La liberté qui capitule de Joseph Castano

Publié le 17 Janvier 2011

« La liberté qui capitule, ou le pouvoir qui se dégrade, n’obtient point merci de ses ennemis »

(Chateaubriand – « Mémoires d’outre-tombe »)

  

            Rien ne saurait mieux actualiser la situation à laquelle nous sommes désormais confrontés, que ces mots de Chateaubriand. Il a fallu que Marine LE PEN soit crédité  de 27% d’opinions favorables, que 17% des électeurs  déclarent vouloir voter pour elle au premier tour de la présidentielle de 2012, et une émission télévisée « A vous de juger » dont elle est sortie grandie en dépit de journalistes déstabilisants… pour qu’un consensus virtuel de diabolisation de l’intéressée s’établisse aussitôt au sein de la nomenklatura  politico-médiatique française. Il a fallu, trois jours plus tard, vendredi 10 décembre, une phrase sortie d’un discours d’une heure trente, pour que du virtuel l’on passe au concret et que, de Martine Aubry à JF Copé, en passant par le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (qui ont porté plainte pour « incitation à la haine raciale », rien que ça !) et les associations prétendues humanitaires,  s’instaure une polémique parfaitement réfléchie consistant à condamner et fustiger sans la moindre retenue le « vrai visage » de Marine Le Pen. Quelle était cette phrase : «Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. Je sui désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit d’en parler, on pourrait en parler… Certes, y a pas de blindés, y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même… « Si nous ne pouvons plus rien pour les morts d'hier, nous pouvons encore empêcher les souffrances demain, et c'est notre rôle ». Et c’est ce mot « occupation » qui a déclenché un raz de marée politico-médiatique… ce seul mot qui a permit à nos « élites » de crier « haro sur l’extrême droite ! » et de se lancer à l’assaut du processus de « dédiabolisation » entrepris par le FN, que le politologue, Dominique Reynié, analyse de la sorte : « Les Français ne perçoivent plus seulement le FN comme un parti d’extrême droite mais comme un parti populiste et populaire transcendant la droite et la gauche ».

Dès lors, récriminations, amalgames, délation, médisance et démagogie ont pris le pas sur toute autre considération. L’occasion était trop belle de porter un coup « fatal » à « l’extrême droite » et de réfréner l’ardeur des électeurs tentés par le vote FN… Et, en quelques heures, une levée de boucliers que l’on croyait révolue envahit les ondes, les journaux et enrichit les commentaires… Pensez-donc ! « La « bête immonde » est revenue ! »… « C’est bien la fille de son père ! »… et voilà que les « moralistes » s’en donnent à cœur joie…
            Pour le Parti socialiste, Marine Le Pen montre le « vrai visage de l'extrême droite française ». Ses déclarations « relèvent de la haine et de l'ignorance ». Il s'agit d'une « provocation de plus destinée à attiser la haine », s'est indigné le secrétaire national Patrick Mennucci. Harlem Désir, député PS européen, issu du trotskisme et Pierre Moscovici, député du Doubs, ont estimé que les propos de Marine Le Pen pourraient relever des tribunaux. « On ne peut pas transiger sur les valeurs avec le Front national », a déclaré ce dernier en marge de la convention du PS sur « l'égalité réelle », dans le XIIIe arrondissement de Paris. « Marine Le Pen, parfois certains la présentent comme le visage humain du Front national ou une simple droite républicaine un peu plus radicale : ce dérapage rappelle que le Front national fonctionne à la provocation et que c'est un parti dont le patrimoine génétique n'est pas inscrit dans les valeurs républicaines », a expliqué Moscovici.
            Pour l'ancien ministre des Affaires européennes, Marine Le Pen, par ses propos sur les musulmans, « a rappelé qu'elle était porteuse d'une logique profondément discriminatoire et donc pour moi anti-républicaine ». Martine Aubry s'est dite « choquée » par ces déclarations. Interrogée par l'AFP en marge de la convention sur « l'égalité réelle », la patronne du PS a déclaré : « Marine Le Pen reprend les accents de son père dans des buts purement clientélistes et en renvoyant aux marges de notre République des hommes et des femmes qui ont toute leur place et qui ont le droit de croire comme on a le droit de ne pas croire ou d'avoir une autre religion ».
            Dans un communiqué commun, Kader Arif, Stéphane Le Foll, Bruno Le Roux, membres du Bureau national, et Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du Parti socialiste, estiment que la vice-présidente du FN a « dépassé le racisme primaire et l'islamophobie populiste »… « Marine Le Pen sort l'oriflamme fasciste, elle déborde son père sur le terrain de l'extrémisme. Le lepenisme jette le masque et montre, au grand jour, le visage hideux qu'il veut donner à notre pays », ajoutent-ils. Que de haine dans ces propos !
            Arnaud Montebourg a évoqué samedi 11 décembre 2010 la mémoire de son grand-père, un « Arabe d'Algérie qui aimait et servait la France ». Le député socialiste répondait à « l'injure » de Marine Le Pen en ces termes : « Je veux répondre à Mme Le Pen en évoquant la mémoire de mon grand-père, un Arabe d'Algérie qui a combattu l'armée d'occupation nazie parce qu'il servait et aimait la France »… « Cette déclaration est une injure à ceux qui, arabes, africains, musulmans ou non, sont morts pour la France, ceux-là même qui ont libéré le territoire national pendant que votre père, madame le Pen, trouvait des circonstances atténuantes à l'occupation nazie ». Pour votre gouverne, Monsieur Montebourg, sachez que le père du signataire de ce texte, après avoir été démobilisé en 40 suite à la victoire éclair allemande, s’est engagé en 42 au sein de l’Armée d’Afrique dans les Tabors marocains, ces mêmes hommes qui ont conquis de haute lutte Monte-Cassino.  De novembre 1942 à mai 1945, la France métropolitaine a fourni 580 000 hommes (1,7% de la population) aux armées de la libération, contre 134 000 Algériens (1,2% de la population indigène) et 120 000 Pieds-noirs (12% de la population française d’Algérie). Le taux de mobilisation des Français d’Algérie fut donc dix fois supérieur à celui des indigènes. Quant aux pertes par rapport aux effectifs, elles furent de 8% chez les Pieds-noirs et de 5% chez les Algériens. Ce sont les Français d’Algérie (que vous méprisez par ailleurs) qui ont payé de très loin le plus lourd impôt du sang pour la libération de la France. N’oubliez jamais cela et revoyez votre copie Monsieur le candidat aux Primaires socialistes !

Quant au Parti Communiste, le secrétaire national Pierre Laurent déclare : « Le PCF demande la condamnation des propos injurieux et racistes » de Marine Le Pen…  « Le Front national est une formation politique xénophobe dont le discours fascisant, raciste et négationniste a été de nombreuses fois condamné par la justice », ajoute-t-il. Il considère également que « le service public audiovisuel ne doit pas se déshonorer en faisant la promotion d'un discours raciste et xénophobe qui fait honte à notre pays »… « En comparant les prières de rue des musulmans à l'Occupation pendant la seconde guerre mondiale, continue le responsable communiste, Marine Le Pen déplace les frontières de l'ignoble. Ses déclarations soulèvent le cœur »… « Le Pen père et fille sont prêts à toutes les provocations, surtout les plus répugnantes pour assouvir leur soif de pouvoir », estime-il. « Ils ont pour seul mot d'ordre la haine de l'autre, ce qui n'est jamais que la haine de l'Homme ». Belle leçon de morale d’un parti que l’on surnomme « le parti aux 100 millions de morts » !

            Ce même jour, Marine Le Pen a précisé à Reuters, qu’elle n'avait pas fait référence spécifiquement à l'occupation allemande pendant la Seconde guerre mondiale mais à toute forme d'occupation. « Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage mais bien une analyse tout à fait réfléchie basée sur une banale constatation d’une réalité physique et juridique »…« J'aurais pu aussi parler de l'occupation par les Anglais à l'époque de Jeanne d'Arc », a-t-elle déclaré. « Ce que j'ai dit, c'est que ceux qui pratiquent les prières sur la voie publique se comportent comme des occupant », a-t-elle encore précisé. Accordant un entretien à l'AFP dans lequel elle enfonce un clou déjà bien planté. « S’agissant du terme « Occupation », je persiste et je signe mais ceux qui ont cru pouvoir déformer cette hyperbole, en indiquant que j’aurais comparé les musulmans aux nazis sont des menteurs et des manipulateurs »… « Oui, il y a occupation et il y a occupation illégale », estime-t-elle. « Je réitère qu'un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République ». « J'ai bien dit qu'il ne s'agissait pas d'une occupation militaire (…) « Il n’y a dans la constatation d’une occupation ni atteinte à la liberté de culte », « ni islamophobie », « ni discrimination (...) J'ai voulu glorifier l'esprit de résistance qui fait qu'on doit s'opposer à l'occupation du territoire. Cela a été le cas dans toute notre histoire », ajoute-t-elle avant de se placer en gardienne de la tolérance : « J'entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc ».

Et la raison de cette profusion de déclarations haineuses, c’est le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé qui, le 11 décembre lors du conseil national de son parti, nous la donne en déclarant : « Nous sommes en danger du point de vue électoral. Le FN connait incontestablement une montée régulière depuis ces derniers mois. »… Voilà l’aveu flagrant qui a déclenché cette tempête médiatique ! Ne soyons, dès lors, guère surpris de l’attitude de ce dirigeant qui, redoutant qu’un 21 avril 2002 à l’envers se reproduise, a clairement défini la nouvelle stratégie inspirée par la nature du danger immédiat que représente le FN… stratégie également mise en œuvre par les partis de gauche dans l’attente d’une nouvelle « union sacrée »… ce qui rend vivante la déclaration de ce grand Français que fut le Bachaga Boualam : « En France on punit ceux qui sonnent le tocsin et on laisse en liberté ceux qui allument l’incendie ». Cependant, les uns et les autres devraient s’inspirer de la conduite et des déclarations du ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, qui vient de relancer l'interdiction de pratiquer la prière, celle du vendredi notamment, en des endroits publics, situés, pour être plus précis, à proximité des mosquées. Il arrive, en effet, que pendant la prière hebdomadaire du vendredi, plusieurs dizaines de fidèles s'agglutinent à l'extérieur des mosquées pour accomplir leur devoir religieux à même les trottoirs. Ce genre de constat est visible notamment dans les mégapoles du pays, à l'instar d'Alger où les mosquées ne désemplissent pas chaque vendredi. « Seulement, ce n'est pas là une raison, insiste le ministre des Affaires religieuses, pour tolérer les rassemblements des fidèles au niveau des endroits environnants aux lieux de culte. » Il a indiqué : « Seul l'intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n'ont qu'à prier chez eux et non pas dehors ». Faut-il juste rappeler que le fait de prier en des lieux publics a toujours été une pratique interdite, en Algérie, par la loi en vigueur. Néanmoins, les autorités ont jusque-là fait preuve de souplesse vis-à-vis de l'application de cette loi. Ghlamallah semble désormais décidé à en finir avec cette souplesse, en faisant valoir l'application de la loi dans toute sa rigueur. C'est du moins ce qu'il a soutenu, le 19 juillet 2010, lors d'un point de presse qu'il a animé à Dar El Imam de Mohammadia (El Harrach) où il a présidé la cérémonie de clôture de deux journées d'étude organisées à l'intention des nouveaux imams et morchidate. (Source : quotidien francophone « Le Temps »).

Et pendant que les islamo-collabos continuent de déverser leur trop plein de haine et de lyncher Marine Le Pen, les rues de certaines villes françaises sont condamnées à l'heure de la prière, sans autorisation préfectorale ; la circulation est effectuée par des individus qui subtilisent les fonctions des agents de la circulation, en mettant en travers de la chaussée leur propre véhicule. Il est interdit à ce moment à toute personne, non musulmane, de passer à pied dans cette zone sous peine d'insultes et d'agressions. Et pendant ce temps… les islamistes montent au créneau et montrent leur vrai visage : celui du fascisme politico-religieux, sans que les « bonnes consciences » que nous venons d’entendre, ne réagissent ou s’émeuvent le moins du monde… Sur leur site, ils laissent passer les commentaires les plus extrémistes, comme celui-ci, qui prend toute sa saveur, après le premier attentat suicide commis sur un pays européen, en Suède « Si ils cautionnent le clash, on va la jouer comme du temps du prophète (saws) ! Envoyons leur des hommes qui aiment la mort plus que eux n’aiment la vie. »

En conclusion, si le FN ne cesse de grimper dans les sondages, ne doit-on pas voir là le désaveu du peuple français envers la politique de Nicolas Sarkozy ? N’est-ce pas le signe d’un échec contre sa politique aggravant le chômage, l’immigration et l’insécurité ? En réalité, les électeurs ne sont-ils pas lassés de ces hommes politiques qui se partagent régulièrement le pouvoir et qui, inexorablement, enfoncent la France dans un abîme de calamités ? Et ces matamores devraient s’inspirer de cette mise en garde de Chateaubriand où l’on pourrait bien attribuer le rôle de l’innocent à Marine Le Pen : « Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd la société, c’est de le tuer comme coupable ». A méditer…

                                                                                                                                                               José CASTANO

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

muller marie-claire 17/01/2011 20:20



De +en+les gens se réveillent car ils savent que le danger est dans nos murs et rien de ce que diront les idéologues de gauche ne fera stopper la liberté en marche!


J'ai regardé la vidéo de la célébration de la patrone de Paris sur you tube et j'ai ressenti cette ferveur pour les valeurs de notre héritage judéo chrétien dans cette foule et je crois que si
Delanoé ou un autre islamogauchiste aurait eu la mauvaise idée d'interdire cette manifestation, Paris se serait enflammé!!!


En calomniant Marine ou en essayant de discréditer Monsieur Zemmour ces valets de l'islam vont attiser la colére des français déja tellement frustrés par ce qu'on leur fait subir depuis prés de
quarante ans


Un article dans Bivouac datant de 1985:


Chronique d’un désastre annoncé : une chronique prophétique parue dans la presse française en 1985.


Posted: 14 Jan 2011 07:54 PM PST


À lire absolument ! Une chronique prophétique formidable de lucidité de Jacques Douyau, journaliste et éditorialiste de La Dépêche du Midi. Elle serait parue dans le
Midi Libre en 1985 selon le blog Echo du Pays
qui en affiche la page scannée.


Tout était dit, c’était il y a 25 ans. Que n’avons-nous pas entendu le discours d’un Jacques Douyau en 1985, au lieu de prendre les vessies d’intellectuels autoproclamés pour des lanternes,
d’accepter les trahisons et les lâchetés d’une classe politique sans vision ni courage, et de plier l’échine devant le discours fascisant d’un antiracisme dévoyé et de ses suppôts, qui nous ont
menés là où nous nous trouvons hélas 25 ans plus tard.


Nous vous invitons à lire attentivement chaque ligne de cette chronique. Nous en avons surligné des passages, mais notre choix fut aussi arbitraire que difficile, chaque ligne de cette chronique
étant pleine de sens. Vous pouvez lire la chronique au format d’origine en cliquant sur l’image ci-dessous, ou lire la retranscription textuelle que nous en donnons ci-après.





Cliquez sur l’image pour l’afficher à sa taille réelle


Retranscription textuelle de la chronique


Un événement, dont l’importance a, sans doute, échappé à l’opinion publique, parce que la presse n’en a pratiquement pas fait état, vient de se passer en France. À l’initiative de la mosquée de
Paris, quatre cents associations, ainsi que des personnalités musulmanes venues d’Algérie, du Sénégal, de Mauritanie, de Turquie, de Tunisie et autres lieux - et, parmi, elles, M. Roger Garaudy,
présenté par les organisateurs comme « le plus grand penseur de France » - se sont rassemblés à Lyon. Ils venaient y parler de l’islam en France, de la nécessité du rassemblement de la communauté
musulmane, et des actions à mener pour « la reconnaissance de ses aspirations culturelles et religieuses » .


Que cet événement soit important, il faut être aveugle et sourd pour ne pas le comprendre. Il est, entre mille autres, un des signes de ce qui sera, dans la prochaine décennie, un des
plus grands bouleversements historiques qu’aura connu notre pays : la naissance d’un islam français. Le journal « Libération ›› a parfaitement vu et résumé les données du problème :
La grande provocation faite à la société française est de changer son modèle d’intégration des communautés d’origine étrangère qui se sont, jusque-là, sédimentées autour du socle
gallican, par pure et simple assimilation. Cette communauté franco-arabe retrouve, massivement, son « identité » religieuse (islamique). La question est, donc, celle de « l’invention de
l’islam français » et de la structuration de la communauté musulmane française.


Tout se joue, donc, sur la capacité d’assimilation et d’intégration de la société française et dans la volonté d’être assimilés des immigrants arabo-musulmans. La machine à assimiler
française avait, jusqu’à ce jour, parfaitement fonctionné, intégrant, au début du siècle, la vague des immigrants d’Europe centrale, puis la vague italienne et polonaise. Tous ces
immigrants de souche et de culture européenne ressentaient comme un honneur et un privilège de devenir français. La dernière vague d’immigration, massivement maghrébine, elle, ne rêve
plus d’assimilation, bien au contraire ! Elle proclame violemment sa différence et clame et réclame son « identité » arabe et musulmane.


Pour nombre d’hommes politiques et d’intellectuels, il s’agit donc, pour la France, de recevoir une communauté porteuse d’une culture et d’une identité « autres », et irréductibles, et d’accepter
de devenir à la fois, pluri-ethnique et bi-culturelle. C’est ce que dit M. Chevènement : La France du XXI siècle, que vous le vouliez ou non, aura une composante
islamo-méditerranéenne. C’est un fait et un bienfait. La logique de cette non-assimilation de la communauté arabo-musulmane - de plus en plus nombreuse, dans une France de plus en
plus vieillissante - exige que ce soit la France qui se modifie et qui renonce à son identité d’origine. Et cette «modification» doit commencer à l’école. C’est là que se prépare
la mutation historique d’où naîtra une France islamo-chrétienne et arabo-franque. C’est à l’école que les nouveaux petits Francais se fondront dans le moule de la double culture nationale. C’est
ce que propose le rapport demandé par le ministre de l’éducation nationale à Jacques Berque, professeur au Collège de France et islamologue distingué. Ce rapport veut une pédagogie
interculturelle, car, explique-t-il, la culture à laquelle nous avons à former tous les élèves doit, désormais, s’enrichir de l’apport des cultures autres, dont les enfants sont les
vecteurs. ll faut, donc, faire entrer la culture des enfants et l’immigration dans le système de l’enseignement, et cela, dès la maternelle, dans les chants, les jeux et les contes… Il faut
ouvrir la culture nationale, notamment à travers l’enseignement de l’histoire et du français, aux cultures islamo-méditerranéennes. Et quiconque refusera ce projet sera, bien
entendu, taxé de racisme et sidéré, devra se taire. Comme l’a dit, superbement, Yvan Levaï, lors d’une réunion de « S.o.s. Racisme » : Quand le bruit de la cloche ne sera pas plus
normal que le muezzin, cette société ne sera plus raciste.


Or, l’erreur - ou le piège - est de poser le problème de l’immigration en terme de racisme, alors qu’il est religieux et culturel - qu’il s’agit, en fait, d’un immense problème de
civilisation. Fernand Braudel, qui a passé sa vie à étudier les civilisations et la Méditerranée, va au cœur du problème quand il écrit dans son livre « L’Identité de la France »: Je
n’ai rien contre les mosquées qui s’élèvent en France, de plus en plus nombreuses et fréquentées. Mais elles sont le signe de l’assimilation refusée, impossible, pour le moins très lente et
difficile, de musulmans d’Afrique du Nord qui ne viennent chercher chez nous que du travail. Car l’islam n’est pas seulement une religion, c’est une civilisation plus que vivante, une manière de
vivre.


Que la civilisation, « la manière de vivre » de l’islam, m&e