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Publié le 15 Août 2010

AFGHANISTAN : UNE FEMME ENCEINTE EXÉCUTÉE EN PUBLIC

 

Par Post-fr

Cela fait neuf ans que les Talibans ont été chassés du pouvoir par les forces afghanes et américaines. Mais certaines régions du pays restent sous leur contrôle et le drame qui s’est produit dimanche est là pour le rappeler. La barbarie des talibans en Afghanistan n'a pas de limite. La semaine dernière ils ont abattu dix personnes d'une ONG humanitaire au prétexte qu'ils étaient chrétiens.

Cette fois-ci, c'est une femme qui a été tuée. Bibi Sanubar, 35 ans, veuve et enceinte, a été retenue prisonnière pendant trois jours dans la région de Badghis (Afghanistan).

Les talibans l'ont accusée d'adultère. Condamnée, le magazine ELLE rapporte qu'elle a reçu 200 coups de fouet avant d'être exécutée en public de trois balles dans la tête. La femme, a été tuée par un commandant taliban, Mohammad Yousuf. Son corps a ensuite été jeté dans un secteur contrôlé par les forces afghanes de sécurité.

Le Parisien précise qu'un porte-parole des Talibans a nié ce crime, parlant de "propagande des autorités occidentales". Le meurtre de Bibi Sanubar a pourtant été rapporté par un responsable de la police et condamné par le chef de la commission afghane des Droits de l'homme, ainsi que le rapporte ELLE.

 

 

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Violation des droits de l’homme

Veuve depuis une période indéterminée, la femme était accusée d’avoir eu une liaison adultère avec un homme qui l’aurait mise enceinte. Ce dernier serait parvenu à s’enfuir. Bibi Sanubar n’a pas eu cette chance. Si l’exécution est confirmée, il s’agira de la deuxième femme exécutée par les Talibans depuis qu’ils ont été évincés par les forces Afghanes.

 « Ce genre de procès est inacceptable et c’est une violation des droits de l’homme », a immédiatement réagi le chef de la Commission afghane des droits de l’homme. « Même si aucune plainte n'a été émise, le gouvernement va prendre des mesures à propos de cet incident» (sic), a déclaré de son côté le responsable de la police locale.

Les Talibans nient toute responsabilité

 

Un porte-parole des Talibans a toutefois nié toute responsabilité des Talibans dans cet assassinat. « Nous n’avons rien fait de tel, à Badghis ou ailleurs », a-t-il dit avant de qualifier ces accusations de propagande.

Les Talibans et le gouvernement afghan, épaulé par les forces étrangères, s’accusent tour à tour des pires exactions. Des atrocités systématiquement démenties des deux côtés.

Récemment, les Talibans avaient nié toute responsabilité après que le Time magazine ait publié en une la photo d’Aisha, une jeune Afghane défigurée. Celle-ci expliquait avoir eu le nez coupé comme punition pour avoir tenté de fuir son mari.

Dans un éditorial, le rédacteur en chef de Time Magazine, Richard Stengel, avait justifié la publication de la photo en assurant qu' « Aisha a posé car elle voulait que le monde voit les conséquences, pour les femmes, d'un renforcement des Talibans en Afghanistan ».

 

Cette exécution rappelle ces nombreuses scènes de lapidation de personnes accusées d'adultère, conduites sous le régime des talibans. Ceux-là même qui prônent une application rigoriste de la loi islamique, coupant mains et pieds aux Afghans reconnus coupables de vol.

 

1/ http://www.elle.fr/elle/Societe/News/Afghanistan-une-femme-enceinte-executee-en-public/%28gid%29/1306757

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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