L'ONU abandonne le concept de blasphème

Publié le 31 Mars 2011

Parce que les droits humains concernent la protection des individus plutôt que des religions. Le Pakistan, qui s'insurge contre toute critique de l'islam en Occident, est le pire oppresseur de minorités dans le monde. Avec l'assassinat de chrétiens faussement accusés de blasphème, du ministre des minorités et du gouverneur du Penjab qui s'étaient portés à leur défense, il a lui-même démontré que la répression du blasphème mène à des atrocités.

Mais l'OCI a demandé à Ban Ki-moon de condamner l'autodafé du coran par le pasteur Jones de Floride. Même si le Secrétaire général de l'ONU donne suite à cette demande et condamne un "sacrillège", ça ne changera rien à l'image de l'islam. Tout le monde est en mesure de constater qu'il s'agit d'une idéologie intolérante, violente et haineuse . Voici d'ailleurs ce qu'en dit Douglas Murray, directeur du Center for Social Cohesion de Grande-Bretagne :


 
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La « diffamation des religions » ne fait plus partie du vocabulaire du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

Blaspheme-islamC'est un changement de position radical de la part de l'Organisation de la conférence islamique(1). Après plus de 10 ans passés à imposer, à l'ONU, le concept de « diffamation des religions », elle a choisi de l'abandonner. Ce virage s'est concrétisé, jeudi 24 mars, au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies. Les États membres y ont adopté - sans vote, par consensus - une résolution, présentée par le Pakistan au nom de l'OCI, relative à la liberté de religion ou de croyance. Une résolution où ne figure plus cette notion, extrêmement controversée, de « diffamation des religions ».

Dans un récent rapport, l'organisation Human Rights First (HRF) a relevé 70 cas, dans 15 pays, où l'institution de lois sur le blasphème a conduit à des attaques, des meurtres, des détentions arbitraires et des condamnations pouvant aller jusqu'à la peine de mort. Utilisé pour museler des prises de position laïques, ou des minorités religieuses, le concept de « diffamation des religions » va ainsi à l'encontre du droit international sur la liberté d'expression, jugent les ONG.

Ce nouveau consensus ne met pas un terme aux luttes d'influence entre l'OCI et les pays occidentaux au sein des Nations Unies. En défendant la résolution, le représentant du Pakistan a bien souligné que l'intolérance religieuse signifiait avant tout, à ses yeux, la stigmatisation de l'islam par l'occident. Des diplomates de pays islamiques, rapporte le correspondant de Reuters, ont déjà averti le Conseil qu'ils pourront à nouveau soutenir le concept de diffamation religieuse s'ils ne constatent pas que les pays occidentaux agissent pour protéger les croyants.

Source : Les Nouvelles News, 25 mars 2011 (extraits)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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