La Guerre Contre le Peuple Juif. Par Guy Millière

Publié le 4 Février 2013

guy-milliere-150x150.jpgCe qui se poursuit en ce moment, au travers de la guerre de Gaza et au delà d’elle, notait voici peu David Horowitz dans Frontpage magazine, est, en fait, une guerre contre le peuple juif. Cette guerre se mène depuis longtemps. A certains moments, elle a semblé refluer. A d’autres, elle a atteint l’abomination absolue. Un peu plus de six décennies se sont écoulées depuis la shoah, mais la plupart des hommes politiques et des journalistes européens, à de trop rares exceptions près, semblent aujourd’hui devenus amnésiques. A moins qu’ils ne cèdent lâchement à la tendance prédominante et qu’ils entendent, pour s’acheter une survie sur un mode misérable, pratiquer l’aveuglement et la surdité volontaires. On a vu dans toutes les grandes villes d’Europe au cours du mois dernier des manifestations qui se sont achevées par des émeutes, des vitrines brisées, des pillages divers. On a vu des drapeaux israéliens brûlés, piétinés avec frénésie. On a entendu des slogans de soutien à la « résistance palestinienne » vociférés haineusement. On a pu percevoir des cris qui auraient dû inquiéter de manière très large et faire tinter des signaux d’alarme, mais qui ont trop peu retenu l’attention. Ce que ces cris disaient était que la frontière entre un prétendu « antisionisme » et l’antisémitisme était franchie sans restes ni retenue. « Mort aux Juifs » et « Juifs fascistes, assassins » ont retenti dans plusieurs langues. Certains sont allés, en Grande-Bretagne, en Scandinavie, au Canada jusqu’à « Hitler avait raison » ou « les Juifs au four ».

Ce qui suscite l’aveuglement et la surdité volontaires des hommes politiques et des journalistes est, outre la peur, que la distribution des rôles qui leur donnait un confort moral s’est trouvée remise en cause. L’antisémitisme, vous dira-t-on souvent, c’est une attitude d’extrême droite. Admettre que l’antisémitisme est désormais plutôt musulman et situé à l’extrême gauche est profondément dérangeant pour le prêt-à-penser. Reconnaître qu’il existe des passerelles et des liens entre extrême-gauche, extrême droite et islamismisme est encore plus dérangeant dès lors qu’on a pris l’habitude de fustiger l’extrême-droite, et elle seulement ; Pourtant, c’est un fait : l’antisémitisme a changé, et l’antisémitisme nouveau est au moins aussi hideux et obscène que l’antisémitisme ancien, quand bien même fort heureusement, il n’a, jusqu’à présent, pas produit les mêmes effets.
L’aveuglement et la surdité volontaires ont conduit à dire qu’il ne fallait pas « importer en Europe » le conflit du Proche-Orient : comme si les islamistes agissant en Europe ne considéraient pas que leur cause est la même que celle des islamistes agissant au Proche-Orient, et comme si les islamistes au Proche-Orient en avaient seulement et uniquement contre l’Etat d’Israël, et pas contre l’Occident en général, et contre les Juifs en particulier. Les antisémites à l’ancienne reprochaient aux Juifs d’être cosmopolites, sans ancrages. C’est un reproche qui perdure. Mais ce reproche a laissé place à d’autres : il existe un Etat juif, et il faut donc reprocher aux Juifs désormais d’avoir un Etat. Il faut délégitimer, salir cet Etat, inciter à la haine envers lui, agir pour sa destruction comme dans les années 1930 on a pu agir pour la destruction du peuple juif. Les Juifs vivant en Europe ou en Amérique du Nord sont vite soupçonnés de « double allégeance » dès lors qu’ils soutiennent l’Etat juif. Ils sont sommés de désavouer l’Etat juif aux fins de montrer qu’ils sont bien « intégrés », mais cela même, le cas échéant, ne leur évite pas les agressions. Aux yeux des antisémites, les Juifs seront toujours coupables de quelque chose, et ne pourraient cesser d’être coupables que s’ils cessaient d’exister.
Ce que ne voient pas les praticiens de l’aveuglement et de la surdité volontaires est que laisser se propager l’antisémitisme quelle que soit sa forme ou son visage est laisser se propager une haine totalitaire porteuse de dangers absolus non seulement pour les Juifs, mais pour la liberté, l’éthique et les sociétés ouvertes elles-mêmes. Ce qu’ils ne voient pas est qu’en Europe aujourd’hui, les soldats du djihad sont en marche et agissent. Ces soldats du djihad ne prennent pas obligatoirement les armes et ne manient pas toujours l’explosif. Ils peuvent organiser des manifestations ou des émeutes. Ils peuvent cultiver la colère, embrigader, disséminer une propagande de plus en plus abjecte, intimider, pousser à l’autocensure, faire peur. Combien d’éditeurs renoncent à publier des livres trop critiques envers l’islam ou trop favorables à Israël parce qu’ils ont reçu des menaces ? Combien de journaux renoncent préventivement à faire paraître certains articles ? Combien d‘émissions de télévision renoncent à inviter des commentateurs susceptibles d’être taxés de « sionisme » trop explicite, sous prétexte que cela risquerait de faire apparaître leur émission comme trop « déséquilibrée » ? Et puis, effectivement, il y a les liens avec l’extrême-droite, et quand bien même celle-ci a mauvaise réputation, elle a toujours ses circuits d’influence. Il y a, surtout, les liens avec l’extrême-gauche qui n’a cessé, ces dernières années, de pratiquer l’infiltration et de quêter ce que le communiste italien Antonio Gramsci appelait l’hégémonie : parvenir à ce que certaines idées soient à ce point installées dans l’air du temps qu’elles semblent avoir la limpidité de l’évidence.
Des glissements sémantiques ont eu lieu graduellement : on a accusé l’Etat juif de brutalité, d’ « impérialisme », Puis on a accusé les soldats de Tsahal de se conduire comme des nazis. On a parlé de « territoires occupés », de « colonisation ». On en est maintenant au stade suivant, dans toute son obscénité : Israël est accusé d’être intrinsèquement un Etat nazi, voire l’Etat nazi par excellence sur cette terre. On accuse Israël, dès qu’Israël se défend contre des agresseurs, de commettre un « génocide ». Les territoires occupés sont devenus, bien sûr, « territoires palestiniens occupés », et le mot « colon » se retrouve dans chaque phrase. Israël se trouve accusé, à chaque intervention militaire, de « crimes de guerre », voire de « crimes contre l’humanité ». Les Juifs de diaspora qui défendent Israël sont, en ce contexte, des monstres vis-à-vis de qui on peut se conduire comme des « résistants » se conduisaient face aux SS. Les non Juifs comme moi qui défendent Israël ne le font, vous dira-t-on, que parce qu’ils sont pervers et troubles.
Le fait que ceux qui disséminent ces diverses accusations ont des intentions réellement et effectivement génocidaires, sont effectivement les héritiers contemporains du nazisme, et sont les vrais auteurs, ou les complices de vrais auteurs de crimes de guerre se trouve oublié en chemin. Pour faire accepter le nazisme de l’ère contemporaine et la volonté de génocide la plus flagrante ce début de vingt-et-unième siècle, pour faire accepter les crimes de guerres des nouveaux nazis et des nouveaux génocidaires, les nouveaux nazis et nouveaux génocidaires accusent leurs victimes d’être les bourreaux. Ce qui devrait apparaître à l’opinion comme une opération de manipulation sordide est accepté, hélas. Comme si, dès lors qu’il s’agit des Juifs, tout devenait acceptable.
Parce que je ne trouve, moi, pas cela acceptable du tout, je dis ici que l’aveuglement volontaire et l’injection dans l’atmosphère de l’antisémitisme nouveau font souffler sur l’Europe et sur l’ensemble du monde occidental un vent très mauvais et prometteur de lendemains extrêmement sombres qui pourraient avoir la couleur de la soumission, du sang, des larmes et de la cendre. Je dis qu’à ne pas vouloir combattre clairement le djihad et ses liens troubles avec divers activistes et agents d’influence, l’Europe et le monde occidental se préparent à bien davantage qu’à la tempête et à l’autodestruction. Je dis qu’il faut, au nom très simple et très élémentaire de la vérité, répéter ce qui doit l’être, et le faire inlassablement, avant qu’il ne soit vraiment trop tard.
Pour ce qui concerne le Proche-Orient : le Hamas est une organisation d’inspiration effectivement nazie et islamiste, ce qui ne peut échapper à ceux qui lisent sa Charte ou écoutent les discours de ses dirigeants, et il a cette dimension en commun avec le Hezbollah. C’est une organisation aux intentions explicitement génocidaires qui prend les femmes, les enfants et les vieillards pour boucliers, et qui pratique donc le sacrifice humain. Tous ceux qui soutiennent le Hamas soutiennent les activités et les idées du Hamas, tout comme tous ceux qui reprennent les mots d’ordre et la propagande du Hamas, ou agissent comme ses compagnons de route. Plus largement, ce qui se joue dans la guerre d’agression contre Israël n’est pas une « guerre de libération » d’un peuple, le « peuple palestinien », mais une guerre visant à l’extermination d’un peuple, le peuple juif. La guerre menée depuis soixante ans l’a été d’abord au nom du nationalisme arabe, pour détruire Israël. Elle l’a été sous l’emblème de la « libération nationale » du « peuple palestinien » à partir de 1967, mais jamais nulle part auparavant, il n’avait été question de « peuple palestinien ». La guerre est menée désormais essentiellement au nom du djihad, et vise plus que jamais la destruction d’Israël et l’extermination des Juifs. Tous ceux qui prétendent défendre le « peuple palestinien » se font aujourd’hui, en réalité, les complices de la quête de la destruction d’Israël et d’extermination du peuple juif. Ils se font aussi, de surcroît, les complices de l’utilisation de milliers d’Arabes comme chair à canon par des fanatiques sans scrupules, et les complices du lavage de cerveau qui a non seulement persuadé les Arabes de Gaza et de Judée-Samarie qu’ils étaient le « peuple palestinien », mais que le rôle du « peuple palestinien » était de détruire Israël et d’exterminer le peuple juif. Ils se font les complices d’une intention de crime contre l’humanité e nvers Israël et le peuple juif, mais aussi d’un crime contre l’humanité envers ces Arabes au cerveau lavé, et, plus largement, les complices d’un djihadisme et un antisémitisme new look qui se disséminent à l’échelle de la planète.

Guy Millière

Israël Magazine

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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L'EN SAIGNANT 04/02/2013 19:27


Le monde libre n'est pas conscient des enjeux .! Il devrait se tenir autour de vous et avec vous car, s'il laisse faire, il encourage ces EMMERDEURS GÉNÉTIQUES, MALADES, DÉBILES ET ARRIÈRÉS À
CONTINUER À FAIRE CH... L'HUMANITÉ TOUTE ENTIÈRE ET À LA RENVOYER aux MOEURS, COMPORTEMENTS ET NIVEAU DE VIE de L'ÂGE DE PIERRE .... !