La gauche française aura-t-elle une forte majorité grâce à la droite ?

Publié le 12 Juin 2012

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François-Normal de Hollande-Trierweiler, Duc du Flambystan

 

Michel Garroté – Je lis, aujourd’hui, lundi 11 juin 2012, quelques commentaires intéressants, sur les législatives françaises, publiés par la revue de presse politiquement incorrecte LSB, http://lesalonbeige.blogs.com/ (extraits adaptés) : Les chiffres définitifs au niveau national : gauche et alliés 46,77%, UMP 34,07% et FN 13,6%. Tant que l’intelligentsia refusera de comptabiliser le FN à droite, la défaite de l’UMP s’annoncera inéluctable.

La droite la plus bête du monde ? Sans doute, puisque l’UMP, contre l’avis de ses électeursrefuse toute alliance, accord, discussion ou entente, acceptant avant le deuxième tour de laisser les pleins pouvoirs à la gauche dès dimanche prochain. (Ce qui est une trahison de plus de la part de l'UMP à mon sens. Ndlr Gérard Brazon)

Mélenchon ne s’est pas désisté. Il a été éliminé. Il lui manquait en effet 467 voix pour atteindre les 12,5% des inscrits et accéder ainsi à un deuxième tour.

Il y aurait entre 25 et 30 triangulaires au second tour. Beaucoup impliqueront un candidat FN. En face, l’UMP et le PS n’adoptent pas la même stratégie. Martine Aubry a appelé au « désistement républicain » entre le PS et l’UMP. Réponse de François Fillon : « Nous allons maintenir nos candidats partout où ce sera possible ». Ce n’est pas encore l’alliance avec le FN. Mais ce n’est déjà plus l’alliance avec le PS.

Guillaume Bernard, politologue, maître de conférences à l’ICES, analyse ce premier tour  (extraits) : « A l’évidence, il n’y a pas de vague rose comme en 1981. Le PS et l’UMP sont au coude à coude à environ 35 % chacun. Mais, le PS atteint 40 % avec ses alliés écologistes et radicaux. Au soir du second tour, il est donc probable que le PS aura la majorité. Cependant, il n’est pas certain qu’il atteindra le chiffre fatidique de 289 députés lui permettant d’avoir, à lui seul, la majorité. Il peut donc se retrouver dans une situation proche de celle de 1988 ».

« Le résultat de l’UMP est ambigu. A la fois il perd 5 points par rapport à 2007 et, en même temps, il atteint le même score que le PS seul. En outre, il a, pour l’instant, évité l’éclatement (même si l’émergence des courants en son sein ne se développera que dans les mois ou les années qui viennent). Toutefois, il n’arrivera certainement pas à obtenir la majorité parlementaire et une cohabitation entre le PS et l’UMP est vraiment très peu probable. Il est vrai que, si à la base, les députés UMP sortants voulaient conserver leurs sièges, les ténors de ce parti n’y tenaient pas beaucoup (préférant laisser les affres du gouvernement à la gauche). L’avenir dira comment l’UMP se repositionnera sur l’échiquier politique : qui en prendra la direction mais, surtout, quelle discours adoptera-t-elle ? En particulier, il est probable que, d’un point de vue programmatique, l’une des questions cruciale sera de choisir entre pour ou contre la ‘stratégie Buisson’ » (Ancien du FN qui orienta le programme de Nicolas Sarkozy. Ndlr Gérard Brazon).

« En outre, d’un point de vue électoral, le fait que l’UMP ne participe plus (depuis les cantonales de l’année dernière) au « front républicain » contre le FN (tout en refusant d’appeler à voter ou de se désister en sa faveur) est un signe à la fois des tiraillements internes et de la difficulté à déterminer une ligne politique claire. Le FN peut-il espérer remporter des circonscriptions ? Avec près de 14 %, le score atteint par le FN est sans doute l’un des meilleurs qu’il ait jamais obtenu à une élection législative (son maximum de près de 15 % ayant été atteint en 1997 lors d’une législative déconnectée d’une présidentielle). En tout cas, il gagne au moins deux points par rapport à 2002 et multiplie sont score par trois par rapport à 2007. Mais, ce qui est surtout nouveau, c’est que l’hémorragie qu’il connaissait régulièrement après une présidentielle a été stoppée (puisque, habituellement, son score était quasiment divisé par deux d’une élection à l’autre) », conclut Guillaume Bernard.

La gauche est « clairement minoritaire ». Tel est l’avis du vice-président du Front national, Louis Aliot : « Au-delà du score du FN, et j’espère qu’un jour ses électeurs ne seront plus un jour ou l’autre considérés comme des sous-citoyens, ce qui ressort ce soir, c’est que la gauche est minoritaire car les socialistes, sans les extrémistes de gauche de Jean-Luc Mélenchon et les Verts de Cécile Duflot, font moins que l’UMP ».

Marion Le Pen s’est qualifiée pour le second tour de la 3e circonscription du Vaucluse, en arrivant en tête avec 34% des voix. Derrière elle, le député UMP sortant, Jean-Michel Ferrand, aurait 30% des voix et la représentante du PS Catherine Arkilovitch, 21%.

Copé veut l’échec de la droite dimanche prochain : il exclut toute alliance avec le FN. Lu ici : Jean-François Copé, le président de l’UMP, souligne que le score de son parti est supérieur à celui du PS, selon certaines estimations. Les choses ne sont pas aussi simples et binaires que ce qu’on veut bien dire, a-t-il expliqué sur France 2. On va appeler dès demain à la mobilisation générale : beaucoup de Français veulent du sérieux budgétaire. Partout où nos candidats peuvent se maintenir, ils se maintiendront. Nous parlerons demain lors du bureau politique des autres situations, a indiqué Jean-François Copé. Il a cependant exclu toute alliance avec le Front National (fin des extraits de commentaires repris par LSB ; cf. lien ci-dessous).

Michel Garroté

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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