La France en dépression par Luc DuLoiret

Publié le 22 Septembre 2012

La France tire des chèques en blanc sur son avenir. Depuis les années 1970, les 2 couples « Dépenses publique/fiscalité » et « immigration/islamisme » sont toujours plus dévorants. La Droite Libre annonce qu'elle va lancer une action médiatique.

Le peuple français vit une dépression. Certes, nous ne sommes pas diplômés de " psychanalyse des nations", mais comment pourrait-il en être autrement de ce beau pays qui ne peut plus se projeter dans le futur qu'avec angoisse. D'autant plus cruel que son histoire a été brillante. 

En premier lieu, une crise d'identité profonde parcourt les français. Au fond, ils savent bien qu'aux environs de 2040, la première religion du pays sera l'islam (des études circulent sur ce sujet mais de manière plus discrète que les projections qui annoncent que les Etats Unis ne seront plus majoritairement peuplés de "européens" autour de la même période). Vu l'évolution sociale pour le moins discutable de l’ensemble des pays devenus islamiques au cours des siècles, les français ne peuvent ignorer, même s'ils le refoulent, que les rapports sociaux/politiques en seront profondément bouleversés et que l'identité française même sera mise en cause. 
A l'origine de cette transformation : l'immigration incontrôlée présentée comme "inéluctable et comme une richesse pour le pays" pour mieux la faire accepter aux français. Pourtant, des pays comme le Japon (détruit après la guerre) ou la Pologne (après 40 ans de communisme) se sont développés ou se développent sans faire appel à une immigration massive.
Sans oublier l’autre conséquence de l’immigration qui est la multiplication de l’insécurité depuis les années 60. Au titre d’innombrables exemples, le dernier marquant a été relevé par le Nouvel Observateur du 9 septembre 2012 qui signale que de violents incidents ont opposé une soixantaine de soldats et des « jeunes » en marge d’une fête locale. Les soldats du 8e RPIMa ont été insultés aux cris de « sales militaires » ou « sales Français » à leur sortie d’un bar où ils avaient pris un verre.
Bien sûr, le "bobo culpabilisé de base" (BCB) n'a pas un accès direct à ces constats mais il est aussi travaillé par cette dépression collective, de manière inconsciente. C'est peut être pour cela qu'il est autant culpabilisé.
A cet égard, La Droite Libre annonce qu'elle va lancer une action médiatique contre le projet socialiste de droit de vote des étrangers et qu'elle soutiendra toutes les initiatives de l'opposition visant à faire obstacle à cette mesure à la fois subversive et anticonstitutionnelle et qui participe de la grande stratégie de la gauche bobo-déracinée et xénophile qui a troqué depuis les années 1980 le prolétariat français "de souche" pour l'immigré, nouvelle réserve électorale et nouvelle instrument pour "changer de peuple" et créer l'Homme Nouveau souhaité par les idéologues marxistes depuis toujours.

Deuxième chèque en blanc sur le futur : la France détient le 2ème niveau de dépense publique annuel d’Europe en pourcentage (derrière le Danemark) et ne le réduit pas alors que de nombreux pays de l'OCDE ont baissé leurs dépenses publiques depuis 15 ans. Pour l’ensemble de la zone euro, elles sont ainsi passées de 50,4 % du PIB en 1990 à 46 % en 2008. La France fait exception dans ce mouvement. A titre d’exemple, l'Allemagne est passée de 49,3 % en 1996 à 44,3 % en 2008 (47% en 2011), la Suède de 72,4 % en 1993 à 53,8 % en 2008.
Ces dépenses sont toujours plus importantes et ont généré les crises systémiques. 
Elles ont créé des déficits annuels dont l’accumulation constitue un stock de dette publique d’environ 1700 milliards d’euros (sans compter les 1000 milliards d’engagements non pris en compte dans la dette pour les pensions des fonctionnaires). 
L’enfant naturel de la croissance des dépenses publiques est la hausse de la fiscalité et plus particulièrement ces dernières années sur l’épargne. 
Or la principale cause du développement des pays occidentaux est la création d’excédents au-delà d’une simple production de subsistance constituant l’épargne qui a permis les investissements. La fiscalité actuelle décourage l'épargne : le patrimoine (ISF) et ses revenus (IR) sont taxés comme jamais auparavant. Par ailleurs, le gouvernement fait passer aux jeunes le message suivant : s'ils réussissent, ils seront taxés toujours plus sur la fortune et à 75% du revenu au delà d'un certain seuil. Un climat d'opprobre s'est installé sur la réussite matérielle. Entreprendre consiste de plus en plus à n'en prendre que les risques, pour, en fin de compte, en abandonner les fruits en cas de réussite. 

Troisième sujet : le projet de mariage pour les homosexuels qui permet de détourner l'attention des autres problèmes par un débat de société qui paraît plus anecdotique à court terme, mais qui est très emblématique de la perte de repère. Quelle est la principale motivation avancée par les partisans du projet : la liberté et l'amour. Bref, c'est la volonté des parties qui prime. A priori, en tant que libéraux, on serait tenté de dire "chiche", mais le mariage n'étant pas qu'un simple contrat, que fait-on s’il y a « amour à trois ou plus», comme l'a justement rappelé un prélat catholique récemment (Cardinal Barbarin), ou si un ensemble de personnes veulent être « mariés » comme dans le cas de la polygamie. 

A partir du moment où les constats seront faits lucidement et ouvertement par une grande majorité des français mais aussi par les élites, la politique pourra proposer les solutions. 
Le préalable est de nommer les maux. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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DURADUPIF 22/09/2012 22:03


Ca porte un nom grave pour nos générations futures : la décadence

LMarie-claire Muller 22/09/2012 19:53


17 millions d'arabo musulmans actuellement en France

yves IMBERT 22/09/2012 17:19


Bon article,   en annexe il faut lire le rapport de l'institut de géopolotique des populations du 16.02.12 et non les calculs des universitaires crétins qui conte tout bon sens prétendent
avec la mauvaise foi manipulatoire violente du socialo-communiste de base que l'apport de l'immigration n'est pas une perte annuelle de 95 milliards mais un gain de quelques milliards