La Commission Européenne est-elle christianophobe ?

Publié le 19 Novembre 2012

Daniel Hamiche // Observatoire de la Christianophobie
C’est ce que laisse penser le Catholic Family & Human Rights Institute de New York, dans un article de Rebecca Oas, daté du 16 novembre et diffusé le jour suivant en français. On lira sans surprise mais non sans indignation le commentaire de la députée néerlandaise Sophia in ‘t Veld. Il est clair que pour ces gens-là, et ils sont pourtout à Bruxelles comme à Paris, il faut appliquer à tous les chrétiens un Berufsverbot, une interdiction de tout mandat électif. Les chrétiens aux lions !

Un candidat qui a adopté les enseignements de l’Église Catholique sur des questions comme l’avortement et l’homosexualité peut-il être choisi comme commissaire européen à la santé ? De telles convictions sont-elles partie prenante de la diversité d’opinions d’un grand continent, ou sont-elles incompatibles avec les « valeurs européennes » ? Ces deux questions ont dominé l’audience du parlement européen du 13 novembre, où était examinée la candidature du maltais Tonio Borg au poste de Commissaire à la Santé et la Consommation.

Pendant une audience de trois heures, le Dr Borg était questionné sur ses convictions à propos de l’avortement. Il a fermement affirmé que celles-ci ne concernait pas les institutions européennes et dépendait des États membres de l’Union Européenne conformément au principe de subsidiarité : « Je n’interfèrerai pas avec ces choix, quels que soient mes convictions personnelles, parce que si ma [nomination] est approuvée, je serai Commissaire européen. Je ne serai pas un Commissaire maltais, je serai le Commissaire européen nommé par Malte. »

Pressé sur les questions de la discrimination sur le fondement de l’orientation sexuelle, Borg a simplement rejeté les accusations de ses opposants, celles d’avoir émis des remarques désobligeantes à l’encontre des homosexuels. Borg a souligné que la discrimination basée sur l’orientation sexuelle est interdite par l’article 21 de la Charte européenne des droits fondamentaux. » Il a plusieurs fois répété « Je réviserai mon cours sur la Charte des droits fondamentaux ».

Borg a résumé ses opinions sur l’avortement en déclarant « sur d’autres questions comme l’avortement ou autres,  la décision appartient exclusivement aux Etats membres de l’Union européenne. En répondant aux questions de ceux qui veulent libéraliser cette pratique, et de ceux qui veulent restreindre cette pratique, cela a été la réponse standard. Ce sera aussi ma réponse standard. »

A la fin de l’audience, Borg a fait l’objet d’éloges du président du comité pour son « expertise et [sa] personnalité », et décrit comme ayant délivré des résultats de manière soutenue dans un article du journal « European Voice ». Cependant, les assurances de Borg qu’il appliquerait les traités existants et respecteraient le droit des États membres n’ont pas suffi à rassurer quelques critiques, dont certains membres du parti écologiste. Ceux-ci ont publié un communiqué de presse  qui affirme « Nous ne lui faisons pas confiance pour aller au delà du strict minimum et défendre la Charte des droits fondamentaux au lieu de simplement l’appliquer ».

Depuis cette annonce, il est clair que la controverse à propos de la nomination de M. Borg ne tient pas à ses convictions religieuses personnelles, mais à ce qu’il a promis que celles-ci ne l’empêcheraient pas de respecter les obligations de son nouveau poste. Parmi les critiques deTonio Borg, la députée hollandaise Sophia in ‘t Veld, affirme : « Tonio Borg a dit qu’il n’abandonnerait pas ses convictions, et je m’oppose fortement à celles-ci – son Europe n’est pas mon Europe. » Un observateur souligne qu’avec un tel standard, être un chrétien convaincu est une raison suffisante pour être exclu du poste de Commissaire européen.

Dès avant l’audience mardi 14 novembre, certains partis de gauche du parlement européen avaient publié des communiqué de presse, où ils affirmaient qu’ils s’opposeraient à la nomination de Borg à la Commission, bien que le parti le plus important ait indiqué son soutien et que d’autres, dont le deuxième parti, n’ait pas encore trouvé de consensus.

La nomination de M. Borg fait suite à la récente résignation de John Dalli, un autre maltais. Si sa nomination est approuvée, il obtiendra le poste de Commissaire pour la santé et la politique de la consommation jusque 2014. Le Parlement européen votera la nomination de Tonio Borgmercredi prochain à Strasbourg.

Source : C-Fam

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Claude Germain V 19/11/2012 19:52


Ou est ce que Malte est en Europe ???? c'est quoi ce bo....l ????

Claude Germain V 19/11/2012 19:43


La députée néerlandaise Sophia in ‘t Veld. Il est clair que pour ces
gens-là, et ils sont pourtout à Bruxelles comme à Paris, il faut appliquer à tous les chrétiens un Berufsverbot, une interdiction de tout mandat électif. Les chrétiens aux
lions !


 


CETTE "CHOSE" EST UNE NAZIE et rien d'autre .....