La porte-parole de Hollande refuse de quitter son logement à prix modéré.

Publié le 22 Mars 2012

«J'habite un quartier populaire et je n'ai pas de patrimoine. Je respecte la loi et c'est à mon initiative que je paye un surloyer alors que rien ne l'exige.» Voilà la réponse apportée par Delphine Batho, l'une des porte-parole de , à la régie immobilière de la ville de  (RIVP) qui l'invite à quitter son appartement du XIXe arrondissement parisien. 

  Elle loue ce  de 108 m2 1 524 euros par mois, soit environ 30% au-dessous des prix du marché. 

L'affaire n'est pas nouvelle. En juin dernier, le rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France (CRC) pointait la situation d'élus logés dans les immeubles du bailleur social. Le président de la RIVP, Pierre Aïdenbaum, avait alors confirmé que des personnalités de tous bords étaient concernées. Parmi elles, l'ex-ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement,épinglé à nouveau à l'automne dernier, l'ex-secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville Fadela Amara et la députée socialiste Delphine Batho. Pierre Aïdenbaum avait envoyé en 2009 «un courrier à toutes ces personnes afin de leur demander, par souci d'exemplarité, de quitter leur logement». Une demande restée lettre morte depuis.

Batho souligne qu'elle paie un surloyer
 
Mercredi, alors que Lemonde.fr publiait un nouvel article sur sa situation immobilère, Delphine Batho s'est justifiée en expliquant qu'elle habitait non pas un logement social de la ville de Paris, mais un logement «intermédiaire». Selon elle, «il y a un amalgame injustifié car je ne suis pas locataire d'un logement social, j'occupe un logement intermédiaire (PLI) qui ne relève pas de la loi SRU». La porte-parole du candidat socialiste rappelle aussi qu'elle touche une indemnité parlementaire de 5 275,18 euros net mensuels, et qu'après son élection comme députée en 2007, elle a demandé à payer ce surloyer, ce qu'a confirmé la RIVP.

L'élue PS s'est installée dans ce logement en 2001, lorsqu'elle était salariée de la région, par le biais du 1% patronal. Elle est depuis restée dans cet appartement qui appartenait à la SAGI avant d'être transféré à la RIVP. Cependant, si elle postulait à ce jour à un tel logement du parc social, «elle n'y serait sûrement pas éligible», ont affirmé plusieurs sources à la RIVP, à cause des plafonds de ressources qu'elle dépasse. De son côté, la mairie de Paris a seulement indiqué qu'elle «assume la position de la RIVP à ce sujet», en allusion à la lettre de 2009.

Le Parisien

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

Polux 22/03/2012 18:31


Il n'y a pas de petits profits. Ha ! Ils ont beau jeu de faire la leçon à tout le monde. Pour un ils arriveraient à nous culpabiliser !