La meute de « On n’est pas Couchés » lynche Laurent Obertone… et dope ses ventes. par Caroline Alamachère

Publié le 4 Mars 2013

Le moins qu’on puisse dire c’est que la venue de Laurent Obertone sur le peloton d’exécution de Laurent Ruquier dans On n’est pas Couchésn’est pas passée inaperçue.

 

par Caroline Alamachère - Riposte Laïque

La meute des bien-disants, les crocs acérés pour la circonstance, tels des pitbulls sauvages qu’on aurait omis d’euthanasier, bavait par avance de déchiqueter ce doigt importun qui s’était permis de montrer une lune que tous répugnent à regarder en face. Obertone, digne de bout en bout, ne se départissant jamais de son calme et de son sourire, a su donner des leçons de courtoisie et d’écoute à tout le plateau.Non sans mauvaise foi c’est Natacha Polony qui ouvre le feu, accusant l’auteur de La France Orange Mécanique de n’avoir pas suffisamment catégorisé les faits qu’il rapporte alors qu’au contraire, ils le sont parfaitement. Là, on se dit que si elle n’a que ça à lui reprocher, tout va presque bien.

 

http://youtu.be/_tXFvY1g1Xk

On sent Laurent Obertone peu rompu à l’exercice du condamné, peinant à se défendre, tellement pour lui l’évidence des faits qu’il relate parle d’elle-même. Comment en dire plus quand tout est déjà dit dans son livre de la plus éclatante manière ?

Mustafa El Atrassi, le « comique » de service (celui qui avait frappé son ex-compagne et dont la sœur raconte l’historique familial émaillé de viols, de séquestrations, de mariage forcé et de violences en tous genres (1), n’a pas lu le livre mais il sait qu’il est forcément raciste et qu’il ne le lira pas, et pose une question fort intéressante et qui transpire la tolérance : « Est-ce que vous pensez que la société a besoin de vous ? ». Le public applaudit et s’esclaffe, sans doute sur ordre d’un panneau « applaudissez » qu’on lui brandit, à moins que ce ne soit par décérébrage précoce. Ces braves gens rigoleront moins le jour où l’un de leurs proches se fera égorger par derrière par un pauvre petit délinquant.

Il faut bien leur pardonner, ils n’ont pas lu le livre, sinon ils ne riraient pas du tout. Le grand dadais rajoute « Je regarde Faites Entrer l’Accusé toutes les semaines et ça se passe toujours à la campagne ». Evidemment, on ne va pas montrer des meurtres commis par les minorités, ça ferait très mauvais effet, qu’il est bête ! On voit bien qu’il ne connaît pas la page des personnes recherchées par la police sinon il pérorerait moins (2). Il croit bon d’ajouter avec un grand sourire faux-cul que de toute façon, les délinquants dont on parle sont français puisqu’ils ont été naturalisés. C’est sûr, vu comme ça…

Sur Facebook les commentaires font rage et nombreux sont ceux qui, du coup, veulent acheter le précieux ouvrage, montrant une fois de plus à quel point l’élite médiatique est totalement coupée du peuple et le méprise. L’effet attendu n’est pas celui que la meute espérait et c’est tant mieux.

Ruquier semble moins acerbe et hostile qu’on aurait pu l’imaginer avec des multiples « c’est vrai que… », « vous avez raison quand vous dites…», qu’il répète à plusieurs reprises même s’il tente de minimiser son ressenti et de trouver des failles au livre qui manifestement l’a troublé. Il en lit d’ailleurs quelques extraits durant l’exécution du condamné, et ces derniers sont plutôt bien choisis, bien tournés et édifiants.

Bien entendu, les invités s’agitent. La plupart sont d’illustres inconnus. Il y a deux nanas que je n’ai jamais vues et que je ne reverrai sans doute jamais, et qui se permettront au final un jugement sans appel sans avoir lu une seule ligne du livre (j’espère qu’elles ne seront jamais jurées ces deux-là). Russo, un comédien de seconde zone se permet lui aussi de dénigrer le malheureux Obertone sans en avoir rien lu, avec la mimique du gamin à qui on veut absolument faire manger des épinards qu’il sait détester sans les avoir goûtés.

Je n’aime pas ce que vous dites et je me battrai pour que vous n’ayez pas le droit de le dire serait un parfait résumé de cette émission.

Mais nous n’avons encore rien vu. Reste le meilleur, la cerise sur le gâteau, la mise à mort par le torero bellâtre Aymeric Caron, sorte de relève fringante du finissant BHL, celui dont Eric Naulleau avait déclaré récemment « soit on a du génie, soit on bosse, soit on est Aymeric Caron », et qui doit certainement se caresser le visage avec amour chaque fois qu’il se regarde dans un miroir.

Face à un Obertone manifestement mal à l’aise, Caron le végétarien enfonce une à une ses banderilles avec un sadisme qu’il n’essaie même pas de dissimuler, surjouant les expressions, les indignations, tapant du livre sur la table, vociférant, faisant des grands gestes à la façon d’un comédien de sitcom pour dames âgées. Moi qui pensais stupidement que les végétariens étaient forcément des gens calmes et pacifistes, je découvre qu’ils peuvent se montrer ultra violents et extrémistes… Il est vrai qu’Hitler était végétarien aussi, comme quoi cela n’augure pas nécessairement de l’apaisement cérébral.

Le torero, excité par la muleta Obertone, écume, crie au racisme, invective, insulte, foudroie, pète une durite, et cela crève l’écran face au calme olympien et souriant de l’objet de son mépris. Pour lui tout ça c’est du racisme, ça pue, les chiffres ne sont pas sourcés, etc. Malheureusement pour lui, Laurent Obertone a sourcé tous les chiffres qu’il donne, donnant la possibilité à ses lecteurs de s’y référer pour vérifier.

On sent que notre Lolo a du mal à se défendre, qu’il est plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral, que convaincre une bande de pitbulls en colère demande une préparation préalable que manifestement il n’a pas. Qu’importe, il parvient tout de même à conserver son amabilité face à eux, laissant finalement aux téléspectateurs la possibilité de constater par eux-mêmes l’ampleur du déni des bobos et de leur furie médiatique. Harcelé, accusé, acculé, Obertone tient bon quand même, parle doucement, tandis que les internautes désireux de s’offrir son livre grossissent les rangs.

Bien entendu, la question fatidique arrive « est-ce que vous n’avez pas peur que ça fasse le jeu du Front National ? ». Car c’est cela le vrai problème, c’est le jeu du FN. Savoir que des gens se font zigouiller, violer, agresser, est finalement très secondaire, mais faire le jeu du FN, ça c’est vraiment grave. Les victimes de viol, oui, bien sûr, c’est terrible, affreux (silence gêné de quelques secondes en hommage aux violées sans doute, mais on n’en jurerait pas), mais parler des violeurs non, on en parle déjà beaucoup trop comme ça. D’ailleurs à chaque fois que vous allumez votre télé il y a encore une violée qui vient vous gâcher votre civet de lapin, c’est insupportable à la fin !

Sur la page Facebook de l’hystérique Caron, les petits mots pleuvent. Je me permets de lui poster le lien des personnes recherchées par la police pour sa culture personnelle. Le lendemain matin, ô surprise, le bellâtre a supprimé tous les commentaires négatifs pour ne garder que ceux des fans qui l’aiment, l’admirent, le trouvent beau. Narcissisme quand tu nous tiens…

Au final Laurent Obertone a su hier soir tant bien que mal s’attirer la sympathie par sa gentillesse et par la place de victime que les autres, par leur comportement excessif et irrationnel, lui ont donné.

Par curiosité, ce dimanche je jette un œil sur les ventes de son livre et constate que plusieurs nouveaux commentaires ont été postés à la suite de l’émission. Sans le vouloir, les moutons de la bien-pensance ont finalement créé la réaction inverse de celle qu’ils

franceorangemécanique

Cliquez sur le livre pour le commander

avaient en tête, et ont largement boosté les ventes du livre. Un petit commentaire résume tout à lui seul : « Ce livre est une véritable bombe contre le politiquement correct. La vindicte médiatique en est la preuve la plus tangible. De plus le livre est dans le TOP de toutes les ventes sans publicité et avec une diffamation sans précédent ».

Tout est dit.

La France Orange Mécanique est actuellement classé 2e dans le classement des 100 meilleures ventes sur Amazon, toutes catégories confondues (juste 

derrière S. Hessel classé 1er…).

Caroline Alamachère

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(1) http://centre.france3.fr/2013/01/29/amale-soeur-de-l-humoriste-mustapha-el-atrassi-temoigne-sur-son-enfance-doulourouse-190303.html

(2) http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R

http://www.youtube.com/watch?v=kwIIodz9560 (Eric Naulleau parlant d’A. Caron)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

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LA GAULOISE 05/03/2013 13:17


RUQUIER ? LE DINGO QUI ABOIE AVEC CEUX QUI LUI ASSURE SON JOB!