La politique par les rumeurs ou les rumeurs qui tuent la politique. Ou comment flinguer la démocratie.

Publié le 7 Avril 2010

             Je déplore véritablement ce comportement des médias qui, désormais, se complaisent le plus souvent dans le "pipole", le secondaire, le ragot.

            Qu'avons-nous à faire de savoir qui est l'amant ou la maîtresse de qui que ce soit?

            Que nous importe le père de l'enfant Dati?

            Ou est passé cette bonne humeur tranquille des français face à la vie privé des grands ou petits personnages de l'état?

           Que devient ce pays dont la presse s'émoustille devant des robes et des jupes ou devant les sourires coquins?

 
             Certes, le Président Nicolas Sarkozy n'a pas été le dernier à nous faire savoir son malheur conjugal, puis son nouveau bonheur, jusqu'à la nausée d'ailleurs et jusque dans les usines, avec Madame Carla Bruni.

           Les français se fichent complètement de tout cela. Non pas de Carla mais des aventures amoureuses des uns et des autres et singulièrement des politiques à qui les français demandent de travailler à leur bonheur et à leur sécurité.
         Et si pour cela, ils s'octroient un peu de bonheur intime et grivois et bien, pourquoi pas! Pour peu qu'il reste intime, personnel et ne déborde pas des journaux à sensations. Dans cette presse qui commence à ressembler aux cuvettes des WC de la république. Influence américaine? Sans doute.
              Certes Madame Rachida Dati n'a pas été la dernière à se présenter comme la "star-politique" du moment mais... Est-ce que les quotidiens politiques, les rédactions sérieuses ont besoin de ces "produits d'appels" que sont les élégantes du gouvernement, les frasques des uns et des autres, les petites amies ou les petits amis de Ministres?
              Je ne me souviens pas que ces mêmes journaux se soient offusqués qu'un président aujourd'hui décédé
ait élevé sa fille adultérine pendant 14 ans au frais de l'état avec plus de 8 policiers qui veillaient sur elle, nuits et jours.(Salaire de base d'un policier par 8 multiplié par 12 au minimum sans les heures sup). Ni même que ce même Président faisait surveiller les lignes téléphoniques des grandes et petites starlettes et autres journalistes pour pouvoir se régaler, le matin venu, des petites confidences secrètes des unes et les secrets des autres. Petits plaisirs d'homme malade ? Plaisirs couteux et injustes mais surtout antidémocratiques. La presse de cette époque se taisait, elle avait peur du vieux lion. Cette même presse qui donne aujourd'hui des leçons. Monsieur Nicolas Sarkozy est un enfant de cœur à côté de cet homme. Pas un mot non plus de nos socialistes encore admirateurs du grand homme ni de commentaires sur ses dépenses bien plus graves sur le plan de l'éthique. La gauche aime remuer la vase à condition que ce ne soit pas la sienne sinon, vous êtes un "fauteur de trouble", un "populiste" voire un "antiparlementariste"!
           Les journalistes tombent bien bas. Les politiques devraient faire attention à ne pas les suivre sur cette pente. Ils risquent d'y perdre le peu de plume qu'ils leur reste.
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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