La cause palestinienne est-elle un crime contre l’humanité ?

Publié le 25 Juillet 2012

Par Guy Millière © Metula News Agency 

J’étais, voici peu, à New York, chez un ami juif pratiquant, Clive Ginsberg, à qui je dédie ces lignes. Nous parlions du désastre qu’a constitué la présidence Obama pour les Etats-Unis et le reste du monde, tout en notant, au vu des sondages, l’un des accomplissements majeurs du président au terme de ses quatre années de mandat : celui d’avoir réussi à ébranler l’attachement traditionnel des Juifs américains au Parti Démocrate – c’est là un thème sur lequel je reviendrai dans un futur article.

Jamais, depuis la fin des années Carter, le pourcentage de Juifs américains s’apprêtant à voter Démocrate n’a été aussi faible. Un peu plus de cinquante pour cent contre soixante dix-neuf pour cent en 2008.

Interrogée récemment sur le sujet, la présidente du Democratic National Committee (le Comité Démocrate National), Debbie Wasserman Schultz, n’a trouvé qu’une seule raison pour inciter ses compatriotes de confession juive à voter pour le président sortant : la préservation du droit à l’avortement, ce qui est assez succinct on peut en convenir.

Nous avons aussi discuté du Proche-Orient, et cet ami a évoqué la cause palestinienne comme l’un des plus grands – ou peut-être le plus grand – crimes contre l’humanité depuis la Shoah. Sur le moment, j’ai pensé que ses propos étaient quelque peu excessifs. Mais en y réfléchissant davantage, j’en suis venu à réaliser qu’il avait pleinement raison.

L’objectif de la guerre arabe et islamique contre Israël réside, depuis son commencement, en la destruction de l’Etat hébreu, l’assassinat du plus grand nombre de Juifs possible, et, de facto, l’anéantissement du peuple juif. Autrement dit, dans un crime contre l’humanité.

Pour accomplir cet objectif, ces pays ont, dans un premier temps, réduit en position d’otages les populations arabes auxquelles ils avaient demandé de quitter le territoire israélien, sans leur permettre de s’intégrer dans les pays dans lesquels elles se trouvaient après leur départ d’Israël. Cette prise en otage de cinq cent mille personnes ainsi réalisée peut elle-même être considérée comme un crime contre l’humanité.

Ces populations ont été maintenues dans cette situation de « personnes tolérées » depuis soixante-quatre ans, ce qui constitue le seul cas répertorié de prise d’otages se poursuivant pendant plusieurs générations. Des enfants sont nés en position d’otages, et ont eux-mêmes eu des enfants-otages. Cela constitue un troisième crime contre l’humanité.

Depuis le milieu des années soixante, dans une sorte de culmination de perversité et par une forme de monstrueuse expérimentation sur l’être humain, ces otages ont été redéfinis et modelés comme s’ils n’étaient pas des êtres humains mais de la terre glaise.

On leur a inculqué qu’ils étaient un peuple appelé « peuple palestinien ». On leur a mis dans la tête une histoire reconstruite et falsifiée. On les a fait passer du statut d’otage à celui d’armes de destruction massive, puisque chaque membre du « peuple palestinien » se voit assigner la mission de « libérer  la Palestine », et de la vider de toute présence juive, du Jourdain jusqu’aux rives de la Méditerranée. Cette mission est ressassée sans relâche, des bancs de l’école à la lecture des journaux et au visionnage de la télévision à l’âge adulte.

Dans les écoles du monde démocratique, on apprend aux enfants les moyens d’accomplir leur vie, on leur transmet des connaissances, on éveille en eux des aspirations à exercer un métier. Dans les écoles palestiniennes, on enseigne comment devenir des tueurs de Juifs, des « martyrs », selon le vocabulaire islamique utilisé.

Dans la presse du monde civilisé, on livre des informations, même si celles-ci ne sont pas toujours fournies avec l’impartialité souhaitable. Dans la presse palestinienne, on diffuse de la propagande destinée à injecter la haine antijuive chez les lecteurs.

Dans les media audiovisuels des pays démocratiques, il y a des jeux télévisés, en général innocents. Ceux-ci, dans les media palestiniens, sont eux aussi imprégnés de haine antijuive.

Les écoles, la presse, les media des régimes totalitaires ont toujours lavé les cerveaux, mais ce type d’injection obsessionnelle de haine antijuive parmi « les Palestiniens » n’a pas d’équivalent depuis la chute du Troisième Reich.

Cette transformation d’une population-otage en une population-arme de destruction massive, imprégnée de haine, fait du peuple palestinien le seul ayant été inventé avec des finalités suicidaires et génocidaires. Ce qui incarne un quatrième crime contre l’humanité, qui vient en culmination des trois autres.

Plutôt que de condamner la monstruosité absolue de la cause palestinienne, force est de constater que les media et les politiciens européens, et parfois américains aussi, tout particulièrement ceux qui soutiennent l’administration Obama, encouragent cette cause. Ils vont jusqu’à la financer et à donner des leçons de morale à Israël et au peuple juif, au prétexte qu’ils ne sont pas assez sensibles à cette cause.

Ce soutien est au cœur des horreurs de ce temps lamentable dans lequel nous vivons. Ces leçons de morale sont absolument obscènes, et montrent à quel degré cette époque est effectivement et absolument navrante.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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