La réécriture de l'histoire se poursuit. Ou comment "toucher le fond d'une nation" à travers sa jeunesse.

Publié le 2 Août 2011

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Eté 1940, à la demande de l'occupant nazi, les éditeurs collaborationnistes mettent en place une censure littéraire. Un certain Henri Filipacchi, chef du service des librairies à Hachette, rédige pour les allemands une liste d'auteurs interdits, la liste Otto (1), du nom de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, Otto Abetz. On y trouve bien entendu des auteurs juifs, et des essais critiquant l'Allemagne ou le nazisme.


Hachette, signataire avec d'autres éditeurs collabos de la convention d'auto-censure, contribuera ensuite à faciliter la tâche de la propagande nazi, et pourra, en échange, continuer ses activités d'édition.


A la libération, les procès d'épuration nettoieront l'édition, mais Hachette, premier distributeur de journaux et de livres du pays, ne subira pas le sort réservé aux collabos et entreprises collaborationnistes, de peur que toute l'industrie s'écroule.


Eté 2011, quatre professeurs d'histoire de l'académie de Nancy/ Metz collaborent, pour un livre d'histoire scolaire publié par Hachette, à une version révisioniste de l'histoire moderne de la Palestine, trichant avec la réalité des faits historiques, et qui présente Israël selon le narratif palestinien et celui de l'extrême gauche française. Hasard ou coïncidence, c'est de cette même académie de Nancy/ Metz que le professeur Catherine Pederzoli-Ventura avait été victime, en 2010, d'une sanction administrative "pour en avoir trop fait sur la Shoah" (2), et qu'il lui avait été reproché, par plusieurs de ses collègues, "de faire du prosélytisme" car elle faisait un cours honnête sur la naissance de l'Etat d'Israël, et donc "pas dans le sens voulu", expliquera le professeur Pederzoli-Ventura.


L'association Europe-Israël, alarmée par cette réécriture de l'histoire de la Palestine qui attise l'antisémitisme, qui diabolise Israël, conformément aux mensonges révisionnistes de la gauche et de l'extrême gauche pro-palestinienne, et également d'une poignée de "nouveaux historiens" israéliens marginaux, eux aussi d'extrême gauche et révisionnistes, avait fait éclater le scandale.


Dans un premier temps, Hachette avait reconnu, dans le Monde du 4 juillet (3), que des passages de manuels d'histoire allaient être modifiés, car ils posaient problème. Il faut dire que la situation était embarrassante : Mr Zachary, le directeur de la publication, reconnaissait lui-même les erreurs, et disait ne pas avoir été assez vigilant (4). L'un des auteurs du manuel avait personnellement appelé Jean-Marc MOSKOWICZ, le président de l'association Europe-Israël pour "lui avouer que les erreurs relevées (note de JPG : par l'association Europe-Israël), étaient fondées et graves". 


Mais il semble que les éditions Hachette ne se soient pas débarrassés de leur culture collaborationniste - personne ne les y a contraint - et qu'elles se soient pliées aux exigences de cette nouvelle race d'antisémites, décrits dans le Rapport du Ministère de l'intérieur sur l'antisémitisme, publié en 2004 (5), comme les "antisionistes radicaux (…) fortement représenté au sein d’une mouvance d’extrême gauche altermondialiste et verte", et assistés à cette tâche par des milieux musulmans à la fois hostiles aux français et à Israël.


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Mise à jour au 26 juillet : les éditions Hachette ne semblent pas plus intéressés à défendre la vérité dans leurs livres d'histoire que dans leur entreprise, et ils ont affirmé, avec menaces à l'appui contre l'association Europe-Israël, que les livres incriminés "étaient des spécimens qui seraient modifiés". Manque de pot, plusieurs correspondants les ont vu dans plusieurs librairies, il y a quelques jours, comme le montre la photo d'introduction à cet article.


L'affaire, qui est trop grave pour en rester là, devrait prochainement être portée devant les tribunaux, dernier rempart, hélas et pour encore combien de temps, contre la haine des Juifs focalisée sur Israël.


Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien vers cet article :
© Jean-Patrick Grumberg pour Drzz.fr

(1) Liste Otto : 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 06/08/2011 01:10



Faudra t_il bruler les livres d'école...pourquoi pas s'ils se font le vecteur de mensonges !



Nancy VERDIER 02/08/2011 22:24



Tout à fait d'accord avec SALUKI.
Ecoeurant de la part de Hachette et des enseignants qui déforment l'histoire. Il y a pourtant des comités de lecture chez Hachette et des Directeurs de Collection sensés faire le tri. C'est dire
que le MENSONGE est à l'honneur.
La Communauté Européenne finance depuis des années des ouvrages antisionistes et antisémites mis dans les mains des jeunes Palestiniens. 
Volonté d'éradiquer Israël ou trouille bleue de ces dirigeants ?  Auraient-ils fait trop de promesses aux Palestiniens et craindraient-ils  des représailles de leurs
parts s'ils ne montraient pas une suffisante amitié???
Par ailleurs, en France, on voit bien à quel point la politique de De Gaulle (qui a bradé l'Algérie, a sacrifié les Harkis, et a prononcé des paroles iniques sur le Peuple Juif et ensuite a fait
volte-face en faveur d'une politique pro-arabe) conduit quand même à un reniement de nos valeurs....(Désolé pour Gérard, mais De Gaulle n'est pas mon héro. Et pour ce qui est de la guerre le
Général Leclerc le valait mille fois).   
Dénigrer Israël est aussi la suite du projet nazi et des amitiés nouées entre l'islam et certains européens, Nazis allemands ou irlandais et d'autres pendant la dernière guerre.
J'ai fréquenté les fonctionnaires de Bruxelles il y a de nombreuses années (dans les années 70) et j'avais été étonnée de voir le nombre de lobbystes nazis et anti-israéliens.
Cela étant, l'Europe se déshonore et elle se tire une balle dans le pied en introduisant l'Islam et la Charia et l'Histoire de France est également défigurée (Napoléon, Louis X1V
etc...disparaissent de nos livres pour laisser la place à d'autres figures et thèmes plus exotiques....).



Gérard Brazon 03/08/2011 17:45



Pas de soucis pour moi Nancy. Tu sais bien que cette période du général de Gaulle ne me met pas à l'aise. Pire, je ne l'approuve pas du tout. Bien à toi. Gérard Brazon



saluki 02/08/2011 21:30



Ecoeurant ! Le problème, c'est que la majorité des professeurs étant de gauche, il ne faut pas compter sur eux pour rétablir la vérité.


Dans quel monde vit-on, où le mensonge se substitue à l'honnêteté intellectuelle, même chez des historiens censés transcrire la réalité des faits en toute objectivité ?


 


Si on ajoute cela au scandaleux lavage de cerveaux des jeunes socialistes, révélé par la tuerie perpétrée par ABB -et que nul commentateur n'a relevé- on peut se demander ce que
veulent les dirigeants européens : la fin d'Israël, seule démocratie de la région ? et puis, pourquoi pas,  l'extermination des juifs jusqu'au dernier comme l'exige le coran ?


Personnellement, j'ai été profondément choquée de découvrir qu'on embrigadait des gamins (à partir de 14 ans pour les plus jeunes) -malléables et sans esprit critique du fait de leur manque
d'expérience, de réflexion et surtout de culture historique- dans une lutte qui d'abord ne regarde pas l'Europe, et surtout qu'on présente systématiquement de manière manichéenne, avec le BON -la
Palestine- et le MECHANT -Israël-...


Qu'on entraîne ces gamins à militer, à leur âge, pour le boycott d'Israël me semble aussi malhonnête que dangereux...


Cela me rappelle, mutatis mutandis, les jeunesses hitlériennes ou celles de la Chine maoïste, nourries du Petit Livre Rouge, éduquées à trahir père et mère.


 


Nul doute que l'Europe socialiste, avec la complicité et l'aide de la droite, est en train de formater les jeunes esprits : pro-Palestiniens, pro-immigrationnistes, pro-islamistes,
anti-nationalistes etc etc


Même les bouquins d'Education civique de collège prêchent la bonne parole du politiquement correct, en oubliant totalement les valeurs que je reconnais, moi, comme essentielles : la patrie et le
patriotisme, le respect du drapeau et de l'hymne national, le devoir d'assimilation pour celui qui choisit de devenir français (et pas seulement le devoir d'accueillir pour le "souchien" !!) etc
etc.


 


Mais en écrivant le mot "patrie", je vais être étiquetée "extrême droâââte" par les bien pensants ! Curieuse époque que la nôtre où aimer son pays est presque un crime !


 


Pour en revenir au thème initial, je suis et serai toujours du côté d'Israël, c'est-à-dire toujours du côté de la démocratie face aux théocraties. Je reverrai éventuellement ma position, pour la
rendre plus nuancée, le jour où le Hamas supprimera de la Constitution palestinienne le projet d'éradiquer Israël...



Francis CLAUDE 02/08/2011 18:50



alors nous n'avons pas eu asterix c'est sur sans cela il n'y aurait pas d'islamistes en France de nos jours mas de bons Français musulmans qui ne demanderaient méme pas que l'on efface Charles
Martel de notre histoire, mais que voulez vous les collabos sont la, au fait avons nous fait des geurres contre les Anglais? les Allemands , les espagnols les portugais les hollandais et que
sais je encore et je n'ai encore jammais a ma connaissance vu quelque censure que ce soit sur ces guerres mais les petites guerres que nous avons eu avec l'islam alors comment ils nous font chier
et si nous avions éte vaincus que subirions nous. Tant qu'a nos compatriotes Juifs et tous les Juifs de la planéte le monde ne doit pas aimer une raçe qui reléve la téte...


maintenant attention a la nouvelle guerre contre l'islam la on risque de déguster tres fort(mais ça c'est un réve)