La réalité historique des conquêtes musulmanes. Traduction de Nancy VERDIER

Publié le 12 Mars 2012

Par Raymond IBRAHIM

Traduit de l'anglais par Nancy Verdier

En pratique la règle pour les ouvrages d’enseignement scolaires américains est de gommer tout ce qui a trait à l’islam. C’est la raison pour laquelle, il nous semble très instructif d’examiner l’un des aspects qui est régulièrement déformé : les conquêtes musulmanes.

Peu d’évènements de l’histoire sont aussi bien documentés et attestés que ces conquêtes qui ont commencé peu après la mort du prophète Mohammed en 632 et se sont terminées aux alentours de 750. Des pans entiers de territoires de l’Ancien Monde – depuis les Indes orientales jusqu’en Espagne à l’ouest – furent conquis et consolidés au fil de l’épée durant cette période et davantage par la suite (les conquêtes ottomanes).

Selon les critères historiques, la réalité de ces conquêtes est irréfutable car les sources primaires sont concernées; et les conquêtes islamiques sont fortement documentées.

De manière certaine, la majeure partie des sources primaires sur lesquelles nous nous appuyons est issue de sources non - musulmanes qui peuvent être accusées d’être biaisées.

Mais pour être plus précis,  les historiens qui ont légué à la postérité des milliers de pages de documents sources racontant les conquêtes islamiques étaient non seulement des musulmans eux-mêmes, mais ils étaient - et sont encore - considérés par les musulmans d'aujourd'hui comme des savants pieux et dignes de confiance. (Génériquement, les Oulema)

Parmi les livres qui font autorité et qui sont consacrés à l’histoire des conquêtes, on trouve :

- Ibn Ishaq's  (767) Sira ("La vie de Mohammed"), la plus ancienne biographie de Mohammed;

- Waqidi's (vers 820) Maghazi ("Les campagnes militaires du Prophète");

- Baladhuri's (892) Futuh al-Buldan ("Les Conquêtes des Nations");

- Tabari's (923) en plusieurs volumes Tarikh al-Rusul wa al-Muluk,

("Histoire des Prophètes et des Rois"), constituée de 40 volumes traduites en anglais.

Pris ensemble, ces récits (qui sont à l’origine basés sur des récits plus anciens – oraux ou écrits – retraçant la vie de Mohammed et de ses successeurs), fournissent ce qui fut jadis et ce qui est toujours vrai dans le monde musulman, une merveilleuse épopée.  Celle d’Allah qui a façonné jusqu’à la perfection une religion,  l’islam, destiné à toute l’humanité; religion que son dernier prophète Mohammed a mission de propager parmi la communauté des musulmans pour qu’elle le répande ensuite dans le monde; et que le monde a obligation d’accepter, de gré ou de force (Jihad) 

Il faut remarquer que les historiens  non – musulmans de l’époque ont validé les faits de conquête.  Les écrits de l’évêque chrétien de Jerusalem Sophronius (638) par exemple ou les chroniques de l’histoire byzantine de Theophanes (758) pour ne citer que ces deux-là, ont mis en évidence que les musulmans ont fait la conquête d’une grande partie de ce que l’on appelle aujourd’hui  « le monde musulman »

Selon la tradition historique musulmane, la majorité des peuples non-musulmans de l’Ancien Monde, qui ne souhaitaient pas se soumettre à l’islam ou à ses lois (Charia), ont livré des combats mais la plupart ont été finalement vaincus et soumis.  

La première conquête majeure, célèbre par sa cruauté, eut lieu en Arabie même, immédiatement après la mort de Mohammed en 632. De nombreuses tribus qui avaient simplement accepté une autorité musulmane de pure forme, à la mort de Mohammed, se sont imaginées qu’elles pouvaient se libérer de cette tutelle.  Cependant, le successeur de Mohammed et premier Calife, Abu Bakr, ne l’entendait pas ainsi et proclama un Jihad contre ces apostats, connu en Arabique sous le nom de “Ridda ” (ou les guerres contre l’apostasie).

Selon les historiens mentionnés précédemment des milliers d’arabes passèrent de vie à trépas au fil de l’épée jusqu'à ce que leurs tribus acceptent de se soumettre  à l’islam. 

Ces guerres contre l’apostasie s’achevèrent en 634. Pour éviter que les arabes musulmans se querellent entre eux, le Calife suivant, Omar, lança les conquêtes musulmanes. La Syrie fut conquise aux alentours de 636 et l’Egypte en 641, la Mésopotamie et l’Empire Perse en 650. Au début du 8 ème siècle, toute l’Afrique du Nord et l’Espagne et les terres d’Asie centrale et l’Inde se soumettaient à la domination musulmane. 

 

Les compte- rendus pittoresques contenus dans la tradition musulmane se distinguent par des guerres permanentes qui le plus fréquemment se déroulent de la façon suivante : Les musulmans pénètrent une nouvelle région et offrent aux habitants trois choix :

1/ se soumettre à l’islam (ce qui signifie se convertir à l’islam);

2/ vivre comme citoyen de seconde classe ou « dhimmis » en payant une taxe spéciale et en acceptant divers déclassements  sociaux :

3/ combattre jusqu’à la mort.

Des siècles plus tard, et en partie à cause du commerce, l’islam en est arrivé à se faire accepter par des peuples périphériques, la plupart d’entre eux polythéistes et animistes, qui ne suivaient aucune religion majeure (comme en Indonésie et Somalie) et qui actuellement forment les marges périphériques du monde musulman.

Très curieusement, ces exceptions sont maintenant décrites comme étant la règle dans les classes américaines : Beaucoup de livres scolaires indiquent ou du moins suggèrent que la plupart des peuples qui se sont convertis à l’islam l’on fait de manière douce, au travers de contacts pacifiques avec des marchands et des négociants;

Qu’ils ont en toute conscience choisi de se convertir à l’islam pour les qualités intrinsèques de cette religion, affirmation qui ne tient pas compte des nombreuses  marques d’avilissement  que la conquête  aurait dû  imposer aux non - musulmans et qu’ils ont ainsi évité en se convertissant à l’islam : à savoir, des taxes supplémentaires, le statut de citoyen de seconde zone, l’application de marques d’humiliation etc.

En fait, au cours du premier siècle, et à cause de ces avilissements, beaucoup des peuples conquis ont cherché à se convertir à l’islam mais furent rejetés par le califat qui préférait les garder comme sujets soumis et lourdement taxés et non pas égaux des autres musulmans.

Cependant, tandis que les livres scolaires américains tergiversent sur les conquêtes musulmanes, dans les écoles du monde musulman les conquêtes ne sont pas seulement enseignées comme des sujets d’étude, mais sont glorifiées : leur rapidité, leur impact décisif sont régulièrement décrits comme des preuves qu’Allah était en fait du côté des musulmans (et qu’il le sera toujours aussi longtemps que les musulmans défendront leur devoir commun de mener le Jihad, la Guerre Sainte).

La dissimulation concernant la manière dont s’est répandu l’islam dans les premiers siècles qui apparaît dans les livres scolaires, témoigne de la manière dont le mot Jihad jadis inséparable des conquêtes, a subi une refonte sémantique.

Ce terme qui au cours des siècles a simplement signifié "la guerre au service de l’islam", a récemment subi un glissement de sens du fait des étudiants américains qui lui ont donné l'interprétation Soufi du Jihad -Les Soufis représentent peut-être un pour cent du monde islamique et sont souvent considérés comme des hérétiques ayant des interprétations aberrantes - et de ce fait le Jihad s'est trouvé dépeint comme "un combat spirituel" contre nos propres vices.

Comparez cette définition du Jihad avec celle d’une édition antérieure de la vénérable Encyclopédie de l’Islam :

Sa phrase introductive simplement établit que : "La propagation de l'Islam au moyen des armes est un devoir religieux qui incombe à tous les musulmans en général....

Le Jihad doit continuer à être exercé jusqu’à ce que le monde entier soit soumis à l'Islam.

L’Islam doit s’accomplir en totalité avant que la doctrine du Jihad qui permet la conquête par la guerre, ne soit éliminée."

Les manuels juridiques rédigés en arabe sont encore plus explicites

De telle sorte, que les conquêtes islamiques narrées dans les histoires musulmanes reflètent souvent les doctrines obligatoires qui fondent les textes théologiques de l’Islam – le Coran et les Haddiths. Les historiens musulmans justifient souvent les actions des premiers envahisseurs musulmans en juxtaposant les injonctions sur le Jihad trouvées dans les textes islamiques.  

Il devrait aussi être noté que pour les musulmans, les conquêtes islamiques sont considérées comme des actions altruistes : elles sont évoquées comme étant des “futuh” qui au sens littéral signifie “ des ouvertures”  - ce qui implique que les pays conquis sont “ouverts” aux lumières de l’Islam afin qu’elles y pénètrent et  guident les habitants infidèles. De ce fait, aux yeux des musulmans, il n’y a pas lieu de regretter ni de s’excuser pour ces conquêtes: elles sont considérées comme des bienfaits en faveur de ceux dont on fait la conquête (c’est-à-dire les ancêtres des musulmans actuels)

Pour terminer, la réalité des conquêtes musulmanes selon tous les critères historiques est incontestable. En conséquence, et bien que moins impressionnantes que certains des aspects de l’histoire occidentale et chrétienne, comme l’Inquisition ou la conquête des Amériques, qui eux sont normalement enseignés par les livres d’histoire américains, les conquêtes musulmanes devraient l’être tout autant, sans chercher d’excuses ou de faux-fuyants de peur d’être politiquement incorrecte.

C’est tout particulièrement vrai dès lors que cela concerne l’histoire – qui à sa manière se répète quand on la laisse de côté ou pire quand on la travestit.

Cette traduction est copiable et diffusable dans le respect en mettant le nom de la traductrice et du site "Puteaux-Libre" Nancy VERDIER

Conquete-ISLAM.jpg

http://www.raymondibrahim.com/11277/the-historical-reality-of-the-muslim-conquests

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Lire aussi sur Puteaux Libre: ICI et  ICI et ICI


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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23bixente23 18/03/2012 02:28


merci pour cet article et ces posts précieux !! il faut absolumment continuer à diffuser la vérité et combattre l'imposture islamique. je suis bien conscient que pour un coup porté à l'islam, la
bête immonde en porte 100 au monde libre, mais il faut quand même continuer... David et Goliath, ça vous rappelle quelque chose ??


l'islam a dans son camp les armes du diable: l'argent (pétrodollars et fortunes des traîtres islamocollabos), bcp d'armes, une armée vertigineuse de connards prêts à crever pour répandre cette
idéologie mortifère, un taux de natalité de ces populations qui fait passer les lapins pour de tristes impuissants asexués, une propagande redoutable, et j'en passe.


mais ils n'a pas avec lui: Dieu, la vérité des faits, notamment historiques, la justice. et tant qu'il y aura des gens comme nous, l'islam n'aura pas non plus l'avenir de l'humanité !!

kafirpride 12/03/2012 16:41


Voilà ce qui arrive quand on ne prend pas la peine de se relire: la fourchette d'estimation des victimes des jihad est de 270 (et non 300) à 300 millions de victimes. On ne peut
manquer d'avoir le vertige en abordant ces chiffres pour la première fois. Ils sont en général bien documentés au moins pour certains d'entre eux par les propres chiffres des chroniqueurs arabes
accompagnant les armées.


Bref les conquêtes islamiques remportent haut la main la palme de toutes les horreurs de l'histoire de l'humanité. Pas mal non pour une religion d'amour de tolérance et de paix?


Mais la recherche historique pourrait bien nous réserver quelques tristes surprises car jusqu'à présent, la plume de l'historien hésite à aborder de front la réalité de l'horreur islamique...

kafirpride 12/03/2012 15:15


Merci pour cet article, indispensable à qui veut se faire une idée non-biaisée de la RATP. Il serait bon d'associer à cette histoire la recherche des victimes associées.


En partant des sources islamiques certains chercheurs ont abouti à un eestimation minimum d'environ 300 millions de victimes ( je dis bien trois cents millions, une paille!)


Il serait intéressant de conjuguer nos recherches pour faire le point sur les connaissances actuelles. Evidemment cette activité universitaire ne va pas dans le sens du vent à défaut de
l'Histoire et il faut un courage certain pour s'y atteler. ce n'est pas Redecker qui nous contredirait!


Il existe des ressources sur les grands sites américains islamo-lucides. On peut les trouver en tapant "tears of jihad" par exemple.


Merci de votre aide

Marie-Claire Muller 12/03/2012 15:05


Oui aux States et chez nous, essayons de ne pas nous faire avoir par les mensonges et les manipulations des adeptes du coran .Nous résonnons en occidentaux et pour cette raison,les islamistes
savent comment nous tromper avec leur taqqya autorisée et même conseillée par leur dieu lunaire! en voici un exemple que je fais suivre:cet article vient de Tsahal et montre la manipulation
médiatique dont les palestiniens sont passés maitres, afin de discréditer Israël à nos yeux et se victimiser en  se servant de notre tendance à  faire porter  toute la
responsabilité des juifs dans le conflit israélo palestinien alors qu'ils ne font que se défendre et défendre la liberté:


La désinformation bat son plein sur Twitter et Facebook: Israël n’a jamais blessé cette fillette


Une photo mise en ligne au cours des 24 dernières heures sur Twitter, la photo d’une fillette palestinienne de Gaza fait le tour de la planète et sa légende accuse à tort Tsahal d’être
responsable de sa mort.  





La photo, publiée par Khulood Badawi (@KhuloodBadawi) et plus tard par Diana Alzeer (@ManaraRam), présentait une fillette palestinienne tuée dans un raid israélien du 11 mars.
Après vérification, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une photo prise en 2006 et que Tsahal n’était en rien responsable de sa mort. Cette photo est aujourd’hui le post qui apparaît en tête de
liste sur Twitter par la recherche du mot clé #Gaza sur Twitter et a été reprise plus de 300 fois, en dépit l’évidence.


Badawi a été le premier à « tweeter » la photo le 10 mars à midi, assurant que cette dernière avait été prise lors d’une des « frappes survenues dans la nuit contre la bande de
Gaza. »





Alzeer l’a à son tour publiée le lendemain en reprenant les mêmes accusations.





Le caractère infondé de ces allégations a d’abord été démontré par l’internaute Avi Mayer (@avimayer) qui
a rappelé que la photo avait déjà été publiée une première fois en 2009.


Des recherches plus approfondies ont montré que le cliché datait en réalité de 2006 et avait été diffusé par Reuters et que la fillette palestinienne était simplement tombée d’une balançoire.
Alzeer a réagi en affirmant que la photo avait été transmise par la presse durant la journée.





En fait, la photo a été prise par Reuters le 9 août 2006 et envoyée à la presse avec une légende incorrecte. L’information n’a été rectifiée que le lendemain :


« Un Palestinien porte le corps de Raja Abu Shaban, âgée de trois ans, à Gaza, le 9 août 2006. La fillette présentée initialement comme victime d’un raid israélien sur Gaza mercredi est
en réalité décédée  dans un accident, ont indiqué jeudi les secours palestiniens. Des employés de l’hôpital Shifa, à Gaza, ont précisé que l’erreur avait été faite en raison d’une surcharge
des services au moment de l’arrivée de la jeune fille et du rapatriement simultané de corps d’hommes armées par les ambulanciers. REUTERS, Mohammed Salem (Territoires palestiniens). »





Contraint d’admettre l’évidence, Alzeer a plus tard posté des excuses en retirant ses accusations. Badaw
n’a pas encore répondu.





Pendant ce temps, les premiers « tweets », qui ont déjà été repris des centaines de fois par des internautes du monde entier, continuent de circuler sur le web en dépit de leur
caractère fallacieux.


Ce n’est pas la première fois que des internautes diffusent de fausses informations au sujet de Tsahal. Les mensonges sont encore repris sur les réseaux sociaux et diffusés en masse sur internet.


Diffusez cet article pour combattre la désinformation autour de la confrontation entre Israël et l’organisation terroriste du Hamas.


(Ici à Bordeaux,dans un super marché Carrefour, manifestation de palestiniens pour boycotter des produits israëliens!!!)