La civilisation occidentale se caractérise par l'État de droit, l'égalité devant la loi, la démocratie

Publié le 16 Mai 2012

Un petit rappel de ce que nous avons été par rapport à d'autres! Suivez mon regard...

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La civilisation occidentale se caractérise par l'État de droit, l'égalité devant la loi, la démocratie, les libertés individuelles, la liberté économique, le respect de l'autre, la compassion, la soif de découverte et la culture de la raison. Elle a ses racines dans l'antiquité : Les Grecs nous ont apporté les fondements de la démocratie, la science, et la transmission systématique du savoir. Rome a inventé le droit, la propriété privée, et un certain humanisme. Les juifs, avec la Bible, nous ont apporté une certaine morale reposant sur la compassion. Aux onzième, douzième et treizième siècle, la papauté s'est efforcée de faire passer cette morale dans la vie courante en s'inspirant du droit des romains et de la raison des grecs. Elle va pour cela tenter de résoudre une contradiction apparente : comment peut-on concilier la foi, qui suppose une révélation divine, et la raison? Cela va entraîner le développement des universités, la libre discussion et une certaine explosion de la recherche de la vérité.

 Il y a d'autres civilisations qui ont donné des leçons au monde : notamment la civilisation chinoise, à qui l'on doit l'étrier, la brouette, le papier, le tissu de soie, les belles porcelaines à partir du Kaolin, la poudre noire, l'imprimerie par gravure sur bois, etc. mais c'est une civilisation arrêtée. Elle ne produit plus rien  Elle croit qu'elle est au centre du monde ; elle est dirigée par une bureaucratie de mandarins et d'eunuques incapables de générer de nouveaux progrès.

La civilisation de l'Islam a également brillé. Il suffit d'aller à Grenade, à Cordoue et à Séville pour voir ce qu'elle a su faire; elle nous a transmis les chiffres arabes et l'algèbre, mais elle n'a pas évolué parce qu'elle n'a pas voulu séparer la religion de l'État et qu'elle maintient en tutelle les femmes et les non musulmans, toutes choses peu favorables au développement scientifique. (Il est de bon ton de dire aujourd'hui chez les bobos-gauchos et autres que l'Europe ne serait pas sans l'apport de l'islam et de ses conquêtes, en oubliant de souligner les désastres qu'apportèrent ces conquêtes en Afrique et en Europe à commencer par l'esclavage qui dura 14 siècles et dure encore dans les pays musulmans même si l'Arabie Saoudite a finit par l'interdire en 1962. C'est aussi oublier l'apport des sciences venues de l'Empire de Byzance, héritière des Grecs et de Rome et qui permit la renaissance italienne et au delà la notre! Nous n'avions pas eu besoin de l'apport musulman car en réalité, nous avions déjà ce qu'il nous fallait. En conséquence, considérer comme progressiste un système politique religieux esclavagiste et inégalitaire du fait du sexe (les femmes) et de la religion, (dhimmitude) relève de la bêtise ou de l'ignorance ou pire d'un projet suicidaire si ce n'est d'une trahison envers notre modèle social qui considère que nous sommes tous nés libres et égaux. Ce qui n'est pas le cas en islam. Ndlr Gérard Brazon) 

 

Les Grandes Découvertes.

 

Au contraire, l'Occident continue sur sa lancée à partir de l’invention de la typographie moderne(vers1450) par Gutenberg. Le roi portugais Henri le Navigateur, inspire de grands marins portugais qui découvrent une partie du monde jusque là inaccessible à l'Occident. En 1500, ils s'installent à Goa, dans le continent indien. Des innovations techniques, le gouvernail d'étambot, la boussole, les astrolabes, la projection de Mercator, des navires plus longs et plus maniables vont permettre des navigations au long cours de plus en plus audacieuses. Vasco de Gama contourne l'Afrique pour atteindre les Indes. Christophe Colomb découvre l'Amérique centrale, Amerigo Vespucci l'Amérique du Nord. Magellan est à l'origine de la première circumnavigation de l'histoire, montrant ainsi définitivement que la terre était sphérique. Incidemment, en 1992 on a voulu fêter à Saint-Domingue les cinq cents ans de sa "découverte" par Christophe Colomb. Mais les autochtones ont protesté. Il n'y avait pas "découverte" puisque leurs ancêtres étaient déjà là! Et on a ainsi renoncé à célébrer un héros qui n'a jamais eu à se reprocher quoi que ce soit.

Les espagnols se sont installés durablement en Amérique du Sud, mais ils n'ont rien fait pour la développer. Il ont cherché à s'enrichir et à convertir les populations. Si l'on compare avec ce que les anglo-saxons ont fait pour développer les Etats-Unis, nous sommes aux antipodes. L'église a joué un très mauvais rôle. En Italie aussi. Rappelez vous ce qui est arrivé à Galilée. L'église était comme les écologistes aujourd'hui : elle ne voulait pas discuter. Nous sommes loin de la révolution papale des XIème-XIIIème siècle mentionnée plus haut. Le résultat est qu'il n'y a plus eu de développement scientifique significatif en Espagne et au Portugal jusqu'à nos jours, et sans doute un moindre développement en Italie qu'on aurait pu l'espérer d'un pays qui a été deux fois à la tête de la civilisation.

Les Pays bas, les "Provinces Unies", comme on les appelle, constituent une société avancée où la liberté s'exprime, avec de grands philosophes comme Erasme ou Spinoza, et où Descartes vient s'installer. C'est un peuple de marins et de marchands qui ont eu aussi leurs navigateurs et se sont installés aux Indes néerlandaises.

 

La Révolution Industrielle.

 

Au 18ème siècle. L'économie est une science purement occidentale, qui débute avec nos amis les physiocrates, parmi lesquels on compte François Quesnel, Samuel Dupont de Nemours, dont le fils Eleuther-Irénée créa aux Etats-Unis la fameuse société qui porte son nom, Turgot, qui aurait permis d'éviter la révolution si Louis XVI ne l'avait pas renvoyé. Ce sont les précurseurs de l'économie libérale. Ils croient au droit de propriété et au libre échange. Ils ont eu quelque influence sur les grands économistes anglais comme Adam Smith et David Ricardo et plus tard Richard Cobden. A leur tour, ces derniers ont influencé Jean-Baptiste Say et Frédéric Bastiat. Jean-Baptiste Say, qui était un industriel, est fameux dans le monde entier pour avoir exprimé la loi de l'offre : en investissant, les industriels créent une demande de biens et donc des salaires. A l'échelle d'une nation, ces salaires vont créer une nouvelle demande de biens de consommation.

Ces développements de la pensée économique accompagnent la grande révolution industrielle qui se produit en Angleterre, à partir du 19ème siècle. L'Angleterre a développé les libertés individuelles. Elle a fait l'habeas corpus. Depuis le 13ème siècle elle a la Magna Carta, cette grande charte qui limite les pouvoirs royaux. Elle trouve en son sein des hommes habiles de leurs mains qui ne sont pas limités par les préjugés de caste que l'on trouve en France à la même époque. De plus, le droit d'aînesse oblige les cadets des familles riches à se débrouiller.

Elle trouve aussi des savants capables d'expliquer les phénomènes découverts par les artisans, et des gens entreprenants pour les développer à grande échelle. Cette conjonction d'artisans, de savants et d'entrepreneurs est ce que Fred Aftalion appelle "le triangle d'or". Ainsi James Watt était le fils d'un petit armateur. Il n'avait aucune éducation scientifique, mais son père lui avait fait suivre le cours sur la chaleur du professeur Black à l'université de Glasgow. Il a perfectionné la machine de Newcomen de façon à transformer son mouvement alternatif en mouvement rotatif. Il va voir à Birmingham un industriel nommé Boulton, qui a déjà 600 ouvriers dans son usine et il le persuade de produire et commercialiser cette machine. C'est le début de la révolution industrielle. Peu de temps après, Sadi Carnot, Mayer, Clausius et Helmholtz développeront la thermodynamique.

Cette révolution va bientôt atteindre le continent, puis les Etats-Unis. En Belgique Ernest Solvay (1838-1922) est un autodidacte. Travaillant sur la récupération de l'ammoniaque dans l'usine à gaz de son père, il met au point la fabrication du carbonate de soude en 1862. En 1870, il construira une usine grâce à l'apport de capitaux fournis par sa famille. Ce sera le début d'une grande multinationale de la Chimie, toujours importante de nos jours.

Le triangle d'or ne part pas toujours de l'Artisan. Coulomb en France et Volta en Italie découvrent  les lois de l'électrostatique. Ampère, puis Maxwell les généraliseront à l'électricité et au magnétisme. Les applications suivront, avec notamment le développement de la dynamo par le Belge Gramme, puis la radioconduction par Edouard Branly et la télégraphie sans fil par Marconi. Quelquefois, on trouve l'artisan, le scientifique et l'entrepreneur dans le même homme, comme dans le cas de Gay-Lussac, d'Edison ou de Houdry.(1892-1962). Ce dernier, major des Arts et Métiers, a inventé le cracking catalytique, qui permet d'obtenir des essences à indice d'octane élevé à partir des fractions lourdes du pétrole. Fred Aftalion l'a rencontré la première fois qu'il est allé aux Etats-Unis. Il lui a raconté qu'il avait proposé son invention à Saint-Gobain et à la Shell, qui ne l'ont pas retenue, et ce sont deux sociétés américaines qui ont acheté son procédé. Il a fondé avec elles la Houdry Process Corporation. Lire la suite sur "L'occident menacé" ICI!

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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