eurent tiré sur eux avec des chevrotines, (buckshot, fireworks and other projectiles ) des pétards et autres projectiles depuis neuf heures du soir jusqu'à quatre heures du matin.

Au moins 16 policiers furent blessés dans la mêlée, dont l'un grièvement. Les jeunes ont également incendié et détruit une cantine scolaire, une salle de sport  anti-délinquance juvénile, un centre de loisirs et un jardin d'enfants, ainsi que 20 voitures et 50 poubelles. Le coût de la réparation ou de la reconstruction des structures endommagées ou détruites pourrait atteindre 6 millions d’euros.   (Photos here)

Gilles Demailly, le maire socialiste d'Amiens, a déclaré que cette violence reflétait une descente vers l'anarchie, orchestrée par des fauteurs de troubles de plus en plus jeunes: « Cela  fait des années que nous n’avons pas connu une nuit aussi violente que celle-là avec autant de dégâts commis. Les affrontements étaient très, très violents. » Il a ajouté: «Pendant des mois, j’ai réclamé les moyens d'atténuer les problèmes du quartier parce que la tension ne cessait d’y monter. Vous avez des gangs de jeunes qui jouent à faire les gangsters et qui ont transformé les lieux en une zone de non-droit. Vous ne pouvez plus commander une pizza ou faire venir un médecin à domicile. »

Les affrontements  d’Amiens succédaient à plus de cinq jours de violences entre bandes rivales musulmanes à Toulouse. La police dans le quartier urbain de Bagatelle (officiellement classé comme une ZUS "no-go" zone officially classified as a ZUS "no-go" zone) a qualifié cette violence entre musulmans de «sorte de guérilla» entre deux gangs dont les membres sont âgés de 15 et 20 ans (a kind of guerilla war). La violence était apparemment «le résultat d'un règlement de comptes entre trafiquants de drogue, mais aussi en raison de vieux ressentiments exacerbés par l'ennui et la chaleur du mois de Ramadan. »

Le 14 août deux imams locaux de Bagatelle ont organisé une marche dans les rues et ont appelé les jeunes à cesser la violence. Les médias locaux (media reports said) ont indiqué que les habitants du quartier connaissaient les noms des fauteurs de trouble, mais « personne n'osait parler par peur de représailles. » Selon l'imam adjoint de Bagatelle, Siali Lahouari, «On avait l’impression d’être en Bosnie ou en Afghanistan, pas au Mirail en banlieue de Toulouse.»

 

 

En septembre, le ministre de l'Intérieur français Manuel Valls a inauguré officiellement la Grande Mosquée de Strasbourg (Grand Mosque of Strasbourg), la deuxième du genre jamais construite en France. Le méga-mosquée de Strasbourg a une capacité de 1.300 mètres carrés et des places pour 1.500 fidèles, et est légèrement plus petite que la Grande Mosquée géante d'Évry Courcouronnes (Grand Mosque d'Évry) dans la banlieue sud de Paris.

Lors de la cérémonie d'inauguration (inauguration ceremony) le 27 septembre, Valls a dit: « Les musulmans de France peuvent se féliciter du modèle singulier qu'ils sont en train de  construire. L'islam de France brille par la force de sa sérénité.  La mosquée est à moins de deux kilomètres de la cathédrale Notre-Dame donnant à l'islam toute sa place en France. »

Mais Valls a également émis un avertissement aux islamistes (issued a warning to Islamists) : «Les prédicateurs de haine, les partisans de l'obscurantisme, les fondamentalistes, ceux qui attaquent nos valeurs et nos institutions, ceux qui nient les droits des femmes, ces gens n'ont pas leur place dans la République française. Ceux qui sont sur notre territoire pour défier nos lois, pour attaquer les fondements de notre société n'ont pas à y rester. Je n'hésiterai pas à expulser ceux qui prétendent être de l'Islam, et représentent une menace grave pour l'ordre public, en ne  respectant  pas les lois et les valeurs de la République française. "

 

 

En octobre, des tensions ont éclaté à propos du projet de conversion d'une église vide en mosquée dans la ville de Vierzon dans le centre de la France. (conversion of an empty church into a mosque). La controverse portait sur Saint-Eloi, une petite église située dans un quartier ouvrier qui a été prise en charge par les immigrants en provenance du Maroc et de Turquie.

Avec six églises à entretenir  et moins de fidèles chaque année, les autorités catholiques de Vierzon ont dit qu'elles ne pouvaient plus se permettre de conserver Saint-Eloi. Elles souhaitent  maintenant vendre l'immeuble pour 170.000 Euros  à un organisme marocain musulman dont les membres veulent convertir l'église en mosquée.

Dans une interview avec le magazine hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, (Le Nouvel Observateur) Alain Krauth, le curé de la plus grande église catholique de Vierzon, a déclaré: «La communauté chrétienne n'est pas aussi importante qu'elle l'était dans le passé. Si les musulmans modérés achètent  Saint -Eloi, nous ne pourrions que nous réjouir de voir que les musulmans de Vierzon sont en mesure de célébrer leur religion. » Ses propos ont été accueillis avec indignation par les citoyens locaux opposés à la conversion de l'église en mosquée.

Toujours en octobre, dans la ville voisine de Poitiers, près de 70 membres d'un groupe de jeunes conservateurs connus sous le nom  ‘Génération  Identitaire’ ont occupé une mosquée (occupied a mosque) en construction dans le quartier Buxerolles une zone fortement islamisée de la ville. Le raid à l'aube du 21 octobre a été conçu comme une protestation contre l'influence croissante de l'islam en France.

Les manifestants ont grimpé sur le toit de la mosquée (photos ici photos here) et ont déployé une banderole avec l'expression symbolique, "732 Génération identitaire" - une référence à l'année 732, où Charles Martel arrêta l'avance de l'armée d'invasion musulmane au nord de Poitiers (également connue sous le nom de la bataille de Tours. Battle of Tours)

 

 

En novembre, une nouvelle enquête d'opinion a révélé que la majorité des gens en France pensent que l'islam est trop influent dans la société française,( Islam is too influential in French society) et près de la moitié considèrent les musulmans comme une menace pour leur identité nationale.

L'enquête a révélé une dégradation importante de l'image de l'islam en France. Les résultats montrent également que les électeurs français sont de moins en moins à l'aise avec l'immigration massive en provenance des pays musulmans qui a été encouragée par une génération d'élites politiques et culturelles dévouées à la création d'une société multiculturelle en France.

L'enquête menée par l'Institut Français d'Opinion Publique (French Institute of Public Opinion ) (ou Ifop  comme on l'appelle couramment) et publié par le journal de centre-droit Le Figaro le 24 octobre, a montré que 60% des Français pensent que l'islam est devenu «trop visible et influent » en France - contre 55% dans un sondage précédent il y a deux ans.

Le sondage a également révélé que 43% des Français considèrent la présence des immigrés musulmans comme une menace pour l'identité nationale française, contre seulement 17%  pour qui elle enrichit la société.

En outre, 68% des personnes en France reportent la faute des problèmes liés à l'intégration des musulmans sur les immigrants qui refusent de s'intégrer (contre 61% il y a deux ans), et 52% les mettent sur le compte des  différences culturelles (contre 40% il ya deux ans).

Le sondage a également montré une résistance croissante aux symboles de l'Islam. Près des deux tiers (63%) des Français se disent opposés au port du voile ou du foulard islamique en public pour les femmes musulmanes comparativement à 59% il y a deux ans. En outre, l'enquête a montré que seulement 18% des Français se disent en faveur de la construction de nouvelles mosquées en France (contre 33% en 1989 et 20% en 2010).

«Notre sondage montre un nouveau durcissement dans l’opinion des Français » a déclaré au Figaro Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop. «Ces dernières années, il n'y a pas une semaine sans que l'islam soit au cœur des sujets d’actualité  pour des raisons sociales: le voile, l’alimentation halal, des nouvelles dramatiques comme les attaques terroristes ou des raisons géopolitiques », a-t-il dit.

 

 

En décembre, deux groupes musulmans ont lancé des poursuites (two Muslim groups launched legal proceedings)  contre le journal  satirique français Charlie Hebdo (Charlie Hebdo), l'accusant d'incitation à la haine raciale pour avoir publié des caricatures provocantes du prophète de l’islam Mahomet le 19 septembre.

Les membres de l'Union Démocratique Algérienne pour la Paix et le Progrès et l'Organisation de l'Union arabe ont dit qu'ils réclamaient un total de 780 000 Euros  de dommages et intérêts. Ils ont dit que le procès avait pour but de «défendre et de soutenir les personnes islamiques et / ou arabes. » Selon les plaignants, les dessins ont porté «atteinte à l'honneur et à la réputation du prophète Mahomet et à la communauté musulmane. »

Auparavant, les bureaux parisiens de Charlie Hebdo avaient été détruits par un incendie criminel ( destroyed in an arson attack) après le lancement par le journal d’une « invitation » au Prophète Mahomet  comme  «rédacteur en chef ».  L'attaque à la bombe incendiaire de novembre 2011 eut lieu quelques heures avant la sortie en kiosques d’un numéro intitulé "Charia Hebdo", (Sharia Hebdo) comportant une bande dessinée de Mohammed sur la couverture.

Tant les incendies criminels que les procès marquent une grave escalade dans une guerre islamique de longue durée contre la liberté d'expression en France. Les immigrés musulmans et leurs partisans multiculturels en France et ailleurs ont recours à une combinaison de poursuites, de harcèlement verbal et physique - et même d’assassinats - pour faire taire le débat sur la montée de l'islam.

 

Soeren Kern is a Senior Fellow at the New York-based Gatestone Institute. He is also Senior Fellow for European Politics at the Madrid-based Grupo de Estudios Estratégicos / Strategic Studies Group. Follow him on Facebook.


Toute reproduction est libre de droit et même conseillée avec toutefois le signalement de l'auteur 
Soeren Kern,  de la traductrice Nancy Verdier et du site

http://www.gerard-brazon.com/ Merci d'avance  

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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