La droite française n'est pas de droite. Par Michel Garroté

Publié le 1 Novembre 2012

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Michel Garroté – Ancien rédacteur en chef du ‘Parisien Libéré’, Bernard Cabanes, donne son éclairage personnel sur la droite française (extraits adaptés et commentés ; lien vers source en bas de page) : « La droite est le parti des gens qui défendent la tradition et refusent de faire table rase du passé, comme le veut ce chant irresponsable, qui ouvre sur toutes les dérives : L’Internationale. Aujourd’hui, en France, l’extrême-gauche est au pouvoir, et pas seulement au gouvernement. L’accession de François Mitterrand au pouvoir au sein du PS, puis à l’Elysée a permis une entrée massive des gauchistes et trotskistes dans la haute fonction publique à partir de l’Ecole nationale d’Administration et de l’Ecole nationale de la Magistrature, qui avait d’ailleurs adopté une conception marxiste de la justice dès sa création : le délinquant est victime et la société coupable. La gauche occupe aussi une position dominante dans les médias » (Note de Michel Garroté – Selon un récent sondage, plus de 90% des journalistes français sont de gauche ou d’extrême-gauche ; on se demande d’ailleurs où se cache les 10% restants).

Bernard Cabanes : « Ainsi, l’audiovisuel public – qui devrait, à mon avis, être supprimé – est à gauche depuis 1981. Quant à la presse écrite, elle reste contrôlée par les Ouvriers du livre. Ce monopole syndical, créé pendant la guerre par les Allemands qui placèrent un appariteur CGT du quotidien ‘Le Soir’ à la tête de la corporation du Livre, fut maintenu après la libération. De Gaulle ne l’abolit pas non plus lors de son retour au pouvoir, en 1958, en dépit de la loi Moisant votée deux ans auparavant et bien qu’il sût que les communistes comptaient sur ce syndicat pour faire le ‘coup de Paris’, sur le modèle du coup de Prague. La gauche française s’est réinvestie dans la déconstruction de notre société, ce qui lui donne l’air d’innover, plaît à la jeunesse et pétrifie ses adversaires de droite, qui craignent de passer pour des ringards » (Note de Michel Garroté – Pour ce qui me concerne, le Parti socialiste français et l’UMP, ce mouvement français ‘de droite’ qui justement n’est pas de droite, sont incapables de rompre avec leur passé ; et ils sont inaptes à instaurer la ‘République irréprochable’ qu’un individu prétentieux avait promis, en 2007, dans l’un de ses innombrables gargarismes narcissiques. Quant à De Gaulle, ce « résistant » londonien, il a livré son pays au pétrole islamique et à la main d’œuvre musulmane ; il s’est rapproché de l’URSS ; il était un américanophobe primaire et ingrat ; et il a allégué que le peuple juif serait, selon lui, « un peuple dominateur et sûr de lui »…).

Bernard Cabanes : « C’est ainsi qu’à l’inverse de ce qu’il avait promis pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy, sitôt élu, a pratiqué l’ouverture à gauche, ce qui lui a sans doute valu de perdre en 2012. Marine Le Pen se trompe dans ses analyses à propos de l’euro. Il serait possible d’en sortir, à condition de suivre l’exemple de la Suède, qui est restée hors de la monnaie unique mais a réformé l’Etat, notamment en réduisant sa fonction publique. On ne pourra pas quitter l’euro si l’on conserve un Etat tentaculaire, qui permet à la gauche de s’appuyer sur une ‘clientèle captive’ de 5,3 millions de fonctionnaires ‘à vie’. La décentralisation opérée par le gouvernement Mauroy a étendu à toute la fonction publique territoriale le statut de la fonction publique mis en place par Maurice Thorez, de telle sorte qu’aujourd’hui, un salarié sur cinq est fonctionnaire. Et François Hollande en recrute encore. Par comparaison, l’Allemagne compte 20 millions d’habitants de plus que nous et seulement 1,6 million de fonctionnaires à vie, affectés aux missions régaliennes, dont la Défense, éternelle sacrifiée en France » (Note de Michel Garroté – Le FN a une vision économique proche de celle de Mélenchon, notamment sur le mondialisme, les multinationales, les délocalisations, les « marchés financiers », la « haute finance internationale », autrement dit un jargon digne du 19ème siècle et des années 1930-40 qui dénote une totale ignorance de l’économie réelle).

Bernard Cabanes : « Il faut cesser de regarder à gauche, comme le font par exemple Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet. Il est au contraire indispensable de mettre fin à la fausse querelle entre la droite et la prétendue extrême droite pour retrouver une majorité. La droite doit également cesser de désigner pour la représenter des avocats d’affaires comme Sarkozy et Copé. Je ne pardonne pas à ce dernier d’avoir écarté Christian Vanneste pour avoir énoncé une vérité. Fillon est d’esprit socialiste et opposé à toute entente avec le Front national. Je crois enfin indispensable de rétablir la droite sur la base d’une bonne connaissance de l’histoire contemporaine », conclut Bernard Cabanes. Fin des extraits adaptés et commentés ; ci-dessous, lien vers source (Note de Michel Garroté – le blog catholique français ‘Le Salon Beige’ signale que dans le numéro papier de Nouvelles de France , Christian Vanneste déclare notamment : l’UMP est ‘une machine électorale dénuée du commencement du début d’une idée. Les candidats à sa présidence n’ont qu’un objectif : se positionner sur le marché politique, par rapport à d’autres produits politiques. Elle est devenue une machine sans âme, une agence de placement des ambitions électorales’ où règne ‘le népotisme, le placement à des postes clefs des petits copains et petites copines de dirigeants hauts placés’).

Michel Garroté

Rédacteur en chef

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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DURADUPIF 01/11/2012 16:07


Ils mènent la France à vau-l'eau. Tous ces je t'aime moi non plus de l'UMPS obligeront les électeurs français, dignes de ce nom, à voter vers la vraie droite. Il nous faudra faire notre mue pour
nous sortir de cette période de sans culottes de l'après seconde guerre mondiale.

L'EN SAIGNANT 01/11/2012 11:17


D'ailleurs le parti qui se prétend de droite: l'UMP est devenu dans l'esprit de chacun le complice des Socialos à un point tel qu'elle justifie le sigle adopté par nombre d'entre nous: d' "UMPS"
.!

Yves IMBERT 01/11/2012 10:57


il est peut sérieusement contestable que depuis 1945 et la complicité de de gaulle avec les commuistes, les institutions françaises sont gangrénées par l'idéologie marxiste qui s'est transformée
en islamo-marxisme par rejet de ladite idéologie  par  les ouvriers français remplacés par les immigrants arabo-musulmans, il n'y a qu'a voir la couleur des CGtistes tueurs
d'entreprises pour être convaincu