Le peuple britannique et l'Europe totalitaire. Traduit par Nancy VERDIER

Publié le 5 Novembre 2011

Total Totalitarisme en Grande Bretagne. Les Libyens peuvent décider de leur avenir, mais les Britanniques, pas question.

October 31, 2011- Par A. MILLAR

Traduit de l’anglais par Nancy VERDIER

http://www.hudson-ny.org/2545/totalitarian-britain

      Ce 24 octobre, la coalition conservatrice-libérale-démocrate a  affiché le mépris le plus cinglant qui soit à l’égard du peuple et de la démocratie. Une motion non contraignante d’inspiration populaire et portant sur l’adhésion de la Grande Bretagne à l’Union Européenne avait été inscrite au débat parlementaire. La motion proposait la tenue d’un référendum,  l’occasion pour le peuple britannique de se prononcer en faveur du retrait ou du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union Européenne, ou encore peut-être de renégocier certains pouvoirs que Bruxelles s’était arrogés

Ces trois partis virtuellement indissociables et en tous points semblables sur toutes les grandes questions mais manifestement sans ancrage dans l’opinion publique, ont fait voler en éclats le peu de confiance qui subsistait encore sur la réalité d’un processus démocratique en Angleterre, où il est sérieusement mis à mal depuis dix ans. Il y avait néanmoins quelques raisons d’espérer. Le gouvernement britannique a mis à disposition un site réservé aux pétitions qui en principe  aborde les questions que tout le monde se pose. N’importe quel citoyen britannique peut lancer une pétition et les citoyens peuvent la signer  en indiquant leurs noms. Si la pétition recueille plus de 100 000 signatures, elle peut faire l’objet d’un débat au parlement. 

Comme les trois principaux partis  - conservateurs, libéraux démocrates et travaillistes- avaient tous promis un vote sur l’adhésion à l’Union Européenne  - et comme David Cameron avait donné sa garantie “ dure comme fer”  que ce vote aurait bien lieu – on pouvait s’attendre à ce que tous soient ravis que le seuil des 100 000 signatures fût atteint pour traiter de cette question.

Nikki Sinclaire, un MP indépendant, jadis avec UKIP est à l’initiative d’une pétition  proposant un vote sur le maintien de la Grande Bretagne dans l’Union Européenne, pour laquelle il a récolté 121 000 signatures.

Si l’on suppose que la construction de l’Union Européenne avait pour but de faire contrepoids aux Etats-Unis, il semble de plus en plus évident qu’elle a été conçue sur le modèle de l’Union Soviétique.

Il n’y a pas de parti d’opposition “gênant “au parlement européen puisque la législation est faite en sorte que les britanniques obéissent aux lois qui y sont élaborées et votées.

Ni les britanniques ni aucun peuple européen  n’a voté pour le Président Herman Van Rompuy. De ce fait, personne n’a le pouvoir de voter pour le mettre dehors. Cependant au moins 75% des lois passées en Grande-Bretagne sont actuellement votées à Bruxelles. Vladimir Bukowsky un ancien dissident qui avait fui l’Union soviétique où il avait été emprisonné, l’appelle EUSRR. 

Cette Union Européenne est fondamentalement totalitaire.

Au mieux, le Parlement européen est une oligarchie inoffensive qui contrôle de plus en plus les affaires des nations européennes et de leur peuple. Qu’elle soit toujours inoffensive dans dix ou vingt ans ou pour les générations futures, reste bien sûr la grande inconnue. L’histoire et la nature humaine, cependant nous incitent à penser qu’un parti unique au sein d’un Parlement avec un Président nommé et une « élite » qui définit la législation en secret n’est pas la meilleure recette pour faire une société libre et prospère.

Les sondages montrent de manière constante qu’une majorité de britanniques veulent  quitter l’Union. Qui peut le leur reprocher ?

En réponse à la pétition et aux 121 000 signatures, David Nuttall, parlementaire conservateur déposa un projet de loi appelant à un référendum citoyen sur l’adhésion à l’UE, ce qui donnait effectivement à une majorité de britanniques l’occasion de voter et de faire un doigt d’honneur à l’Europe.

La réaction des trois grands partis fut pour le moins cinglante.  Ed Miliband, chef du parti travailliste félicita le premier ministre pour l’élimination du régime de  Kadhafi et parla de l’importance pour la Libye de décider de son propre avenir. Sans même un soupçon d’ironie, il déclara ensuite que la Grande Bretagne devait rester dans l’Union Européenne et devait y négocier sa place. Ce faisant, il affirma qu’il serait néfaste d’autoriser les citoyens à voter sur le bien-fondé de l’adhésion à l’Union Européenne. Faire le choix de son avenir,  vaut sans doute pour les libyens mais apparemment pas pour les britanniques.

La réponse de la direction du parti conservateur, fut encore plus fulgurante. Elle est très bien décrite par Peter Hitchens – auteur de l’abolition de la Grande-Bretagne et frère de Chritopher Hitchens –  qui compare cette assemblée à  “un cénacle de courtisans de l’époque pre-médiévale n’ayant de compte à rendre à personne”. Le premier ministre Cameron et sa clique ont dénaturé la démocratie britannique en un simulacre plein d'artifices et en ce lundi ils s’évertuaient tous à justifier leur déni du droit des citoyens d’être maîtres de leur avenir, de celui de leurs enfants et de leurs petits-enfants. C’est semble-t-il un constat tragique, mais il est malheureusement  tout à fait conforme à la réalité. 

Le projet de loi déposé devant le parlement fut porté au débat et de concert,  le premier ministre Cameron et le secrétaire d’état aux affaires étrangères William Hague, firent sonner la charge contre les partis rebelles qui s’autorisaient à proposer un vote au pays. 

Il y eut des instructions strictes et les membres conservateurs du parlement furent contraints de suivre Cameron et de voter comme lui, contre la motion de référendum  populaire sur l’adhésion britannique à l’Union Européenne. Ceux qui disaient tout haut qu’ils ne marcheraient pas avec le gouvernement se voyaient menacés d’une fin de carrière politique rapide.

Au vu du niveau d’intimidation la plupart des experts estimaient qu’au plus 70 parlementaires voteraient pour la motion et un spécialiste des sondages de la BBC 5 ne prévoyait pas plus de 12 parlementaires en faveur de la motion. Le résultat final fut de 111 voix pour et 483 contre.

La motion fut débattue au milieu des quolibets, des moqueries et des rires cyniques. L’ambiance du parlement était inhabituellement tendue et surchauffée comme l’ont révélé des échanges personnels entre parlementaires des premiers et derniers rangs et des conversations privées. Comme l’a exprimé Tim Montgomerie de la très distinguée Maison des Conservateurs sur Tweeter : « Un brave parlementaire a reçu un appel de George Osborne dix minutes avant le vote. Il a dit à Osborne, d’aller se faire foutre. C’est actuellement le sentiment qui prévaut parmi les Conservateurs envers le gouvernement. » 

Des conservateurs rebelles ont été  scandaleusement discrédités par la direction de leur parti et  maltraités comme l'ont été le  pays et la démocratie.

Comme la motion n’était pas contraignante elle aurait dû donner lieu immédiatement à un référendum, mais cela aurait mis le gouvernement sous pression avec une tentative de reprise en main par l’UE

Cameron et d’autres Europhiles ont affirmé à longueur de journée, qu’avec la crise de la dette européenne et les scissions qui ne manquent pas de se produire au sein de l’Union, « ce n’est pas le moment » d’un référendum. Ce “mantra”,-  cette formulation de sagesse divine - était destinée à la presse. Une formule inconsistante, mais qui sonnait bien. Le “parti rebelle” sans espoir d’un vote prochain, remisait le tout pour une hypothétique échéance dans trois ans.

Sans complexe, Cameron déclara au Parlement : « quand la maison de vos voisins est en feu, la première réaction instinctive est d’éteindre le brasier, et la moindre des choses est de faire en sorte qu’il n’atteigne pas votre propre maison. Ce n’est pas le moment de songer à prendre la poudre d’escampette”.

L’analogie est sérieusement égratignée bien sûr. Que l’Europe soit en feu, qu’importe tant que ce n’est pas la « maison du voisin ». La Grande Bretagne fait partie de l’Union Européenne – mais en dépit de l’opposition populaire, non par sa volonté.  En d’autres termes, l’Union Européenne est la maison de la Grande -Bretagne, mais si les citoyens ne peuvent débattre de la nécessité de sortir de la maison quand celle-ci est en feu, quand précisément pourront-ils le faire ?

 

Nancy VERDIER

 

Cette traduction est copiable et diffusable dans le respect en mettant le nom de la traductrice et du site "Puteaux-Libre" Nancy VERDIER

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Eric W. 06/11/2011 11:44



Bonjour Gérard, bonjour Nancy, ainsi qu'à tous et toutes,


On arrive petit à petit à comprendre que derrière le chaos actuel religieux, économique, social il y a une
volonté (?) politique.


Quand j'écoute la radio, tout le monde est surpris : comment en est-on arrivé là ? Qui a pu laisser
faire cela ?


3 choses :


Tout est dit depuis l'Antiquité : l'homme n'a que peu changé au fond de lui et c'est normal. La culture à
5 000 ans mais la nature est plus solidement ancrée encore car dans nos gènes. La culture, c'est l'Histoire mais personne n'en tire les leçons car c'est du passé. On fait comme si ça ne pouvait
pas nous arriver et on répète les même erreurs, seule la forme change. Les sous-jacents sont toujours là, bruts.


Derrière la situation actuelle, on retrouve le socialisme. Grèce, France, 2011, 1918, 1939..... : c'est
le même problème, celui du collectivisme, du socialisme, de l'enfer pavé de bonnes intentions. Le pseudo-socialisme car Marxisme détourné, et c'est la déviance, la non-maîtrise qui le fait
dégénérer en Totalitarisme.


Idem pour le capitalisme, il ne correspond pas à la théorie. Et comme ce sont les deux faces de la même pièce,
la disparition de l'un entraîne celle de l'autre. Après celle du pseudo-communisme( Léninisme oui), nous assistons à la fin du pseudo-Capitalisme.


Le socialisme, j'en reviens à Hayek, c'est la "route de la servitude" et celle-ci est volontaire comme le
démontra en son temps, La Boétie.


Enfin, il faut bien comprendre qu'en d'autre temps, on serait déjà en guerre. En guerre ! Je ne pensais
pas dire cela, jamais. Et puis insensiblement, le mot revient, l'idée s'installe et apparaît comme une ultime solution pour nettoyer toute la chienlit. Et nous le voyons bien autour de nous, le
tension monte comme dit Claude. Comme un éternel rituel, l'Humanité a besoin de s'expurger, pour (mieux?) repartir : c'est le syndrome des lemmings. Comme un coup de sang, ça monte, ça monte
et un jour, ça claque.


Sachant cela, rien n'est inéluctable. Sachant cela, par prudence,
il vaut mieux se préparer. "La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens" Clausewitz. Et la
meilleure défense, c'est l'attaque. Sans être alarmiste, quand on connaît l'étouffante et angoissante situation d'Israel, cela n'est alors plus qu'une question de....jours ?



Eric W.



Eric W. 06/11/2011 10:14



Bonjour Gérard, Bonjour Nancy, ainsi qu'à tous et toutes,


On arrive petit à petit à comprendre que derrière le chaos actuel religieux, économique, social il y a une
volonté (?) politique.


Quand j'écoute la radio, tout le monde est surpris : comment en est-on arrivé là ? Qui a pu laisser
faire cela ?


3 choses :


Tout est dit depuis l'Antiquité : l'homme n'a que peu changé au fond de lui et c'est normal. La culture à
5 000 ans mais la nature est plus solidement ancrée encore car dans nos gènes. La culture, c'est l'Histoire mais personne n'en tire les leçons car c'est du passé. On fait comme si ça ne pouvait
pas nous arriver et on répète les même erreurs, seule la forme change. Les sous-jacents sont toujours là, bruts.


Derrière la situation actuelle, on retrouve le socialisme. Grèce, France, 2011, 1918, 1939..... : c'est
le même problème, celui du collectivisme, du socialisme, de l'enfer pavé de bonnes intentions. Le pseudo-socialisme car Marxisme détourné, et c'est la déviance, la non-maîtrise qui le fait
dégénérer vers le Totalitarisme.


Idem pour le capitalisme, il ne correspond pas à la théorie. Et comme ce sont les deux faces de la même pièce,
la disparition de l'un entraîne celle de l'autre. Après celle du pseudo-communisme( Léninisme oui), nous assistons à la fin du pseudo-Capitalisme.


Le socialisme, j'en reviens à Hayek, c'est la "route de la servitude" et celle-ci est volontaire comme le
démontra en son temps, La Boétie.


Enfin, il faut bien comprendre qu'en d'autre temps, on serait déjà en guerre. En guerre ! Je ne pensais
pas dire cela, jamais. Et puis insensiblement, le mot revient, l'idée s'installe et apparaît comme une ultime solution pour nettoyer toute la chienlit. Et nous le voyons bien autour de nous, le
tension monte comme dit Claude. Comme un éternel rituel, l'Humanité a besoin de s'expurger, pour (mieux?) repartir : c'est le syndrome des lemmings. Comme un coup de sang, ça monte, ça monte
et un jour, ça claque.


Sachant cela, rien n'est inéluctable. Sachant cela, par prudence,
il vaut mieux se préparer. "La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens" Clausewitz. Et la
meilleure défense, c'est l'attaque. Sans être alarmiste, quand on connaît l'étouffante et angoissante situation d'Israel, cela n'est alors plus qu'une question de....jours ?


 


Eric W.