La Bulgarie comme 'exil européen' pour nos retraités...???

Publié le 5 Novembre 2012

Par Christophe Publié dans : enquête
 costumes bulgarie drapeau bulgarie  plage bulgarie

 

La Bulgarie est un pays de la CEE dont on parle peu et qui pourtant est classé selon certains Français parmi les bons plans pour y prendre la retraite.

 

http://www.retraite-etranger.fr/pourquoi-partir-en-retraite-en-bulgarie.html

Voilà une raison de chercher à savoir ce qui s'y passe et où en est sa marche vers la libre circulation des personnes.

   

La Bulgarie et Schengen

 

Le 22 septembre 2011 le Conseil des ministres de l’Union européenne a décidé de reporter à une période indéfinie l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans la zone Schengen de libre circulation des personnes suite à la décision des Pays-Bas d’opposer leur veto (avec le soutien de la Finlande). Pourtant, depuis l’adhésion de ce pays à l’Union européenne en 2007, l’élargissement de la zone Schengen est un objectif prioritaire. Pardonnez leur ils ne savent pas ce qu'ils font !

 

En avril 2012, la Bulgarie est à nouveau recalée. La Commission européenne a reporté l’adhésion de la Bulgarie à la zone de libre circulation en raison du manque de progrès dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. Et contrairement à ce qu'assure Sofia, elle ne remplit pas toutes les conditions.

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1758071-dernieres-retouches-avant-schengen

Le Premier ministre  Boïko Borissov a vu rouge lorsqu’une journaliste autrichienne lui a demandé si la Bulgarie était vraiment prête, le pays étant considéré comme le plus corrompu et le plus gangrené par la criminalité de toute l’Union européenne (UE).

« Notre frontière est mieux gardée que celle de nombreux autres pays de l’UE », s’est-il énervé.

   

Et il n'a peut-être pas tort... Avec un pays voisin comme la Grèce

 

En plus de la crise économique et des mesures d'austérité, la Grèce doit également faire face, avec très peu de moyens, à l'arrivée de milliers d'immigrants venus du Moyen-Orient et du sous-continent indien qui tentent de pénétrer en Europe via la Grèce. Dans ce domaine également, ses partenaires de l'UE ne sont pas très solidaires.

 

En 2011, une année extraordinaire à cause des soulèvements en Afrique du Nord, 140 980 personnes sont entrées illégalement dans l’Union européenne (UE), soit une hausse de 35 % par rapport à l’année précédente, selon Frontex, l’agence de contrôle des frontières européennes. Sur ce total, 40 % sont passées par la Grèce. Fin juillet 2012, 23 000 individus ont été appréhendés alors qu’ils franchissaient illégalement la frontière, soit un rythme approximativement 30 % supérieur à celui de l’année précédente.

Le nouveau ministre de l’Ordre public, Nikos Dendias, assure qu’Athènes prend le problème très au sérieux, mais que la situation a pris des proportions telles qu’on peut déjà parler de crise. Il qualifie la Grèce de “zone tampon de l’Europe ” qui porte “un fardeau disproportionné”.

De son côté, la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-leitner juge la frontière gréco-turque “aussi béante que la porte d’une grange ”. Pour son gouvernement, l’exclusion de la Grèce de l’espace Schengen demeure une option. L’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas – tous trois partisans de la ligne la plus dure à l’égard de la Grèce dans la crise de l’euro – ne cessent également de se dire préoccupés par la situation aux frontières helléniques. Leurs diplomates font savoir qu’ils soutiendront probablement le projet de réintroduire le contrôle des passeports pour les voyageurs en provenance de Grèce, ce qui isolerait effectivement le pays du reste de l’espace Schengen.

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2720571-l-autre-crise-grecque

Le moins que l'on puisse dire est qu'au sein même de l'Union, la solidarité n'est pas la règle. Mais revenons à la Bulgarie.

   

La Bulgarie et l'Euro

 

Le pays le plus pauvre de l'Union européenne ne veut plus adopter la monnaie unique. La Bulgarie ne voit pour l'heure que des risques à entreprendre une telle démarche, en raison notamment de la crise économique qui perdure dans la zone euro a annoncé le ministre des Finances Bulgare

« En ce moment, je ne vois aucun avantage lié à une entrée dans la zone euro, que des coûts. C'est trop risqué pour nous et il y a une incertitude autour des règles et sur ce qu'elles seront d'ici un an ou deux », a déclaré Simeon Djankov au "Wall Street Journal".

 

La Bulgarie est l'un des Etats les moins endettés de l'UE et elle s'efforce de s'en tenir à une stricte discipline budgétaire pour ne pas fragiliser le lev, la devise nationale corrélée à l'euro. Le ministre des Finances ajoute prévoir pour l'économie bulgare une croissance d'environ 1,5% cette année.

http://www.rts.ch/info/economie/4243436-la-bulgarie-renonce-a-l-euro-en-raison-des-incertitudes-liees-a-l-ue.html

Voila un pays raisonnable !

   

La Bulgarie et l'islamisation

 

Les pays d'Europe de l’est se développent et irrémédiablement tout comme en occident des parasites veulent profiter du gâteau. L’Europe de l'Est doit faire face, comme à l’ouest, à une islamisation accélérée et la Bulgarie qui se trouve aux premières loges par son implantation géographique et l'incompétence de son voisin la Grèce n'est pas épargnée.

 

Treize musulmans bulgares comparaissaient récemment devant le tribunal de Pazardjik, accusés de propagation d’islamisme « radical ». Imams, muftis, enseignants… ils sont suspectés d’appartenir à l’organisation al-Waqf al-islami, dont le siège est en Arabie Saoudite.

http://fr.novopress.info/119751/menaces-islamiques-sur-la-bulgarie/

La justice bulgare leur reproche d’avoir prôné de mars 2008 à octobre 2010 leur idéologie islamique visant à l’établissement d’ «un Etat du califat », lors de prières dans les mosquées, de conférences et de réunions dans des bars des régions de Smolian (sud), Blagoevgrad (sud-ouest) et Pazardjik. Le verdict sera connu à la fin octobre. Mais le Conseil musulman supérieur, organe dirigeant de la religion musulmane en Bulgarie, dénonce déjà des « obstacles à la tolérance religieuse en Bulgarie, créés par une islamophobie croissante sur un plan général ». Nous connaissons bien ce genre de discours en France, et le nom qu'on lui donne : Victimisation !

 

En mai 2011, une manifestation contre l'appel à la prière diffusé par haut-parleurs dans le centre de la capitale bulgare a dégénéré.

Plusieurs personnes, dont des policiers, ont été blessées dans l'attaque d'une mosquée par les membres d'un parti d'extrême droite bulgare, dénommé Ataka (Attaque).

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Des-nationalistes-attaquent-une-mosquee-24475339

Dans un premier temps, des dizaines d'assaillants ont manifesté devant la mosquée Banya Bashi, au cœur de Sofia, la capitale. Ils protestaient contre le fait que l'appel à la prière des fidèles musulmans, diffusé via des haut-parleurs, dérangeait tout le quartier du centre-ville. Mais les choses ont dégénéré quand un des manifestants a tenté d'enlever des tapis de prière devant l'édifice.

Une bagarre générale s'en est suivie, les nationalistes scandant des «Bulgarie» et «Les Turcs dehors».

     

J'aime les yaourts Bulgares

 

J'en ai dans mon réfrigérateur.

La Bulgarie, souvent décrié en France, est un pays qui semble avoir beaucoup d'attraits, dont la population semble avoir la volonté de résister tant bien que mal à l'islamisation et dont les dirigeants ne sont pas si fous puisqu'ils refusent l'Euro.

 

C'est un des rares pays d'Europe de l'Est où je n'ai jamais mis les pieds, peut-être faudra t-il combler cette lacune...

   

Christophe

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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