La loi islamique à la conquête des Etats-Unis - Par Clare M. Lopez

Publié le 12 Novembre 2011

Par Clare M. Lopez(Version anglaise sur: http://www.radicalislam.org/

Traduction en Français par Jenny


Auparavant nous regardions la propagation de la loi islamique, la charia, partout dans la civilisation occidentale, en nous focalisant sur la façon dont l'Europe occidentale a déjà glissé sous son influence. Dans ce domaine l’attention se porte sur les États-Unis et sur la façon dont la charia s’instaure également dans ce pays.

Aux États-Unis, les Frères musulmans mènent l'offensive pour introduire la loi islamique dans la société américaine. Fondés en Egypte en 1928 par Hassan al-Banna, les Frères musulmans (ou Ikhwan), tout comme al-Qaïda, sont engagés dans le rétablissement du califat et l'imposition universelle de la loi islamique. Son credo c’est : « Notre objectif c’est Allah, notre constitution c’est le Coran, notre chef c’est le Prophète, notre moyen c’est le Jihad et la mort dans la voie d'Allah est la plus haute aspiration ».

 

 

Beaucoup de documents internes de la confrérie ont été rendus publics, comme durant l’année 2008 à Dallas au Texas avec l’essai de financement du terrorisme du Hamas par la Fondation Terre Sainte. Nous savons à partir de ces documents que presque toutes les principales organisations musulmanes aux Etats-Unis sont contrôlées par les Frères musulmans ou l'un de ses dérivés.

Parmi ceux-ci, le CAIR (le Conseil des Relations Islamiques Américaines), le Conseil du Fiqh d'Amérique du Nord, l'ISNA (la Society Islamique d’Amérique du Nord), l'ICNA (Le Cercle Islamique d'Amérique du Nord), l'IIIT (l’Institut International de Pensée Islamique), MAS (la Société Musulmane Américaine), MSA (l'Association des Etudiants Musulmans), NAIT (le Fonds Islamique d’Amérique du Nord), et des centaines d'autres.

De multiples façons ces organisations travaillent à introduire la charia dans les universités américaines, les tribunaux, les communautés religieuses non musulmanes, le gouvernement, l’armée, les lieux de travail et la société en général.

Sur les campus universitaires à travers l'Amérique du Nord, des étudiants de MSA ont fait campagne pour la ségrégation des sexes dans les gymnases et les piscines, conformément à la charia ; ils ont organisé des événements Jour de la « Nakba » pour commémorer la « catastrophe » de la fondation en 1948 de l'Etat d'Israël : et ils ont accueilli sur le campus des conférenciers défenseurs d’organisations terroristes comme le Hamas et le Hezbollah et faisant l'éloge du jihad comme moyen d’étendre la charia.

 

 

Selon une étude de juin 2011 publiée par le Centre pour la Sécurité Policière, « La charia et les tribunaux des États américains : Une évaluation de cas de la Cour d'Appel », dans 23 états différents, un total de 50 cas concerne un « conflit de loi » entre la charia et la loi de l'Etat américain. Les cas relatent l'histoire de familles musulmanes américaines, principalement des femmes et des enfants musulmans qui s'étaient tournés vers les tribunaux américains afin de préserver leurs droits à une protection équivalente et à une procédure régulière qu’on ne peut obtenir sous la charia.

Alors que dans la plupart de ces cas la loi américaine a finalement primé sur la charia, il s’est trouvé que la charia s’appliquait dans trois cas de cette étude relativement limitée. Le fait même de l’invocation de la charia dans de nombreux cas d’un échantillonnage donné indique que la loi islamique a déjà fait des incursions en profondeur dans le système juridique américain.

A travers les diverses communautés religieuses d'Amérique, l'influence de l'islam est en pleine expansion. Le « dialogue interreligieux » est devenu l'expression favorite des facilitateurs bien intentionnés mais naïfs qui cherchent à rivaliser en invitations aux adhérents d’Ikhwan, à hanter leurs couloirs au rythme rassurant des messages de taqiya*. Etant donné que nombre de ces fidèles sont amoureux du concept de « ponts », il est peu probable qu’aucun ait jamais lu « Milestones » de Sayyed Qutb.

« Le fossé entre islam et jahiliyah** est grand et un pont entre eux ne peut être construit de sorte que les gens des deux bords puissent se mélanger les uns aux autres, mais seulement afin que le peuple de la jahiliyah puisse venir à l'islam. »

Le département du Trésor américain ne favorise pas seulement la finance conforme à la charia dans les banques américaines et les sociétés de financement, mais, par son renflouement en 2008 d'AIG, il a forcé les contribuables américains à devenir inconsciemment complices dans la détention de l'une des plus grandes divisions commerciales du pays consacrée aux produits financiers charia compatibles. Non seulement les renseignements complets sur la loi islamique ne sont pas divulgués à l'actionnaire américain, mais la consultation des Commissions de conseillers musulmans sur la façon dont est investie la zakat***annuelle obligatoire due par toute entreprise, n’est pas non plus totalement transparente. Selon la charia, toute taxe de zakat annuelle doit être investie dans une ou plusieurs des huit catégories de bénéficiaires : l'une de celles-ci étant le djihad.

L'influence de la charia s'étend à l'armée américaine. Des bibles reçues avec leur courrier par des soldats ont été confisquées en Afghanistan et en Irak. On dissuade les troupes non musulmanes de toucher le Coran et la FIAS (Force internationale d'assistance à la sécurité) applique un traitement spécial de protection du livre musulman conformément à la charia. Les aumôniers militaires américains se lancent dans l’aide aux musulmans afghans afin de manifester la tolérance et la diversité des États-Unis. Pour sa honte éternelle en disant que cela pourrait « mettre en danger les troupes et par-dessus tout, l'ensemble des efforts faits ici », le général David Petraeus a exprimé son indignation devant la déclaration en septembre 2010 du pasteur Terry Jones de brûler selon son droit au Premier Amendement, un exemplaire du Coran lui appartenant.

Peut-être le général a-t-il oublié à quelle Constitution il prêta serment : celle de l'Amérique l’engage lui et tous ceux qui servent sous l’uniforme à défendre les actions du pasteur Terry Jones tandis que la constitution afghane qui dépend de la charia, le condamnerait à la peine de mort.

La loi islamique a pénétré les échelons intérieurs des Services du Renseignement des Etats-Unis : ce dernier exemple s’observe par la soumission du gouvernement américain aux codes linguistiques conformes à la charia. Alors que le Rapport de la Commission du 9/11 publié en 2004, contient des centaines de références à l'islam, au jihad et à l'ennemi, les documents officiels publiés après 2008 ont nettoyé le texte de ces mots.

 

 

La publication pour 2008 du Département de la sécurité nationale, «Terminologie pour définir les terroristes » a pris de conseillers liés à la Fraternité ses suggestions du vocabulaire. De même, le guide 2008 du Centre national du contre-terrorisme, « Les mots qui fonctionnent et ceux qui ne fonctionnent pas » a recommandé à ses employés d'éviter d'évoquer l'islam, de donner aux choses l’étiquette de « musulman », ou d’utiliser des termes comme « djihad » ou « moudjahidine ».  

Le Lexique Analytique du FBI de 2009 sur le contre-terrorisme ne contient pas les mots  « islam », « islamique », ou « musulman » pas même une fois. Et quand l'administration Obama a publié en 2010 sa stratégie officielle de sécurité nationale, elle est allée jusqu'à supprimer « extrémistes islamiques » de ses pages. En effet, les plus hauts niveaux de la sécurité nationale américaine sont maintenant en conformité avec la loi islamique concernant la diffamation.

Quand l'ennemi est capable à cette échelle d'introduire dans la société américaine la pratique et l'encouragement d’une loi étrangère extraterrestre, le combat pour se dégager de toute charia est bien avancé.

Glossaire :

* La taqiya - la tromperie ou la dissimulation autorisée dans l'Islam pour protéger la foi ou la croyance individuelle, mais aussi une tactique courante de tromperie des infidèles.

** Jahiliyah période pré-islamique idolâtre que Sayyed Qutb applique aussi à la société moderne.

***Zakat taxe annuelle obligatoire pour tous les musulmans et les sociétés charia compatibles.

Clare M. Lopez est agrégée supérieure au Clarion Fund, spécialiste en stratégie politique et experte du renseignement particulièrement sur le Moyen-Orient, sur la défense nationale et sur les questions de lutte contre le terrorisme.

 


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Nancy VERDIER 12/11/2011 19:13



Les Etats-Unis sont bien moins armés qu'on ne le pense contre la manipulation et surtout, la grande naïveté traditionnelle du "tout se vaut" "soyons tolérants" - même s'il y a contradiction avec
la Bible et la Constitution - est très ancrée et depuis que Obama a pris la tête du pays les islamistes estiment que le terrain leur est plus que favorable. L'Amérique sera aux prises avec un dur
réveil. Mais on a bien vu comment bêtement, les jeunes ont suivi le mouvement pro-islamique et antisémite de  OWS....