La Kabylie et sa volonté d'indépendance. Est-ce possible?

Publié le 7 Mai 2010

             Dans de précédents articles, je fais référence à la Kalylie. Pays des montagnes, pays ou la rudesse des hommes est égale à la tenacité de ce peuple berbère et fier.  Ce peuple fût colonisé par les arabes qui imposèrent par le cimeterre, la religion et la langue qui allait avec: l'arabe langue du nouveau Dieu.

            Ces Kabyles ont vu passé bien des peuples sur  son territoire. Des phéniciens bien sûr, les romains, les Wissigots, etc. Mais il a gardé sa langue, ses coutumes mais il a dû renoncer à ses croyances ancestrales animistes, juives ou chrétiennes. Islamisé, ce peuple ne fût pas arabisé pour autant. 

              Les Berbères luttèrent pour l'indépendance en Algérie. Beaucoup luttèrent contre la France alors que que d'autres luttèrent pour la France. Ils avait aussi donné son coeur à celle-ci pendant les deux dernières guerres mondiales.

               Il furent parmi les derniers à résister à l'offensive allemande traversant les ardennes pour envahir la mère patrie: la France en 1940. Ils donnèrent leur sang aussi à Monte Cassino en Italie.

             J'ai beaucoup de respect pour ces berbères, pour la Kabylie que se rechristianise malgré le pouvoir politique et les risques réels. Si loin de cette provocation des intégristes musulmans en France.

 

             Je vous laisse en lecture un extrait d'un texte sur la Kabylie paru sur Drzz.info. 

La Kabylie:

La carte nous dit que c’est une petite région montagneuse située au nord de l’Algérie, où la population parle un dialecte berbère.

 

Le territoire dit que c’est un pays de quelque 40 000 kilomètres carrés (une fois et demi la Belgique, trois fois la Flandre, trois fois la Wallonie) situé au nord de l’ « Etat failli » par excellence, mi-totalitaire, mi-mafieux, et totalement non-fonctionnel, l’Algérie « arabo-islamique » . Mais aussi une nation de dix millions d’âmes. Cinq millions d’habitants, tous Kabyles, en Kabylie. Deux autres millions de Kabyles dans le Grand Alger, sur cinq millions. Un à deux millions de Kabyles en France. Historiquement, la Kabylie fut le principal foyer de résistance à la colonisation française. Pendant la guerre d’indépendance, de 1954 à 1962, les maquis kabyles ont fourni 80 % de la force de frappe du FLN. Mais après l’indépendance, ce dernier, rallié sous l’influence d’Ahmed Ben Bella au nationalisme arabo-islamique, a mis la Kabylie au pas, pendant une guerre civile de plus d’un an, de l’automne 1963 à l’été 1964. La langue berbère était interdite. Le rôle de la Kabylie dans la guerre d’indépendance, nié. La réalité d’un peuple qui se voulait profondément algérien, bafouée.

 

Les Kabyles se sont réveillés voici trente ans, quand l’Etat-FLN commençait à se désintégrer sous le poids de son ineptie, au printemps 1980. Manifestations, répression : des centaines de morts. Depuis, la Kabylie vit en état de sécession virtuelle. Un puissant mouvement autonomiste, dirigé par un chanteur-poète, Ferhat Mehenni, milite de manière non-violente pour la création d’un Etat kabyle laïque, doté d’une large autonomie, qui pourrait être à l’Algérie ce que le Québec est au Canada. Mehenni procède par étapes depuis le début de l’année. Voici dix jours, pour célébrer les trente ans du printemps kabyle ou berbère, il a proclamé un gouvernement provisoire kabyle. Des dizaines de milliers de personnes manifestaient au même moment en sa faveur à Tizi-Ouzou et dans les grandes villes de Kabylie.

 

Mais la carte dit : Algérie. La classe politique européenne, et notamment la classe politique française, qui devrait être un peu mieux informée, voient donc le problème kabyle sans le voir. Au mépris de leurs principes. Au mépris de leurs intérêts aussi. Un Etat kabyle laïque et non-violent apporterait de la sérénité au Maghreb et par voie de conséquence à la France et à l’Europe. Mais « il n’est pas sur la carte ». Et pour les princes qui nous gouvernent, c’est la carte qui vaut. Jusqu’à ce que le territoire se venge, bien entendu.

 

La carte avait déjà été invoquée contre le territoire à Munich, en 1938, contre la Tchécoslovaquie. Avec les conséquences que l’on sait. La leçon ne cesse d’être rabâchée, mais personne ne croit qu’elle s’applique à lui. Comment l’Union européenne, qui ignore ce qui se passe littéralement sous ses yeux à Bruxelles, ose-t-elle préconiser un « partage » de Jérusalem ? Comment la même Union, aveugle devant les Kabyles, ose-t-elle se mêler du droit des Juifs à Israël ?

 

 

 

© Michel Gurfinkiel, 2010

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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Sacco 07/05/2010 10:31



Tenez BRAZON, vous qui aimez la liberté d'expression et qui lutter pour dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, je vous suggère d'ajouter à vos liens ce site dont je ne me lasse pas
de lire les éditos incisifs : http://france-licratisee.hautetfort.com/ Elle aussi, c'est une femme - mère courage - il faut
le souligner, ne se lasse pas de dire la VERITE ! Haut et fort comme le dit la blog, et contre toute les libres-censeurs...Contre la LICRA et contre le MRAP, contre la France LICRATISEE,
pasteurisée à la bien pensance...


A lire donc notamment cet extrait de son livre "la france licratisée"


Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique « Extraits de La France LICRAtisée »

SES MOYENS D’ACTION – 17e extrait : VIVE L’IMMIGRATION MASSIVE ! (2)

La version « lune de fiel »

Sous le titre « La laïcité dans les États arabes », le DDV fait, en avril 1975, le tour des constitutions des pays arabes pour conclure qu’il n’existe pas de laïcité dans ces pays, car elle est
incompatible avec la doctrine traditionnelle de l’islam « qui confond largement l’État et la religion musulmane mais accorde aux minoritaires un régime de tolérance. Cette tolérance n’est jamais
que relative. Elle dépend des circonstances. Le sort des noirs catholiques du Soudan massacrés par leurs concitoyens musulmans de Khartoum, celui des Kurdes d’Irak, la législation d’exception qui
frappe les juifs dans plusieurs pays arabes et notamment en Irak témoignent des caractères que peut parfois revêtir cette « tolérance ».

L’article rappelle enfin les propos tenus par un professeur libanais lors d’une conférence en 1969 : « Foncièrement théocratique, l’islam est organiquement réfractaire à tout système politique
ayant pour but la séparation de la religion et de l’État et donc à toute conception de laïcité dans le sens que l’on donne à ce mot en Europe ».

Voilà qui est clair. Il est vrai que le but de cette enquête est de démontrer que face à ces pays obscurantistes, Israël est, lui, laïque et démocratique. Et qu’il est donc exclu d’envisager,
comme Yasser Arafat l’avait fait, la création d’un État où juifs et palestiniens vivraient côte à côte.

Pour Le Droit de Vivre, il règne plus de liberté en Israël que dans aucun autre pays arabe, et dans ce cas : « Pourquoi donc les citoyens d’Israël abandonneraient-ils leur liberté, qui est
effective, en échange d’une liberté qui leur est promise par un État qui n’existe pas, et par des hommes qui n’ont prouvé aucune disposition particulière en vue de sauvegarder la liberté des
juifs ?».

En 1978, le DDV fait la critique d’un nouveau titre de l’Encyclopédie du monde actuel – une collection éditée par le Livre de Poche – consacré aux Arabes. D’emblée il indique, le contraire serait
surprenant, que le conflit israélo-arabe n’est pas présenté avec l’objectivité nécessaire et qu’il s’inspire souvent des thèses de l’extrémisme arabe. Sa critique se poursuit en ces termes: « Si
l’on montre les arabes, il faut les montrer tels qu’ils sont. On ne peut omettre d’analyser leur tentative d’asservissement du monde industrialisé par le chantage pétrolier. On doit montrer
l’anachronisme et la cruauté de leurs systèmes sociaux : la législation barbare qui prévaut encore en Libye et en Arabie ; la conduite inhumaine qu’ils ont eue en 1967 comme en 1973, quand de
nombreux prisonniers israéliens ont été torturés et assassinés en Syrie et en Egypte. On doit montrer le fanatisme religieux qui a conduit, notamment pendant les dix-neuf années d’occupation
transjordanienne de Jérusalem, à la destruction de nombreux lieux saints juifs et à leur profanation systématique ».

En 1979, sous le titre « Des femmes et des moeurs », le DDV nous apprend que : « Comme chacun sait, maintenant, avec l’arrivée au pouvoir en Iran de la religion islamique, les femmes musulmanes
ne sont pas à la noce. Obligation leur est faite de porter le voile, de se soumettre à la seule volonté de leur époux, de se consacrer uniquement et exclusivement à la tenue de leur maison et aux
besoins de leurs enfants. Là où l’islam dirige les États, l’émancipation de la femme est devenue impossible ».

En 1980, c’est la critique du livre Le dhimmi – Profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du nord depuis la conquête arabe, ouvrage écrit par l’historienne Bat Ye’or - pseudonyme de Giselle
Littman – qui fournit une fois de plus l’occasion au DDV de mettre les choses au point : « L’un des mythes les plus tenaces colportés au sujet de l’islam et dont la propagande des pays arabes se
sert abondamment, est celui de la tolérance dont auraient joui les non musulmans, notamment les juifs, en terres arabes (…) Basé sur des textes arabes et des témoignages d’époque, il [le livre,
ndla] établit ce qu’a été véritablement la relation de vainqueur à vaincu que les musulmans ont imposée à tous les peuples ayant vécu, en quasi-esclaves, dans les pays qu’ils ont conquis par les
armes, et aux individus qui n’ont pas embrassé l’islam. La loi réglant ces relations, le djihad, doit, selon l’islam, durer jusqu’au jour du jugement dernier ! ».