La manipulation de la culpabilité dans la campagne des européennes.

Publié le 22 Mai 2014

On comprend sans peine que le petit-fils de Rudolf Höss éprouve le besoin de se décharger du fardeau que constitue cette terrible ascendance...

Par François Falcon Pour Bd Voltaire

Dans le prolongement du mémorable clip de campagne d’Européens sans frontières dans lequel Guillaume Gallienne, Dany Boon ou Virginie Efira ânonnaient sans conviction une insipide logorrhée européiste, le point Godwin a été allègrement franchi ces derniers jours par le clip des jeunes socialistes suédois : un vibrant et alarmant plaidoyer anti-abstention déclamé par Rainer Höss, le petit-fils du commandant du camp d’extermination d’Auschwitz.

Le propos est sans ambiguïté : « Si nous oublions le passé, le passé se répétera ; je sens que cela est en train d’arriver aujourd’hui ; partout en Europe, les partis d’extrême droite sont en progression », et l’homme au visage marqué par le poids d’une culpabilité reçue en héritage de conclure sur un appel à la défense de la démocratie, de l’égalité et des droits de l’homme jusqu’à la chute finale : « N’oubliez pas de voter ! »

Si l’on enlève les non-dits, le propos est encore plus clair : si vous donnez votre suffrage à des partis souverainistes ou si vous ne venez pas voter pour les partis pro-européens, vous êtes des criminels contre l’humanité en puissance et c’est un descendant de bourreau qui vous l’affirme.

On comprend sans peine que le petit-fils de Rudolf Höss éprouve le besoin de se décharger du fardeau que constitue cette terrible ascendance. La vérité oblige pourtant à écrire qu’en se prêtant à ce genre de manipulation grossière et injurieuse pour les peuples d’Europe qui souhaitent simplement reconquérir leur liberté face à des institutions européennes antidémocratiques et gangrenées par des lobbies aux visées totalitaires, Rainer Höss risque d’emprunter le chemin sur lequel son grand-père s’est perdu. Ce chemin, c’est celui qui consiste à servir les puissants de son temps sans prendre le temps de la réflexion sur les objectifs de leur politique et sans prendre le moindre recul par rapport à l’idéologie dominante. Le bourreau d’Auschwitz-Birkenau expliqua en effet, lors de son procès, avoir toujours eu comme principal souci de servir le plus fidèlement possible ses supérieurs.

On prête souvent à Churchill l’aphorisme suivant : « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. » Même si la citation est apocryphe, Rainer Höss devrait la méditer.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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mika 22/05/2014 11:44


A contrario, cette citation est bien de Winston Churchill


 


"Certains musulmans peuvent montrer de splendides qualités, mais l’influence de la religion
paralyse le développement social de ceux qui la suivent. Aucune force aussi rétrograde n’existe dans le monde. Loin d’être moribond le mahométanisme est une foi militante et prosélyte. [...] la
civilisation de l’Europe moderne peut s’écrouler, comme s’est écroulée la civilisation de la Rome antique."





 

Epicure 22/05/2014 11:09


C'est ainsi que la violence des enfants de Nazis embouquèrent en 1968 et suivantes, la voie pro-palestinienne et kgb-iste de leurs parents décriés....


Le ridicule finit aussi par tuer.