L'U.F.A.L devrait revoir sa copie et relire l'Histoire récente d'avant guerre.

Publié le 10 Mars 2011

  Décidément il y a laïque et laïque. UFAL nous donne une leçon d'Histoire "laïcarde". Que cette association critique en permanence Nicolas Sarkozy, ce n'est pas bien grave et sommes toutes, c'est bien normal. Elle n'est pas de droite. Cela se sent à sa façon d'appréhender l'Histoire. Cette Histoire qui n'est pour ces organisations de gauche qu'un déroulement à plat et linéaire. La dimension temps, contexte, n'a pas d'importance. Les hommes de différentes époques se valent. Avec cette vision à plat, la gauche ne fait aucune différence entre un Henri IV et un Louis XVI, entre Napoléon 1er et le troisième du nom, un Gracchus Babeuf et un Lénine, la première République et la cinquième. Tous ces personnages participent à la même histoire humaine au tropisme classique de la gauche. Les puissants, les riches d'un côté, les miséreux et les travailleurs de l'autre. Dans cette moulinette, n'essayez pas d'y faire entrer d'autres paramètres comme le contexte, la connaissance, l'empirisme c'est-à-dire l'expérience acquise, l'apprentissage sans risquer de vous faire passer pour un rétrograde voire, un révisionniste. Alorsdonc, pour l'UFAL, Nicolas Sarkozy en parlant des racines chrétiennes de la France se retrouve catalogué dans la rubrique Charles Maurras. Ah le beau raccourci. Mais qui est Charles Maurras? Un épouvantail pour la gauche bien évidemment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici ce qu'en dit Wikipédia

           Charles-Marie-Photius Maurras, né le 20 avril 1868 à Martigues (Bouches-du-Rhône) et mort le 16 novembre 1952 à Saint-Symphorien-lès-Tours (Indre-et-Loire), est un journalisteessayistehomme politique et poète français, théoricien dunationalisme intégral.

Écrivain provençal appartenant au Félibrige, et agnostique paganisant dans sa jeunesse, il se rapproche ensuite des catholiques et dirige le journal L'Action française, fer de lance du mouvement Action française, autour de Léon DaudetJacques Bainville, etMaurice PujoNationaliste et contre-révolutionnaire, l'Action française prône alors une monarchie traditionnelle, héréditaire,antiparlementaire et décentralisée, mais également un antisémitisme d'État et devient le principal mouvement intellectuel et politique d'extrême droite sous la Troisième républiqueIl contribue pour beaucoup au développement de ce que certains historiens[Qui ?] ont appelé "fascisme à la Française".[réf. nécessaire]

Maurras est élu à l’Académie française le 9 juin 1938.

Maurras soutient le régime de Vichy, ce qui lui vaudra d'être condamné pour intelligence avec l'ennemi à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, le 28 janvier 1945. De cette dernière condamnation découle son exclusion automatique de l'Académie française.

            Ainsi donc voilà ou se situe Nicolas Sarkozy pour l'UFAL. Il ne fait pas bon de défendre les racines chrétiennes pour ces gens-là! Sinon, vous êtes de la graine de nazis puisque Charles Maurras fût condamné en 1945 pour intelligence avec l'ennemi. Exit le poète, à la trappe l'écrivain, il fût élu à l'Académie française ? Basta ! Bien entendu pas un mot sur les premiers résistants qui ont rejoint De Gaulle et qui étaient à l'Action Française alors que les Socialistes votaient les pleins pouvoirs à Philippe Pétain et que les communistes négociaient avec la Kommandatur allemande la réapparution de l'Humanité. Pour ne pas être injuste, aussi, je dois dire qu'il y avait aussi des résistants venant des rangs de la gauche ainsi que des français de confession juive. 

         Si vous trouvez que la comparaison de l'UFAL est excessive, ne pensez pas que vous avez tort de le penser parce que c'est Nicolas Sarkozy mais, tout simplement parce que c'est excessif ! Voilà toute la diatribe d'une gauche qui vous traite de nazi quand vous défendez les valeurs judéo-chrétienne de votre pays et vous traite de fasciste quand vous ne voulez pas de l'islamisation de votre pays. Il serait temps que la gauche se fasse examiner si ce n'est soigner ! Car elle est gravement atteinte.

Gérard Brazon

Sarkozy, Wauquiez : le retour du maurrassisme  Par l'UFAL

En attaquant la laïcité ainsi que les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance, Nicolas Sarkozy s’est clairement inscrit dans une politique de démantèlement du modèle républicain.

Ce jeudi 3 mars 2011, alors qu’il était en visite au Puy-en-Velay, il a franchi le dernier pas en tenant les propos suivants: “La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture, c’est la France, la France que nous aimons, la France dont nous sommes fiers, la France qui a des racines.

Nul ne saurait nier que l’histoire de France soit en partie liée à celle de la chrétienté. Nul ne saurait oublier, néanmoins, que la République s’est opposée, au cours de son histoire, à la volonté hégémonique de l’Église. Nul ne saurait oublier, non plus, que la République ne puise pas dans des racines mais se fonde sur des principes. Si les racines enferment un peuple dans une identité, les principes, quant à eux, ont une dimension universelle. En se réclamant de racines imaginaires, le président de la République alimente volontairement la confusion mais introduit, qui plus est, de la division au sein du peuple français. Il fait semblant d’ignorer que la République récuse toute conception ethnique du peuple : le citoyen ne saurait se définir en référence à un quelconque particularisme.

Les propos de Nicolas Sarkozy sont encore plus graves lorsqu’on les met en rapport avec ceux de Laurent Wauquiez “Dominique Strauss-Kahn, c’est Washington, Dominique Strauss-Kahn, c’est sûrement une très belle maison qui donne sur le Potomac. C’est pas la Haute-Loire et c’est pas ces racines-là [sic] “. Le ministre en charge des affaires européennes, agrégé d’histoire, ne peut ignorer la portée d’une telle rhétorique : opposer les “enracinés” aux “déracinés”, les français du terroir aux français “errants”, évoque les pages les plus redoutables de Charles Maurras. A l’heure où le gouvernement prétend lancer le débat sur la place de l’islam en France, à l’heure où ce même gouvernement affiche clairement sa volonté de remettre en question le principe de laïcité, cette opération de communication laisse présager le pire. Il est en effet à craindre qu’elle ne s’intègre dans une offensive anti-républicaine de grande envergure.

Nicolas Sarkozy joue avec le feu : d’une main, il détruit le modèle républicain tandis qu’il attise, de l’autre, le vieux démon du maurrassisme.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article