L’islamophobie est-elle en train d’exploser en France ?

Publié le 20 Juin 2013

Nous avons là encore une  interview explicative sur l'islamophobie. Personne parmi ces biens pensants ne veut prendre en compte le fait que vouloir stigmatiser "l'islamophobe", c'est stigmatiser un veilleur du délit de blasphème.

L'islam fait peur parce qu'il y a toute les raisons d'en avoir peur! Il suffit de regarder l'état des libertés civiles dans les 57 pays musulmans pour le comprendre. L'islam n'est pas qu'une religion, c'est AUSSI un système totalitaire! Le plus redoudable qui soit puisqu'il mêle le pouvoir temporel avec le spirituel pour aboutir à la dictature religieuse! Est-ce si compliqué à comprendre?

Gérard Brazon 

«Les agressions islamophobes sont justifiées comme de la self-défense»

PAR FOUAD BAHRI 

 

L’islamophobie est-elle en train d’exploser en France ? Après une semaine marquée par la multiplication des agressions physiques contre des femmes voilées et la tentative, avortée, d’organiser une manifestation anti-islam par le mouvement Résistance républicaine, Zaman France vous propose un entretien exclusif avec le sociologue du fait religieux Raphaël Liogier, auteur du livre Le mythe de l’islamisation, pour tenter comprendre les ressorts profonds de ce phénomène inquiétant.

Comment analysez-vous l’intensification des actes islamophobes et le passage à l’acte ?
 
Si nous étions dans une situation de phobie, cela n’entraînerait pas de passage à l’acte mais des formes de rejets. Cliniquement, on est plus dans la phobie mais dans ce que j’appelle un théâtre paranoïaque. Dans la phobie, vous pouvez être dans la condescendance, le rejet ou la peur. Dans le théâtre paranoïaque, vous supposez que l’autre vous en veut à vous en particulier.  Il y a la projection de l’intentionnalité. Cela n’était pas le cas avant 2003 ou 2004. Il n’y avait pas de blessure narcissique. On n’avait pas l’idée que les musulmans sont là parce qu’ils ont un plan et qu’ils veulent acculturer ou provoquer une colonisation inverse. Les agressions physiques contre les femmes voilées sont justifiées par leurs auteurs non pas comme de la phobie mais comme de la self-défense contre une agression intrinsèque des musulmans.
 
Pourquoi cette tendance ne se manifeste que maintenant ?
 
L’année charnière est 2003. C’est l’attaque américaine en Irak qui se fait sans l’aval des Européens. A partir des années 2000, on est plus seulement dans une crise économique mais aussi symbolique. C’est la blessure narcissique de l’Europe qui a perdu sa prééminence économique, militaire et culturelle. Partout sur le Vieux Continent, on a à ce moment là des débats sur l’identité nationale et l’origine chrétienne de l’Europe. 2003, c’est aussi l’année de création de Riposte laïque.
 
Y-a-t-il une spécificité française à ce phénomène ?
 
Il y avait une spécificité française au début, avec la fameuse exception française. L’Europe s’est pensée pendant un siècle au centre du monde, et la France était au centre du centre du monde. En 2003, un rapport à été remis à François Baroin à la demande de Jean-Pierre Raffarin, qui parlait de nouvelle laïcité qu’il faut mettre en place parce que la laïcité à un moment donné peut entrer en contradiction avec les droits de l’homme et qu’il faut alors choisir la laïcité, ce qui est absurde car historiquement elle est le produit des droits de l’homme. Autrement dit, on avait le droit de faire des lois qui étaient contradictoires avec ces droits de l’homme parce que le bateau coule. C’est la laïcité en situation d’urgence qui conçoit l’islam comme une menace au mode de vie européen. On est plus dans la stricte laïcité mais dans une laïcité d’exception. On se croit en situation de guerre et on met en place des tribunaux d’exception. Tout se concentre dans le mot islamisation. Toute manifestation de l’islam est considérée comme plus que ce qu’elle n’est. Il y a un aspect procès d’intention. Cela se voit très bien dans le phénomène Tariq Ramadan.
 
Ce théâtre paranoïaque est-il un phénomène naturel ou relève-t-il de la construction ?
 
Je ne crois pas à la théorie du complot ni du côté des musulmans, ni de celui des institutions. C’est plus grave encore. Il y a une telle frustration et une telle angoisse du côté de la population française. Le sentiment de déclin irréversible, la mondialisation et le capitalisme sont vus comme l’horreur absolue, le comble étant la visibilité de l’islam et des musulmans perçus comme voulant imposer leur religion. Il faut vraiment ne pas avoir confiance en son identité pour penser que 6 ou 7 % de la population vous menace culturellement. Ce qui relie ces choses n’est pas un lien logique mais psychologique. Comme on ne peut pas en vouloir à la mondialisation, il faut personnaliser avec tout ce qui à l’air hétérogène comme l’islam.  
 
Dans votre livre Le mythe de l’islamisation, vous décrivez plus précisément ce que vous entendez par théâtre paranoïaque…
 
Le théâtre paranoïaque, c’est ce qui permet de passer à l’acte. Le mythe de l’islamisation, c’est l’Europe qui met en scène son propre déclin sur le dos de l’islam. Comme dans tout théâtre, il y a quatre acteurs. Le héros qui prétend défendre la civilisation, l’Europe, l’Occident, qui parfois passe à l’acte comme Anders Breivik. Le peuple trompé qui se représente comme étant trahi, qui est majoritaire mais qui se pense presque comme minoritaire culturellement, qui pense avoir perdu. Dans la phobie, vous comprenez que l’autre est plus faible, avec des opinions comme : « ils sont inférieurs, ils sont sauvages, ils sont moins biens» alors que dans le théâtre paranoïaque, vous considérez que les faibles sont forts. Si les musulmans prient dans la rue, ce n’est pas parce qu’il y a moins de mosquées proportionnellement que les temples protestants. Non. S’ils prient dans la rue c’est parce qu’ils veulent occuper la rue, vont-ils dire. Il y a enfin le traître multiculturaliste qui dénonce ce qui se passe et il y a le djihadiste potentiel. Dans ce schéma, tout musulman est un djihadiste potentiel. On le voit dans l’expression «musulman modéré» comme si l’islam était en soi négatif. Et cela peut aussi créer du passage à l’acte chez le musulman qui peut prendre cela au sérieux et là ça donne Mohamed Merah. Merah n’est pas devenu djihadiste parce qu’il était musulman, il est devenu musulman pour être djihadiste !
 
Le fantasme démographique nourrit aussi cette crainte islamophobe…
 
Oui alors que c’est une fausse idée. Il n’y pas contrairement à ce qu’on croit une hausse de la natalité chez les musulmans. Ce n’est pas une communauté qui augmente démographiquement. C’est une population fragile économiquement, qui n’a pas accès aux relais d’opinion, et qui comme toutes les populations fragiles, peut à un moment ou à un autre réagir de façon agressive. Faire des lois ne sert donc à rien car on croit se protéger d’une menace quand on se protège contre son angoisse.
 
Est-il encore possible de sortir de ce cercle vicieux de violence et de radicalisation ?   
 
Oui. Il faudrait plus de responsabilités des hommes politiques. Il faudrait revenir aussi à plus de rationalité  et moins d’émotivité.  Ces agressions islamophobes arrivent ainsi juste au moment où on est en train de discuter au Parlement de laïcité, au moment où Hollande dit que la laïcité ne s’arrêtera pas au privé. Les Français se sentent légitimes à passer à l’acte parce qu’ils entendent cela à la télévision, parce que les politiques en parlent comme de problèmes alors que ce sont de faux problèmes. Par exemple, les membres de l’Observatoire de la laïcité créé par le gouvernement pensent pour la plupart qu’il y a un problème avec l’islam. Des gens comme Jean Baubérot n’y sont pas. On est allés sélectionner les gens en fonction de ce qu’on veut entendre. Les politiques doivent plutôt mettre en place les conditions d’un vrai débat.
 
Certaines réactions qu’on observe chez les musulmans comme une certaine inflation de débats et de conférences sur l’islamophobie, et parfois une tendance à la victimisation, ne renforcent-elle pas une polarisation oppositionnelle qui entretient la tension là où il faudrait la désamorcer ?
 
Paradoxalement, oui, mais pas dans le sens où on le pense. Ce qui a pu laisser le champ libre au développement d’une forme de paranoïa anti-musulmane, c’est moins la visibilité de l’islam qui est assez banale. La condamnation du halal au Quick ou la présence de femmes voilées aux sorties scolaire est, en ce sens, ridicule. C’est plutôt l’attentisme de certains musulmans ou dirigeants d’associations. Leur attitude, c’était : «ça va passer, il faut attendre, il faut rien faire, etc..». C’est l’attitude Tareq Oubrou, qui a été très influent sur ce point là. Malgré cette attitude conciliante, vous allez pourtant avoir une vindicte des islamophobes contre Tareq Oubrou qui l’accuse d’être en lien avec les islamistes.
 
Quelle réponse les musulmans devraient-ils apporter selon vous ?
 
Quand on est visée en tant que minorité, c’est plus rassurant dans un pays avec une culture de la mobilisation, de manifester dans la rue et de dénoncer pacifiquement. Ce que ne font pas les musulmans en réalité qui ne sont pas capables de s’organiser pour dire stop ! Il y a aussi le risque de prêter le flanc aux accusations qui leur sont faites en amalgamant trop souvent des sujets de politique internationale avec l’islamophobie telle qu’elle existe dans ce pays. Mais n’oublions pas que les musulmans ne font que répondre à une agression, même si la réponse n’est pas toujours adéquate. Il ne faut pas retourner le sens de l’agression.
 
Une manifestation de Résistance républicaine, un rejeton de Riposte laïque qui milite contre l’islam, a été interdite à Paris. Comment jugez-vous l’évolution de ces mouvements identitaires anti-musulmans ?
 
Ces mouvements ne sont plus ni à droite, ni à gauche. Ils jouent sur la fragilité identitaire de l’Europe. Bloc identitaire, au départ c’est à droite. Riposte laïque, c’est fondée par quelqu’un qui viens de Res publica, donc à gauche. C’est à partir du mythe de l’islamisation qu’il peut y avoir une convergence entre eux. A droite, c’est la menace contre la culture catho et ses figures comme Clovis ou Jeanne d’Arc qui est visée. A gauche, le discours est sur la liberté d’expression, l’égalité hommes femmes. Le FN a repris cette construction dans son nouveau programme et discours.  Ces mouvements identitaires constituent le nouveau noyau au cœur de la vie politique française et leurs idées se retrouvent aussi bien au FN, qu’à l’UMP et au PS.  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Richard83 20/06/2013 21:00


Il n'y avait personne d'autre à interviewer ???


Ce genre de mec, on sait à l'avance ce qu'il va nous dire!!

lucas 20/06/2013 19:17


pourquoi ne pas commencer d'abord par:


 qu'ils se comportent comme tous français:


respentent les lois  Françaises et que ce ne soit pas à la France qui doit modifier nos lois...;


 que les peines et sanctions soient appliqués sans distinstions ...........


 là alors nous pourrons parler de bien vivre ensemble...


 


 

Marie-claire Muller 20/06/2013 17:23


Il a tout faux celui là!!A mon humble avis il vit dans une caverne  ou dans une tour d'ivoire chez les bobos.Les colonisateurs sont +que 13 millions en France (c'est Boubackeur qui l'a
avoué)Le  déni de réalité n'empêchera pas l'islam de progresser; mais la prise de conscience de nombreux citoyens que le mal est dans nos murs et que les muzz(modérés) avancent masqués
"taqyya"afin de tromper les occidentaux trop  pacifistes; jusqu'au moment ou, ils seront assez nombreux, pour transformer nos églises en mosquées et devenir maires de nos communes avec
l'aide de la gauche !!!


BOSSUET a écrit:(lui au moins a oser l'avouer)


"Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance,pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie,pour tout miracle ses armes,qui font trembler le monde et rétablissent par force
l'empire de Satan dans tout l'Univers"

Walker 20/06/2013 17:12


Faire des livres pour ouvrir les yeux c' est très bien mais je crois qu' on a fait 10 fois le tour du sujet car il y a des mois et des mois qu' on en parle.



Donc il faudrait que l' on passe au cran supérieur et organiser une VRAIE résistance car on ne les foutra pas dehors à coup de belles paroles.



On va me rétorquer "si t' es si malin qu' est-ce que tu proposes ?".


C' est simple et ne jouons pas les andouilles. Je propose ce que vous avez tous en tête : chasser les muzz de chez nous.
Sauf que moi tout seul je ne suis rien mais avec vous je suis beaucoup plus.


Inutile que je développe vous avez compris je pense.

Nous savons tous que nos gouvernators ne pensent qu' à faire du fric pour être bien à l' abri quand tout pétera !
Car ils n' attendent qu' une guerre civile ou une guerre contre les pays arabes. Et une guerre la plus meurtrière possible !
Ils sont à un point de non retour où, à part leurs intérêts personnels, ils ne contrôlent plus rien ! Plus particulièrement le chômage, le manque d' habitation, le marché du travail, la
corruption, la sécurité, etc... 


 


Nous n' avons rien à attendre de cette oligarchie au pouvoir.
Le feu vert c' est NOUS qui devons le donner !
Merci d' y penser.

mika 20/06/2013 15:27


Le Cran interpelle France Télévisions



http://actualite.20minutes.fr/_crea/2013/06/20/article-1177135-20130620-cran-interpelle-france-televisions-apres-sketch-on-demande-a-rire.html#xtor=EPR-182-[welcomemedia]--


 


Aymeric  Lompret « Faut-il rendre leurs terres aux
esclaves… »


https://www.youtube.com/watch?v=bqxcM_sYs0g


 


 

marie-plume 20/06/2013 15:00


Si j'écris que l'auteur de cet article à l'eau de rose est vraiment délicieux, comment sera interprété mon sentiment? 

Epicure 20/06/2013 14:41


Il faudrait plus de responsabilités des hommes politiques.
Il faudrait revenir aussi à plus de rationalité  et moins d’émotivité.


En gros: si ma tante en avait, on l'appellerait mon
Oncle