La banalisation des morts chrétiens par un Occident malade de l'islam . Par Antonio Socci.

Publié le 1 Juin 2011

            Antonio Socci est un journaliste italien célèbre, actif dans les milieux chrétiens et parfaitement informé des dangers de l’islam. Dans un article daté du 11 novembre 2010, il nous rappelle que le problème d’Asia Bibi et d’autres Chrétiens massacrés aujourd’hui dans le monde, c’est aussi celui d’un illusionniste du nom de Barack OBAMA.
Article original en italien sur son blog:
http://www.antoniosocci.com/..
Traduction de l’article proposé par un internaute.

Nancy Verdier
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Les terres musulmanes regorgent  de sang chrétien. Mais le monde s'en fiche. Encore six chrétiens morts en Irak, et 33 blessés, après le carnage du 31 octobre dans l'église de Bagdad, où on a compté cinquante victimes.
Mais il y a plus.
Dimanche soir au Pakistan, une mère de deux enfants, Asia Bibi, un ouvrière agricole âgé de 37 ans, a été condamnée à mort par un tribunal du Pendjab, simplement parce qu'elle était chrétienne: la fameuse "loi sur le blasphème" appliquée dans ce pays, prévoit d'envoyer à la mort quiconque est accusé par des musulmans d'avoir insulté Mahomet.
Selon l'agence AsiaNews, tout remonte à "une discussion très animée" ayant eu lieu en Juin 2009 à Ittanwali. Plusieurs femmes travaillant avec Asia Bibi ont essayé de la convaincre de renoncer au christianisme et de se convertir à l'islam.
Au cours du débat, Bibi réagit en parlant de la façon dont Jésus est mort sur la croix pour les péchés de l'humanité, et demanda aux autres femmes ce que Mahomet avait fait pour eux.
Les musulmanes se sentant offensées, après avoir battu Bibi, l'ont enfermée dans une pièce. Selon un rapport de "Release International" un petit groupe s'est rassemblé et a commencé à l'insulter, elle et ses enfants.
L'organisation caritative qui soutient les chrétiens persécutés, rapporte que sous la pression des leaders islamiques locaux, une plainte pour blasphème a été déposée contre cette femme.

La peine de mort pour "blasphème" a malheureusement déjà été appliquée à des hommes chrétiens. Pour une femme c'est la première fois.
Cependant, personne ne se lèvera pour sauver une femme chrétienne. Les chrétiens sont de la chair à canon. Comme au temps de saint Paul ils sont "la poubelle du monde."
Le monde entier s'est scandalisé et s'est soulevé pour sauver Sakineh, femme musulmane condamnée à mort en Iran pour complicité présumée dans l'assassinat de son mari, et pour adultère.
Bernard Henri Levy a (à juste titre) déclenché la protestation de l'Occident tout entier; il a été rejoint par les journaux, la télévision, les gouvernements, ses ministres, l'Union européenne, des maires, des intellectuels, des montagnes de lauréats du prix Nobel. Même nous. Et puis des milliers de signatures, des photos exposées.
Bien. Rien de tel ne sera fait pour la pauvre Bibi, dont le seul tort est d'être chrétienne. Le monde ne bronche pas quand il s'agit de chrétiens.

D'autres rapports récents de viols et de meurtres de jeunes filles chrétiennes au Pakistan ont curieusement échappé au regard sourcilleux des médias occidentaux. Sans drame.

Mais l'exemple suprême de l'indifférence occidentale à des massacres de chrétiens a été donné hier par le président américain Obama.
L'ineffable Obama vient de se rendre en Indonésie, où il avait vécu quelques années, étant enfant. Et il s'en est sorti avec ces déclarations étonnantes reproduites par les médias du monde entier: "L'Indonésie est un modèle".
Voici quelques perles d'Obama: "Une figure paternelle m'a enseigné ici, quand j'étais enfant que l'Islam est tolérance, et je ne l’ai pas oublié". Ensuite, le président des États-Unis a exalté "l'Indonésie laïque, pluraliste, tolérante, la plus grande démocratie dans un pays à majorité musulmane".
Et voici une autre perle: "L'esprit de tolérance, sanctionné par votre Constitution, est un caractère fascinant et fondamental de cette nation".
Vraiment? L'Indonésie, avec ses 212 millions d'habitants, est le pays musulman le plus peuplé au monde et est une puissance économique. Environ 75 pour cent de la population est musulmane, les chrétiens représentent 13,1 pour cent, soit 27 millions 800 mille personnes.
Il est vrai que la Constitution, sur le papier, reconnaît le pluralisme religieux et un certain pourcentage de musulmans sont effectivement favorables à une coexistence pacifique avec les chrétiens.
Mais en réalité, que s'est-il passé? Que ce soit sous le régime de Suharto, ou celui qui lui a succédé, les chrétiens ont subi des persécutions et des massacres innommables.
Au Timor oriental - une île habitée par des chrétiens - le régime indonésien, qui l'occupe contre la résolution de l'ONU, a perpétré un génocide.
Selon Mgr Carlos Belo, Prix Nobel de la Paix, il y a eu 200 000 victimes et 250 000 réfugiés sur une population totale de 800 000 habitants.
De 1995 à 2000, 150 églises ont été détruites. Les massacres ont continué même après que la communauté internationale, en 1999, ait imposé l'indépendance du Timor oriental
En cette même année, des massacres de chrétiens ont été perpétrés dans un autre quartier chrétien de l'Indonésie: l'archipel des Moluques.
En trois ans de combats, il y a eu environ 13.500 morts et 500.000 réfugiés. Plus de 6000 chrétiens des Moluques ont été convertis de force à l'islam (avec le trousseau habituel de viols et d'infibulation forcé). 93 autres chrétiens sur l'île de Keswi sont morts parce qu'ils refusaient de se convertir.
Les chroniques parlent d'épisodes terribles, comme celui où six enfants chrétiens ont été tués à Ambon, dans un camp de catéchisme: "chassés, éventrés, castrés et décapité par des islamistes qui ont tranché la Bible avec l'épée."
Dans d'autres cas les attaques des islamistes avaient «le soutien de troupes régulières ... comme dans l'île de Haruku, le 23 Janvier 2000, alors que 18 chrétiens ont été tués (Extrait du Rapport 2001 sur la liberté religieuse internationale).
A Noël de l'an 2000, les fondamentalistes ont fait une série d'attentats ciblant la cathédrale de Jakarta et dix autres villes, faisant 17 morts et 100 blessés.
En 2001, l'agence Fides informait de nouvelles attaques contre les chrétiens par la guérilla islamique dans l'île de Sulawesi en Makassar, avec des scènes de chasse à l'homme. Et d'autres églises ont été brûlées, avec de nombreuses victimes.

Un groupe de chrétiens en Indonésie, a signé un appel dramatique: "Prions pour les chrétiens d'Indonésie. Prions pour leur foi pendant les attaques et pour ceux qui sont tentés de cacher leur identité de fidèles au Christ. Prions pour le monde afin qu'il prenne des mesures contre la persécution partout où elle se produit".
Au lieu de cela, le monde ne se soucie pas des massacres des chrétiens et Obama, en Indonésie  exalte ce pays comme un exemple de bon islam.
Dans le pays désigné par Obama comme un modèle de tolérance, le 19 Octobre 2005, trois écolières chrétiennes, Yusriani de 15 ans, Theresia 16 et Alvita 19, ont été agressés sur le chemin de l'école (une école secondaire catholique de Poso) par un groupe de fondamentalistes islamiques.

Les fanatiques les ont immobilisées, puis avec une machette, leur ont tranché la gorge. Ensuite, ils leur ont coupé la tête à cause de leur foi en Jésus. La tête de l'une d'elles a été ensuite exposée en face de l'église chrétienne de Kasiguncu.
Plus récemment, il y a eu le triste épisode de la condamnation à mort de trois paysans catholiques, Fabianus Tibo, Domingus Da Silva et Marinus Riwu, coupable de s'être défendus contre les attaques d'islamistes en 2000 à Poso.
Mgr Joseph Suwatan, évêque de Manado, a été les réconforter dans la prison de Palu comme "envoyé spécial du Vatican", parce que - a-t-il expliqué - Benoît XVI veut partager leur douleur et exprimer sa solidarité pour l'injustice juridique subie par les trois catholiques au cours de leur procès.
Un dernier mot sur le "pays modèle" d'Obama :
En Septembre 2009, le parlement d'Aceh a approuvé à l'unanimité l'introduction de la loi islamique.
Voici le titre du Corriere della Sera du 15 Septembre: "Charia en Indonésie, lapidation pour adultère."

Tant pis pour les Sakineh qui en feront les frais. Dont, en réalité, l'Occident ne se soucie pas. En particulier, il ne se soucie pas de la tragédie des chrétiens, vrais agneaux sacrificiels.
Ni l'ONU, ni l'Union européenne, ni les prix Nobel, ni les journaux "libéraux", ni les "carlabruni" (qui n'ont pas lancé d'appels, ni fait de monologues à la télévision pour ce génocide censuré) ne s'en soucient. Et encore moins Obama.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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