la perte d'influence des journalistes n'est que ce qu'ils méritent au fond. Par Gérard Brazon

Publié le 4 Avril 2012

Gérard-1Voici un communiqué des journalistes de Libération qui n'avalent pas du tout que le journal ne soit pas/plus, ce qu'ils aimeraient qu'il soit. Mais qu'est-il donc ce journal de gauche à l'outrance forte, aux prises de positions tellement partisanes?

Finalement, il est bon que des journalistes réalisent que les libertés et celle première de la libre expression est un bien fragile! Que n'y pensent-ils pas lorsqu'ils ne laissent aucune part à l'opposition dans leurs articles, quand ils donnent les réponses avant même d'avoir posé les questions? Quand ils refusent de facto de donner la parole à ceux qui ne pensent pas comme eux ou comme la ligne de leur journal! Dans ce cas précis, c'est la ligne qui n'est plus dans leur ligne! Amusant! Non pas vraiment! Triste pour la liberté de la presse. Mais à qui la faute si ce n'est à cette presse dans les mains à 80% de journalistes de gauche comme le dit Eric Brunet l'un des rares journalistes qui se déclare de droite et se retrouve mis sur une "liste" par un socialiste comme un vulgaire citoyen à faire taire.

Que peut penser un lecteur qui lit un journal où il est sûr de ne pas trouver de débats d'idées. Je lis régulièrement Le Monde, le Figaro, le Parisien est je ne vois pas de débats, ni d'article critiques, justes et équilibrés. Ce matin, dans le Figaro par exemple, c'est une énorme louche pour le candidat Nicolas Sarkozy, une petite louche pour François Hollande, quelques cuillères à soupe de différents portes paroles de l'UMP et du PS, quelques cuillères à café pour la gauche variée et avariée, un léger entrefilet pour le FN. La page suivante, une louche pour le Président de la République et de vagues réponses pour les différents intervenants de la gauche socialiste, rien pour le FN. C'est de l'équilibrage à la FIGARO. Je prends Le Monde et j'ai à peu près la même sauce mais à l'envers concernant le PS puis  l'UMP. Rien sur le FN et Debout la République! Quant au Parisien? Faut-il vraiment en parler?

L'info est sur l'internet! Sur les blogs et autres sites qui dénichent ce qui ne paraîtra jamais! Certains comme le nôtre, Puteaux-Libre grâce à Nancy Verdier, font des traductions de textes anglais sans compter les heures de lectures pour des contributeurs. D'autres comme Riposte-Laïque donnent à l'info des lettres de noblesse. Les lecteurs ne s'y trompent pas.

Alors les journalistes de Libération, comme ceux du Monde, du Figaro et j'en passe, n'ont que ce qu'ils méritent. Une lente et certaine perte d'influence et une méfiance de plus en plus grande des lecteurs!

Gérard Brazon

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"Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris." Le constat, dressé par l'assemblée générale des équipes du journal Libération lundi 2 avril, est amer pour la direction. Dans un communiqué accessible en ligne, le personnel du quotidien évoque un "grand malaise"régnant dans la rédaction et qui "tient d'abord au sentiment d'être dépossédés du journal".

Les récriminations sont nombreuses : "des unes raccoleuses""un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS""la mise à l'écart de continents entiers du journal, comme le social, l'environnement, l'immigration"...

Une motion de défiance avait été adoptée à 78 % contre Nicolas Demorand, directeur de la rédaction du quotidien, en juin 2011.

Communiqué de l'équipe de Libération (02/04/2012)

 
Lundi 2 avril 2012
COMMUNIQUE DE L'ÉQUIPE DE LIBÉRATION
Lundi 2 avril, l'assemblée générale convoquée par la SCPL s'estréunie dans la salle  du hublot. Une large majorité des personnelsde Libération y a participé dans  une ambiance calme et résolue.Au cours de cette  assemblée, s'est exprimé un grand malaise, quitient d'abord au sentiment d'être dépossédé du journal. Biensouvent, nous ne nous y  reconnaissons plus.La direction semble ne pas  avoir de politique relative à chaquedomaine du journal, du sport à  l'économie, de la  politique à lasociété, du web à la culture. Elle ne  tient aucun compte de ce queles rédacteurs, eux, peuvent en savoir selon leurs compétences etleur aptitude à travailler ensemble.De là, le sentiment général d'être l'objet d'un mépris, encoreaccentué par l'attitude autoritaire et arrogante de la direction. Etce, dix mois après que l'équipe a voté à une large majorité unemotion de défiance.Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris.La liste des griefs est longue :-Des Unes raccoleuses qui tantôt défigurent Libération, tantôt vontà l'encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes-De pseudos événements basés sur des interviews et non sur desreportages et enquêtes-Un traitement éditorial partisan en matière politique, qui sembleinféoder le journal au PS-La mise à l'écart de continents entiers du journal, comme lesocial, l'environnement, l'immigration.-Des embauches de cadres répondant à une logique
 
discrétionnaire, sur fond de précarisation croissante des pigistes.-Des divergences évidentes au sein de l'équipe de direction quiconduisent à la confusion tant rédactionnelle qu'organisationnelle.-Des opérations publicitaires contestables lancées sansconsultation de la SCPL en dépit des engagements pris par ladirection.Le sentiment prévalent est que l'équipe de direction s'est surtoutsouciée d'asseoir son pouvoir plutôt que de se mettre au service du journal.Libération ne se fera pas sans son équipe.L'équipe demande à entendre la direction sur l'ensemble de ces points, et se déterminera en conséquence.L'équipe réunie en AG

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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