L'OSCE : encore un autre boulevard offert aux islamistes pour le contrôle de la parole. Traduction Jenny Dutartre

Publié le 22 Septembre 2012

L'OSCE : encore un autre boulevard offert aux islamistes pour le contrôle de la parole.

Par Andrew E. Harrod et Adam Turner  •  Traduit par Jenny Dutartre

      http://www.legal-project.org/blog/2012/02/the-osce-yet-another-avenue-for-islamists-to

Bien qu’à travers l'ONU et le « Processus d'Istanbul », plus d'attention aille aux tentatives bien visibles de l'Organisation de la Coopération Islamique (l’OCI) de contrôler la parole dans les pays occidentaux s’agissant des sujets en relation avec l’islam, les désirs musulmans et islamistes de limiter le discours critique à ce propos et de promouvoir une image positive de leur religion ont également joué un rôle dans les interventions d’une autre organisation internationale pour diriger le débat sur l'islam et les musulmans.

Le 28 octobre 2011, une conférence, intitulée « Faire face aux intolérances et à la discrimination contre les musulmans dans le discours public » a eu lieu à Vienne au siège de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). L'OSCE est un regroupement international qui englobe 56 Etats d'Amérique du Nord (Canada et États-Unis), l'Europe, et l'ex-Union soviétique. Lors de cette conférence, le secrétaire général Dano-pakistanais de l'Initiative des musulmans d'Europe pour la Cohésion Sociale (Die Initiative Europäischer Muslime für Sozialen Zusammenhalt ou IEMSZ), Bashy Quraishy, a réclamé « des directives contre l'islamophobie dans le discours public » et a déclaré que « la liberté d’expression en Europe implique la responsabilité, ce qui est souvent oublié par les dirigeants politiques et les journalistes ». En outre, le général Quraishi ainsi que de nombreux autres participants à la conférence ont vanté les contributions civilisationnelles de l'islam - et des musulmans - à l'humanité. Peut-être sans trop de surprise dans ce monde politiquement correct, au bout du compte l’OSCE a apparemment accédé au désir de Quraishi de protéger les musulmans de discours insultants et de promouvoir une vision positive de l'islam.  

Ce fait est clairement visible dans le livret de l'OSCE, intitulé : Instructions à l’attention des éducateurs sur la lutte contre l'intolérance et la discrimination contre les musulmans : aborder l'islamophobie par l'éducation (disponible en ligne en format PDF). La brochure de l'OSCE met fortement l’accent sur la lutte contre « l'islamophobie », problème que même des personnalités inattendues trouvent clairement exagéré. Elle affirme que les « médias » et « un certain discours politique » ont « contribué » à la conviction que les musulmans sont des « extrémistes qui menacent la sécurité et le bien-être des autres » et que cela s’est traduit par une « série de discriminations ». La brochure contient également de nombreuses déclarations politiquement correctes et parfois des affirmations non justifiées. En répliquant aux « stéréotypes récurrents sur les musulmans dans le discours public » tels que « leur religion prône la violence » ou qu’ils sont « irrationnels et violents » et « une menace pour la sécurité », les directives recommandaient diverses « réponses éducatives ».

Le livret affirme qu'il y a « une grande diversité au sein de l'islam » et que les musulmans ont « beaucoup en commun » avec « des gens de différentes origines culturelles ou religieuses ».

Il dit aussi que « diverses communautés religieuses ou culturelles comprenant des musulmans, des chrétiens, des juifs et d’autres, peuvent avoir et ont des impacts positifs les uns sur les autres, souvent travaillant et vivant ensemble en étroite coopération et partenariat ».

Enfin, il distingue « les cultures et les civilisations islamiques » pour leurs « contributions substantielles au cours des siècles » souvent revendiquées – encore que contestées, « à la science et à la technologie, aux arts, à l'architecture et à la loi, à la morale et à la philosophie ». Pendant ce temps, en dehors des références générales au « radicalisme et à l'extrémisme », le livret ne tient aucun compte des questions les plus répugnantes quant à la violence terroriste islamiste dans ses diverses formes et sur l'imposition des normes islamiques radicales telles que la charia, faisant aujourd’hui les nombreuses manchettes en référence à l'islam.

Fait révélateur, le livret renvoie à l'OCI dans la section « Ressources et outils d'information », comme une simple institution parmi d'autres préoccupées par les droits de l'homme et la liberté d'expression.

Comme le savent ceux qui suivent le Legal Project, l'état de 57 membres de l'OCI (comprenant la Palestine, plutôt sujette à caution) a mené de longue date un programme international pour tenter de juguler légalement les critiques de l'islam en général et des groupes islamistes en particulier sous prétextes de « diffamation des religions » et d’« islamophobie ».

En outre, l'OCI ne comporte parmi ses Etats membres aucune démocratie développée avec protection des droits de l'homme et de la liberté d'expression. Fait révélateur, l’Arabie-Saoudite, hôte du siège de l'OCI, est une monarchie absolue qui interdit la pratique et le prosélytisme des confessions non-islamiques ainsi que les remarques « blasphématoires » contre l'Islam, ou encore la monarchie saoudienne punit de mort les homosexuels et empêche les femmes de voter ou de conduire des voitures.

(Pour des exemples précis de nations membres de l'OCI au médiocre bilan en matière de respect des droits de l'homme, veuillez consulter le rapport de la Commission des États-Unis sur la Liberté Religieuse Internationale). Placer l'OCI sur un pied d'égalité avec les institutions internationales engagées pour l'égalité de tous devant la loi est ridicule, voire pervers.

Mais ne vous inquiétez pas - il n'est pas nécessaire de se préoccuper des directives biaisées produites à la conférence de l'OSCE. C'est ce que dit Quraishy affirmant que les musulmans ne cherchent pas un « statut spécial ». Les fidèles de Legal Project pourraient très bien être sceptiques vis-à-vis de ses protestations. Le contenu unilatéral des directives de l'OSCE et l’inclusion de l'OCI en tant que « ressource » indiquent qu'il s'agit encore d'une autre façon pour les islamistes, sous couvert de victimisation, de faire avancer un programme autoritaire afin de placer les croyances islamiques au-dessus de tout reproche sur le marché libre des idées. Le résultat final de ce programme serait un abaissement des droits de l'homme comme la liberté d'expression et de conscience. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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