Présidentielles 2012: l'UMP et le PS refusent-ils une opposition ?

Publié le 1 Janvier 2012

Démocratie! Et si Marine Le Pen n'obtenait pas ses 500 signatures ? Serions-nous encore en  démocratie ?

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Marie-Claire Muller 02/01/2012 22:59


Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique)


Dans la stratégie d'influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi
inquiéter.




- Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani et son épouse Mozah Bint Nasser Al-Misned lors d’un dîner à l’Elysée en juin 2009. REUTERS/Eric
Feferberg/Pool -





La chaîne de télévision qatari Al-Jazeera vient d'acquérir une grande partie
des droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015. Nous republions à cette occasion cet article d'Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le
petit Etat achète la France.


***


Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine
un Etat. Etabli sur une
petite presqu'île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l'est de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50
degrés.


L'émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris.
Leur revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas
d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits et pour la plupart n'ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'œuvre immigrée est là pour cela.


La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le
troisième producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent
les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.





Alternance de coups d’Etat


Leur obsession est de préserver et protéger ce qu'ils ont, c'est-à-dire l'indépendance et l'existence même d'un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d'Etat. Le dernier en
date, en juin 1995, a permis à l'actuel émir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.


Il a failli y avoir un autre coup d'Etat en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s'achètent en permanence des assurances-vie ou ce qu'ils croient être des assurances-vie,
explique un banquier français installé depuis des années à Doha, la capitale de l'émirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilité, mais ils sont très forts. Ils pensent non
sans raison que tout s'achète.»


La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financière, et sportive... Il est le
conseiller, le financier, le partenaire, l'intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d'Israël, de l'Arabie saoudite et de l'Iran, de l'Autorité palestinienne, du Hamas, de la
Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban…


Le Qatar a eu l'habileté de se doter d'une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaîne de télévision d'information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un… le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec
les régimes dépend aussi parfois des intérêts de l'émir comme le montrent certaines
dépêches secrètes, révélées par Wikileaks, de la diplomatie américaine.


L’addition des biens acquis ne gêne personne


Dans la stratégie d'influence du Qatar, la France occupe une place à part. D'abord parce que les Qataris la connaissent très bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises,
ses forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d'entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu'il a décidé de se la
payer... au sens propre.


De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalité, ses grandes écoles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs… Et cela ne semble gêner personne. La simple addition des
liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.





Car le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas
de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas
l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été
arrêtés avant de passer à l'acte.


Doha fait preuve d'une attitude pour le moins ambiguë à l'égard de l'islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C'est le seul pays wahhabite en-dehors de l'Arabie saoudite. C'est un pays
où plus des trois quarts des résidents ne sont pas des nationaux et où les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, immigrés de pays arabes, pourraient un jour se révolter, prendre le
pouvoir, agir pour une puissance étrangère.


Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps en même temps. En février 2010, le Qatar aurait signé un pacte de défense avec la Syrie et l'Iran tout
en ayant sur son sol une base militaire
américaine depuis la première guerre du Golfe.


Le Qatar a été l'organisateur avec le président syrien Bachar el-Assad, de la visite triomphale de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, au Liban en juillet 2010. L'émir du Qatar s'est rendu en Israël lors d'une visite secrète en mars 2010. Et selon
toujours des sources Wikileaks, le Qatar fait preuve d'un considérable laxisme concernant le financement du terrorisme à partir
de son sol.


Tout cela n'empêche pas nos hommes et nos femmes politiques de se succéd

Marie-Claire Muller 02/01/2012 15:01


BONNE ANNEE A TOUS!!!!


Le fait d'appeler ces soi disant partis d'opposition umps n'est pas seulement un coup de gueule c'est une réalité !!Tout est noyauté dans le Pays par ces ennemis de la démocratie que certains
appellent à juste titre démocrassie,les journaleux comme Barbier en étant les meilleurs porte paroles!Il suffit que quelqu'un comme Marine soit un défenseur du peuple et dévoile leurs desseins
pour que se déclanche des attaques sournoises et du chantage à l'encontre de ceux qui auraient "la mauvaise idée" par un sursaut d'intégrité,de s'allier à ce parti tellement diabolisé

island girl 02/01/2012 12:16


Je pense aussi qu'elle les aura le contraire est inenvisageable ! et le risque d'une révolte serait "extreme" ..

francis Claude 02/01/2012 05:04


elle les aura!!!

23bixente23 01/01/2012 22:57


clairement NON, on serait encore moins en "démocratie": je me répète, aucun pays au monde actuellement n'est une réelle démocratie, mise à part la Suisse qui s'en rapproche plus et peut être
qualifiée de semi-démocratie.


alors si en plus on ne peut même plus choisir la/les personne(s) qui va/vont confisquer le pouvoir au peuple pendant au moins 5 ans, je laisse le soin à chaque lecteur de rechercher le terme le
mieux approprié pour qualifier un tel régime...!! ça n'est même plus un régime représentatif, puisque précisément on ne peut plus choisir son/sa représentant(e).


put***, je savais que 2012 allait être raide, mais ça risque bien d'être encore pire que ce à quoi je m'attendais...

nana 01/01/2012 20:20


J'ai vu cette émission et j'étais outrée que Mr Barbier ne soit pas choqué que marine Lepen n'obtienne pas les précieuses signatures. Se permettre ainsi de balayer d'un revers de main 20% des
électeurs ( dont je ne suis pourtant pas ) et ne pas y voir une démocratie malade est, il me semble, très grave. Les politologues et autres journalistes devraient réfléchir au sens des mots et
les élus de tous bords se battre pour que la démocratie puisse s'exprimer. On en est loin ...

Gérard Brazon 01/01/2012 20:49



Je partage ce cri de colère!