La France peut-elle mourir au XXIe siècle ? Par Guillaume Faye

Publié le 13 Août 2014

paris detruiteTout pays est comme un organisme : naissance et enfance, adolescence et jeunesse, âge mûr, vieillesse et mort. Quatre phases, toujours, comme les saisons. Cela vaut pour les individus, les peuples, les civilisations ; mais aussi pour toutes les organisations.

La France est née progressivement au cours du haut Moyen Âge sur les ruines de la Gaule romaine, les invasions germaniques et le premier christianisme. Premier roi mythique franc : Clovis, consul romanus adoubé par l’Empire d’Orient de Constantinople, païen converti, de son vrai nom Chlodoveigh. Les racines de la France sont beaucoup plus anciennes que celles de son État franc naissant. En ouverture de ses Mémoires d’espoir, De Gaulle a écrit : « La France vient du fond des âges, elle vit ». Le problème, c’est qu’aujourd’hui, sous ses successeurs, elle risque de mourir. La formule de De Gaulle signifie que le substrat humain, anthropologique, de la France n’avait que peu changé au cours des âges. Bien d’autres pays européens sont dans la même situation. Cet article comporte  plusieurs brèves parties : 1) La France change de visage. Défiguration ? 2) Ethnopolitique et idée de Nation.  3) L’imposture de l’idéologie républicaine française. 4) Le mauvais plombier et le mauvais médecin. 5) Des dirigeants apeurés ou cyniques. 6) Course à l’abîme ou simple maladie ?

1. La France change de visage. Défiguration ?

Elle peut mourir progressivement au début du XXIe siècle, mais beaucoup plus rapidement qu’elle n’est née. Il faut rétablir une vérité sans cesse bafouée : le territoire français des Gaules n’avait jusqu’au milieu du XXe siècle jamais connu d’immigration de peuplement importante et les seules migrations concernaient des populations européennes apparentées. Une homogénéité ethnique globale avait toujours été préservée. La rupture s’est produite, comme ailleurs en Europe occidentale, pendant les catastrophiques années soixante et soixante-dix ( les ”Trente Glorieuses”) où a commencé un flux migratoire extra-européen ininterrompu et massif– jamais vu dans l’histoire depuis plusieurs millénaires – associé à une chute de la fécondité des Français et Européens de souche ; mais aussi amenant dans ses fourgons le millénaire islam, totalement incompatible avec la civilisation européenne et en conflit avec elle depuis le VIIIe siècle. Face à ce phénomène invasif, les élites françaises et européennes ont non seulement baissé les bras mais, fait inouï, incompréhensible pour un Chinois, un Japonais, voire un Africain, elles le favorisent. Elles collaborent.

Regardez des films et des photos de la France des années 60. Le paysage humain a changé. Le processus n’en est qu’à ses débuts. Un de mes amis photographes a fait un gag : il a monté une exposition sur la vie quotidienne en Afrique équatoriale et au Maghreb. Les photos, en réalité, étaient prises en région parisienne. Déjà, dans de nombreuses zones, il ne s’agit plus de ”minorités”, mais d’une majorité. Si rien ne change, démographiquement, ce sont les Français de souche (c’est-à-dire d’origine européenne) qui risquent de devenir minoritaires. On le voit déjà, avec l’échec de l’intégration, c’est aux autochtones de s’adapter. Ça va s’aggraver. Les symptômes cliniques de la disparition de l’identité franco-européenne, donc de la France elle-même, sont déjà présents.

Nous assistons à l’amenuisement du substrat humain des ”Français de souche”, de ceux qui se sentent ethniquement, historiquement, affectivement Français et Européens. Et même chez les jeunes Français de souche, par exemple, l’Éducation nationale n’enseigne plus l’histoire du pays comme le faisait jadis l’éducation ”républicaine”. Un mouvement général de ”défrancisation” est à l’œuvre, aussi bien ethnique que culturel. Ceux qui protestent contre l’américanisation se trompent complètement. Il s’agit, bien plus gravement, d’une soumission à l’ordre des cultures des nouveaux migrants, islamique, africaine, etc.

Sauf exceptions et minorités, on ne voit aucun signal d’intégration à la ”nation France” des jeunes masses des nouvelles populations immigrées. Au contraire, on note un rejet massif, associé à une sécession, à un début de réactions insurrectionnelles, sous tous les prétextes. L’islam est le carburant majeur de ce phénomène. Il s’agit d’un processus de destruction  virale de l’organisme, de l’intérieur et non pas de l’extérieur. Pas d’intégration ni d’assimilation, donc pas d’acculturation des minorités à la majorité, dès que ces ”minorités” sont en passe de devenir massives et plus jeunes que les autochtones. Ces derniers s’acculturent. C’est le mouvement inverse de ce qui était prévu qui se produit. Ceux qui veulent s’intégrer et se sentent Français ne représentent qu’une minorité, à peine 5%. Le reste : les indifférents (communautarisme, asiatiques et autres, immigration économique),  et les hostiles qui sont une large majorité, dont l’islam est le moteur central, à la fois de revanche et de conquête.

La nouvelle France, Françarabia, sera-t-elle un simple prolongement du monde arabo-musulman au terme d’un processus invasif par le bas ? Le changement de langue, de religion, de culture est en cours et les élites se bouchent les yeux.  La vérité est trop simple pour être comprise par l’esprit intellectuel qui préfère la complication de la scholastique et sa savante organisation des mensonges et des erreurs. L’intellectuel est incapable de deviner l’avenir. D’ailleurs, une idéologie présentiste, qui refuse l’enracinement, est inapte à prévoir le futur. 

 2. Ethnopolitique et idée de Nation

Ces propos concernent la France, mais, plus largement, l’ensemble de nos cousins européens. Un pays est fait d’hommes et non pas d’idées. La cause principale de la mort possible de la France  est donc l’immigration massive de peuplement d’arrivants extra-européens qui s’apparente à un changement et à un remplacement de population, du fait des implacables lois démographiques. La plupart de ces migrants, de fraiche date ou, déjà, de deux générations, ne se sent pas du tout ”français” charnellement et n’a strictement rien à faire de la France. Ils restent attachés à leur patrie d’origine. On assiste donc objectivement à un processus invasif ”par le bas”. Rien de tel ne s’était produit avec les migrants qui ont peuplé les Etats-Unis : ils avaient spontanément développé un patriotisme américain, surplombant leurs anciennes origines. Ils étaient tous de filiation européenne. Le melting potaméricain était au départ strictement réduit à l’origine européenne des migrants. 

Je défends la thèse de l’ethnopolitique, selon laquelle l’identité, la personnalité, l’essence d’un peuple, d’une nation, d’un pays (notions apparentées) dépendent d’un socle humain et ethnique. Les institutions, l’économie, la culture, les mentalités  sont le fruit direct de ces racines. Si elles sont coupées, arrachées, modifiées, le pays disparaît objectivement, même s’il garde le même nom. Un pays vit toujours, même s’il n’est pas politiquement indépendant : il peut toujours recouvrer sa souveraineté ou se remettre d’une occupation militaire. Regardons l’exemple de la Pologne, longtemps absorbée dans l’Empire russe puis, brièvement, dans le IIIe Reich puis dans le protectorat soviétique.  En revanche, un pays disparaît si son substrat ethnique, c’est-à-dire anthropologique et culturel est bouleversé. C’est ce qui est en train de nous arriver. C’est pourquoi la démographie est, de toutes les sciences humaines, la plus importante. 

Donc, ce n’est pas de l’Union européenne supranationale , qui restreint et rogne sa souveraineté, que la France risque de mourir. Mais de la transformation ethnique de sa population, c’est-à-dire à la fois dans les domaines anthropologiques, culturels, religieux. Elle s’appellera toujours peut-être ”France”, mais ce ne sera plus qu’une enveloppe, qu’une France simulée. Comme une bouteille qui porte l’étiquette ”bordeaux” mais qui contient un autre type de vin.

 Ce ne sont pas les crises économiques ni les défaites militaires qui jettent à bas un pays (on peut toujours s’en remettre) mais l’affaiblissement et le délitement de son germen, de sa colonne vertébrale anthropologique.  C’est-à-dire les racines de l’arbre. Imagine-t-on le Japon peuplé de 50% d’Africains ” japonisés ”, avec d’autres peuples asiatiques ? Israël, lui-même, est menacé par la croissance des Arabo-musulmans sur son territoire plus que par un danger militaire. Cela vaut pour tous les pays.

 Une France, qui non seulement serait massivement islamisée (première religion pratiquée, ce qui commence) mais dont une part grandissante de la population ne serait plus de souche européenne, ne serait tout simplement plus la France. Et ne serait même plus son héritière !  De même que l’Égypte actuelle n’est pas l’héritière de celle des Pharaons, ni le Pérou l’héritier des Incas.

3. L’ imposture de l’idéologie républicaine française

 La grande erreur de l’idéologie républicaine, partagée par tous les partis, a été de croire que l’essence de la France (ou de tout autre pays) étaitintellectuelle, c’est-à-dire uniquement fondée sur l’adhésion à des idées, à des valeurs, à un projet.  Ce n’est que très partiellement vrai. L’essence d’un pays est d’abord sa cohésion charnelle. C’est-à-dire l’apparentement ethnique, qui relève du concret et non pas de l’abstraction. Aristote parlait de philia (amitié intraethnique des citoyens de même origine) indispensable à l’existence stable d’une Cité. De Gaulle, de manière très contraire à l’idéologie républicaine officielle, avait expliqué à Alain Peyrefitte le fond de sa pensée, rapporte ce dernier dans C’était De Gaulle : la France est, disait-il en substance, un pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-romaine et ne peut accueillir que de toutes petites minorités d’autres origines. Cette position de bon sens est aujourd’hui rejetée par tous les ”républicanistes”, y compris les pseudo gaullistes de l’UMP, pour qui a France est un melting pot qui devrait miraculeusement être cimenté par l’ ”idée” quasi métaphysique de République. Cette conception est gravement idéaliste et ne fonctionnera jamais.  

 Dans un article du Figaro pour lequel il a été poursuivi en vain par la justice, La République contre la Nation, Jean Raspail expliquait que l’idéologie républicaine française entrait en conflit avec l’idée nationale au sens ethnique, par son universalisme débridé. Il prévoyait, à terme, une guerre civile ethnique, qu’il estimait d’ailleurs perdue d’avance, ce qui n’est pas mon avis, on le verra plus loin. La République s’impose donc comme une idéologie (alors qu’elle ne devrait représenter qu’une forme de gouvernement) contre la patrie et la France. Cet abstractivisme est intenable à terme.

 En tant qu’admirateur d’Aristote en effet, je ne combats évidemment pas la république comme forme de gouvernement ni la démocratie comme principe, mais simplement l’idéologie républicaine française qui détourne le sentiment populaire de l’ethnicité, fondement de la démocratie.   Détournant l’idée de république, le républicanisme français actuel se rapproche de l’idéologie soviétique qui considérait les hommes comme des briques indifférenciées, venant de toutes origines mais fédérés par le ”Diamat” (dogme marxiste-léniniste du matérialisme dialectique). 

 Née à une époque  où il n’y avait pas d’immigration de peuplement, l’idéologie républicaine pouvait rabâcher gratuitement tous les slogans les plus ineptes : « tout homme a deux patries, la sienne et la France ».  Ou  bien souscrire à l’idée stupide de Renan : la France comme idée, comme projet opposée à l’Allemagne, fondée sur l’ethnicité. En réalité toutes les nations, tous les peuples, tous les pays sont, même s’ils le refusent dans l’idéologie, fondés sur l’ethnicité, sur la parenté ethnique. Autrement, ça finit par exploser.

De plus, cette idéologie républicaine ou pseudo républicaine ne maintient plus la souveraineté de l’État défenseur, mais seulement son poids d’État Providence, protecteur d’abord des étrangers, même clandestins et illégaux. Ce qui frappe, depuis les années 80, et qui est un signe inquiétant de délitement de la France (comme au moment de la chute de l’Empire romain), c’est l’affaiblissement de l’État, dans tous les domaines régaliens : laxisme judiciaire, forces de l’ordre paralysées, impuissance croissante face à la criminalité, législation soit imposée par Bruxelles soit redondante, inextricable, inapplicable ; reculades constantes face aux corporations, syndicales et autres ; impotence complète face à l’immigration clandestine, absence totale de contrôle des frontières, etc. Bref, le déclin de l’autorité publique. Mais paradoxalement,  cet État impuissant sur le plan régalien se montre un pachyderme invasif dans les domaines réglementaire, bureaucratique, fiscal. C’est exactement ce qui se produisit quant au IVe siècle, l’État romain brillait de ses derniers feux, avant de s’effondrer avec fracas.    

4. Le  mauvais plombier et le mauvais médecin

 Le problème principal, à la fois français et européen (hors Russie) est la médiocrité générale de la classe politique, élus et gouvernants confondus, sauf exceptions minoritaires, très accentuée depuis la mort de Georges Pompidou. Globalement, on ne se préoccupe pas de la question fondamentale, tonitruante, la colonisation migratoire et l’islamisation qu’on n’arrête pas, et qu’on n’essaie de résoudre que par des cautères sur un jambe de bois comme la ”laïcité” contre le ”communautarisme”, tout en mentant effrontément au peuple de souche, encore majoritaire –pour l’instant– sur ce qui l’attend. Le mauvais plombier propose, non pas de couper l’eau pour réparer la fuite, puis de refouler l’inondation, mais de bricoler les tuyaux et d’utiliser la serpillière. Le mauvais médecin a peur de révéler à son patient l’ampleur de son mal, soit qu’il l’ignore ou le lui dissimule. Il lui prescrit donc des médicaments chers mais inopérants, ou bien il nie le mal et prescrit des analgésiques et des anxiolytiques pour faire cesser provisoirement les douleurs. Le problème central n’est pas résolu. L’aggravation du mal est inéluctable. La classe politique est ainsi : elle ne raisonne qu’à très court terme. L’idée de ”patrie” est très éloignée de ses préoccupations. Elle est à la fois torpillée par l’idéologie dominante et paralysée par ses avantages financiers, la ”corruption légale”. Pis encore : même si elle sincèrement attachée à l’idée de ”France”, elle ne la comprend que dans un sens restreint, intellectuel et non pas charnel, abstrait et non pas concret.

En dehors de toute polémique, il faut reconnaître que De Gaulle (seul opposant de droite dès 1940 au Troisième Reich alors que les collaborateurs de Vichy venaient à 80 % de la gauche) a défendu une vision ethniste de la France. C’est pour cela qu’il a voulu la décolonisation et l’indépendance de l’Algérie. Alain Peyrefitte raconte (livre précité) qu’il estimait impossible la cohabitation, où que ce soit, entre Européens et musulmans et qu’il s’opposait à toute immigration nord-africaine en France. Il n’avait évidemment pas prévu ce qui se passerait après lui. Aujourd’hui, le Front national qui semble se rapprocher du gaullisme après l’avoir longtemps combattu, se souvient d’un des fondamentaux du vrai gaullisme : l’identité ethnique, appelée ”nationale”, ce qui a exactement la même origine étymologique.

 5. Des dirigeants apeurés ou cyniques

 Les dirigeants politiques, journalistiques, intellectuels, économiques font comme si rien ne changeait. L’eau monte dans le Titanic éventré mais on réagit comme si rien de grave ne se passait. L’orchestre continue à jouer. Champagne ! Toujours, le court terme est préféré à l’avenir. Le faux optimisme (”non, non, on ne coule pas, tout va bien, on va s’en sortir par l’intégration républicaine”) le dispute au mensonge des pleutres et des idiots utiles ( ”l’immigration, une chance pour la France”) et au cynisme de ceux, comme le lobby socialiste Terra Nova d’obédience trotskiste, qui veulent clairement la disparition de la France (et de l’Europe) dans leur identité historique, parce qu’ils sont motivés par un sentiment  trouble, à la fois masochiste, haineux et xénophile.

Pointons les raisonnements biaisés des élites, fondés sur le déni de réalité et sur des diagnostics falsifiés : 1) l’immigration de peuplement, soit n’en est pas une, soit constitue une chance, un atout ; quand à l’islam, ce serait un enrichissement et l’islamisme un phénomène limité et sous contrôle. 2) Grâce à l’”intégration” ou, nouveau concept, au ”vivre ensemble” sans intégration, la nouvelle France sera plus riche de sa diversité, mot fétiche. Pourquoi cette falsification de la réalité par les élites ? 1) À cause de l’idéologie humanitariste, antiraciste, anti ethniste (pour les Européens seulement) et d’une vision faussée de la Nation par un républicanisme délirant qui bafoue les intérêts et l’avis du peuple autochtone ; ce dernier étant méprisé, coupable de se laisser flatter par les ”populismes”. Une désagréable contradiction apparaît ici : au delà d’un certain seuil, si ça continue, au cours du XXIe siècle, la France multicolore et en voie d’islamisation ne sera plus du tout une ”république démocratique” mais ressemblera au Liban , au Maghreb et à leurs régimes. 2) La peur, pour les politiciens, des nouvelles populations, jugées dangereuses sans qu’on n’ose se l’avouer vraiment, peur assortie de réflexes  électoralistes. 3) Le besoin de se rassurer, de s’aveugler soi-même, de se mentir à soi-même. 4) Le terrible esprit collaborationniste de soumission qui est malheureusement récurrent dans l’histoire de France. (1)

6) Course à l’abîme ou simple maladie ? 

Bien sûr, la France a encore d’énormes atouts : dynamisme des start-up (malgré une fiscalité délirante) succès des multinationales (qui créent surtout des emplois à l’étranger), haut niveau de formation, richesse du patrimoine. Mais ne s’agit-il pas de ”beaux restes”, comme on dit d’une femme ? Quelques arbres vivants ne cachent-ils pas une forêt en train de dépérir ?   

 La situation économique et financière catastrophique de la France provoquée par la gestion socialiste aggrave encore les choses. Mentionnons par exemple, la fuite des cerveaux, les jeunes Bac +6  autochtone remplacés par des Bac – 6 venus d’ailleurs. Les forces vives qui émigrent et d’autres ”forces” qui immigrent… L’état de l’Éducation nationale ne prépare pas non lus un avenir rieur pour les générations futures. La France a encore des atouts (recherche scientifique, secteurs performants, etc.) mais tout cela s’érode. Comme un belle toile qui n’est pas restaurée et perd de son éclat, peu à peu. Néanmoins, une crise économique explosive pourra avoir un effet imprévu positif, révolutionnaire, qui pourrait renverser la situation.

 Les actes de haine antisémite  qui ont marqué – entre autres – les manifestations pro palestiniennes de juillet sont probablement la préfiguration de ce qui attend les Français de souche. Comme je l’ai dit dans un précédent article, le compte à rebours d’événements insurrectionnels très graves a probablement commencé, préludes à une possible guerre civile ethnique. Cette dernière, couplée à une dépression économique, peut inaugurer un cycle révolutionnaire d’où tout peu sortir. C’est ce point qui sera abordé dans le prochain article.  

Les nouvelles populations ne veulent plus de la France et de son histoire. Avec la complicité et/ou l’aveuglement d’une partie des élites, la colonisation de peuplement et le grand remplacement sont entamés. La mathématique démographique est en route, implacable. On peut intégrer, c’est-à-dire absorber des minorités, mais pas des masses qui deviennent peu à peu majoritaires dans des zones de plus en plus nombreuses et qui imposent, objectivement, leurs mœurs. Les changements de langue, de religion, de culture sont en cours. L’histoire en offre maints exemples. Pourquoi la France et l’Europe y échapperaient-elle ? Ceux qui nous racontent, à gauche comme à droite, que l’intégration fonctionne ou doit absolument fonctionner sont des myopes ou des menteurs. Au contraire, ce qui fonctionne, c’est la partition et la haine de la France (même chose chez nos voisins).  Tous les événements récents le prouvent. Errare humanum est ac perseverare diabolicum. (”Se tromper est humain, mais il est diabolique de persévérer dans l’erreur”, proverbe latin)

L’islam est un facteur lié et aggravant. Contrairement au mensonge d’État, comparable à ceux des anciens pouvoirs soviétiques qui falsifiaient l’histoire et les faits, l’islam n’a jamais été partie prenante de l’histoire de France ; il en est même le contraire par essence, avant et après 1789. L’hostilité de l’islam aux valeurs européennes, qu’elles soient chrétiennes ou laïques, est un fait historique constant et structurant. La volonté universaliste de l’islam de conquête (et de revanche) est un constat objectif. La criminalisation de l’”islamophobie” par la jurisprudence est un signal fort de soumission (et de permission) envoyé aux agents de l’islamisation de la France. Dans un entretien entre Bruno Le Maire et Pascal Bruckner (« La barbarie gagne la France », Le Figaro, 04/08/2014), ce dernier déclare : « Place de la République, le 27 juillet, les manifestants ont fait leur prière de rue par terre, ce qui veut dire très clairement : là où sont les musulmans, là est la terre d’islam.[...] Dès que nous réaffirmons l’identité nationale, nous sommes accusés de racisme. Le mot ”islamophobie” est devenu un moyen d’assimiler toute critique de l’islam à du racisme. En revanche personne ne parle de christianophobie »Propos intéressants. Il faisait référence aux chrétiens déportés et massacrés par nos chers musulmans en Irak et en Syrie.   

 La catastrophe militaire de 1940, qui n’a pas été la première dans la longue et lourde histoire du pays, fut une piqure de guêpe en comparaison de ce qui nous arrive actuellement, c’est-à-dire la destruction progressive de nos racines et de notre identité française et européenne, de manière peut-être irrattrapable. L’exemple du Japon est parlant : écrasé en 1945 comme jamais aucun pays ne le fut, seul à avoir subi dans l’histoire le feu nucléaire, l’Empire du Soleil levant s’est relevé et persiste. Pourquoi ? Parce qu’il s’est abrité de toute immigration étrangère, parce que ses valeurs ancestrales, historiques, spirituelles, nationales, ethniques on prévalu – en dépit de la société de consommation et du matérialisme. Le Japon a trouvé dans son âme ancestrale la force de rester lui-même. Il a eu l’intelligence de ne pas compenser fallacieusement sa dénatalité par une immigration étrangère qui aurait dénaturé sa substance, son germen(2) 

CONCLUSION.

 Il y a un créneau pour l’optimisme : c’est la reprise en mains. C’est pourquoi, au fond, je suis peut-être pessimiste mais pas fataliste. Dans l’histoire, tout est imprévisible et possible. Ce que j’expliquerai dans mon prochain article. En effet, face à cette disparition possible, tragique, de la France avant la fin de la première moitié du XXIe siècle, quels sont les scénarios possibles ? Que peut-il se passer ? Mort lente, mort brutale, résistance explosive, révolution, renaissance ?  Dans le prochain article, je vous proposerai trois scénarios . L’article s’intitulera : « 2014-2040 : les 3 scénarios. Fin ou renaissance de la France ? »  À suivre …

(1)Des tribus gauloises liguées contre Vercingétorix et collaborant avec les Romains (Éduens, notamment) à la Seconde guerre mondiale, en passant, entre autres, par l’épisode de Jeanne d’Arc qui eut à combattre autant des Français que des Anglais et qui ne fut pas brulée à Rouen par ces derniers… 

(2) L’exemple du Japon infirme l’argument rebattu selon lequel les ”sociétés fermées” seraient improductives. Au contraire, ce sont les sociétés trop ouvertes qui le sont, car menacées d’explosion. Les Japonais ont eu cette lucide intelligence de comprendre qu’en dépit de leur dénatalité, l’immigration n’était pas la bonne solution. Seraient-ils plus intelligents que nous ?

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

Pivoine 14/08/2014 16:22


C'est là une brillante analyse !


Les chefs d'Etat des pays occidentaux peuvent critiquer leurs homologues de certains pays, en les qualifiant de dictateurs. Il n'empêche que ces derniers n'ont jamais songé à génocider leurs
propres peuples pour les remplacer par d'autres, venus d'ailleurs ! Même l'URSS, qui ne se privait pas de nier l'identité des peuples, ne l'a pas fait, ou alors à petite échelle.