La Politique ce n'est pas un jeu politicien. Enfin je l'espère...

Publié le 13 Janvier 2010

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Jean Marie le Pen
nous annonce une défaite majeure aux Régionales. Cet homme politique se délecte à l’avance, se pourlèche les babines.

Comment l'innocent ne serait être étonné que cette défaite soit pour lui un délice.

           Certes, l’UMP et surtout Nicolas Sarkozy a, en son temps,  pompé,  comme il le dit, les voix de son parti politique.

 Est-ce une raison pour se réjouir d’une victoire de la gauche qui a passé les 30 dernières années à faire de son parti politique l’horreur nationale, la honte de la France et la lie de la société politique. (Une gauche qui ferait mieux d’analyser son passé d’avant guerre et pour certain jusqu’en juin 1941). Décidément, je ne comprendrais jamais cet homme.

Certes c’est le jeu politique me dira t’on . Nicolas Sarkozy n’a pas eu la délicatesse de le remercier de ces voix frontistes en 2007 ? Alors, petite vengeance de petites gens ? Règlement de compte permanent avec la droite ?
Pour ma part, si j’étais un électeur du Front National je m’interrogerai sur ce délicat plaisir de faire battre la droite au profit d’une gauche ravie de ce petit coup de main.

D’ailleurs, comme par hasard, le Parti Socialiste nous refait le coup du droit de vote des immigrés en situation régulière (manquerait plus qu’ils ne le soit pas)  pour les municipales, les régionales et les cantonales. Bref, presque la totale. Bien sûr, ce Parti sait bien que cette loi ne passera pas. Mais il sait qu’en général cela provoque une crispation d’électeurs qui vont immédiatement se porter sur le Front National. Cela a un parfum de déjà vu. L’excellent politicien François Mitterrand avait lui-même mis en place cette machine à perdre pour la droite. En conséquence, je soupçonne fort ces deux partis de complicité objective. L’un, pour revenir à la surface et l’autre pour faire des régionales une Bérézina pour la droite.

Si faire la politique c’est jouer à « Je te tiens tu me tiens par la barbichette »,  je trouve que c’est plutôt lamentable. Ce n’est dans tous les cas pas digne en 2010 de continuer à prendre les électeurs pour des imbéciles.

La France est mal en point. La crise certes, le chômage, les écarts entre les riches et les pauvres, l’immigration incontrôlée (quoiqu’ils en disent), l’impossibilité pour un jeune travailleur,  un jeune sortant d’école de s’installer et de construire sa vie sans le système des cautions, l’aide des parents, l’inadéquation entre un salaire et les dépenses afférentes pour simplement survivre (Comment vivre  avec 1100€ sans papa et maman), l’insécurité  dans les banlieues, la concurrence acharnée, la mondialisation, la délocalisation d’entreprises, le fait que les dirigeants politiques ont de moins en moins la main dans des décisions qui sont le plus souvent prisent ailleurs, dans des conseils d’administrations, le refus d’assumer cette faiblesse, l’impuissance d’une Europe incapable de s’occuper d’elle-même  au lieu de s’occuper des affaires relevant des états, l’islamisation à petit pas, etc. Bref, les français ne sont pas des innocents. Ils vivent, au quotidien, ces désagréments pour les moins nombreux de véritables galères pour la plupart y compris dans la classe moyenne qui souffre de plus en plus aussi.

Décidément, le monde politique est coupé du peuple. Ces débats internes lassent, épuisent tous ceux qui aimeraient être acteurs.  Le jeu se fait entres amis. Il suffira de voir la composition des listes de la droite comme ceux de la gauche aux régionales pour s’en rendre compte. Chacun poussant son poulain, l’ami de l’ami, le cousin, l’enfant de l’ami ou son propre enfant. Cette nouvelle aristocratie, dont le schéma se retrouve dans les médias (Télévisions, radios)  ainsi que chez les artistes (Cinéma, variété, etc.)  est une image négative pour des milliers (millions ?) de français qui n’ont que peu pour vivre.

Quelle est donc la réponse que l’on apporte à tous ces gens?

-         Le Front National se réjouit à l’avance non pas de prendre une région pour exercer le pouvoir ou du moins d’être le plus influent possible mais de voir l’UMP battu.

-         Le Parti Socialiste remet au goût du jour le vote des étrangers non pas pour leur donner la parole mais pour répondre au débat sur le « honteux débat sur l’identité nationale » et accessoirement pousser les électeurs dans les bras stériles du Front National.

-         L’UMP fait ce qu’il peut mais manifestement fait peu contre les dérives d’un gouvernement qui essaye d’appliquer son programme, ses réformes  mais surtout donne ,in fine, l’image de l’impuissance.

Que penser en effet de cette lutte contre l’immigration irrégulière, le combat contre les Mafias de la traite humaine si finalement on régularise 20 000 clandestins.

Ou est le message, la cohérence si dans le même temps on naturalise 100 000 étrangers par an. Hormis le fait que l’on peut dire par la suite qu’il n’ y a pas plus d’immigré en France qu’il y a 30 ans. Poussons la logique, parmi ces 20 000 clandestins régularisés combien seront français dans 2 ans ?  

Que penser de l’insécurité dans les banlieues, les coups de couteaux dans les collèges, les parents démissionnaires ou absents ? Les voitures brûlées et le lamentable soulagement médiatique qui a suivi sur le fait qu’il y en avait pas eu plus que l’année dernière malgré les forces de police conséquentes?  En fait, le problème, (la faute ?) ce n’est pas de faire mais de dire et faire le contraire ou en donner l’impression pour le moins.

C’est ce dont souffre tous les pouvoirs d’ailleurs. Il y a toujours une montagne entre le programme et l’action. Mais alors pourquoi dire que l’action doit revenir aux politiques si en fait c’est impossible du fait des différentes signatures apposées au bas des traités internationaux ou ailleurs?

C’est là dessus que se fera sans doute le beurre du Front National. Un beurre qui sera inutile pour les français. Mais un beure qui mettra un peu de gras dans les rouages grippés de ce parti politique moribond dont disait, en 1985 le socialiste Laurent Fabius, qu’il posait les bonnes questions mais n’avait pas les bonnes réponses.  Encore une fois, ce parti pourra remercier le Parti Socialiste de lui avoir redonner vie avec cette future proposition de loi sur le droit de vote des étrangers.

Un Parti qui pourra aussi remercier cette gauche incapable de comprendre et d’analyser que la France ne souffre pas de l’amoindrissement de la force nocive des 35 heures, mais surtout de l’amoindrissement de la France dans le concert des Nations en tant que pays de la culture et du fait de sa volonté de mettre en place une société multiculturelle et le communautarisme au nom des « droits de l’homme ».

De-Gaulle.jpegLe général de Gaulle avait tous les défauts du monde dit-on ! Mais il avait la qualité d’aimer la France. Il avait donner à celle-ci des institutions solides. Le pouvoir était à l’Elysée. Le peuple pouvait s’exprimer par référendum. Le peuple n’était pas considéré comme un ramassis d’imbéciles incultes gavés à la téléréalité. Le peuple était à cette époque considéré comme souverain. Ce n’était pas un gros mot. Les décisions venaient d’en haut et l’intérêt de la France était la seule priorité. Quitte à passer pour un vieux con, ce n’est plus le cas aujourd’hui et je le regrette.

Gérard Brazon

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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