La petite NKM face à cette grande dame de Marie France Garaud. Elle ne fit pas un pli! Normal...

Publié le 11 Juin 2013

(capture d'écran - Marie-France Garaud - mots croisés France2)  Ce soir là, alors que Standard and Poor’s venait de mettre sous surveillance les derniers détenteurs AAA de la zone euro, Yves Calvi avait concocté un plateau intéressant.

Une ancienne ministre, NKM, un socialiste, Arnaud Montebourg, accusé de germanophobie depuis quelques jours, Laurent Joffrin et Alain Lamassoure parce qu’il faut quand même s’emmerder un minimum dans ce genre d’émission et l'admirable Marie-France Garaud grand témoin d'un temps que les moins de 30 ans et les petits politico-bobos et autres donneurs de leçons ne peuvent pas connaître puisque l'on se garde bien de le faire en cette triste et effarante époque.

 
Marie France comme elle fut jadis surnommée, s’est occupée de Nathalie Kosciusko-Morizet, sous l’oeil ravi et approbateur d’Arnaud Montebourg. Elle lui a donné une leçon en trois temps, la reprenant comme un professeur intransigeant devant une élève médiocre. 

1er temps : NKM évoque Bismarck, l’homme qui a fait la guerre à la France. Garaud lui rappelle que c’est la France qui a déclaré la guerre à l’Allemagne de Bismarck en 1870. Au passage, elle rappelle que le chancelier est considéré comme un héros en Allemagne. NKM est recalée en histoire. 

2e temps : NKM évoque le fait que Nicolas Sarkozy a réussi à s’opposer à la volonté d’Angela Merkel, qui souhaitait que les budgets soient soumis à la cour de justice européenne. Garaud la coupe : 

 « Elle ne pouvait pas ! La Cour de Karslruhe le lui interdit ! » Et ajoute devant sa jeune élève « L’Allemagne joue au billard à trois bandes, pendant que la France joue à la pétanqu». Citation de la soirée, à l’évidence. Géopolitique : NKM recalée.

 

3e temps : NKM évoque sa définition de la souveraineté la réduisant à la « capacité à agir ». Marie-France Garaud rappelle à la ministre son grand-père Jacques Kosciusko-Morizet, qui avait travaillé avec elle sur les accords de Maastricht en 1991. « Ce n’est pas parce qu’on supprime les panneaux indicateurs sur les routes qu’elles cessent de nous conduire là où elles vont »aurait dit l’ancien ambassadeur du Général, à propos de la suppression in fine du terme « à vocation fédérale » prévu initialement dans le Traité.

Le grand-père Jacques aurait donc dit à sa petite fille Nathalie que, du fait de la monnaie unique, la souveraineté de la France était déjà bien entamée par cette notion fumeuse de souveraineté partagée et qu’elle était aussi recalée en droit constitutionnel. 


Montebourg s’est régalé de compter une alliée si précieuse face à NKM. Plus tard, il s’est payé le luxe d’évoquer la célèbre citation du Général de Gaulle sur la politique de la France et la Corbeille. Ils ont terminé la phrase en choeur.

Marie La France s’est également autorisée une petite pique en direction de son allié d’un soir, lui reprochant d’avoir approuvé le traité de Maastricht. D’un geste de la tête, Montebourg a fait amende honorable. Décidément, c’était une bien belle émission.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

Commenter cet article

Pivoine 12/06/2013 18:07


NKM, celle qui a fait perdre Sarkozy, n'a rien compris, et ne comprend toujours rien, à la politique !

mika 11/06/2013 23:22


video de l'emission en question


https://www.youtube.com/watch?v=SfpWZG2HtZc