LA GUERRE DES BOUFFONS - Par Minurne

Publié le 2 Septembre 2013

Aux nombreux surnoms attribués à François Hollande soulignant l'incompétence et le ridicule du personnage, de "capitaine de pédalo" à "pingouin" en passant par "François zéro", "fraise des bois" et "pépère" on pourrait ajouter celui d'un personnage de la BD d'Achille Talon, "Constant Danslayreur".

 Maurice pour Minurne

La fameuse et fumeuse "communauté internationale" dont se gargarisent les journalistes dès qu'il s'agit de stigmatiser le méchant de la comédie politique était déjà réduite à cinq pays, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Arabie saoudite et Qatar, voulant à tout prix chasser Bachar el-Assad. En effet, face à eux et soutenant que des étrangers n'ont pas à ajouter d'huile sur le feu dans la guerre civile et religieuse qui se déroule en Syrie, il y a non seulement la Russie, l'Iran et la Chine - souvent cités -, mais plus globalement les "BRICS" (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), une grande partie des pays européens et la quasi totalité des pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Océanie.

 

D'autres font observer que s'il faut intervenir dès qu'il y a cent mille morts cumulés, il faut alors retourner en Irak où ce chiffre est dépassé depuis longtemps, et aller en Papouasie occidentale (Papua Barat) où l'armée indonésienne continue à exterminer les Papous dans le silence le plus total de la "communauté internationale", plus de 150 000 morts. Il est vrai que la communauté internationale n'avait pas non plus bougé le petit doigt quand cette même Indonésie avait assassiné 200 000 timorais (Timor oriental) qui refusaient d'être islamisés, et en avait déporté 500 000 sur une population légèrement en-dessous du million.

 

Il faudrait rappeler aussi que les Etats-Unis, si pointilleux aujourd'hui sur l'usage des gaz dans les combats, en ont eux-mêmes toujours des stocks importants qu'ils n'ont pas encore détruits, solde de l'usage massif (des milliers de tonnes) qu'ils ont balancées sur les Nord-Vietnamiens pendant la guerre du Vietnam, autant pour tuer les communistes que pour défolier des milliers de kilomètres carrés de forêts.

 

Aujourd'hui, la Grande-Bretagne s'est retirée de la coalition des trois et Barack Obama recule de jour en jour l'échéance de l'intervention promise. Hollande se retrouve seul, mais s'obstine : il faut y aller tout de suite. Tout seul ?

 

Pour quoi faire ? Pour "punir" le vilain Bachar el-Assad, puisque, dit-il, il n'est pas question de le faire partir. Juste une petite fessée "ciblée". Juste pour faire plaisir à ses amis saoudiens et qataris qui nous vendent du pétrole à un prix exorbitant (leur immense richesse en témoigne), pour financer l'islam terroriste dans le monde entier et racheter nos entreprises, nos grands hôtels, nos clubs de foot et le reste.

 

Pour quoi encore ? Parce qu'il est manipulé par Laurent Fabius.

Depuis qu'il est ministre étranger aux Affaires internationales, -son ignorance des réalités du monde arabe stupéfie ses propres collaborateurs et fait rire ses collègues du conseil des ministres qui l'ont surnommé "Gaffius" -, Fabius n'a cessé de dénigrer le gouvernement syrien socialiste et laïc et son chef Bachar el-Assad qui s'efforce, d'une main de fer certes, de faire vivre ensemble des populations ethniquement et religieusement hostiles depuis des siècles.

 

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Gaffius et Flamby : la guerre des bouffons...

 

Hollande et Fabius... Flamby et Gaffius... Ils devraient se méfier, ces deux là, car à cause de l'action délétère de leur gouvernement la France s'enfonce doucement dans la libanisation et ils pourraient bientôt se retrouver dans  une situation similaire à celle qu'Assad affronte en Syrie, une partie de l'opposition s'armant pour défendre sa civilisation, sa société, ses racines religieuses, son mode de vie et résister au "grand remplacement" de population entrepris par l'Etat socialiste.

 

Hollande ordonnera-t-il alors, comme il l'a fait au Mali, de ne pas faire de prisonniers et de détruire les "réacs" qui efforcent de sauvegarder ce qui reste encore de la France en voie de repeuplement par le Tiers monde ?

 

Les socialistes français ont toujours généré en moi un abîme d'incompréhension  face à cette obstination à vouloir construire trop vite et par la force des systèmes économiques ou sociétaux qui ne peuvent pas fonctionner par eux-mêmes, qui ont toujours échoué et n'ont parfois survécu, comme en Suède, au Vietnam ou en Chine, qu'en ayant recours aux méthodes qu'ils combattaient, le capitalisme et le libéralisme.

 

Il y aura une exception française disent-ils, une de plus ! Armés de théories puisées aux Etats-Unis qui nient le déterminisme biologique et social ils veulent remodeler notre société à leur image répugnante et nauséabonde (comme Staline, Ceaucescu, Pol Pot…).

 

Ils croient qu'on peut forcer la nature, les mœurs, les coutumes, les croyances, la société, sortir les hommes de leur destin biologique, décider à leur place de leur sexe et de leurs dieux. C'est d'une arrogance insoutenable.

 

Ils croient qu'ils vont établir en Syrie d'un coup de baguette magique, parce que "monsieur petites blagues" l'a décidé, la paix et la démocratie, dans une société fondamentalement tribale et religieuse qui s'entretue depuis deux mille ans, sauf quand un homme à poigne, arabe, turc ou anglais, lui impose le vivre ensemble.

Ils se trompent lourdement pour deux raisons :

- ils pensent que leur intelligence ne peut être mise en doute ;

- ils sont socialistes mais n'ont aucune confiance en l'Homme et encore moins dans le peuple.

La fausseté de la première proposition est démontrée par la seconde.

Ecoutez Hollande parler : il articule bien, en détachant les mots, mais pas à la façon d'un Depardieu qui peut parler vite et dont pourtant le discours reste clair et compréhensible. Hollande non seulement articule, mais il "tronçonne" sa phrase, le plus souvent là où il ne faudrait pas, parce qu'il croit qu'il lui faut - avant d'en arriver à dire ce qu'il veut cacher au peuple par ses mensonges -, surmonter les obstacles que lui oppose la sous-culture qu'il attribue au peuple.

 

En réalité, et comme il leur faut du temps pour réaliser leurs méfaits, le principal souci des socialistes est de conserver le pouvoir à tout prix. Pour cela ils brûlent, tout en les invoquant sans cesse comme des mantras, ce que furent les icônes du socialisme : l'athéisme, la raison (celle qu'invoquaient les Lumières et Voltaire), la sagesse politique, le respect des autres, la justice…

 

Leur intelligence ne leur sert pas à servir le peuple. Il ne s'agit pas de ce service que doivent au peuple les grands commis de l'Etat, comme Charles de Gaulle nommait les énarques. "Une servitude qu'ils exhibent fièrement comme marque de leur vertu, mais qui chez eux n'est que mépris et dédain des autres" (Muriel Barbery, L'élégance du hérisson). Une humilité de façade qui n'est que vanité et témoigne de l'orgueil de leur caste.

 

Dans la République, les privilèges devraient donner de vrais devoirs. Appartenir au petit cénacle de l'élite autoproclamée c'est devoir servir à la mesure des avantages financiers et matériels, de la facilité et de la sécurité de vie que procurent la certitude d'être grassement payés depuis leurs études et jusqu'à leur mort, avantages récoltés aux frais du peuple comme ils l'oublient presque tous.

 

Mais en réalité, ils ne sont préoccupés que de leur propre perpétuation et n'ont d'autre fonction que l'auto-reproduction  de leur élite stérile.

 

C'est pourquoi, si cela peut les sauver de la débâcle électorale qui les attend, ils sont prêts à engager une guerre de plus qui mobilisera l'attention du peuple loin des vraies questions à résoudre : le retour de la croissance, de la sécurité et de l'emploi, la contention de l'immigration et de l'islam.

 

Car, on l'oublie trop vite, les socialistes, ces grands pacifistes, ont déclenché presque toutes les guerres de la France depuis un siècle : celle de 1914-18 (gouvernement "des gauches" Poincaré-Viviani) ; pour celle de 1940 ils ont préféré mettre au pouvoir le Maréchal Pétain et le régime de Vichy ; la guerre d'Indochine a été commencée en décembre 1946 par le troisième gouvernement Blum (De Gaulle avait démissionné en janvier) ; la guerre d'Algérie a été lancée par le gouvernement Mendès-France ; la guerre du Mali par le gouvernement Hollande qui nous annonce maintenant celle de Syrie.

Je ne dis pas qu'ils ont été la cause des guerres, mais seulement que ce sont toujours eux qui ont décidé de passer à l'action violente.

 

Le problème de Hollande aujourd'hui c'est que les Etats-Unis et l'Angleterre sont des démocraties où le chef de l'Etat ne peut pas à lui seul déclencher une guerre, il lui faut l'autorisation du Parlement. En France ce n'est pas le cas, et l'ONU étant réticente cela le laisse seul (*).

 

De plus, l'opinion (et Poutine) demande que les preuves annoncées soient publiées et passées au filtre de la critique car le souvenir d'autres trucages récents destinés à déclencher une guerre au mépris des règles internationales reste vif dans les mémoires.

 

Or, curieusement, il a seulement été demandé aux experts de l'ONU de dire s'il y avait eu le 26 août utilisation ou non d'armes chimiques, fait que personne ne nie.

Mais la seule question importante est "QUI les a utilisées ?"

Et pour répondre à cette question primordiale il leur a été interdit d'enquêter !

On sait pourtant que lors du premier soupçon de guerre chimique, la mission de l'ONU menée par Carla del Ponte avait conclu à la responsabilité des groupes rebelles armés, ce qui avait fortement déplu à ceux qui prêchaient déjà que le coupable ne pouvait être que Bachar el-Assad.

Cette fois-ci encore, l'amateurisme de l'opération, du gaz répandu au hasard dans un quartier de Bagdad, laisse à penser qu'il s'agit à nouveau d'un coup monté pour monter un peu plus l'opinion internationale contre le régime laïc syrien qui refuse les bienfaits de l'islam intégriste.

Maurice

 

* Ce qui n'est pas non plus une raison pour s'engouffrer, comme viennent de le faire Cohn Bendit et quelques autres, pressés d'affaiblir encore un peu plus la V° république, vers une réforme de la constitution, qui exigerait une autorisation parlementaire préalable à toute opération militaire.

Méfions nous des amalgames et des fausses bonnes idées. La doctrine de défense française est fondée qu'on le veuille ou non sur la DISSUASION nucléaire. Enfin jusqu'à présent. Qui dit dissuasion dit riposte automatique, graduée ou massive, en cas de violation du territoire national par une puissance ennemie.

Contrairement à ce que certains pensent, cette doctrine, qui a montré son efficacité pendant un demi-siècle, n'est pas encore obsolète.

Une réforme constitutionnelle exigeant un débat et un vote parlementaires avant toute riposte n'aurait plus aucun sens, et ôterait évidemment à la dissuasion sa raison d'être, non seulement par le temps nécessaire à l'organisation de ce vote, mais par la question même, qui présupposerait que la riposte à une agression ne serait plus systématique !

On pourrait "à la rigueur" présenter autrement la question : laisser au président la maîtrise d'une riposte nucléaire dans le cas d'une agression caractérisée du territoire ou des intérêts nationaux, mais prévoir un vote parlementaire pour toute opération extérieure n'entrant pas dans le champ d'application de la dissuasion.

Mais on imagine assez bien les débats byzantins qui ne manqueraient pas d'éclater pour savoir si telle intervention évoquée relève de l'un ou de l'autre cas !

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Pivoine 03/09/2013 12:06


Ecoutez Hollande parler


 


C'est parce qu'il a une oreillette, et qu'il répète ce qu'on lui dit. Car il est dépassé, ne comprend rien, et se contente d'obéir à ceux qui le dirigent. C'est juste une marionnette !

mika 02/09/2013 16:18


Florian Philippot sur la Syrie : C'est une diplomatie de cowboy



https://www.youtube.com/watch?v=D_v0B-Dhn3A