La guerre des médias : Propagande totalitaire contre Isegoria (citoyens, choisissez votre camp). Par Michel Catanéo

Publié le 17 Juillet 2013

Michel Cataneo  Par Michel Catanéo

Le XXIème siècle est (on nous le répète à longueur de journée) le siècle de l’information : Elle nous inonde partout (télévision aux chaînes et bouquets multiples, journaux papier ou numérisés, tracts, brochures, sondages, radios, listes de diffusions & abonnements internet, sites, blogs, réseaux sociaux, publicité, cinéma, jeux vidéos…) jusqu’à nous submerger, nous noyer littéralement, si ce n’est nous écœurer si nous ne canalisons pas ces flux tsunamiesques par une attitude rationnelle d’analyse et de synthèse.

C’est aussi le règne de la propagande la plus abjecte avec la déclinaison jusqu’à plus soif et sans scrupules de méthodes jadis employées par les soviétiques et les nazis (l’objectif étant toujours, en manipulant des symboles, des mots, des images et en jouant sur l’émotionnel, de trier l’information à son avantage, quitte à souvent cacher une grande partie de la vérité au public, dans le but d’obtenir une réaction du téléspectateur du lecteur ou de l’auditeur conforme aux attentes.

Les postes clés très convoités des médias sont donc attribués aux gardiens de la pensée unique, à ceux qui montrent patte blanche à leurs maîtres, car celui qui manipule dispose d’un gros pouvoir sur les cibles (foules, électeurs, consommateurs) ; il doit donc être proche et contrôlé (du moins indirectement, si ce n’est discrètement) par l’élite autoproclamée, qui défend ses intérêts égoïstes et a peur du changement, d’où les distorsions que l’on connaît au niveau du recrutement.

Plutôt que de l’information on en arrive donc vite à un système où règne une pensée unique qui nous décrit un monde imaginaire et nous fait réagir telles des marionnettes afin de pérenniser ledit système.

Le constat est donc sans appel : En réalité, sans un sursaut intellectuel citoyen et patriotique colossal, il plane sur nos têtes ainsi que sur celles de nos chères têtes blondes (n’en déplaise à Mélanchon) le danger d’un siècle de totale désinformation et de nuit intellectuelle…

Le risque totalitaire existe certes, on vient de le voir, cependant les choses pourraient bien changer et les cartes être redistribuées : l’arrivée de l’internet a en effet apporté bien plus qu’une bouffée d’oxygène : une véritable révolution en matière d’information et une accélération dans cette amorce de changement se fait sentir depuis ces dernières années.

En effet, le reporter des médias officiels ne dispose plus du monopole en matière de source d’actualité ; aujourd’hui tout un chacun peut à présent (et en temps réel ou quasi réel) se trouver au cœur de l’actualité par le biais de blogs, des réseaux sociaux, listes de diffusion par email, images et vidéos prises sur Smartphones et diffusées en quasi temps réel via des liens sur la toile par le biais de youtube dailymotion, facebook, twitter…et visibles par tou(te)s de n’importe quel coin du globe…

Bien plus, les rédactions des médias officiels ne peuvent plus faire leur travail de censure et de redécoupage de l’information au profit de la pensée unique puisque la toile diffuse images, vidéos et documents dans leur intégralité dans une version pure ou du moins brute…

C’est pourquoi il est vital de maintenir la liberté dans l’espace internet et de lutter contre toute tentative de l’élite mondialiste du nouvel ordre mondial de brider la liberté d’expression sur la toile car cela gène ses mauvais desseins.

Les journalistes vedettes ont compris que le vent tourne et tentent de limiter les dégâts en créant leur propres sites, blogs, profils facebook et twitter, en recrutant ou louant les services de ceux qui font le plus de buzz sur la toile ou sont aux premières loges de l’actualité, les journaux vendent systématiquement leur journaux en version numérique, etc…cependant malgré leur gesticulation le monopole de l’information n’existe plus, la liberté est la règle, du moins jusqu‘ à présent.

Réactualisant en partie le rêve de la démocratie Athénienne, qui est une des sources de notre culture occidentale (avec Rome et aussi l’apport de la religion judéo-chrétienne) tout citoyen a droit à la parole, comme du temps de l’Isegoria.

Un retour à une forme de démocratie directe est possible avec pour assemblée non pas l’agora mais la communauté des internautes…tout le monde à un accès libre et égal à la parole sur le net ; internet va au-delà de l’idéal de Périclès dans la mesure où les femmes, les esclaves et les étrangers ne pouvaient pas prendre la parole en ces temps antiques.

La notion de citoyen-internaute est donc plus large que celle de citoyen libre dans la Cité, mais l’idée de libre parole, d’égalité de tous et de possibilité d’être tour à tour acteur et spectateur est la même…

Outre le danger de contre attaque à l’échelle planétaire des médias officiels (ayant notamment pour objet de bâillonner la toile par des efforts de lobbying afin d’obtenir des lois réactionnaires), le citoyen-internaute, afin de ne pas être noyé par la quantité d’information (qui est le second écueil), doit se livrer à d’intenses efforts intellectuels au quotidien vis-à-vis de l’information brute qu’il a sous les yeux :

Tout d’abord il doit trier méticuleusement l’information et donc peser ce qui est important de ce qui ne l’est pas (c’est l anti-JT où par contre l’information, de la plus importante à la plus insignifiante, est délivrée au même rythme monotone à un sujet passif, et est donc souvent oubliée aussi vite qu’elle a été divulguée…).

Un traitement qualitatif de l’information brute doit absolument être effectué, le sujet, l’internaute-citoyen a la capacité de redevenir un acteur, un sujet actif qui utilise son cerveau pour raisonner.

 

Il est donc important de refuser ce prêt à penser et de se faire ses propres convictions, en allant chercher l’information au cœur de l’info en étant soit même acteur dans la création des sources, et acteur dans la formation de ses propres convictions (après une réelle réflexion intellectuel, une analyse des sources, un recoupement et une synthèse).

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Pivoine 18/07/2013 15:49


Libération, le Nouvel Obs, etc... ont encore perdu des lecteurs dernièrement, et ils ne vendent presque plus.


Lorsque, dans les années 1960, ils ont décidé de mettre en place leur nouvel ordre mondial, ils ne pouvaient pas se douter qu'un nouveau médium verrait le jour : Internet !

mika 17/07/2013 20:50


Internet s’est imposé au grand désarroi des médias qui vivent ce progrès démocratique
planétaire  comme le pire cauchemar de leur vie. Et nous ne sommes qu’au début d’une révolution irréversible qui remet déjà en question leur modèle économique. Quant à la doxa qui régissait
leur ligne éditoriale, elle ne résistera pas à la réalité des faits.


 


Les journalistes d’opinions qui ne trichent pas resteront et les journaleux seront emportés
par le vent comme les feuilles de leurs journaux poubelles.