La double inconstance de François Hollande.

Publié le 25 Novembre 2013

Au-delà de la première bonne impression, nous disions qu’il fallait attendre que François Hollande s’exprime à la Knesset, et à Ramallah. Attendre aussi l’épilogue des négociations avec l’Iran qui se sont soldés cette nuit par cet accord félon. Nous pouvons maintenant tirer le bilan de la visite de François Hollande.

 

Nous savons depuis longtemps que les roses ont des épines. Constatant que la fleur est éphémère, les épines restent, et piquent. L’hommage de François Hollande au peuple juif «qui a ici créé une société ouverte, fondée sur l’égalité de droit de tous les citoyens, sans distinction de croyance ou de sexe» voulait rappeler qu’Israël n’est pas un pays d’apartheid. Le mot n’a pas été utilisé, dommage.

 

Nous avions dans un premier temps salué le courage et la détermination de François Hollande dans les négociations avec l’Iran. Il y a une dizaine de jours, Laurent Fabius s’était montré ferme devant la dictature perse. Nous avions honnêtement donné acte de sa position, motivée – selon le Président français – par le souci de la sécurité d’Israël. Les relations de la France avec les pays du golfe motivaient également sa position.

 

Vouloir « combattre l’antisémitisme partout où il se déploie », voilà qui nous a plu. A la lumière des accords de ce matin à Genève, François Hollande aurait dû ajouter : « sauf en Iran, où il est le plus dangereux ».

 

Par quel moyen la France va-t-elle expliquer que l’accord signé avec le plus puissant des antisémites, Ali Khamenei, est un bon accord qui garantit la sécurité des 150.000 Français d’Israël ?

Sur le dossier israélien, Hollande pas mieux que Sarkozy

Comment Hollande va-t-il justifier l’accolade que Laurent Fabius a donnée au représentant de celui qui, la semaine dernière a proclamé devant plus de 50.000 personnes que “Les représentants sionistes ne peuvent pas être appelés « êtres humains »… Le régime israélien est destiné à tomber et à être anéanti » ?

 

Signer un accord avec ceux qui profèrent de telles menaces, c’est souscrire à ce qu’ils disent. Ne pas condamner, c’est approuver. François Hollande est le complice de ces menaces.

 

Car le courage aurait consisté à dire NON aux ambitions nucléaires de l’Iran. La France n’aura jamais les moyens de contrôler les activités iraniennes. Une voix ferme aurait du s’élever face à l’Iran, François Hollande, avec le groupe des 5+1, a balbutié un accord qui risque d’embraser la région et peut-être le monde.

 

A la remorque d’Obama et Ashton, François Hollande a hypothéqué la sécurité d’Israël, dont il s’est dit l’ami. Cela rappelle amèrement l’amitié de Nicolas Sarkozy qui à chaque occasion poignardait Israël dans le dos.

 

Damas que la France disait vouloir combattre a salué ce matin l’accord. C’est dire combien  il doit être favorable à Téhéran – et défavorable à Israël.

 

Israël a déclaré à juste raison ne pas être engagé par votre signature. Nous compterons sur nous même pour assurer notre sécurité et notre défense, car nous ne sommes plus en 1938. Notre sécurité dépend désormais – et heureusement – de nous.

 

Nous ne sommes pas stupides. Se réjouir de la création de l’Etat d’Israël et ne pas condamner ceux qui appellent à sa destruction porte un nom. C’est, pour reprendre Talleyrand, plus qu’un crime, c’est une faute.

« Je serai toujours l’ami d’Israël » qu’il disait lors de son arrivée dans notre pays…

© 150 000 Français pour Europe Israël 

Les150000francaisenisrael@gmail.com

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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LA GAULOISE 25/11/2013 13:44


DEPUIS 18MOIS ON EST HABITUE A L INCONSTANCE DE HOLLANDE ET DE SA TROUPE  NON  ?