La gauche s'entredévore: Rue 89 (de gauche) en délicatesse avec Jean Michel Baylet radical de gauche!

Publié le 26 Juillet 2012

"Diffamation publique envers une personne chargée d’un mandat public " 

c’est le motif de la mise en examen, mercredi matin, de Pierre Haski, directeur de la publication de Rue89, et du journaliste Augustin Scalbert, sur plainte de Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG).

Mme Josiane Josié, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grand instance de Paris, a signifié cette mise en examen au directeur de la publication et à l’auteur de l’article incriminé, paru le 31 août 2011. Le procès n’aura lieu qu’en 2013 en raison du calendrier judiciaire chargé.

Rue89 est défendu par Me Antoine Comte.

A cette époque, en 2011, enquêtant sur Jean-Michel Baylet qui se présentait dans le cadre de la primaire du Parti socialiste destinée à choisir son candidat à la présidentielle de 2012, Augustin Scalbert découvre une mise en examen du président du PRG remontant à 2009.

Il avait été mis en examen pour infraction au code des marchés publics dans une affaire concernant la gestion du département du Tarn-et-Garonne qu’il préside, ce qui n’avait jamais été annoncé.

L’information a son importance puisque les règles de la primaire en excluent toute personne en délicatesse avec la justice, et Manuel Valls, autre candidat et aujourd’hui ministre de l’Intérieur, avait réagi à cette information en appelant Jean-Michel Baylet à en « tirer toutes les conséquences ».

Jean-Michel Baylet fut confronté à cette information lors d’un « tchat » avec les riverains de Rue89, et... il démentit avant de partir, furieux.

Refus de répondre

L’article d’Augustin Scalbert est mis en ligne plus tard ce jour-là, avec le résultat d’une enquête rendue plus difficile par le refus de M. Baylet de répondre en amont à nos questions, tout comme le parquet de Bordeaux compétent en la matière.

L’article faisait état de deux mises en examen, et provoqua – a posteriori – une mise au point à l’AFP du parquet de Bordeaux, confirmant la première mise en examen, pour infraction au code des marchés publics ou « favoritisme », mais pas la deuxième sur la prise illégale d’intérêts.

L’article fut aussitôt corrigé (avec notification de la correction, une transparence à laquelle notre site est très attaché dès qu’un article est modifié, au contraire de la plupart des autres sites qui ne le signalent pas à leurs lecteurs), dès le 1er septembre, avec excuses à l’intéressé.

Néanmoins, Jean-Michel Baylet a choisi de nous attaquer en diffamation, comme il a coutume de le faire dès qu’on vient regarder de trop près ses affaires politiques et commerciales dans son fief du Tarn-et-Garonne, où son influence est multiforme et comprend le contrôle familial du quotidien La Dépêche du midi.

Il poursuit également Rue89 Le Mensuel qui avait repris le même article, et qui fut rectifié le mois suivant en raison des délais différents de publication.

Reste une double question :

  • pourquoi une mise en examen, même mineure, d’un homme politique aux ambitions nationales (il se présentait à la candidature pour la présidence et ne désespère pas de devenir ministre au cours de ce quinquennat) devrait-elle rester secrète deux ans ?
  • Pourquoi faut-il vaincre un tel mur d’opacité, au risque de commettre une erreur, pour pouvoir apporter une information qui est évidemment d’intérêt général ?

Peut-être le procès sera-t-il l’occasion de répondre à ces questions adressées à « Citizen Baylet ».

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

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Claude Germain V 26/07/2012 16:43


Ha.hahahahahahahahh.........................hou !!! les vilains cloportes se bouffent entre eux .Enfin un peu de distractions .....