La France est un pays communiste : voici les chiffres Par Guillaume Faye

Publié le 30 Septembre 2014

  La récession et l’appauvrissement économiques de la France proviennent d’un modèle d’inspiration socialo-communiste soft, obtus et complètement déconnecté de l’écosystème européen et mondial. La responsabilité est partagée entre la gauche passéiste et la droite apeurée par les réformes. Une mentalité française (minoritaire mais aux poids énorme) est aussi en cause : égalitarisme, étatisme redistributif, corporatisme aveugle (voir la grève suicidaire des pilotes privilégiés d’Air France), goût de la rente.

D’où une économie en stagnation : croissance zéro, chômage de masse, paupérisation, surendettement. La décroissance et l’appauvrissement de la France sont provoqués par cinq causes. Les premières sont reconnues par les économistes lucides, la cinquième est tue et occultée car politiquement incorrecte : 1) économie surfiscalisée et corsetée par les réglementations ; 2) dette publique non maîtrisée du fait des allocations sociales géantes ; 3) fonction publique et parapublique trop nombreuse, coûteuse et peu productive ; 4) vieillissement de la population de souche et fuite des jeunes forces économiques ou des fortunes investisseuses à l’étranger ; 5) coût énorme de l’immigration, qui aboutit à ce qu’une masse d’ assistés, employés sous-productifs, chômeurs abonnés, ou délinquants soit à la charge du peuple français.(voir autres articles de ce blog sur ce sujet du coût de l’immigration). Cet article s’articule en neuf brefs paragraphes.

Pseudo virage social-libéral

Le virage ”social libéral” du gouvernement n’est qu’un leurre, absolument  pas traduit dans les faits. Ni économies réelles des budgets publics (État et collectivités), ni réformes sérieuses. La gouvernance de Hollande aggrave celle de Sarkozy. Le virage de 2014, est un mensonge.  CICE et pacte de responsabilité sont de la poudre aux yeux, mesures insuffisantes, superficielles, qui n’auront aucun effet parce que le mal est structurel. 

La moitié des retraités bénéficie d’un retour de la retraite à 60 ans, cas unique au monde.  Depuis le début du quinquennat,  30 milliards de charges supplémentaires pèsent sur les entreprises françaises. Les 50 milliards d’économies annoncés sont un mirage. Elles n’ont jamais été détaillées ni précisées, encore moins budgétées. En réalité, pour calmer les frondeurs de gauche, Valls a renoncé à toute réforme du modèle socialo-communiste.

Le déficit du budget de l’État est de 4,4% du PIB. Les coupes ne sont réalisées que dans les seules budgets d’investissements créateurs, comme la Défense. Les dépenses publiques, en hausse constante, représentent 57, 4% du PIB. Les transferts sociaux se montent à 33% du PIB, record mondial. Ils sont sanctuarisés, ce qui est autant de moins pour les investissements productifs, et nous entraine dans le cercle vicieux de l’assistanat, du chômage et de la paupérisation. Ces chiffres démontrent que nous sommes, de fait, dans un système économique communiste (plus que ”socialiste”), c’est-à-dire une solution qui a toujours échoué partout (injuste sous le fard de la justice) dans laquelle les classes moyennes du secteur privé payent pour les masses de fonctionnaires à vie et d’assistés de toutes origines.

L’Insee a remarqué que de janvier à août 2014, le PIB de la France n’avait pas progressé. On entre donc en décroissance. Le timide banquier et énarque Emmanuel Macron, ministre (sans aucun pouvoir) de l’Économie, a osé déclarer« la France est malade ». On le savait. La pseudo politique de l’offre du gouvernement (CICE, Crédit d’impôt compétitivité emploi),  c’est : je te prends 100 de la main gauche, et je jure que je rendrai 50 de la main droite mais je ne sais pas quand. Le taux de marge des sociétés françaises (29,3%), un des plus bas du monde, a encore diminué 0,5 points. Moins de marges, moins de profits, moins d’investissements, moins d’innovations, donc licenciements, faillites et délocalisations. Mort aux patrons ! Vive les chômeurs et les assistés parasites !

 En 2013, on a assisté à  un chute de 77% ( !) des investissements étrangers en France, rebutés par les ponctions fiscales, la réglementation kafkaïenne et aussi par l’impuissance de l’État socialiste et par son image ”anti-entreprises”, ainsi que par les foucades de l’ado prolongé Montebourg.  En 2013, l’Allemagne avait 2,3% de croissance et la France 0,7% (en 2014, elle sera  encore inférieure), un taux de chômage de 5,2% en catégorie primaire contre 10,8% chez nous.

Impôts et taxes. L’enfer fiscal français 

L’impôt sur le revenu, à l’assiette hyperconcentrée, est à la fois injuste et inefficace : 2% des contribuables assurent 49% des recettes. Et cela va encore être aggravé par la suppression de la première tranche. La moitié des ménages ne payent pas d’impôts. Sur les 37 millions de contribuables, seuls 19 millions sont imposables et 20% d’entre eux paient plus de 70% de l’impôt sur le revenu.La suppression de la première tranche a été un tour de passe-passe démagogique de Valls : la tranche à 5,5% disparaît mais les revenus commenceront à être fiscalisés à 14% dès 9690 € et non plus 11.991 €.  Les conséquences sont claires : travailler moins ou ”au noir” pour payer moins ou s’expatrier. Un smicard  qui gagne 100€  de plus par mois, voit 80 € repartir en taxes, pas seulement d’État mais aussi en impôts locaux, en pleine explosion.

En 2014 (notamment du fait de la baisse du quotient familial) les impôts se sont nettement alourdis pour les classes moyennes inférieures, souvent de 100%. (Source : commission des finances de l’Assemblée nationale, août 2014) La suppression démagogique de la première tranche d’impôt (on passera à 17 millions de foyers imposables) va encore accroître l’irresponsabilité fiscale, augmenter encore le poids de l’IR sur les classes moyennes et accentuer le sentiment qu’une minorité paie injustement les prestations sociales des autres. 

L’acharnement contre la famille caractérise le gouvernement socialiste ; c’est idéologique. Baisse du quotient familial et maintenant projets en cours de réduction de moitié de la durée du congé parental pour les mères de 36 à 18 mois (la mère au foyer, repoussoir pour le pseudo-féminisme gauchiste), baisse de la prime de naissance, etc.  En 2013 et 2014, les contribuables français, souvent retraités  ou des classes moyennes de souche avec enfants ont souvent vu leurs impôts augmenter de 100% du fait de l’abaissement du quotient familial et d’autres mesures socialistes. L’explosion du travail au noir et de l’économie souterraine est la conséquence de cette économie surfiscalisée. 

L’impôt sur le capital, d’inspiration directement marxiste, tue l’investissement et précipite l’expatriation des entrepreneurs. Cette fiscalité  suicidaire pour une économie a été massivement augmentée par les socialo-communistes. Les dividendes sont taxés à 40% en France contre 25% en Belgique. Chez notre voisin, qui bénéficie de la fuite des Français, il n’y a pas d’impôt sur la plus-value de revente d’une entreprise, contre 34,5% en France. Un créateur de start-up a intérêt à s’expatrier. Créer une entreprise en France (et donc des emplois), c’est taxé et puni, donc on va voir ailleurs, puisque réussir est interdit.  Imparable. 

« La France possède le taux de prélèvement sur le travail le plus élevé d’Europenon pas en raison du niveau d’impôt sur le revenu mais à cause des cotisations employeurs qui sont bien supérieures à celles de nos voisins ». (Étude du cabinet d’audit et de Conseil BDO, 10 sept. 2014). Les cotisations patronales pour un couple avec deux enfants avec un salaire brut de 50.000 €/an représentent 42% du salaire brut en France, 29% en Italie, 26% en Espagne, 19% en Allemagne et 11% au Royaume –Uni. Même constat pour tous les niveaux de rémunération. La France détient aussi le record des cotisations sociales salariées : 21% du salaire, contre 10% au Royaume-Uni, 9% en Italie, 5% en Espagne. Pour un couple avec deux enfants et des revenus annuels bruts (payés par l’entreprise) de 50.000 €, le total des prélèvements, (impôts, cotisations salariales et patronales déduites du salaire), s’élève à 30.O79 € et le revenu net n’est plus que de 19.921 € !  Autrement dit, plus de 60% du salaire brut versé par l’entreprise part en charges et impôts ! Et, ce sans compter la TVA et autres taxes à la consommation. Si ce n’est pas du communisme, je veux bien savoir ce que c’est.

Encore plus délirant : en moyenne, un entrepreneur libéral voit 72% de ce qu’il gagne prélevés en charges, cotisations et impôts. En sachant que sa retraite sera ridicule et sa protection santé à sa charge. Mais il paie pour les catégories protégées par l’État communiste.

En France, les prélèvements sur le travail sont de 16% plus forts qu’en Allemagne, 17% de plus qu’en Italie, 27% de plus qu’en Espagne 68 % de plus qu’en Suisse (pays très pauvre au bord de la misère, comme chacun sait) et 77% de plus qu’en Grande-Bretagne. Que les économistes formés à l’ENA ne racontent pas qu’il ne s’agit pas d’un modèle d’économie communiste ! La conséquence est triple  : 1) moindres revenus nets pour les salariés dont le pouvoir d’achat est ponctionné ; 2) écrasement fiscal et social des entreprises, qui rechignent à embaucher ; 3) fuite des jeunes cadres et entrepreneurs à l’étranger. Tout cela au bénéfice, non pas des ”pauvres” (les vrais) mais des parasites assistés.  

Le  ”modèle social français” en plein naufrage

Le « modèle social français » (que le monde entier nous envierait), c’est 8,6 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté – en majorité de souche et pas du tout immigrés –, c’est 5 millions de chômeurs recensés à Pôle Emploi dans toutes les catégories (11% de la population active indemnisée, plus du double de l’Allemagne), c’est 750 zones de non-droit où ni les pompiers, ni la police ni les médecins ne vont plus, qui concentrent 6 millions de personnes, en majorité immigrées ; elles sont inondées de subventions qui sont, avec l’économie souterraine et criminelle, la principale source de revenus. C’est 6 millions de fonctionnaires et assimilés  surprotégés et privilégiés, c’est plus de 2 millions de Français des élites économiques expatriées. Le modèle social français est un tonneau des Danaïdes qui coûte plus de 800 milliards d’euros par an, soit un tiers de la richesse nationale produite. Autant de moins pour les investissements créateurs d’ emplois. Le déficit de la Sécurité sociale, qui augmente chaque année, atteindra 12,3 milliards d’euros fin 2014, uniquement pour le régime général, sans compter le déficit du Fonds solidarité vieillesse et celui de tous les régimes de retraite.

 Cela s’ajoute à la dette de l’État, de l’Assistance publique et des collectivités locales. L’immigration coûte une fortune à l’État Providence exsangue. Son coût direct (le déficit provoqué) est estimé à 8,9 milliards d’euros annuels par Jean-Paul Gourévitch, mais son coût indirect cumulé est estimé à 72 milliards annuels par Yves-Marie Laulan et les professeurs Bichot et Lafay (Institut de géopolitique des populations). 

Selon le Credoc, organisme de recherche officiel (rapport de septembre 2014), 64% des Français en ont assez de l’assistanat et pensent que les chômeurs pourraient retrouver un emploi s’ils le voulaient et si l’on durcissait les conditions d’indemnisation, comme en Allemagne et en Grande-Bretagne ; 54 % estiment qu’on en fait un peu trop pour ”les plus démunis” qui, par ailleurs ne sont pas si démunis que cela, notamment chez les jeunes populations immigrées. Plus inquiétant : la croyance en l’État-Providence s’effondre. 56% des Français craignent de se retrouver un jour, à la rue, SDF ! Énorme (sondage CSA). Selon une étude de l’OCDE, 79% des salariés français sont en situation de précarité, c’est-à-dire ne sont pas assurés de la pérennité à court terme de leur emploi. Bravo pour l’État protecteur. 

La logique de redistribution communiste profite aux privilégiés du système  mais laisse au bord de la route des millions de Français de souche des classes populaires non fonctionnarisées et précarisées.  Autrement dit, une partie de la population vit aux crochets de l’autre Un système qui ne fonctionne pas, qui maintient des masses entières dans l’assistanat, payées par les forces vives des classes moyennes de souche qui triment, ponctionnées et exploitées.  Justice sociale ?

L’amour français pour le chômage

Depuis qu’elle a obtenu le pouvoir en 2012, la gauche a créé 500.000 chômeurs de plus.  On dénombre 3,4 millions de chômeurs en catégorie A et plus de 5 millions au total, DOM compris. La France détient le record des pays développés du nombre des 16-25 ans sans emplois. La grande proportion d’immigrés dans ce chiffre ne s’explique pas par l’”exclusion” mais par un refus ou une incapacité à entrer dans le monde du travail. La fuite des jeunes diplômés, des cadres,  des chercheurs, des investisseurs s’explique, outre par la fiscalité, par cet abonnement de la France au chômage de masse.

La cause ne peut pas en être la ”crise”, puisque dans le même temps, nos partenaires de l’UE ont réduit leur chômage (Allemagne et GB en tête).  La cause est l’aggravation d’un système socialo-communiste qui matraque les entreprises (taxes, charges, réglementations) et pratique, comme à Cuba et dans l’ex-URSS le recours aux emplois aidés publics non qualifiés.  Quand la droite était au pouvoir, le nombre de chômeurs augmentait aussi, mais moins vite.

Code du Travail : 3.200 pages, le plus épais au monde. La réglementation sociale la plus étouffante au monde qui paralyse les entreprises, crée le chômage, sans augmenter en rien – bien au contraire – le niveau de vie des classes populaires laborieuses. Les socialistes, tétanisés par les syndicats, ont encore aggravé la rigidité de la réglementation qui paralyse les embauches : restrictions de l’apprentissage, découragement des stages, interdiction du temps partiel à moins de 24 heures par semaine, pas d’abrogation des seuils sociaux,  renforcement de l’inspection du travail et des normes, pas de baisse ou de suppression du Smic, qui est un frein puissant à la création d’emplois, etc. Autre point : en baissant les charges sur les bas salaires seulement, on n’incite même pas à en créer, mais on décourage la création de salaires médians et élevés, qui sont pourtant l’ossature d’une économie performante et innovante. Sans oublier que la médiocrité de l’Éducation nationale et du système d’apprentissage et de formation aboutit à ce que 60% des entreprises ne trouvent pas les profils qu’elles recherchent !

De plus, à cause des lois socialistes prétendant protéger les locataires, encadrer les loyers (loi Duflot) et punir la non construction de logements sociaux (réservés aux immigrés plus ou mois insolvables), le BTP s’est effondré et la ”crise” y est pour bien peu. On est passé de 500.000 logements construits en 2008 à 280.000 en 2014. Premières victimes, toujours les mêmes : les classes moyennes inférieures et les licenciés du BTP.

Endettons-nous !

La dette  d’État atteint 100% du PIB, dépassant 2.000 milliards d’euros, du jamais vu depuis 1789, comme si un ménage devait un an de ses revenus à ses créanciers. Le chiffre sera mécaniquement dépassé en 2016 puisque tous les ans le budget d’État est en déficit de plus de 4% . Contrairement aux USA ou au Japon (dette domestique), 75% des créanciers de la France sont étrangers. Mais on continue de s’endetter : 60.000 postes pour l’Éducation nationale, pachyderme impuissant, sont en cours de création. 600 millions ont été ajoutés en mai 2014 aux aides aux ”cités” (quartiers périurbains peuplés d’immigrés) déjà abreuvées de subvention, pour essayer d’acheter la paix sociale, ou plutôt ethnique. 45 milliards d’euros sont versés annuellement en intérêts aux créanciers de la France, en augmentation constante ; bientôt premier poste du budget de l’État. Mais le ”principal” (2.000 milliards d’euros) ne pourra jamais être remboursé.

L’État s’endette à haute dose non pour financer des investissements d’avenir, mais pour payer ses dépenses courantes : armée de fonctionnaires privilégiés et allocations. Comme un dentiste qui s’endetterait non pour acheter son matériel de travail mais sa consommation et ses vacances.  

Et si encore, cette économie communiste, à la fonction publique pléthorique , surprotégée et peu travailleuse assurait un bon service public et une administration efficace, mais on constate l’inverse. C’est un autre débat.

À la dette croissante de l’État s’ajoute la dette de nos régions. Elle est passée de 15,7 milliards en 2009 à 20,1 milliards en 2013. Soit + 24% en quatre ans ! L’endettement des régions atteindra 93% de leurs recettes en 2014 contre 81% en 2011. L’endettement global des quatre types de collectivités locales irresponsables atteint 173 milliards d’euros fin 2013.  Qui va payer ? Vous.

Les causes ? Une pseudo-décentralisation qui n’est que la mise en place de baronnies clientélistes (embauche de personnels de +3,1% en 2013) comme en Grèce, la baisse du temps de travail, les frais de fonctionnement somptuaires, les emplois aidés supportés par les municipalités, les subventions jetées par la fenêtre aux ”associations” d’inutilité publique. (Sources : Observatoire des finances locales, Agence Moody’s.)

 Travaillons moins pour gagner moins

Le très grave problème du peuple français, qui semble oublier son génie d’antan, c’est la paresse. Être assisté par l’État Providence est devenu un sport. La réduction du temps de travail (RTT et 35 heures) instituée en 1999 fait baisser la productivité et donc la force de vente de toutes les PME (pas des groupes du CAC 40 qui s’expatrient) d’environ 20%. Elle a dégradé le fonctionnement de l’Assistance publique et augmenté son coût.  

La France socialiste pratique la durée de travail la plus faible du monde, 1661 heures annuelles, soit 239 de moins que les Anglais, 186 de moins que les Allemands, 120 de moins que les Italiens.  Or, à productivité égale à celle  des concurrents, cela signifie des coûts plus élevés (heures supplémentaires) et donc des parts de marché perdues.

On a vu comment il était impossible de supprimer ne serait-ce qu’un seul jour férié. On a assisté à ces situations ubuesques où les syndicats marxistes s’opposaient, contre l’avis des salariés, à l’ouverture le dimanche et en soirée de certaines enseignes, (Castorama, Séphora, etc.) alors que cela se pratique partout ailleurs. Résultat : perte de chiffre d’affaires et de rémunérations allant jusqu’à 20 %. Et à chaque fois, le pouvoir a cédé. Selon l’idéologie marxiste schizophrène, le travail est considéré comme une aliénation.  80% de la réglementation française du Code du travail aboutit à limiter, à décourager, à interdire, à renchérir le travail. Cela va de pair avec la préférence pour l’assistanat et le chômage. Et pour l’oisiveté…

La désindustrialisation tranquille

Du fait d’une réglementation et d’une fiscalité meurtrières, l’industrie française s’est réduite comme peau de chagrin, l’affaire Alstom en étant le dernier avatar, après Péchiney et Arcelor, après l’installation à l’étranger des sièges d’EADS, Publicis, Solway-Rhodia, Lafarge-Holcim, etc. : faillites, délocalisations, restructurations, achats par des groupes étrangers pour obtenir des capitaux introuvables en France (fiscalité du capital et de l’épargne trop lourde) : l’industrie représente moins de 12% de la valeur ajoutée nationale et a perdu 2 millions d’emplois en 20 ans. Or, contrairement à une légende, la nouvelle révolution économique n’est nullement propulsée par les services, les finances, les médias et le numérique dématérialisé, mais bel et bien toujours par l’industrie. En raison de son effet d’entrainement sur l’emploi et les exportations (80%) et sur l’innovation qu’elle assure à 88%.

L’amputation des budgets militaires est, à cet égard, une catastrophe, puisqu’ils représentent 80% des dépenses d’investissement de l’État et sont une locomotive pour la recherche et l’innovation industrielles et concernent 4.000 entreprises et 165.000 emplois, aujourd’hui menacés. Plus de 50% des sociétés du CAC 40 sont sous pavillon étranger et les emplois créés par les grands groupes français performants le sont de plus en plus à l’étranger, comme on le voit dans l’industrie automobile. L’électroménager, l’informatique, la métallurgie, le textile made in France ont disparu. 

 La production industrielle est tombée en 2014 au niveau de 1994. De 1999 à aujourd’hui, la part de la production industrielle dans le PIB a baissé de 30% (faillites, fermetures, délocalisations). La part des exportations françaises dans l’export mondial a chuté de plus de 40%. L’offre de produits manufacturiers français ne cesse de reculer alors que depuis la fin des années 90 la demande intérieure de produits industriels et le commerce mondial ont progressé en volume respectivement de 20 % à 70 %. Qu’on n’aille donc pas incriminer l’ ”Europe” ! La seule cause est l’inadaptation de notre appareil productif dû à la baisse de rentabilité du capital productif industriel (à cause des taxes, charges et impôts) qui n’est que de 6% contre 11% dans les autres pays de l’OCDE.

Toujours plus de fonctionnaires en France !

Après une baisse de 0,5% en 2011, la fonction publique est repartie à la hausse en 2012. En 2012, dernière année de chiffres connus (incroyable mais vrai), on comptait 5,5 millions de fonctionnaires (État, Assistance publique, collectivités) dont 135.300 contrats aidés, destinés à absorber artificiellement le chômage (source Insee). En réalité, on dénombre plus de 6 millions de fonctionnaires et assimilés, avec les entreprises privilégiés (EDF, SNCF, etc.). Plus d’un Français sur cinq est dans ce cas, record européen absolu. Le chiffre croît, du fait des recrutements continus par les collectivités locales (villes, départements, régions) surendettées et clientélistes : + 1,6% en 2012, + 3,1 % en 2013. Le timide non-renouvellement d’un départ à la retraite sur deux a été aboli par les socialistes, dont les fonctionnaires sont, avec les immigrés, la base électorale. Toutes catégories confondues, la France a deux fois plus de fonctionnaires par habitant que l’Allemagne, qui est pourtant un pays fédéral avec 20 millions d’habitants de plus.

Paradoxe qui signe l’échec ridicule d’une économie socialo-communiste qui, pourtant, voulait favoriser son armée de fonctionnaires, notamment dans la sacro-sainte Éducation nationale : en 40 ans, les enseignants français ont perdu 40% de leur pouvoir d’achat relatif. Un professeur de lycée français gagne moins qu’un instituteur allemand. La cause : le personnel de l’Éducation nationale, pléthorique, encombré d’inutiles, syndicalisé, est trop nombreux pour bénéficier d’une bonne rémunération individuelle. C’est la logique communiste : vous êtes garanti à vie, surprotégé, mais vous resterez un gagne-petit. 

Jamais les propositions de privatiser une partie de la Fonction publique, comme aux Pays-Bas, en Italie, au Canada, aux USA, en Italie, en Suède, en Finlande, etc. n’ont abouti. Un tabou français. Du fait du corporatisme bétonné des syndicats communisants qui terrifient les gouvernements. Les dernières propositions de Sarkozy (de retour) resteront des pets dans l’eau. Pourtant, la notion d’ ”emploi à vie” pour les fonctionnaires et de retraite payée par le contribuable est une aberration communiste (imposée par le PCF en 1945) qui, loin d’améliorer le service public et la neutralité, les dégradent – on le voit clairement dans l’Éducation nationale. La logique voudrait que tous les contrats de fonctionnaires soient privés, alignés sur les conditions des entreprises. Chiffres : un fonctionnaire recruté aujourd’hui sera en moyenne salarié pendant 42 ans et retraité pendant 21 ans, sans compter sa veuve pendant 10 ans. En moyenne, un fonctionnaire coûte 50.000 € par an et 3 millions pour toute sa carrière. Il est mathématiquement impossible qu’un tel système tienne le coup.

Appauvrissons-nous !

La France s’appauvrit de plus en plus vite. Terrible aveu : la Direction générale du Trésor de Bercy a publié en juin 2014 un rapport au titre ravageur : « le décrochage du PIB par habitant en France depuis 40 ans. Pourquoi ? » La richesse par tête est maintenant inférieure de 0,1% à la moyenne de l’OCDE, alors qu’elle était supérieure en 1975. Une autre étude donne le vertige, celle de France Stratégie, organisme pourtant gouvernemental : le revenu par tête français est inférieur de 6% à la moyenne des ”pays développés”.  Le PIB par tête américain dépasse le nôtre de…40% ! Contrairement à une légende et en dépit d’une sécurité sociale publique faible, le pourcentage de pauvres est nettement moins important aux USA que dans notre paradis socialiste. Suède : le PIB par habitant est  de 16,1% supérieur. Le Néerlandais est plus riche de 17,4%, l’Allemand de 13,5%. Le salaire médian français est de  2.342 € bruts contre 7.000 en Suisse.

Incroyable paradoxe, incompréhensible aux esprits marxisés de gauche ou de droite : moins la protection sociale étatique est forte, et plus elle est capitalisée et privatisée, moins l’économie est socialisée, plus la richesse individuelle augmente. Les causes du décrochage français sont aussi la trop faible durée du travail (35 heures), la chute de la productivité, du niveau scolaire et de la recherche et, ce qu’oublient évidemment volontairement les rapports précités, l’immigration et son coût énorme. 

Le sacrifice des classes moyennes surfiscalisées, les privilèges pour les bas salaires (exonérations de charges), le Smic trop fort qui découragent les embauches, les subventions aux métiers les moins qualifiés aux dépens des secteurs à haute valeur ajoutée, la baisse du niveau de l’éducation générale et du bac, l’imposition confiscatoire de la fortune investisseuse, tout cela contribue à l’appauvrissement de tous….sauf des riches, qui, eux, ont les moyens d’aller voir ailleurs. « Stratégie misérabiliste », selon l’économiste Jean-Pierre Robin (Le Figaro Économie, 23/06/2014).

La ”croissance” est un leurre comptable, quand l’inflation est sous les 2%. En 2013, la richesse produite par la France (et donc les revenus) a baissé de 25 milliards. De plus, les transferts de capitaux (prêts forcés) vers les pays méditerranées de la zone euro, les transferts de revenus des immigrés (9 milliards par an), le rapatriement des bénéfices des multinationales trop taxées en France, la fuite des fortunes lessivées par l’ISF ou des diplômés, tout cela aggrave la situation. 

Dans des quartiers, même riches, de nos villes, on assiste à des scènes inimaginables il y a vingt ans. Des dizaines de SDF (aucun immigré, uniquement des gens de souche) s’entassent sous les auvents des immeubles  pour passer la nuit, dans des sacs de couchage, protégés par des cartons, avec leurs pauvres affaires dans des caddies crasseux. Tous les âges. Dans la journée, ils mendient devant les supermarchés, dont les employés sont à 100% des immigré(e)s, dont la moitié, payés au Smic, ne parle que quelque mots de français. Et dans certaines banlieues, les dealers roulent en Porsche Cayenne.

Conclusion

L’Europe n’est pas la cause majeure de cet état de fait, bien que le fonctionnement de l’UE soit une aberration à revoir de fond en comble.  Une économie socialisée, étatisée, dans le monde hyper-capitalistique et hyper-entrepreneurial  (”schumpétérien”) de la troisième révolution industrielle, c’est suicidaire. L’économie française ressemble au couple formé, dans une course, par un jockey obèse et un cheval  mal nourri et maltraité.  

 Les deux ans et demi de pouvoir de Hollande et de politique de laxisme socialo-communiste ont aggravé tous les paramètres. Le déficit des échanges extérieurs, commencé en 2005, s’est accru : le déficit de la balance courante atteint 2% du PIB (chute des exportations due aux charges). Le taux de marge des entreprises françaises, du fait des prélèvements sociaux colossaux, est inférieur d’un tiers à celui de nos concurrents. D’où chute des investissements, gel des recrutements et licenciements. Comme dans toute économie socialisée, il y a une défaillance globale de l’offre. On produit trop peu et trop cher avec une qualité insuffisante et des prix trop élevés. Cette sous-compétitivité structurelle contraint à importer de plus en plus.   

Une dévaluation de 10% l’euro ou le retour à un franc déprécié au même taux – solution absurde retenue par le FN– accroîtrait pour une brève période et artificiellement les exportations de 7% en volume mais renchérirait de 10% les importations. Au total, on est perdant.

Plutôt qu’une relance européenne et française (de type keynésienne et socialiste) par des investissements publics, il faut rétablir la profitabilité des entreprises pour qu’elles investissent, embauchent et redeviennent compétitives. Pour cela, une seule solution : baisse massive des charges sur le travail et le capital. Équation incompréhensible pour le cerveau des énarques, formés par leurs professeurs à une vision socialo-marxiste de l’économie héritée de la première révolution industrielle, soit le début du XIXe siècle, voici presque 200 ans ! Les élites russes ont été guéries du marxisme, vaccinées, pas les nôtres.

Dans un écosystème franco-français où le tissu économique privé est soumis à un environnement étatiste étouffant, la saignée est inéluctable : saignée des entreprises qui meurent ou délocalisent, saignée des forces vives qui s’expatrient, saignée des revenus et des épargnes qui alimentent le puits sans fond des allocations aux assistés et parasites. La performance allemande prouve que la politique de rigueur n’amène pas la récession mais l’expansion. Grâce à cette politique de rigueur et de déréglementation, l’Allemagne n’a pas du tout connu la récession mais au contraire la croissance, le budget à l’équilibre et le plein emploi, avec un chômage passant depuis 2006 de 11,3% à 5% ! La durée d’indemnisation du chômage est passée de 32 à 12 mois et les cotisations assurance-chômage ont été réduites de 6,5% à 2,8% du salaire. Le taux d’imposition minimal sur le revenu est passé de 25,9%  à 15% et le taux maximal de 53% à 42%. L’impôt sur les sociétés à été abaissé de 50% à 29 %. L’âge légal de départ à la retraite a été porté à 65 ans.   

Impossible d’opérer de telles réformes dans un pays dont les élites politiques sont ou bien marxisées, ou bien dotées d’une prétentieuse ”incompétence savante” ou bien timorées – y compris le faux dur Sarkozy et le beau parleur Fillon. La France ne pourra se sauver que par une crise grave suivie de l’électrochoc d’une révolution, et non pas des réformes pragmatiques comme les font nos voisins et concurrents. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Pivoine 01/10/2014 18:49


pas de baisse ou de suppression du Smic,


 


Ils sont marrants, ceux qui trouvent que le Smic est trop élevé ! Travailleraient-ils, eux, pour un salaire de misère ???