La Formidable Minorité Islamiste d’Amérique. Traduction Nancy Verdier

Publié le 12 Janvier 2013

ryan_mauro.pngPar Ryan Mauro  Nancy2013 (2)Traduction Nancy Verdier     

FrontPage Magazine - 9 janvier 2013 
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 Un résumé des sondages sur la composition idéologique de la communauté musulmane américaine montre que la majorité est modérée, mais il y a une formidable minorité influencée par la doctrine islamiste. Beaucoup refusent de répondre  ou restent  indéterminés quant à leur position sur les questions du terrorisme et de la Charia.

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La question numéro un, est de savoir  combien de musulmans-américains soutiennent le terrorisme.
Un sondage Pew de 2011 (
2011 Pew poll)  révèle un très faible soutien à Al-Qaïda, avec seulement 2% de personnes très favorables au groupe terroriste, 3% plutôt favorables et 11% plutôt défavorables. Environ 70% ont un jugement tout à fait défavorable sur Al-Qaïda, soit une augmentation de 12% depuis 2007.

Il y a 2,6 millions d’islamo -américains, un nombre que l’on s’attend (expected) à voir grimper jusqu’ à 6,2 millions en 2030. Cela signifie qu'il y aura 130.000 musulmans Américains qui  admettront  avoir une opinion favorable à  l’égard d’Al-Qaïda et cela suppose que parmi les 14% qui n'ont pas répondu à la question, il n’y ait pas de partisans. De plus, l'enquête n'a pas porté sur le soutien au Hamas, au Hezbollah, aux Frères musulmans et à d'autres groupes.

Seulement 1% des musulmans américains disent que la violence contre des civils pour défendre l'islam est «souvent» justifiée. Environ 7% disent qu'elle est parfois justifiée et 5% disent qu'elle est rarement justifiée. Environ 81% disent que les attaques contre les civils ne sont jamais justifiées. Bien sûr, la définition de «civil» varie. Les partisans du Hamas, par exemple, soutiennent qu'il n’existe pas de civil israélien. L'enquête n'a pas questionné sur les soutiens  aux attaques contre les soldats.

L'édition 2007 du sondage Pew  (2007 Pew poll ) a révélé que 49% pensaient  que les mosquées devaient rester en marge de la politique et environ le même pourcentage pensait que le Coran ne devait pas être pris au pied de la lettre. L'enquête en a conclu que les immigrants musulmans étaient  plus modérés sur cette question  que ne le sont les musulmans natifs américains.

« Les musulmans nés sur le sol américain expriment un soutien massif à l'idée que les mosquées devraient exprimer leurs points de vue sur les questions sociales et politiques. En revanche, la grande majorité des musulmans nés à l'étranger, dont beaucoup sont originaires de pays où la religion et la politique sont souvent étroitement liées-disent que les mosquées devraient être tenues à l'écart des questions politiques », indique le rapport.

Les résultats les plus surprenants sont peut-être liés aux questions sociales. Le sondage Pew 2011 montre que 39% pensent que l'homosexualité devrait être acceptée par la société, soit une augmentation de 12% par rapport à 2007. Sur la question des épouses multiples, un sondage Wenzel Stratégies (Wenzel Strategies poll)  publié en octobre a reçu un soutien de 22% en faveur de la polygamie.

Les constatations relatives à la Charia et aux éléments spécifiques de la doctrine islamique  sont moins réconfortantes.

Le sondage de Wenzel  a révélé que près de 40% sont fortement ou quelque peu d'accord pour que la Charia devienne  la loi suprême du pays. Une légère majorité s'oppose à cette proposition, dont 35% sont fortement en désaccord et 18% plutôt en désaccord. Toutefois, lorsqu'on leur présente une question plus précise à savoir que faire en cas de conflit avec la Charia et la Constitution américaine, 70% suivraient la Constitution et seulement 9% suivraient la Charia. Environ 21% restent indécis.

Il y a un soutien ferme à la restriction de la liberté d'expression dans le respect de la Charia.

Environ 59% estiment que la critique de l'islam ou de son fondateur n'est pas autorisée en vertu du Premier Amendement. Seulement 41% sont en désaccord. Il est très choquant de constater que  52% soutiennent fortement ou quelque peu le principe d’accusations criminelles contre ceux qui critiquent l'islam ou le parodie, tandis que 33% s'y opposent. Près de 15% sont fortement ou quelque peu en faveur de  l’exécution des personnes qui  critiquent leur religion. Environ 70% y sont fortement opposés et environ 11% seulement quelque peu opposés.

Seulement 30% pensent que les Américains ont le droit d'encourager les musulmans à quitter leur foi. Environ 45% sont en désaccord. Notez que cette question n'est pas de savoir si les gens devraient faire du prosélytisme envers les musulmans. Il s'agit de savoir si le faire est un droit constitutionnel.

 

Les sondages indiquent que la communauté musulmane américaine est plus modérée que ses homologues étrangers sur le conflit israélo-palestinien. Un sondage  Gallup de 2011 ( 2011 Gallup poll) a trouvé, que plus de 80% soutiennent une solution à deux Etats. Toutefois, le sondage Pew de 2011 montre que seulement 61% croient que la solution à deux Etats qui respecte les droits des Palestiniens est possible. Environ 20% estiment qu'elle est impossible, ce qui correspond aux résultats de Gallup.

Le sondage Wenzel a posé la question  directe aux  musulmans américains : Israël a-t-il le droit d'exister ?  Environ 46% sont fortement d'accord  et 21% plutôt d'accord. Seulement 8% sont fortement en désaccord, essentiellement soutenant l'élimination de l'Etat d'Israël. Un autre 8% plutôt en désaccord sur le droit à l’existence d’Israël   et 16% restent  indécis.

La campagne de diabolisation des efforts anti-terroristes du gouvernement américain,  efforts déployés par les islamistes et des groupes musulmans dans la mouvance des Frères Musulmans  a été fructueuse. Le sondage Pew 2011 a révélé que 41% ne croient pas que la guerre contre le terrorisme est un effort sincère pour réduire le terrorisme, tandis qu'un peu plus (43%) estiment qu'il l’est. Il s'agit d'une énorme amélioration par rapport à 2007, où 55% estimaient que le gouvernement américain avait des arrière-pensées et seulement 26% estimaient qu'il était sincère.

L'édition 2007 du sondage Pew  a révélé un soutien fort pour les théories du complot 9/11. Seulement 40% des américains musulmans diront  que les arabes ont perpétré les attaques. Parmi les 28% pour qui  les arabes ne sont pas impliqués, 7% blâment le gouvernement américain, 1% l'attribue à un complot israélien / juif et 2% blâment les  fous ou autres. Le solde, soit 18% de ceux qui nient toute implication arabe disent ne pas savoir qui a effectué les attaques ou ne veulent pas répondre à la question.
 

Une observation importante du sondage Gallup, est que la communauté musulmane américaine ne se sent pas représentée par une grande organisation musulmane américaine dirigée  par les Frères Musulmans. La plus populaire est le Conseil  des Relations  Américano-Islamique, suivie par la Société Islamique d'Amérique du Nord, le Conseil des Affaires Publiques Musulmanes, la Muslim American Society et le Cercle Islamique d'Amérique du Nord, par ordre décroissant de popularité.

Au total, seulement 25% des musulmans-américains  (hommes)  et 19% des musulmanes  américaines ont choisi l'une de ces organisations quand on leur a demandé ce qui représente le plus leurs intérêts. Ce qui est remarquable sachant que ces organisations sont présentes depuis des décennies sans contestation majeure au sein de la communauté. Ceci est peut être en liaison avec l'édition 2011 du sondage Pew selon lequel 48% estiment que la direction musulmane américaine n'a pas fait assez pour s'élever contre l'extrémisme et seulement 34% estiment que oui.

Les sondages montrent qu'il y a une différence marquée dans la communauté musulmane américaine entre ceux qui rejettent complètement la doctrine islamiste et ceux qui y souscrivent, en partie ou en totalité. Il y a un nombre important qui est à la limite. Malheureusement, le gouvernement américain  s’en désintéresse.

Le candidat à la direction de la CIA, John Brennan, ne dira pas «islamiste» ou «djihadiste».  La Maison Blanche est régulièrement visitée ( regularly visited)  par des islamistes,  dirigeants autoproclamés de la communauté musulmane américaine qui sont en réalité rejetés par cette communauté. Le Coordinateur du Département de la Sécurité Intérieure  à la lutte contre l’extrémisme violent souligne (emphasizes) qu'il est axé sur la violence et non sur l'idéologie.

Vous ne pouvez pas être un terroriste islamiste sans être islamiste. Vous ne pouvez pas propager la doctrine islamiste  si vous n’êtes pas déjà un adepte de cette doctrine. Nous devons reconnaître qu'il s'agit d'un conflit idéologique de plus grande envergure qu’un simple conflit avec Al-Qaïda.

This article was sponsored by the Institute on Religion and Democracy.

 

About 

Ryan Mauro is a fellow with RadicalIslam.org, the founder of WorldThreats.com and a frequent national security analyst for Fox News Channel. He can be contacted at ryanmauro1986@gmail.com.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Claude Germain V 12/01/2013 13:59


Pourquoi pas 95 % des muslims activistes dans leur coeur ??? surtout qu'il vaut mieux faire le dos rond et raser les murs depuis la disparition des 2 TOURS