La gueule de bois des Français: crispations alarmantes de la société française

Publié le 24 Janvier 2013


C'est un excellent article de
 Gérard Courtois du Monde qui fait avec les éléments qu'il a, mais ne peut s'empêcher en tant que journaleux-bobo de donner un coup de sabot en vache en terminant son article sur la culpabilité des résistants!  

Pour lui au fond, c'est nous, ceux qui sommes les "témoins", les "alarmes", les "alertes" qui serions finalement les responsables de cet état de fait:

Les français n'aiment pas leurs politiciens, ne leur font pas confiance, ne sont pas satisfaits à juste raison de leur système électoral inique et n'aiment pas l'immigration de repeuplement et se méfient du musulman considéré comme intégriste. 

Ce rapide tour d'horizon ne serait en fait dû qu'à nous les résistants, et pas aux journalistes qui ont été incapables, trop lâches, trop vils aussi de relayer l'information sans lui tordre le cou en passant. Le peuple (populace?), cet imbécile ne comprend pas bien sûr. C'est l'arroseur arrosé et ce serait la faute de l'eau ! Je suis franchement ravi!

Monsieur Courtois, je suis désolé, mais pour ma part, oui je suis ravi que cette enquête puisse justifier notre combat pour la ré-information et l'alarme sur la perte de nos repères culturels et de nos droits en tant que peuple de culture judéo-chrétienne  aux racines grecques, depuis des années, et qui vous dit merde ainsi qu'à tous les bobos-gauchos de la socia-lie. Je mets dans le même sac les politiciens de la droite molle UMP et centristes qui ont trahi leurs électeurs de droite!

Gérard Brazon

 

On savait les Français pessimistes, inquiets de l'avenir et persuadés du déclin du pays. On avait bien compris que la France est "une société de défiance", après les travaux d'Algan et Cahuc en 2007 ou les enquêtes décennales sur les valeurs conduites sous la direction de Pierre Bréchon depuis 1981. Enfin, maints sondages ont témoigné du jugement sans pitié des Français sur la politique, de leur réticence croissante envers l'Europe ou de leur crainte de la mondialisation.

Le Monde.fr

L'enquête d'Ipsos, intitulée "France 2013 : les nouvelles fractures" et réalisée avec le Centred'études politiques de Sciences Po (Cevipof) et la Fondation Jean-Jaurès, ne confirme pas seulement ces tendances lourdes de l'opinion publique. A l'évidence, la crise économique et sociale de ces dernières années les a consolidées.


 L'IRRITATION ATTEINT DES SOMMETS SUR LA VIE POLITIQUE


 C'est le cas pour la tentation du repli national. Ainsi, un Français sur deux (et jusqu'à 77 % des sympathisants du FN) considère aujourd'hui que "le déclin de la France est inéluctable", en matière économique comme dans le domaine culturel. Mais ils sont plus nombreux encore – trois sur cinq – à voir dans la mondialisation "une menace pour la France" et àjuger que "la France doit se protéger davantage du monde d'aujourd'hui".


 

Infographie "Le Monde"

 

 

Quant à l'Europe, s'il ne se trouve que 28 % des sondés pour souhaiter une sortie de la zone euro et un retour au franc, deux sur trois, en revanche, souhaitent "renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l'Europe".

Dans un autre registre, celui de la vie politique, l'irritation atteint également des sommets. Non seulement "le système démocratique fonctionne plutôt mal en France" (72 %), mais"les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels" (82 %) et "la plupart" d'entre eux "sont corrompus" (62 %). Comme c'est le cas depuis une vingtaine d'années, les médias sont mis dans le même sac.

 

Infographie "Le Monde"

 

Mais cette enquête va plus loin. Elle dresse du pays un portrait beaucoup plus sombre. Sur bien des points, en effet, la société française semble taraudée dans ses profondeurs : elle glisse de la défiance au rejet, de l'inquiétude à l'anxiété, du repli sur soi à la peur de l'autre, du pessimisme au catastrophisme. "L'effet de la crise n'est pas surprenant, mais il est saisissant, tant l'inquiétude est désormais profonde", analyse Pascal Perrineau, le directeur du Cevipof.

A ses yeux, le poujadisme qui s'est enraciné depuis une trentaine d'années "est en train dechanger de nature : le ressentiment cède la place à l'hostilité et, sur de multiples valeurs, la crispation est très nette". Cette crispation est, à la fois, autoritaire et identitaire.

La demande d'autorité n'est pas une surprise : depuis les années 1990, les "enquêtes Bréchon" sur les valeurs des Français témoignaient que l'idéologie antiautoritaire des années 1960-1970 refluait de façon spectaculaire, notamment à gauche. En 2008, Etienne Schweisguth l'analysait comme une "demande d'ordre public", équilibrant et compensant l'aspiration à davantage d'autonomie et de liberté individuelles dans la sphère privée.

 

Infographie "Le Monde"

 

Cette mutation est plus évidente que jamais : 86 % des sondés (sans écarts significatifs entre gauche et droite, jeunes et vieux) estiment que "l'autorité est une valeur trop souvent critiquée". Et, pour la première fois, elle trouve explicitement sa traduction politique : 87 % des sondés sont d'accord pour dire que l'"on a besoin d'un vrai chef en France pour remettrede l'ordre". La question est brutale, la réponse aussi.

LE MUSULMAN EST VOLONTIERS ASSIMILÉ À "L'INTÉGRISTE"

Quant à la crispation identitaire, elle n'est pas moins impressionnante. Depuis une trentaine d'années, elle s'était cristallisée sur la question de l'immigration. Celle-ci ne s'est pas effacée, loin de là : 70 % des sondés (et jusqu'à 83 % à l'UMP) jugent qu'il y a "trop d'étrangers en France" et 62 % que l'on "ne se sent plus chez soi comme avant".

Mais le point de fixation de ce rejet massif s'est déplacé du terrain économique vers le terrain religieux. Ce n'est plus, majoritairement, le travailleur immigré, susceptible de"prendre le travail des Français" qui est pointé du doigt, mais le musulman, volontiers assimilé à "l'intégriste", et dont la religion est jugée, par 74 % des Français, intolérante et incompatible avec la société française.

Lire aussi : La religion musulmane fait l'objet d'un profond rejet de la part des Français (abonnés)

Les ingrédients d'un populisme massif sont donc réunis : le traditionnel "tous pourris !", l'appel au "chef" et la désignation de boucs émissaires. Ce n'est pas nouveau en période de crise lourde, rappelle utilement l'historien Michel Winock.

Lire l'entretien avec Michel Winock : Les ingrédients du populisme sont là et dépassent l'électorat de Marine Le Pen  (abonnés)

Mais si l'Histoire ne se répète jamais, elle invite à souligner le rôle dangereux de ceux qui, loin de les apaiser, attisent ces peurs. Ils trouveront dans cette enquête la justification de leurs philippiques. Ils feraient mieux d'y voir le résultat de leur travail d'incendiaires.

Lire aussi : Les frontières entre familles politiques se sont brouillées  (abonnés)

Gérard Courtois

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Eric W 25/01/2013 19:52


Le vent tourne, la France revient et vous, vous partez.


Vive nous !!


Si ça c'est pas une révolution de printemps ! et qu'ils commencent à nous menacer parce qu'on est au Mali, ils vont voir de quel bois on se chauffe en France ! 


On va leur montrer qu'on n'est pas le "pays des Droits de l'Homme" pour rien, qu'on sait se battre parce que nous connaissons les vraies valeurs.


2013, année de la Reconquista ?

raymond 25/01/2013 10:54


on nous menace de tas de choses effarantes si l'on sortait de l'ue,telles ,la guere la ruine de notre economie(qui est deja ruinee)Pourtant en 1865 il y avait deja eu ce genre d'ueet qui a ete
abandonne en 1926,entre deux guerre de 1870 ,puis 1914 en 1926 notre Pays a repris sa monnaie et na pas fait faillite ,alors qu'attendons nous?

Respectvaleurs 25/01/2013 09:04


C'est du populisme que de dire les dangers de l'implantation de l'islam chez nous... La populace est bien plus clairvoyante que les élites bobos, bravo pour ce camouflet venant de la majorité
silencieuse...qui je l'espère ne le restera plus longtemps!

isabelle 25/01/2013 02:38


Moi, je ne le trouve pas "excellent" du tout, cet article.


Son auteur fait état des résultats d'une enquête pour finalement dire que les Français sont ne sont que de pauvres demeurés qui succombent à la peur que leur distillent des "incendiaires", alors
qu'il n'y a aucune raison de s'alarmer.


Air connu.


La seule chose intéressante là-dedans, c'est l'enquête elle-même, mais pas les commentaires du "journaliste"

Claude Germain V 24/01/2013 23:34


Connerie sur la sortie de l'Europe , je ne vais pas inventer un chiffre mais si je me rappelle il est impressionnant ( autours de 65 % ) . Monsieur le journalope et autres sondeurs collabos ,
pourquoi croyez vous que cette ordure de Sarkozy 1er nous a interdit tout referendum ??? arretez de jouer les faux naifs ..... et hypocrites de surcroit ..

Marie-claire Muller 24/01/2013 20:00


Mais si l'Histoire ne se répète jamais, elle invite à souligner le rôle dangereux de ceux qui, loin de les apaiser, attisent ces peurs. Ils trouveront dans cette enquête la justification de leurs philippiques.
Ils feraient mieux d'y voir le résultat de leur travail d'incendiaires.


Monsieur Courtois de "l'immonde", même si votre article est "lucide" il faut quand même souligner que se sont
vos semblables,les journaleux qui nous trompent depuis des années sur la véritable situation de guerre civile que traverse notre pays,qui mentent ou falsifient la vérité,jusqu'aux identités des
criminels qui sévissent et martyrisent même nos enfants!Alors mettre ça sur le dos des résistants c'est petit et puant ,    contentez vous de balayer devant votre porte car nous,
nous feront bien plus,


SUS AUX COLLABOS!!!!!!!!!